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Punition

CLAC !

La porte de notre chambre vient de se refermer – non ! - vient de claquer brusquement. Je la regarde, t'imagine derrière elle, furieuse. Excitant.

Je me détache du mur où tu m'as plaqué quelques instants plus tôt, remets en ordre les pans de ma chemise, chemise que tu as déchirée en l'ouvrant brusquement, faisant sauter tous les boutons. Je sens encore tes ongles brûler ma peau lors de ce geste sauvage, provocateur... excitant.

Je marche dans ce couloir, arrive devant cette porte. Je l'ouvre. Tu es là, devant la fenêtre, le dos face à moi, bras croisés, fière et droite. Ton chemisier que j'avais commencé à déboutonner gît à terre, ne te reste que ta jupe.

- Tu crois que tu vas t'en tirer comme ça ?

Ma voix est douce et ferme. Inutile de crier ou de hurler, au contraire, la douceur apporte plus de poids dans ces moments-là, contrastant avec la tension qui monte en flèche dans cette pièce. Tu m'as provoqué, je t'ai suivi avant de te refuser ce que tu voulais. Tu t'es vengée, déchirant cette chemise, cadeau de ta part pour mon anniversaire, me crachant ces paroles au visage.

- Si tu n'es pas capable de me faire plaisir, tu ne la mérite pas !

Provocation gratuite. Mais payante. Maintenant je suis prêt à te donner ce que tu réclames. Enfin presque. Nous allons y apporter une variation. MA variation. Tu vas payer pour cette chemise. A ma façon. Je m'approche et tu te retournes brusquement. Là, à deux pas de moi, les yeux lançant des éclairs, tu es superbe. Ta poitrine se soulève au rythme de ta respiration presque haletante, conséquence de ton état. Avec un geste sauvage tu tends la main pour agripper un pan de ma chemise, mais je suis plus rapide que toi. J'intercepte ton geste, profite de ton élan pour te faire faire un tour sur toi même et, avant que je tu ne puisses réagir, lève cette main et l'emprisonne dans l'anneau de cuir fixé au mur au dessus de toi. Un hurlement de rage sort de ta gorge lorsque tu réalises ce que je viens de faire et, perdant du temps à tirer dessus, tu me laisses faire de même avec ton autre main. Moins de quinze secondes et te voilà les bras en croix, tu es à moi. Tu me tournes toujours le dos, je me penche sur toi, effleure ton cou, je murmure...

- Je l'adorais cette chemise. Il va falloir te punir pour ça...

Je te sens frissonner à ces paroles, je te vois retenir ta respiration lorsque tu comprends que tu vas avoir ce que tu m'as demandé. Je te laisse, recule, ouvre l'armoire devant moi. Là, j'hésite un instant entre deux objets. Deux cravaches longues et fines, achetées exprès pour toi. L'une est en velours, pour jouer doucement, l'autre est en cuir. Mon hésitation ne fait pas long feu et me saisi de l'une d'elle. Je reviens vers toi, ma main parée de cet instrument. Tu te démènes pour voir, mais peine perdue. C'est au premier contact que tu sauras ce que j'ai choisi.

Je fais glisser ta jupe au sol, tu t'en débarrasse d'un mouvement des pieds. Un joli tanga bleu tout en dentelles, cadeau pour noël que je t'avais fait. Tiens... petite vengeance. Je me saisis du coupe papier qui trône sur la commode, fait passer la lame entre ta peau et la dentelle sur le côté. Petit sursaut de ta part. C'est excitant.

CLAC !

L’élastique claque lorsque la lame le coupe brutalement.

CLAC !

Autre côté, même punition. Les vestiges du cadeau tombent à terre. Tu es nue à présent. Excitant.

- Alors dis moi, comment te punir pour cela ?

Tu ne dis rien, tu attends. Je sens ton excitation et ta fébrilité, tu en tremblerais presque. Je tends la main et vient poser le bout de la cravache sur ton épaule. Tu sursautes, tournes la tête pour tenter d'apercevoir, en vain. Je la fais glisser doucement le long de ta clavicule, puis de ta colonne vertébrale, la fait passer entre tes fesses, puis m'arrête entre tes jambes.

- Écarte-toi !

