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Épisode 4 : Par la fenêtre

Vendredi fin de semaine, avez vous vu toutes les scènes? 

Ce vendredi au cabinet, plus d'une personne fut comblée, la fin de journée approchant, la jeune secrétaire était partie à un premier rendez-vous galant, elle qui était déjà toute emoustillée... elle avait juste pris le temps de se parfumer et d'appliquer sur ses lèvres un rose parme qui se mariait à merveille au teint de sa peau.

Elle avait pris soin de fermer la porte d'entrée afin que ses deux autres collègues puissent travailler en paix. 

Se serait-elle doutée qu'ils en profiteraient pour se rencontrer loin des regards indiscrets?

Qu'aurions-nous vu par la fenêtre de sa supérieure, si dans le jardin du cabinet nous nous étions promenés?

Derrière les jardinières de plantes médicinales, une silouette se dessine de l'autre côté de la fenêtre. 

La sienne, celle d'une femme de 38 ans, les traits tirés, les yeux rougis, un jean et une chemise en lin légèrement transparente. Guère provocante.

Par la fenêtre nous aurions vu également un homme, ni grand, ni petit, les cheveux presque gris, le visage aux traits vieillis par le temps. Petites rides de sourire aux coins des lèvres.

Mais qu' auraient-ils pu faire? Vous-voulez le savoir? Voici, pour vous, leur histoire.

Il s'est approché d'un pas décidé vers elle, claquant la porte derrière lui, la pénétrant de son regard noisette.

D'une main, il carressait sa joue, l'autre il la passa dans son cou, attrapant sa nuque fermemant.

Face à son air interdit, la voyant sur le point parler, il avait posé son index sur ses lèvres, l'invitant à se taire. Il lui caressa un instant le pourtour d'un sourire gené avec une envie gourmande.  

Sous ses doigts il sentait délicieusement les battements de son coeur s'accélérer. 

La voilà prête, il descendit sa main dans le creux de ses reins, la serrant contre lui. Il approcha sa bouche de la sienne mais c'est sur sa joue qu'il déposa un baiser, puis dans son cou, puis... elle s'entrelaça autour de son bassin. Et c'est ainsi, qu'entremêlés il la déposa sur son bureau, faisant voler au passage dossier et autres babioles sur le sol.

Il entreprit d'explorer le dessous de son chemisier et d'y gouter la douceur de son nombril. Il sentit son cuir chevelu se soulever violement d'un coup. Sa partenaire ne savait que faire, le faire remonter vers elle ou le faire descendre plus bas encore, elle était à deux doigts de sombrer dans la folie.

N'écoutant que son instinct il défit le bouton de son pantalon, la dévorant du regard il fit glisser le long de ses jambes ce vêtement trop encombrant à son goût. 

Il souriait, la voyant rougir, gémir de plaisir, allongée sur ce bureau, vêtue de ce chemisier en lin et de ce tanga en dentelle noir. 

Il n'en avait pas fini avec elle, non, loin de la.  Avant de passer à la suite il entreprit de défaire les boutons de son chemisier, voulant vérifier ce qu'il pensait avoir vu tout à l'heure, dans sa salle de consultation.

Avec délectation il la découvrir nue de toutes lingeries, aucune dentelle ne venait protéger ce petit bonnet aux aréoles colorés. 

Cruel, il se rapprocha lentement d'elle, l'embrassa l'entre-bonnet, lui caressant la poitrine, puis il descendit. Voulant goûter les merveilles cachées derrière la dentelle. Il l'embrassa au creux de l'aine, sensible à souhait elle étouffa un cri.

Elle essayait encore de garder la tête froide, de garder le contrôle, il le savait.

Puis sans prévenir, il s'imissa dans son intimité, dépassant la frontière de du liseré de sa lingerie. Il ne sut combien de touffes de cheveux il risquait de perdre dans cette épreuve qu'il lui infligeait. La dévorant, brûlant de désir pour elle, il se délecta de cette divine liqueur qui inondait ses papilles. Réceptive à ses caresses linguales, elle ressera ses cuisses autour de sa tête, le capturant mais s'offrant un peu plus à sa merci. 

Le bas du visage brûlant de son délicieux breuvage, il remonta jusqu'au visage de la belle, en prenant soin de la caresser au passage.

Lui fit goûter sa divine essence dans un baiser endiablé. Leurs langues s'unirent dans une danse folle. Leurs mains s'explorant mutuellement à coup d'étreintes et de griffures.

D'un coup elle le repoussa, s'appuya sur le bureau, et le regarda intensément. Des années, des mois qu'elle n'avait pas ressenti cette passion dévorante, dangereuse sensation qui nous consume le bas ventre. 

Le temps d'un souffle, cette folie ordinaire repartie de plus belle, sans parole elle lui ota son tee-shirt et défit la boucle de sa ceinture, elle ne termina pas son action. Leurs corps trop pressés se pressèrent dans une étreinte fugace. 

Elle sentit son sexe prendre forme, durcir comme une pierre chaude sur sa cuisse. Elle n'osa pas baisser les yeux mais devina un membre de belle taille...

Il reprit un instant ses esprits, pas qu'il en avait besoin mais... il voulait s'assurer de la pleine conscience de sa partenaire, il voulait sa chair, et son esprit aussi.

Il prit sa tête, lui caressa les cheveux, la forca à le regarder un instant. La réponse fut immédiate, un sourire sur ses lèvres il ne la quitta pas des yeux quand il la souleva au niveau des fesses et la pénétra lentement. 

Elle eu du mal à soutenir son regard, les sensations qui lui procurait étaient tellement exquises. 

Puis il la rallongea sur le bureau, lui caressa le ventre d'une main, lui tenant fermement la hanche de l'autre et accéléra le rythme, la pénétrant toujours plus profondément.

Leur folie alla jusqu'à l'explosion quand dans une dernière étreinte plus sauvageonne que les autres il la marqua à l'épaule. 

Remplis de tendresse, de peur et de tristesse ils mirent fin à leur étreinte. S'observant tels deux enfants qui avaient fauté,  avec un air malicieux à peine prononcé.