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Premier rendez-vous... humide.

Un peu nerveux, je regardais ma montre. A peine 5 minutes s’étaient écoulées depuis la dernière fois que j’avais fait le même geste, le peu de temps passé trahissait à lui tout seul mon seuil de nervosité. Le rendez-vous était pris depuis une bonne semaine et, malgré les températures un peu basses, nul n’avait voulu le décaler. La personne que j’attendais, je ne l’avais jamais rencontré auparavant, malgré les conversations que nous avons eues de façon assez soutenu. La distance, l’appréhension, nos emplois du temps respectifs, tout cela nous avait donné du fil à retordre. Mais au final, les éléments se sont alignés correctement pour pouvoir enfin planifier un rendez-vous. CE rendez-vous.

Trois bons mois d’échanges par mail, assez vagues et génériques au début, puis un peu plus ciblés pour enfin parler d’une possible rencontre physique. Cécile, 45 ans, mariée, un peu trop engoncée dans une monotonie à son goût, cherchant à s’évader de son quotidien. Un peu comme moi, sauf qu’en ce qui me concernait, je souhaitais surtout élargir mes expériences et compétences. Dans quel domaine me demandez-vous ? Le sexe, tout simplement.

De fil en aiguille, nous avons échangé sur nos possibilités, nos envies, nos préférences et convenu d’un premier rendez-vous, histoire de voir si une compatibilité serait possible. Nous avions beau être sur la même longueur d’onde par mails, restait à savoir si, une fois l’un en face de l’autre, cela resterait réciproque. Sauf si elle ne venait pas.

