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P'tit branleur sexy

J’ai toujours en tête le souvenir de la première fois où j’ai atterri sur la 5th Avenue en émergeant du métro, le 17 septembre 2015... « Ray of light » à fond dans mes écouteurs et tout ce monde autour de moi qui s’agite à 1000 à l’heure, exactement comme dans le clip…

Je reste immobile à côté de la sortie de métro pendant un moment, comme pour m’imprégner de cette folle dynamique… envie de profiter de l'instant, de toute cette énergie, de toute cette animation… envie de déployer mes ailes, envie de tout faire, de tout vivre, de tout être… « I love New York »…

Puis un garçon passe, et un autre, et un autre encore... et je reviens à moi… Toulouse, Paris, New York… autant de jeunes mâles, beaux, sexy, ou simplement touchants, autant de gifles visuelles ou olfactives, des bogoss dont la vie me restera à jamais inconnue…

La porte s’ouvre et je suis reçu par toi, Betty... tu es polie mais pas vraiment souriante... le séjour est exactement comme sur les photos d'AirBnB, longé par cette grande baie vitrée ouverte sur les gratte-ciels de la grande pomme...

Tu m’accompagnes à ma chambre... tout est parfait... juste un truc, Betty... il est où le petit branleur sexy qui était sur la petite photo avec toi et qui a été tout aussi déterminant pour ma réservation que la vue offerte par ta baie vitrée ?

Je reviens dans le séjour et te voilà, petit con... 22-23 ans max... torse nu, une silhouette élancée mais toute en muscles... une peau de bébé sur un corps d’athlète… une longue chaînette de mec qui glisse entre tes pectoraux sculptés et descend jusqu’à ton sternum… des abdos dessinés à l’équerre… un short gris style molletonné laissant dépasser un pli de l'aine saillant et une jolie petite bosse... une gueule aux traits parfaits, d’ange sexy en diable, avec un tour de barbe d'une semaine...

Beau par nature, sexy par acharnement... ça ne s'expliquerait pas autrement cette putain de casquette deux tailles trop petite vissée à l'envers et très haut sur la tête, dégageant tes cheveux châtains clairs coupés très courts tout autour... ça te donne une allure de figurine Playmobil en version sexy...

Et puis il y a ce parfum de mec à l’essence poivrée, entêtante qui me rend dingue en m’approchant de toi... tu pues le sexe à 100 mètres à la ronde, mec... ton regard, ton physique insolent, pure provocation, une décharge électrique... ça prend aux tripes... l'envie que tu inspires est violente... envie de te gifler, mais envie de te faire jouir…

« Hi… » je te salue, beau newyorkais...

« Salut… » tu me réponds.

« My boyfriend est français, juste like you... this is Damien… » précise Betty.

Ah, oui, Damien... enchanté…

Betty m'explique qu'elle va devoir s'absenter mais que Damien va s'occuper de moi... voilà ce qu'on appelle une bonne nouvelle...

Betty partie, je m'installe dans un fauteuil face à la baie vitrée, face à cet incroyable paysage de béton, d’acier et de verre... mais il est un autre paysage qui s’impose à mes yeux…

Tu t’installes sur le canapé, juste en face de moi… tu zappes, on discute un peu... de tout, de rien, de ton parcours de Lille à New York...

Tu parles et tes vingt ans m'éblouissent... tes oreilles me rendent dingue... je suis hypnotisé par tes tétons… tu parles et je me demande ce que ça doit faire de s’occuper d’un mec comme toi… comment tu te comportes au lit… ce que tu aimes... ce que tu aimerais... putain de ptit con….

Tu as une voix assez douce, une voix où se mélangent des vibrations viriles et des intonations transpirant un je-ne-sais-quoi d'enfantin... une sensation d’autant plus forte que, par moments, tes mots semblent laisser transparaître une certaine naïveté, tes attitudes une forme de timidité et de fragilité… comme si tu n’étais pas aussi sûr de toi que tu le prétends en exhibant avec assurance ton corps de ouf...

Ton zapping prend fin et notre conversation aussi… te voilà sur le canapé en train de mater la téloche... le bassin en avant, les jambes légèrement écartées, la bosse qui se dessine encore plus nettement... l'élastique Freegun qui dépasse... un bras levé, le coude plié, la main entre la tête et le dossier, les muscles du torse côté droit se gonflent... ton aisselle légèrement poilue se dévoile… putain de regard intense, à tomber, que tu destines à une émission à la con… et ce parfum... je vais finir à l'asile...

