Point de vue

Une saga de La petite fée verte - 4 épisode(s)

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Épisode 2 : Première consultation

Vendredi midi, sa semaine commence à peine, il est de garde ce week end. Son activité il la partage entre le cabinet et la clinique privée.

Sa semaine va être longue et mouvementée mais elle commence par un café corsé. 

Il l'avait taquiné un jour et profita de sa conscience professionnelle pour lui demander cet "extra" et pas une semaine elle dérogea à cette règle. 

Il installe ses affaires, sort son huile et son agenda, jette un coup d'oeil sur ses rendez-vous du jour.

Bien qu'il puisse exercer dans pleins de domaines différents, c'est toujours les services difficiles qui l'avaient attirés ... Réanimation, neurologie, rééducation fonctionnelle, les corps abîmés il les connaissait par coeur.

C'était bien loin de tous les clichés érotisés qui circulés sur sa profession.

La porte s'ouvre, il ne l'a pas entendu arriver, elle qui porte d'habitude des talons hauts qui résonnent dans tout le cabinet et des pantalons saillants. Aujourd'hui, une toute autre femme  se présente à lui, fraîche, ravissante.

Elle porte une longue robe bordeau en lin, ses cheveux sont relevés en un charmant chignon sur son chef, et ses pieds sont nus. 

Il lui sourit et s'amuse de la voir rougir en retour, elle le salut, lui dépose les dossiers médicaux et s'enfuit, et même pieds nus c'est sur la pointe des pieds qu'elle se déplace. Elle est aérienne.

Il n'a pas le temps de la remercier et commence son après-midi. L'absentéisme de son dernier patient lui offre un peu de répit. Il en profite pour mettre à jour ses notes et part ranger ses dossiers au secrétariat.

Il pénètre dans la pièce et la découvre, dos à lui les mains sur les épaules. Cela ne l'étonne guère, les TMS sont un mal récurrent dans ces professions. 

Il ignore si cette scène est une charmante façon d'attirer son attention ou si sa jeune collègue souffre d'un réel mal-être. Mais au vu de sa réaction lorsqu'il lui proposa son aide il opta pour la deuxième option.

Il l' invite malgré son refus à le suivre dans sa salle de consultation. C'est fou l'emprise qu'il semble avoir sur elle. 

Il reste professionnel, toujours. Il prend le soin de fermer la porte et l'invite à se déshabiller. Au vu de sa gêne, il apparait évident que c'est une expérience nouvelle pour la jeune femme. Sa première consultation.

Des patients pudiques il en a connu beaucoup mais malheureusement pour eux il ne pouvait pas faire autrement.

Elle se découvre, dos à lui, si elle avait pu disparaître elle l'aurait fait. Il le sait bien.

Il hésite un court instant, réchauffe ses mains et les applique sur sa peau.

Cette peau... d'une incroyable douceur et finesse, très claire, répondait à merveille à ses sollicitations. 

Cette peau, ce dos, il aurait voulu l'explorer, le caresser, le découvrir des heures durant. Mais. Ils n' étaient pas la pour ça. Le professionnalisme bordel! 

Il prend sur lui et se concentre sur elle, sur ses maux, sur ses mots, esprit tordu dit-elle? Il tente de penser à autre chose, mais au fond il est peut être presque aussi tordu qu'elle.

Elle est frêle et douillette, il la sent se tendre sous ses doigts, résister à ses mains, devine son visage se crisper. Il se fait le plus doux possible. Doux mais ferme à la fois.

Il s'arrête, la voit se relever et remettre rapidement son vêtement. D'une timidité maladive cette jeune femme mais... il n'en a pas finit avec elle et l'invite à s'allonger sur la table.

Il procède de cette manière à chaque séance pourquoi en serai-t-il autrement aujourd'hui? Bon il est vrai qu'elle aurait été plus à l'aise en pantalon, elle aurait pas eu à le retirer. 

Il ne fantasme jamais sur ses collègues, il ne fantasme plus tout court depuis un long moment. Mais quand elle retira sa robe qui tomba à ses pieds il sentit sa température monter en flèche. .. et sa flèche monter en température.

Allongée sur la table, lui retira le plus délicatement du monde la dentelle qui protegait sa poitrine. Douce sensation.

Il se ressaisit et se saisit d'elle. Ses mains sont ses yeux, ses oreilles, il sent sa peau sous ses doigts lui répondre à merveille. Elle s'hérisse, un frisson parcours délicieusement sa patiente particulière.

Ses doigts glissent, s'étendent sur ce dos maintenant dénudé de tout obstacle. Elle, elle s'apaise doucement, il sent son buste se soulever doucement, ample et souple. Sa respiration est de plus en plus calme. 

Furtivement ses yeux glissent sur les jambes et les fesses de la jeune créature. Il s'égare. 

Le téléphone sonne. Il espère qu'elle ne l'entende pas mais... sa conscience profesionnelle reprend le dessus. 

Elle s'agite, lui demande d'arrêter maintant! Elle est toute affolée et semble avoir perdue tous les bien-faits de ce moment partagé. 

Il lui tend sa robe couleur de vin, elle essaye de l'enfiler en se couvrant de son regard tant bien que mal. Il regarde ailleur. 

Il y a de l'agitation dehors, on l'appelle, on la cherche. Il n'a pas le temps de parler ou de la retenir. La porte s'ouvre et les découvre.

"Oh! Pardon." Il regarde vers cette source sonore et croise le regard interloqué du chef de service. Baisse ses yeux et découvre sa jeune secrétaire lui faisant fasse, qu'en dentelle vêtue. L'avant de sa silouette était aussi charmante que l'arrière, il ne pu dissimuler un sourire qu'il essaya de rendre le plus bienveillant possible. La peau de ses joues était aussi rouge que le vêtement qu'elle avait entre les mains. 

Une situation bien cocasse qui fera jaser le cabinet pour les prochains jours.



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