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Regards croisés (3)

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    Durée : 26:37 min

    Dernier épisode des regards croisés de Thalia. Shannasha continue de nous envoûter avec sa voix sensuelle et érotique. A découvrir d'urgence !

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Partie 3

Elle

Malgré ma position allongée sur le lit, Morphée refuse de me prendre dans ses bras et m’amener au pays des rêves. Je reste prisonnière du monde des songes où seuls mes questions mêlées aux fantasmes prennent vie. Je suis torturée entre l’envie d’en imaginer plus et celle de me reposer enfin. Est-ce ma faute si j’imagine les mains de cet inconnu me caresser le dos afin de me retirer délicatement le soutien-gorge qui comprime ma poitrine ?

Je le sens habile de ses doigts, doux dans ses baisers qui embrasent mon cou. . . Il sait me rendre folle telle que je le désire. Serait-il devin ? J’imagine ce qu’il pourrait se passer ou plutôt ce que j’aimerais qu’il se passe. Je ferais mieux d’arrêter d’y penser de peur d’être déçue.

Je me force à tenter de revivre la scène de notre rencontre, de retrouver son regard. Pourquoi n’est-il pas venu vers moi ? Je tourne en rond, me posant des questions vide de sens. La fatigue les met de côté et de ce regard naît une certaine complicité. Mon corps crie je te veux et son petit sourire me répond un oui des plus raffinés.

Je le laisse m’approcher, me prendre dans ses bras avant de m’embrasser, comme un baiser de cinéma. Nous sommes seuls dans cette rue, entourés de personnes qui nous ignorent. Peu à peu les alentours deviennent flous, remplacés par l’obscurité alors que la passion nous dévore. Un à un mes vêtements tombent. Je lui arrache sa chemise, caressant ensuite ce torse légèrement velu. Pas besoin d’abdominaux non plus pour m’exciter. Il sent le mâle viril, dominateur et moi je suis sa proie.

Ses doigts fouillent ma culotte avant de s’insérer en moi. Mon hoquet de surprise s’étouffe contre son épaule, me laissant faire, me laissant aller à ce plaisir, me laissant imaginer le reste et me laissant finalement rejoindre le doux pays des rêves. . .

Lui

En fait c’était la dégustation de Mathilde qui était encore si vive dans ma mémoire. Le moment de grâce où, mise en confiance par des heures de patientes caresses, elle m’avait enfin laissé, de la pointe de la langue, goûter les sucs de son désir. Mais avant d’en arriver à cet instant si espéré, afin de faire repartir mon désir, qui contrairement à ses craintes, ne s’était jamais apaisé, elle avait entrepris de m’exciter en m’offrant un cours sur la façon de caresser une femme.

 « Comme je suis un peu coquine, je vais vous montrer comment être agréable à une jeune femme en utilisant vos doigts avec tact. »

Comment avais-je pu ne pas devenir fou en voyant ses phalanges décrire des cercles autour de son mont de Vénus, de le caresser délicatement avant de se perdre dans les méandres de ses lèvres. Elle prenait réellement du plaisir à sa démonstration, n’hésitant pas à lécher les doigts qui ressortaient de son antre et les insérer profondément dans sa bouche. . . Les subtils mouvements de son bassin avaient une grâce infinie. À plusieurs reprises, quand son émoi la faisait respirer bruyamment, je voyais son petit anneau de chair frémir délicieusement dans l’ombre, comme pour me faire un signe, une invitation. . .

Parfums indéfinissables et épicés de la jeune femme en émoi. Parfum du jeune corps libre de s’émouvoir sans entraves. – Est-ce que la belle inconnue se révélerait aussi surprenante ? Retiendrais-je à vie son odeur si dissociable des autres femmes ? – Saveurs sucrées, salées, évocation de fruits exotiques, de fruit défendu qui n’était plus si bien défendu. Gingembre, amertume sucrée, miel un peu amer ou acide. . . Plaisir de pouvoir enfin vérifier des yeux et de la langue le total abandon, si longtemps désiré. . . Si longtemps qu’au fond de mon cerveau demeurait une lancinante incertitude : et si quelque chose se produisait soudain, qui allait tout interrompre ?