Putain… il faut absolument que mon grand pote lyonnais voit « ça »... je me lance dans le reportage photo « Tranche-de-vie-de-bogoss »/MMS, opération délicate… j’ai beau y mettre toute ma discrétion, ton regard fixe et hostile se fige dans l'écran de l'appareil photo...

Et mon sang se fige aussi alors que je t’entends me lancer sèchement :

« Tu fais quoi là, mec ? ».

Tu t'es fait gauler, Nico, autant jouer cartes sur table… il ne va quand même pas te péter la gueule... souviens-toi, tu as pour toi l’arme ultime… le commentaire Internet...

« Je te prends en photo… » j’admets.

« Pourquoi ça ? ».

« Parce que t'es canon, mec… ».

« Espèce de pd, va… ».

Hummmmmm, le côté macho qui ressort d’emblée, menaçant, dangereux peut-être, mais furieusement excitant…

« Oui, je suis pd... et les mecs comme toi ça me fait craquer... ».

« Rien à foutre… moi je n'aime que les nanas… ».

« Oui, j'en suis sûr... c'est bien pour ça que tu me fais grave envie… ».

Au point où j'en suis, je décide d'y aller cash.

« Mais moi je pourrais peut-être te faire des choses qui te plairaient… ».

« Ça va aller… » tu balances, entre moquerie et agacement.

« T'as tort... tu pourrais kiffer... ».

J'essaie de montrer de l'assurance, mais cette petite confrontation m'a bien secoué... j'en tremble...

Le silence qui s'en suit est assourdissant, humiliant. Tu fixes l'écran, je suis grave mal à l'aise. Tu m'as mis un sacré râteau et c'est dur à assumer.

J'ai envie de disparaître 10 mètres sous terre. Je finis par aller me calmer dans ma chambre en attendant qu'il soit l'heure de me rendre au Madison.

Il n'est que minuit lorsque le concert prend fin, trop tôt, avec le monumental « Holiday »... la nuit new-yorkaise semble si pleine de promesses... Times Square est illuminé comme en plein jour… une fois de plus je suis comme étourdi par toutes ces vies qui se croisent, s'effleurent sans se rencontrer... par toute cette énergie qui semble remonter à moi par le sol… comme si j’étais connecté avec tout ce qui est vivant… je suis à New York et j’ai l’impression que tout est tellement possible… y compris soigner les plaies du passé, recommencer à vivre…

Je marche pendant une heure environ, sans arriver à me décider dans quel bar traîner ma solitude… « Where's the party ? »... New York City !

Le vent que tu m'as mis m'a suivi tout au long du concert... je n'arrête pas de me dire à quel point j'ai été con de penser que j'avais la moindre chance avec toi... une partie de moi voudrait ne jamais avoir à te revoir... pourtant, une force irrépressible, violente m’attire vers l'appartement...

C’est con de rentrer si tôt… je suis à New York pour une nuit et je vais finir seul à me branler dans mon lit… mais mes jambes n'en font qu'à leurs muscles...

L'appartement est plongé dans la pénombre, la grande baie vitrée laissant filtrer les lumières de toute une ville qui ne dort jamais…

La lumière bleutée d’une télé s’agite jusque dans le couloir… la porte de ta chambre est entrebâillée… tu es allongé sur le lit, seul... toujours torse nu… les yeux et les doigts rivés sur ton portable… image fugace mais dense de désir…

Je n'ose pas te signaler ma présence, mon désir de fou que tu ne partages pas…

Je me couche… je me branle pour me calmer de te savoir à quelques mètres de moi et de ne rien pouvoir espérer de toi, je me branle pour me guérir de ta sexytude qui rayonne partout dans cette maison sur la fréquence olfactive de ton parfum de mec…

Et alors que je suis sur le point de jouir, tu viens... dans le noir de ma chambre je ne te vois pas bien… mais mes narines te sentent… elles sentent la fraîcheur étourdissante de ton déo...

Tu te tiens à côté du lit… mes sens perçoivent l’odeur du désir que j’ai éveillé en toi… toi qui n’aime(ai)s que les nanas… et qui désormais viens chercher ton plaisir auprès de moi… petit branleur à la jeunesse insolente, effrontée… tête à claques... petit mec à faire jouir d'urgence… je te jure…

Je viens te sucer en m'orientant dans le noir avec la chaleur de ton corps, avec l’odeur de ta teub…

En suçant ta queue, je suce tout ce qui me fait craquer en toi… tes abdos, tes pectoraux saillants, ta petite gueule de branleur… ton deo de mec… le bruit de ta respiration excitée…

Je te suce et tu ne fais que profiter des talents de ma langue et de mes lèvres...

