Prénom : M

Une saga de Bleue - 3 épisode(s)

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Épisode 2 : "... et me permettre de lui donner du plaisir."

L’eau coulait. Elle tenait une grande serviette éponge en main et avait frappé un petit coup à la porte de la salle de bain.

Ils venaient de passer un peu de temps ensemble. Comme toujours, cela avait été fulgurant et cela leur avait fait un bien fou à tous les deux. Elle avait joui avant lui. Et puis, comme il leur restait un peu de temps, il s’était laissé caressé…

Il lui dit d’entrer. Il était face à la barre de la douche, en train de régler la hauteur du pommeau. Le robinet était allumé. Oui, il avait un soupçon de ventre mais il était si beau. De belles proportions : large mais pas musclé de manière exagérée. Des cuisses solides. Des mains puissantes mais fines.

Il était arrivé tôt et l’avait embrassée vite, la plaquant contre lui, puis contre le mur du hall d’entrée. De l’extérieur, cela aurait pu paraître brutal mais elle, elle aimait ça : sentir cet homme fougueux, le sexe en érection, se frotter à elle… Il cherchait la meilleure place pour lui donner du plaisir et quand il la sentait respirer plus vite et gémir, il ne bougeait plus mais la serrait plus fort encore pour qu’elle puisse sentir son membre… Elle en redemandait, elle n’en avait jamais assez.

L’eau coulait toujours. Elle avait refermé la porte, silencieusement, le laissant seul, après avoir déposé la grande serviette éponge à portée de sa main. Il pourrait s’en servir au sortir de la douche et n’aurait nul besoin de s’ébrouer comme un jeune chiot sur le tapis écru disposé au sol.

Ils étaient montés, vite. Elle était déjà presque nue et lui ne traîna pas pour se déshabiller. Il était, à nouveau élégant. Pas guindé, juste classe. Il se dévêtit (elle se dit que quand ils auraient le temps, elle le ferait à sa place…). Elle l’attendait, fiévreuse, couchée en travers du lit, pas offerte vraiment mais il comprit très bien qu’elle n’attendait que… lui. Son corps chaud, ses épaules, son ventre contre le sien… Les doigts de l’homme s’enfoncèrent dans son intimité sans beaucoup de précautions. Elle ne se rendait pas compte de son état d’excitation. Oui, dans sa tête, elle l’était, excitée, mais, était- elle déjà mouillée ? Elle n’en savait rien. Visiblement, cela convenait à l’homme. Elle sentit son sexe remonter entre ses cuisses à elle. Il n’était pas aussi dur que la fois précédente mais… c’était bien suffisant pour….

Il se savonnait le sexe, juste avant qu’elle ne referme la porte. Tout l’incitait à fantasmer à cette verge qu’elle aurait voulu prendre entre ses lèvres. Elle décida aussi qu’un jour, elle s’occuperait vraiment de cette partie de son corps.

Il l’avait pénétrée, alternant les grands coups de butoir, les petits coups moins fougueux. De temps en temps, elle accrochait ses pieds aux jambes de l’homme et c’était elle qui bougeait et faisait onduler leurs bassins conjointement. Elle n’avait plus l’habitude d’être « secouée » de cette manière. Au début, elle rêvait de douceur. A présent, ces pénétrations un peu brutales lui faisaient du bien, un bien fou. Elle se sentait vivante. Enfin.

Il continuait de se savonner, certainement, les autres parties du corps. On n’entendait que l’eau. Il ne sifflotait pas et ne chantonnait pas non plus. Il devait être fatigué, en fait, s’étant levé très tôt pour la rejoindre.

Ils parvinrent à l’orgasme. Pour une fois, elle ne pleura pas. Elle était heureuse de ces bouffées de plaisir qu’il lui accordait et espérait qu’il en éprouve autant qu’elle. Et lui, il se lâcha, tremblant un peu. Mais ce ne fut pas ce moment qu’elle préféra…

Non.

Il était couché sur le dos, les yeux clos, repu, heureux. Elle commença de parcourir son buste avec les doigts de sa main gauche. Il avait l’air d’aimer cela. Il ne soupirait pas mais il gardait les yeux fermés, savourant et savourant encore la pulpe de ses doigts. Elle les faisait passer et repasser inlassablement sur ses flancs. Il lui demanda d’être douce avec ses bourses, de ne pas les palper, de simplement y promener les doigts à un endroit bien précis, ce qu’elle s’empressa de faire. Puis, il se retourna. Il était à présent sur le ventre. « j’avais oublié que c’est sur le dos que c’est le meilleur… » dit- il dans un souffle. Lentement, elle passa la main le long de sa colonne vertébrale, s’arrêtant juste au niveau du début de ses fesses. C’était cela qui l’attirait. Elle avait envie de mordre ce joli postérieur. Joli, ce n’était pas exactement le terme. Adorable, plutôt. Elle approcha les lèvres de la raie de l’homme et déposa des petits baisers légers, doux. Elle n’osa lui demander de lui tendre sa croupe mais, c’était si tentant de…

Et c’est là. C’est là qu’elle se rendit compte que le but du jour avait été atteint. Tout à coup, sans qu’il ait fait le moindre commentaire, son fessard frissonna. Il se couvrit de chair de poule et trembla, oui. Elle lui demanda un peu gênée s’il avait froid… Il lui répondit en étouffant un petit soupir que non…

Alors, en plus d’être beau, il était aussi sensible à ses caresses. Elle retint un sourire. Elle était heureuse d’avoir pu provoquer cette réaction cutanée de manière aussi douce et manifeste.

Il était l’heure de se séparer. Elle avait envie de le retenir encore un peu, de passer sa main dans ses cheveux, de se coller à son corps, d’en profiter juste quelques instants, se gaver de lui jusqu’à la fois suivante…


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