Le moment où, ayant d’abord prestement fermé les genoux, elle s’était mis sur le côté, avait attrapé le traversin et dans le même geste avait soulevé son bassin pour y reposer les reins et avait enfin ouvert à nouveau les jambes avait été un instant de grâce, tant ses gestes étaient harmonieux.

J’étais dans l’extase, songeant qu’elle était certes soucieuse de mon confort, peut-être aussi du sien, mais anxieuse surtout de m’offrir la vue la plus excitante possible sur ses fesses, rougies par mes claques, en dessous, comme si elle sentait que mon plaisir allait être sublimé par le spectacle.

Et la vue de sa petite étoile rose, dans l’ombre creuse qui recevait l’écoulement de la source plus haut me donnait bien des idées. Caresses subtiles de ses longs doigts fins dans mes cheveux, confirmation de son abandon à mon plaisir qui devenait le nôtre, émouvant partage, émouvante découverte d’un corps nouveau et mystérieux avec lequel je faisais si rapidement connaissance. Nous étions devenus si intimes sans réellement nous connaître finalement. . . Et pourtant, je me souviens de chaque détail de son anatomie. . .

Etait-il pensable que tous les parfums, toutes les saveurs du monde se soient associées, pour mon plaisir, dans les creux roses, lisses, glissants et brûlants. Les creux de celle qui m’avait proposé il y a si peu de partager la course du taxi et puis de partager une boisson pour nous détendre pendant quelques instants de calme arrachés à l’effervescence de la grande cité lointaine ?

Parfums intimes échangés ensuite dans de longs baisers, comme si à chaque reprise, elle allait essayer de sentir sur ma langue et mes lèvres une évolution subtile, une mesure de la montée goûteuse de son désir, l’approche des plaisirs plus sourds, plus profonds, moins contrôlables. . . Le parfum du premier baiser échangé, avec le suc de son antre qu’elle avait récupéré de ses doigts en utilisant sa langue. Cet échange avait permis de retirer les derniers vêtements que portait la belle Mathilde, me laissait ensuite découvrir ses petits seins qui pointaient fièrement.

J’invitais Mathilde à se mettre sur le ventre, toujours sur ce traversin qui donnait à la ligne de son dos une élégance de statue grecque. Quel jolis dos ! Je posais mes lèvres sur sa nuque, me délectant du délicieux et minuscule duvet qu’elle avait sous sa chevelure, et je descendis le long de la ligne naturelle, ma bouche se proposant d’effleurer d’un petit baiser chacune de ses vertèbres.

Elle

La nuit n’est qu’un souffle, un gémissement parfois, une envie irrépressible de se sentir bien, de se faire du bien. Je me suis couchée avec de multiples pensées, tournant autour de ce mystérieux inconnu et il m’a accompagné jusque dans mes rêves. Le réveil me parut un cauchemar, me faisant perdre peu à peu les sensations agréables, les caresses imaginées qu’il me donnait. Je n’avais pas vu son sexe mais je sentais qu’il me remplissait bien, qu’il était ce qu’il me fallait. Comme à cet instant, mes mains s’accrochaient aux draps, me mordillant la lèvre, attendant que le corps exulte. Malheureusement le rêve s’en est allé, me laissant moite de frustration.

Lors de l’adolescence, je me sentais quelque peu honteuse de la découverte des plaisirs de mon corps par de subtiles caresses que je découvrais et me prodiguais avec délectation. Je ne les pratiquais qu’en cachette, craignant d’être surprise en plein acte interdit ! Il n’y a pas de mal à se faire du bien disait mon mentor. Même toute jeune adulte, j’avais du mal à accepter ce que je faisais en toute intimité. Aujourd’hui, j’ai compris que ce qu’il y avait de mal dans l’onanisme, c’était de ne pas le faire de peur de choquer ou parce que certains perçoivent cela comme tel.