Tu t'allonges sur le lit... ma main te branle et ma langue fait des « 8 » bien appuyés sur tes couilles, t’as l’air d’apprécier… petit à petit, je descends encore… tu me laisses faire… tu te laisses faire…

Du moins jusqu’à ce que ma langue ne semble commettre l’irréparable… effleurer l'entrée de ta raie… tes mains se posent alors violemment sur mes épaules… elles me retiennent fermement… t’as peur de quoi ? De ne pas aimer ? Ou, au contraire, de trop aimer ?

Tu dois goûter à ça, mec, et tu dois y goûter cette nuit, et ça doit être grâce à ma langue... je force comme un malade avec mon buste et, malgré ta résistance, j'arrive enfin à caresser ton entrejambe avec le bout humide de ma langue... et là… presque instantanément, l’opposition de tes bras cesse…

Ma langue revient à la charge… je te sens haleter très fort… des spasmes de plaisir parcourent ton beau corps… tu aimes ça, n’est-ce pas ? Jamais on ne t’avait fait ça, avant cette nuit… tu ne t’y attendais pas que ce soit aussi bon, n’est-ce pas ? Et certainement pas avec un mec…

Tes deux mains passées presque d'un seul geste de mes épaules à ma tête, tes bras exercent une pression de plus en plus forte, violente, animale pour que mon visage et ma langue s'enfoncent encore plus profondément en toi... tu y vas tellement fort que j'ai du mal à respirer…

Pourtant, ton geste me chauffe à bloc… je n'ai plus qu'une envie… celle de te faire jouir du cul, mec... Il y a chez toi la volonté puissante d’imposer ton propre plaisir, ce geste autoritaire te donne l’impression que c’est toi qui décides, que c’est toi le mec, toi le chef… mais c’est ça qui est bon... laisse-le faire Nico, laisse-le montrer qu’il est le mâle…

Tu commences à te branler… est-ce que l'espèce-de-pd a réussi à te faire sortir de tes gonds ?

Et tu jouis, mec… je le sens à ton râle contenu mais puissant, à la vibration que secoue ton corps tout entier et plus particulièrement à l’endroit où ma langue te régalait…

Instinctivement, je polis ton gland... tu m’offres tes doigts gluants de ton jus brûlant… ton jus a un goût fort et doux à la fois, tout comme ton regard, ta voix, ton attitude... c’est vraiment du jus de petit con…

Enivré de ton odeur, de ton goût, je lèche à l'aveugle la peau douce, tiède, parfaite de tes abdos… je remonte vers tes pectoraux, je m’attarde autour de tes tétons… et je remonte jusqu'à la base du cou, là où je découvre que le plus puissant de tes jets s’est échoué...

Tu pars fumer à la fenêtre... appuyé sur le rebord, fixant l’extérieur, tu me fais penser à un autre gars, à une autre cigarette, à un autre rebord, un parapet de terrasse… une terrasse si lointaine dans l'espace et dans le temps... lui aussi, lorsqu'il avait joui, il avait besoin d'une cigarette...

Ta cigarette ne dure pas longtemps… et lorsque tu te retournes, je sens que tu n’en as pas eu assez...

Et le désir efface provisoirement la nostalgie…

Tes mains m'attrapent, je me retrouve allongé sur le ventre… je te sens grimper sur le lit… tu vas prendre ce qui t’appartiens… je vais sentir passer sur moi ce rut que j’ai provoqué en toi…

Te sentir venir en moi, coulisser entre mes fesses, te sentir prendre ton pied, sentir sur mon dos le contact léger de ta chaînette ondulant au gré de ta baise… savoir que tu ne vas pas me lâcher tant que tu ne te seras pas déchargé en moi… plaisir absolu d’être à toi, petit branleur sexy…

Et en même temps, souvenir d’une autre situation, d’une autre chaînette, plus courte, plus épaisse, mais tout aussi sexy…

J’entends à nouveau ton râle de mec en train de se vider les couilles…

Et l’excitation m’arrache provisoirement à la mélancolie…

Tu reviens un peu plus tard dans la nuit m'arracher à mon sommeil... t'en as pas eu assez, petit con...

