Pour toi

Une saga de La petite fée verte - 7 épisode(s)

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Épisode 6 : Sur les marches du palais

Minuit passé, sortants d'une salle aux tentures rouges.

Rarement je me suis apprêtée de la sorte, une petite robe bleue marine, un dos nu descendant jusqu'à mes reins dans un voilage léger parsement de paillettes argentés.

Fille de l'air qui ne supporte plus le port de chaussure à ses pieds, malgré sa collection qui ne fait que croître. Je me déplace pieds nus dans la rue, sur leurs pointes, l'air est tiède, nous sommes hors du temps et de l'espace, près du bord de la Seine. 

La Seine qui sort de son lit, tellement sûre d'elle comme dirait la chanson d'un Monstre à Paris.

Ce monstre pourrait être toi, toi avec ton regard espiègle et animal.

Tu as pris ma main dès que le rideau rouge est tombé sur la scène et tu m'as entraîné dans le tourbillon fou de cette nuit parisienne. 

Nous avons dévalé les marches du palais Garnier à la recherche d'un endroit loin des regards indiscrets. 

Ma pyramide du Louvre inversée était déjà inondée depuis le début de soirée, tes doigts malicieux s'en étaient délectés.

Ni tenant plus, sous le porche d'un hôtel particulier, la porte ne tardant pas à céder nous permis de partir à la conquête d'endroits intimes et secrets.

De mes longs  doigts agiles je défis sans mal ta boucle de ceinture et fis glisser, là dans cette entrée de marbre et de reflets, ton pantalon le long de tes jambes.

Ton anatomie ainsi offerte j'entrepris de me hisser jusqu'à tes lèvres afin d'y cueillir un baiser humide et sucré. Mes mains baladeuses s'aventurèrent au delà de ton cou, descendirent le long de ton dos pour venir agripper tes fesses. 

Surpris, tu me regardes, non tu n'es pas habitué à me voir ainsi, aussi entreprenante, aussi mutine. As-tu peur qu'on nous surprenne?

Ma main atteint malicieusement son objectif, son instrument préféré, celui qui m'a fait tant de fois perdre la tête ces dernières années. 

Peur, peut-être, je dirai plutôt excité comme jamais, sentant les battements de ton coeur à travers la peau douce de ton sexe je te souris avec gourmandise. 

Au regard désinvolte que je te lance tu t'épanouis dans ma main un peu plus encore. As-tu compris? Non, ce n'était pas une visite immobilière que je te proposais.

Te voilà tout tremblant lorsqu'à tes pieds je m'agenouille, je t'embrasse doucement le ventre, suis avec lenteur le pli de ton aine avant de me saisir de toi.

Ton fruit défendu rencontre alors l'antre chaleureuse de ma bouche, et lové entre ma langue et mon palais tu entres dans une danse savoureuse et rythmée où tes soupirs se font tendres mélodies.

Au son de ta voix, je sais maintenant que l'inondation de tardera pas.




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