Comme cette nuit, il m’arrivait de me réveiller avec un désir à assouvir. Cela s’avérait difficile de le faire quand vous partagez votre chambre avec votre petite sœur. Bien souvent à l’époque, je dormais en chemise de nuit. Je retirai ma culotte sans faire de bruit. J’appréciais le contact du tissu sur mon sexe désormais dénudé. Je recouvrais mon corps du drap qui s’arrêtait à mes épaules, masquant ainsi tout ce que je pouvais faire.

Quel plaisir de vivre seule et de ne plus avoir besoin de se cacher. Le contact des vêtements me gêne. J’aime mieux être nue pour commencer et regarder ma poitrine, le reste de mon corps, tout en caressant mes hanches puis mon ventre, avant de poser mes yeux sur mon intimité. Mes mains parcourent ma peau tandis que je repense à ce merveilleux rêve dont j’ai été extirpé. Je voulais voir son sexe, cela m’obsédait. La taille et la grosseur ne revêtent pas d’une importance particulière à mes yeux mais une verge tendue est un plaisir que j’aime recevoir lorsque la personne me plait. Et cet inconnu me plait.

Je veux prendre mon temps. Je ferme les yeux pour revoir notre rencontre. J’aurais tant aimé qu’il s’approche de moi et qu’il m’entraîne avec lui. Sans un mot, je m’imagine le suivre dans un endroit. Chez lui peut-être ? Cela n’a pas d’importance. Nous franchissons la porte et restons sur le pas. Cette situation m’émoustille déjà, ma main se perd dans les poils courts de mon pubis. Aussitôt je me demande s’il préfère les femmes entièrement épilées ou si cette pilosité lui convient ? J’aimerais tant lui plaire en tous points, comme j’avais plu à mon mentor lorsqu’il contemplait de son fauteuil le spectacle que je lui offrais de ma vulve et de mon postérieur. Même encore aujourd’hui, je trouve que je n’ai rien fait d’aussi osé que ce jour là. . .

Je suis mon inconnu jusqu’au salon qui me guide de sa main droite posée sur une de mes fesses. Il me demande de me mettre à l’aise. Je pose ma main sur la petite bosse de son entrejambe et prend une moue boudeuse, ne trouvant pas cela satisfaisant. Je monte sur la table derrière-moi et m’allonge dessus afin de retirer ma culotte transparente sous le regard envieux de l’homme qui n’en rate pas une miette. Le volant de ma jupe est bien relevé pour divulguer entièrement cette partie de mon anatomie. Une fois le sous-vêtement retiré, je le laisse tomber négligemment sur le sol, tout en écartant légèrement les cuisses.

Mes doigts sentent l’humidité entre mes lèvres et remontent délicatement vers mon clitoris. je ne me suis jamais offerte ainsi et pourtant, cela me plairait. Je me demande quel effet cela pourrait provoquer sur un homme. J’aimerais le rendre fou de désirs, qu’il se jette sur moi, qu’il ne se retienne pas. . . Le voir sortir sa verge bien dure d’excitation à cause de ce que je viens de faire. Le voir se masturber quelque peu, comme s’il se trouvait devant un porno bien excitant et de réaliser peu à peu ce que je lui offre avec le champ des possibles. . .

Il se met à genoux, m’attrapant par les cuisses pour me tirer légèrement vers sa bouche. Il vient goûter ma source, mon nectar et me fait gémir. Sentir sa langue sur mon clito, sur mes lèvres, tout ça pour me rendre folle, me fait perdre la tête. Je l’attrape par les cheveux pour maintenir cette position. Je ne tarde pas à sentir ses doigts me fouiller, j’en viens presque à imaginer que ce sont les siens que j’ai dans mon vagin qui sont en train de me faire du bien. Je retiens mon souffle, perdant le contrôle de ce qui se passe, sentant peu à peu mon orgasme venir. Je tourne ma tête sur le côté. Il s’approche avec son sexe dressé, près de ma bouche que j’ouvre en guise d’invitation. Je le suce pendant qu’il me lèche, quelle extase ! Seul l’imagination peut permettre au même homme de se dédoubler. Dans la réalité, seul le soixante-neuf permet de pouvoir le faire. . .