tu as encore des envies de mec... alors je recommence à te sucer... ta queue est bonne, je te suce comme un fou, je te suce pour te faire jouir comme un malade, dans ma bouche…

Mais toi t'as d'autres projets... tu t'allonges sur le lit, à plat ventre… je sais ce que tu veux… tu veux que ma langue vienne à nouveau te faire plaisir à cet endroit interdit encore quelques heures plus tôt…

Je m’exécute avec bonheur, je m’exécute pour te faire plaisir, pour me faire plaisir…

Je m’exécute jusqu’à ce que ton bassin se relève soudainement, jusqu'à ce que ton entrejambe se colle contre ma queue raide... j'y crois pas…

Pourtant… ton bassin recule encore… le mien se raidit un peu… et ma queue glisse en toi tout naturellement... tu veux que je te cartonne comme toi tu m'as cartonné tout à l'heure... je suis tellement excité que j’ai du mal à me maîtriser…

« Je vais venir… » je lance alors que mon premier jet est déjà en toi…

Rien dans ton attitude ne semble s’opposer au fait qu'un peu de moi s’en aille en toi…

Je n’ai pas le temps d’atterrir de mon orgasme que déjà tes mains me retournent… tu t'enfonces en moi, tu me baises comme une animal en rut, rageusement… tu as envie de te vider les couilles comme jamais encore je ne l’ai senti chez toi… tes couilles frappent lourdement mon entrejambe... cette dernière saillie ne dure pas longtemps… après cette incursion de l’autre coté du plaisir, tu ne tardes pas à retrouver l’apothéose de ta jouissance de mec…

Je te jure, Nico… sans capote, avec un inconnu… t'as quand même 32 ans... c'est animal comme réaction à la testostérone…

Dans le séjour, baignant dans la lumière claire du matin, rien ni personne ne bouge encore… c’est peut être bien ainsi… c’est l’heure, je me dirige vers l’entrée…

C’est là que j’entends la serrure tourner … et toi, petit con, tu es là, devant moi, ta sempiternelle casquette à l'envers vissée très haut sur la tête... un t-shirt blanc qui te va comme un gant, une échancrure vertigineuse… et trois paquets de cigarettes dans une main…

Dans tes yeux, cette étincelle lubrique que tu n’avais pas il y a 24 heures en me regardant… ta main libre caresse déjà ta queue au travers du short… sacré petit allumeur...

Tes épaules appuyées contre la porte d’entrée, le bassin en avant, les jambes légèrement écartées… je suis à genoux devant toi...

Mon nez se pose sur ta bosse proéminente… l’odeur de ta teub se dégage du coton gris… je tire un bout de la cordelette nouée du short… je baisse ton short, je dévoile ta nudité, cette queue bien tendue au pelage châtain clair que je vois enfin au clair… et je te taille une dernière, longue, intense, mémorable pipe…

Tu me regardes accroupi entre tes jambes et tu aimes ça… tu gardes ta casquette sur la tête pendant que je te suce et j’aime ça, petit branleur… complémentarité parfaite de nos envies...

Le plaisir s’affiche sur ton visage... tu lèves la tête vers le ciel, ta bouche s’ouvre à la recherche d’air...

Lorsque je te suce, il n’y a plus d’avion, il n’y a plus de vie qui m’attends à Toulouse… mon seul but est de te faire jouir et de t’avaler encore…

Tes mains retiennent très fort ma tête, tu me cartonnes la bouche, ta queue m’étouffe… quel plaisir de contribuer à faire de toi un vrai petit mec fier de ta queue… quel bonheur de sentir en toi ce nouveau feu que j’ai allumé de ma main, de ma bouche, de mes fesses, de ma queue…

Un hétéro n’est jamais qu’un mec dont la sexualité manque de connaissances…

« Putaaaaaaaaain… je viens... avale mon jus... salope... » ce sera ton dernier cadeau pour moi.

Considère que c’est fait, Damien, considère que c’est fait…

Tes paupières qui retombent, tes traits qui se figent, l'orgasme qui déborde sur ta jolie petite gueule… la puissance de tes jets chauds et épais, ainsi que ton goût, à la fois fort et doux… c’est le dernier souvenir que je garderai de toi, en marchant dans la 5th avenue, direction métro-JFK-CDG-Blagnac...

Oui, « I love new York »… j’aime ton énergie, ton immensité… et je t’aime aussi car tu m'as rappelé que, où que j’aille, qui que je suce, il était une fois une histoire qui s'appelait Jérém et Nico... jerem-nico.com…

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