Appuyé sur le capot de ma voiture, j’attendais, scrutant les voitures qui passaient dans l’espoir de la voir arriver. Ayant échangé des photos, nous reconnaître ne serait pas un obstacle. Finalement, je l’aperçu au volant de son petit 4x4, les boucles blondes ressortant dans l’obscurité de la voiture. Je la vis sourire en passant devant moi avec un petit geste de la main. Elle se gara assez loin de moi et je fis quelques pas vers elle, en toute galanterie. Elle sortit de sa voiture et fini de me rejoindre dans une démarche quelque peu hésitante. Nous échangeâmes un baiser (chaste) avant de nous diriger vers le café derrière nous. Le lieu était presque désert, deux habitués au bar faisaient causette avec le tenancier. Une des règles principales étant bien sûr d’organiser la première rencontre dans un lieu public. Nous avons commandé deux grands cafés pour chasser la température printanière qui sévissait au dehors et nous nous sommes installés au fond de la salle, à l’abri des oreilles indiscrètes. Là nous avons passés une petite heure à deviser de tout et de rien, évitant le sujet principal. Après tout, nous n’avions pas convenu d’un rendez-vous à fin sexuelle, mais pour faire plus connaissance. A un moment je m’enhardis suffisamment pour prendre sa main qui reposait sur la table, déclenchant chez elle un petit sourire. Elle ne chercha pas à se dégager, ce qui me mit en confiance. Puis au bout d’un moment, elle me demanda si je voulais aller faire un tour. Je répondis dans l’affirmative et je partis régler nos consommations. Une fois dehors, Cécile me proposa de prendre sa voiture en me disant qu’elle serait plus à l’aise avec si l’on devait quitter la route. Un peu étonné mais content de sa proposition, j’acceptais et nous partîmes « à l’aventure », roulant doucement en direction de la sortie du village. Je posais ma main gauche sur sa cuisse et mon pouce entreprit de faire de petits cercles, effectuant un petit massage localisé à travers l’étoffe de son jean. Je l’observais, guettant une réaction quelconque de sa part, mais elle semblait concentrée sur la route. Subitement elle ralenti et, avisant un chemin sur la gauche, tourna dans celui-ci, faisant cahoter le 4x4 au travers des bosses. Afin de diminuer les secousses je resserrais instinctivement ma main sur son jean, mais une saccade plus importante fit glisser ma main en haut de sa cuisse. Mes doigts vinrent se crisper à la limite de son entrejambe et je sentis l’ourler de sa petite culotte se dessiner au-dessous du jean. Comme pour répondre à cet appel qui n’en était pas un, Cécile écarta les jambes, m’invitant à aller plus loin. Désirant tester sa concentration, je fis glisser ma main sur son entrejambe et entrepris de la caresser à cet endroit, faisant crisser mes ongles sur l’étoffe, faisant naître des micro-vibrations sur son intimité. Elle ne quitta pas le chemin des yeux mais entrouvrit la bouche pour lâcher un petit soupir. Son bassin poussa un peu plus en avant pour aller à la rencontre de ma main mais la ceinture de sécurité l’entravait, rendant impossible ses mouvements. La savoir attachée, entravée et presque à la merci de mes caresses rendait la chose plus excitante. Nous roulions au pas depuis un moment lorsque, jetant un coup d’œil dans le rétro, Cécile déclara que nous étions assez loin. Elle se gara à l’entrée d’un champ et, scrutant les alentours, me demanda ce que je pensais de l’endroit. Faisant comme elle je déclarais que je nous estimais suffisamment bien garés. Elle dégrafa sa ceinture, je fis de même et, alors que je m’apprêtais à ouvrir la portière, elle se tourna vers moi et posa directement sa main entre mes cuisses, arrêtant mon geste. Elle entreprit de caresser mon sexe déjà bien tendu et je lui rendis la pareille, si tant est que l’étroitesse de l’habitacle nous laissait suffisamment de liberté. Me tournant complètement vers elle j’essayais de déboutonner son jean, désirant accéder à sa peau. Cécile m’aida en se soulevant légèrement et elle se retrouva bientôt nue jusqu’à mi-cuisses, ne gardant que sa culotte dans laquelle ma main se faufila sans attendre. Une peau totalement glabre m’attendait ainsi qu’une humidité assez impressionnante. A priori mon massage précédent lui avait fait de l’effet. Elle se rapprocha de moi et m’embrassa à pleine bouche, sa langue partant en chasse de la mienne. Ce fût pour moi un signal et je frottais mes doigts entres ses lèvres intimes, les lubrifiants de sa cyprine puis, introduisis le majeur et l’annulaire en elle, allant chercher au plus profond de sa grotte ce qu’elle pouvait m’offrir. Sa bouche se détacha de moi et elle fondit dans mon cou en gémissant, son bassin tressautant pour venir à la rencontre de mes doigts qui massaient les parois de son vagin avec insistance. Puis, mû par un réflexe, je repliais mes doigts en elle pour me concentrer sur la zone dite du « point G » et, tandis que je massais ses muqueuses, la paume de ma main vint faire pression sur son clitoris. Une fois bien en place, j’entamais alors des mouvements frénétiques, encouragé par ses halètements et gémissements qui allaient crescendo dans l’habitacle. Je ne sais pas combien de temps cela dura, mais je sentis subitement les parois de son vagin se resserrer de façon saccadée autour de mes doigts et une humidité envahir ma main, tandis que le son d’un clapotis accompagnait les mouvements de celle-ci emprisonnée entre ses cuisses. Elle lâcha un râle de plaisir et sa bouche se mit à mordre mon épaule comme pour étouffer le bruit émanant de sa gorge. Sous coup de sa morsure, involontairement, je repliais une dernière fois mes doigts en elle, excitant sa paroi rendue hyper sensible par l’orgasme qui venait de la traverser, lui arrachant un dernier cri de plaisir. Nous restâmes ainsi immobile pendant un long moment puis, doucement, je dépliais mes doigts et enlevais ma main de l’intérieur de sa culotte. Pendant que Cécile, la tête posé de côté sur son appui-tête, m’observait avec un sourire, je léchais mes doigts un par un, me délectant de la saveur iodée que j’y trouvais. Elle me regardait avec envie et je lui tendis mes doigts qu’elle lécha à son tour avant de venir m’embrasser à nouveau, mêlant nos langues et le goût qu’elles transportaient. Puis elle pencha la tête vers son siège et se mit à rire, un peu gênée, se cachant le visage dans ses mains. Interloqué, je m’enquis de la raison de son geste, lui demandant si elle allait bien et elle me répondit en me faisant signe de regarder entre ses cuisses. Je m’acquittais de cette demande et fût étonné de ce que voyais. Sa culotte était trempée et son jean était dans le même état jusqu’à mi-cuisse, comme si on y avait déversé une quantité d’eau non négligeable. Je compris alors rapidement ce qui s’était passé, faisant le lien avec le clapotis entendu lorsque l’orgasme l’avait traversé. J’étais en présence d’une femme capable de déclencher une éjaculation lors de son orgasme. Imaginant qu’elle devait se sentir gênée, ne sachant quelle serait ma réaction, je la rassurais rapidement en la félicitant, ne cachant pas ma joie d’avoir réussi à la faire parvenir à cette finalité. Curieux nature, j’avais entendu parler de ce phénomène, avais lu et vu beaucoup de chose là-dessus, mais c’était bien la première fois que je le vivais en vrai. Je l’embrassais avant de la remercier chaudement d’avoir partagé cela avec moi, lui disant que j’étais flatté de cette attention, que cela prouvait au moins qu’elle n’était pas restée insensible à mes caresses. Cependant je lui dis que c’était bien la première fois que cela m’arrivait avec une de mes partenaires et que je n’avais aucune idée de que j’avais bien pu faire de particulier. Cécile me regarda, un brin amusée et me répondis que j’avais simplement effectué les bons gestes, que j’avais su m’y prendre avec elle et être à son écoute. Elle me dit que cela ne lui arrivait pas systématiquement, mais lorsqu’elle se sentait en confiance et bien détendue, elle pouvait alors se lâcher complètement lors de son orgasme et le reste venait tout seul. Selon elle, nous avions suffisamment échangés sur nos côtés sexuels pour qu’elle se permette de tenter le coup avec moi. Tandis qu’elle finissait de se rhabiller, je ne pus m’empêcher de jeter un dernier coup d’œil à son jean trempé, un peu fier du résultat, même si elle allait devoir passer l’heure de route restante dans cet état. Lorsqu’elle reprit le chemin en sens inverse, je gardais ma main sur sa cuisse, faisant exprès de la poser à l’endroit humide pour lui confirmer que cela ne me gênait absolument pas. Elle venait de me faire l’un des plus beaux cadeaux pour une première rencontre et je voulais qu’elle le sache.