J’entends le doux bruit du frottement de mes doigts plein de mouille qui accélèrent le rythme pour m’entraîner vers l’extase. Je sais que je ne suis pas loin d’atteindre la jouissance mais ce n’est pas assez. Il me faut plus ! Je me retrouve penchée à l’ouverture d’une fenêtre, les seins de l’autre côté de la maison, un voisin plutôt voyeur nous regardant pendant que l’inconnu s’occupe de mes fesses. Il me sodomise comme une traînée sans aucun ménagement et sans aucune pudeur de ma part. Je suis entièrement nue, regardant parfois le voisin et le voyant sortir sa queue pour mieux se masturber. Cette vision m’emmène à l’orgasme recherché. . .

Je reste allongée sur le lit, pantelante, les jambes coupées par l’effort. Je m’aperçois que le voyeur de mon imagination n’était que le fameux inconnu. Il m’obsède au point de ne voir plus que lui. Mon mentor me faisait le même effet et ce fut lorsque cela s’est dissipé que nous avons plus ou moins arrêtés de nous fréquenter. Et pourtant, il me restait tant de choses à découvrir : la sodomie, le plaisir d’une véritable fellation, la fessée et tant d’autres encore. . . Je lui avais dit que l’une de mes envies, ce serait de me faire prendre sauvagement contre un banc dans un parc en pleine nuit. Mais il m’avait répondu que ce n’était plus de son âge. . . À se demander ce qui l’était ou ne l’était pas, car il ne semblait pas avoir forcément de limites. Un jour, il m’avait fait quitter son domicile sans aucun vêtement, pour que je me sente à l’aise avec mon corps et m’avait emmené en voiture jusqu’à une plage naturiste. Ce souvenir me re-déclencha l’envie de recommencer. Surtout qu’au volant de la voiture, ce n’était plus mon mentor mais le charmant inconnu.

Depuis quelques jours, je repasse à l’endroit où je l’ai croisé, recherchant avec espoir de le trouver. Que ferais-je si jamais je le vois ? Dois-je aller vers lui ? Ou devrais-je le laisser venir ? Ce genre de choses se fait naturellement et c’est pour cela que la première fois, rien ne s’est produit. Nous aurions forcé le destin. . . Je suis certaine que ce n’est pas un hasard si nous subissons l’effet de cette attente. Car j’espère sincèrement au fond de moi que je ne suis pas la seule à repenser à cette rencontre et à imaginer ce qui aurait pu se passer. Je suis certaine que nous nous reverrons. Je le sens. . .

En ce moment, je suis distraite au travail. Surtout lorsque je vois un homme de dos qui ressemble plus ou moins à lui. J’espère alors tout un tas de choses jusqu’à ce qu’il se retourne. Et là, le charme est rompu. Ma frustration est grande et parfois au point que je sois obligée de m’isoler aux toilettes comme cette fois où pendant plus d’une dizaine de minutes, j’avais espéré que ce soit le bel inconnu. Je me trouve idiote devant ma culotte quelque peu souillée par mon imagination. Je regarde la cabine dans laquelle je me suis enfermée et je repense à l’idée qu’il me prenne ici.

Lorsque je remets la culotte, le contact humide m’électrise et instinctivement, mes doigts caressent l’endroit. Je m’excite comme une collégienne qui découvre de nouvelles sensations. Je ferme les yeux en revivant ce qui ne sera au final qu’un fantasme de quelques minutes. Mes doigts experts, l’excitation du lieu et du contexte, m’entraîne rapidement vers l’orgasme. Je souris en retirant mon sous-vêtement trempé. Peut-être que pour les prochains jours, je ferais mieux de ne plus rien mettre pour éviter ce genre de désagrément.