Voix ferme mais un ton plus haut. Tu t'exécutes, écarte les jambes, m'offrant libre accès à ton intimité. J'y fais pénétrer le bout de la cravache, appuie vers le haut, La facilité avec laquelle elle glisse entre tes lèvres témoignes de ton état d'excitation. Je la retire, elle est luisante de ta cyprine. Parfait, on va pouvoir commencer. Un mouvement circulaire du bras, un léger coup de poignet.

CLAC !

Tu te cambres sans un bruit. Même mouvement mais inversé et c'est ton autre fesse qui prend contact avec la cravache.

CLAC !

Je fais une pause, pose le bout en bas de ton dos, attends. Tu te mets aussitôt à bouger, presque ruer, impatiente que je reprenne. Je ne te fait pas languir.

CLAC !

Toujours le même mouvement, mais plus haut. Je recommence, puis attends. Ta voix s'élève, presque rauque.

- Encore !

Je ne te fais pas répéter. Mon bras, mon poignet reprennent les mêmes mouvements, tu gémis, te cambres, mais pas un seul instant tu me demandes d'arrêter. Lorsque tes fesses sont suffisamment striées à mon goût, je laisse tomber la cravache et me colle à toi. Au contact de mon corps contre ta peau plus que sensible, tu lâches enfin un gémissement de douleur. Mes doigts te pénètrent aussitôt, deux pour commencer, puis un troisième. Tu es tellement humide qu'ils rentrent tout seuls. Je te fouille sans ménagement puis les fait ressortir, les passent entre tes fesses, tartinent ton oeillet de ta mouille avant de repartir à l'assaut de ton sexe. Je suis excité au plus haut point. Je t'abandonne un court instant, déboutonne mon pantalon et sort mon membre qui se dresse sauvagement. Autre instrument, autre punition.

Je te pénètre brusquement, sans prévenir, me fichant au plus profond de toi d'un seul coup. Tu cris de plaisir et de surprise. Mes deux mains se posent sur tes hanches et je remonte lentement vers tes seins, griffant ta peau, laissant derrière moi de nouvelles zébrures. Tu halètes, te tords mais ne peux t'échapper. Je me saisis de tes seins, les pétris, pince les tétons, puis reviens te prendre les hanches. Une pause, légère. Tu attends... J'entame un retrait et je reviens en toi, lentement, puis de plus en plus vite. Tu réponds à cet appel au plaisir mais ce n'est pas ce que je veux. Ta punition arrive. Je me retire totalement et me positionne à l'entrée de ton cul. Je pousse mon gland et ton entrée s'ouvre pour lui livrer passage. Les hanches prisonnière de mes mains, tu ne peux t'échapper. Je marque une pause.

- Un mot, un seul et j'arrête.

Tu tournes la tête, me regarde. Dans tes yeux je vois de la détermination, du désir, mais aussi à quel point tu es excitée. Tu n'attends que ça. Alors je pousse avec mon bassin, te tire vers moi avec mes mains et te possède jusqu'à la garde. Ta tête bascule en arrière en poussant un râle de plaisir. Alors je me déchaîne, te pilonne, sors, entre, mon corps claque contre tes fesses striées, la vue de ta peau m'excite, je vais risquer de partir avant toi. Non ! Ca serait trop te faire plaisir. Je me retire presque de toi, ne laissant que mon gland en toi. Une main se referme sur ton sexe, mes doigts vont débusquer ton clitoris que je me mets à pétrir, englobant les grande lèvres, les petites, toute cette chair qui gravite autour. Je malaxe, encore et encore et pendant ce temps là, à l'aide de petits mouvement du bassin, je continue à te posséder.

Lorsque je sens les contractions de ton corps m’enserrer, j'accentue la pénétration et, au moment où tu vas exploser, je te possède sauvagement en une fois, m'enfonçant au plus profond de toi. L'orgasme te prends, tu te tends, un cri de jouissance sort de ta bouche et je me laisse aller, me répandant au fond de tes entrailles, accompagnant ma jouissance en te mordant à l'épaule.

Nous restons un moment ainsi, un seul corps, un seule être, unis dans cet état post orgasmique. Puis je me redresse, me retire de toi, recule. Tu bouges à peine, exténuée par cette jouissance extrême. Je me rhabille, me retiens de te toucher. Non, pas encore. Trop tôt. Ta punition n'est pas terminée.

- A tout à l'heure Chérie.

Lorsque tu réalises, il est trop tard.

CLAC !

La porte de la chambre s'est refermée sur moi. Sur toi.

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