Le trajet jusqu’au parking me sembla trop court, j’aurais voulu profiter de sa présence un peu plus. Mais son emploi du temps l’empêchait de s’éterniser d’avantage. Arrivé à côté de ma voiture, je me penchais vers elle pour l’embrasser une dernière fois et elle m’accueillit avec une certaine tendresse. La quitter de façon si abrupte après ce que nous venions de partager ne me plaisait pas, mais nous n’avions pas le choix. Je la regardais s’éloigner avant de prendre le chemin du retour moi aussi. Une fois rentré, je lui envoyais un mail, lui demandant comment elle allait et la remerciant à nouveau pour moment et cette expérience partagée. Une réponse me parvint plus tard dans la nuit.

« De rien. Comme je te l’ai dit, tu as su t’y prendre avec moi et moi aussi je t’en remercie. Ce n’est pas forcément quelque chose de facile à partager, je suis contente de l’avoir fait avec toi. J’espère te revoir… »

Nous ne nous sommes jamais revus. Par mail elle invoqua des impondérables personnels. Je n’insistais pas, il était convenu dès le départ de se respecter, elle m’avait fait un très beau cadeau, je lui en serais à jamais reconnaissant. Grâce à elle j’avais vécu un moment inoubliable, j’avais réussi à lui faire avoir un orgasme explosif, quelque chose d’inattendue et, puisque non prémédité, très apprécié.

Si un jour je pouvais de nouveau vivre et faire vivre cette expérience à une de mes partenaires, je serais content. Restait à la trouver, ou qu’elle me trouve…

Peut-être un jour… qui sait ?

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