Lui

Mon nez d’abord à l’affût du parfum assez vif qui avait imprégné sa nuque et que j’avais perçu avec émoi dans le taxi, se délectait de sa simple odeur de jeune femme, plus bas, entre les épaules. Comme moi, comme tout voyageur au long cours, elle avait pris sa douche aussitôt arrivée à l’hôtel, et je songeais que, à l’endroit de ma bouche, elle n’avait pu porter la main.

Mais à peine plus bas, l’odeur était à nuancée par la note florale d’un savon, tandis que mes lèvres et la langue tentaient de déterminer les subtilités du goût de sa peau.

Et quand mon visage s’approche de la zone de ma fessée, la rougeur qui avait été vive était en train de se transformer en une nuance plus rose, plus uniforme. Le goût de sa peau, à la descente se chargeait d’une petite note salée, un peu plus acide, à mesure que le petit canyon devenait plus profond. Ma langue continue doucement, imperturbable, à explorer les intimes mystères du sillon.

Mathilde, comme prise de pudeur, se resserre un peu, et laisse échapper un petit mot, presque inaudible, car ses lèvres étaient alors masquées par sa main enfoncée dans le couvre-lit : « mon Dieu ! »

Mathilde, un instant devenue nonne, et soudain, comme résolue, avait changé d’attitude ; ses fesses avaient étrangement perdu leur crispation, tout en rougissant cette fois – me semblait-il – de mon audace plus que du souvenir de la fessée.

Dans un geste décidé, elle porte une main à chaque fesse. Le cerveau chavirant sous l’émotion, je la vois, comme résolue à se laisser aller au péché de luxure – ou bien simplement par charité chrétienne – écarter largement les chairs, et ouvrir encore un peu plus les jambes, pour s’offrir aux plaisirs de mon regard fiévreux.

Ses dix doigts enfoncés dans ses muscles encore rougis y laissent des marques plus blanches, tendres, émouvantes.

Et quand ma langue, longeant sa moite chaleur perçoit enfin le délicieux changement de texture, éblouie de l’intimité offerte par mon adorable compagne de plaisir, que de mes deux mains j’écarte encore, elle s’y fixe, essayant d’amadouer, d’épanouir les pétales de la fleur intime, de mélanger une perle de ma salive avec les glissante humeurs voisines en une alchimie qui bouleverse mon être. . . et qui peu à peu bouleverse aussi le bassin de la jeune femme, qui ondule en minuscules mouvements révélant son abandon, stimulant mon émotion. . .

Enfonçant délicatement l’index au bas de son corps, je remonte du pouce sa propre humeur glissante et la mêle délicatement à la salive qui luit sur son petit orifice, dont je masse le pourtour en infimes gestes circulaires, pour enfin y faire disparaître entièrement mon pouce et l’en retirer.

Les jeux parallèles de mes deux doigts avaient précipité le moment délicieux, tant attendu par mon bassin douloureux à force de patience, le moment où Mathilde, le regard perdu, brillant comme empli d’une larme, le souffle court de désir et du plaisir à venir, allait dire comme en un songe, comme pour mettre fin au petit supplice :

« Ne pourrions-nous pas gagner encore en intimité ? Cette attente est devenue cruelle ! Vous avez carte blanche. . . »

Aussitôt et sans raison claire, le postérieur de Mathilde, ses incitations à capturer mon regard, et le fesser, à le faire rougir d’un afflux de sang brûlant, puis son aimable et peut-être calculée disposition à m’en révéler les troublants petits secrets, me sembla associé à cette phrase douce et inattendue dans la bouche d’une femme comme elle, qui aimait tant le contrôle : vous avez carte blanche.

Mathilde n’était pas de celles qui vont se rétracter, c’était évident. Avec elle, tout paraissait être possible. . .

Je ne voulais pas être uniquement son jouet, guidé par ses désirs, sans prendre une seule initiative. Tout ce que j’avais accompli jusqu’alors, c’était ce qu’elle avait voulu. Je devais la faire languir, comme elle m’avait mis au supplice avant la fellation. Je la fis mettre sur le dos. Ma main descendit entre ses cuisses, caressant ses lèvres, allant vers le clitoris avant de descendre plus bas et de pénétrer son antre de mon index. L’endroit paraissait bien serré, plus étroit que je ne l’aurais cru et cela m’inquiétait pour la suite.

Elle poussa un hoquet de surprise et me lança un regard ardent qui me révélait qu’elle en voulait plus. Je plongeais ma tête sur son sein gauche et attrapai le bouton pour le faire durcir de ma bouche. Cette fois-ci elle poussa un cri avant de gémir, se tortillant et bougeant son bassin sur mon doigt. Quel délice ! J’accompagnais doucement ses mouvements, en les contrariant pour augmenter la sensation, pendant que mes dents s’ouvraient et se refermaient délicatement sur son téton que je léchais. Je ne lâchais pas ma proie, m’amusant avec elle. Mon sexe retrouva une nouvelle vie, bientôt prêt à d’autres plaisirs. Pourtant, je souhaitais encore prolonger l’amusement.

J’éloignai ma bouche de son sein pour la regarder droit dans les yeux pendant que je jouais avec sa chatte. Plus elle était excitée, moins elle avait de réserve sur l’usage de de ce mot. J’enfonçai un deuxième doigt et de ma main libre, je la gardais plaquée contre le lit en la tenant à l’épaule. Elle relevait les jambes, comme pour mieux sentir ou pour faciliter cette pénétration ; je la sentais toujours aussi serrée. Je continuai ainsi pendant plusieurs minutes, ma verge gonflée à bloc. Elle se tortillait, ramenant ses jambes plus près de son corps et m’offrant un sublime spectacle. De la mouille coulait de ses lèvres, glissait plus bas, canalisée en arrière dans le sillon de ses reins. . .

« Vous connaissez ma bouche et ma chatte. Il y a encore un autre endroit »

Comment résister à l’invitation ? Je voulais rester maître de mes actes en cet instant mais j’avais aussi l’envie d’explorer ce lieu. Je retirai mes doigts d’entre ses lèvres. Je penchais ma tête vers son bassin, déposant ma langue sous son nombril puis descendis délicatement jusqu’au sommet de son sexe, que j’admirai longuement. Son adorable bouton de chair était sorti de son nid, frémissant, et de la pointe de la langue, tout doucement je fis de petits cercles autour, pour tester sa réaction.

A son souffle s’accélérant que compris ma cruauté et approchai la langue jusqu’à son clitoris que je commençai à lécher doucement, ravi de le voir durcir et sortir comme pour attirer les caresses. . .

Ses mains se crispèrent de nouveau dans mes cheveux, me poussant plus bas. Je continuais ma route, passant par ses lèvres, le périnée avant d’arriver à son anus. Ses cuisses se resserrèrent autour de moi pendant que je déposais de délicates succions sur cette intimité. Je me retirais ensuite pour laisser mon majeur glisser lentement vers le bas et arriver à l’entrée de sa grotte. Je mis longtemps, par de petites caresses circulaires très légères, comme celles insupportables d’une plume, à faire bouger le bassin de Mathilde autour de mon doigt, dont je freinais peu à peu les mouvements, jusqu’à ce qu’elle-même vienne à ma rencontre en gémissant plus fort et s’ouvrant. Moment délicieux ! Surprise de m’enfoncer si facilement en sa chaleur, assouplie, humidifiée par toute cette excitation. Malgré tout, je la sentis encore plus serrée de ce côté, moins habitué à être utilisé. Le réservait-elle qu’à certains de ses amants ? Que fallait-il pour obtenir ce graal ?

« Carte blanche ! Rendez-moi folle avec votre queue et, sauf si vous vous montrez trop sage, vous pourrez ensuite me prendre par là. »

Elle

Je reviens sur le lieu de notre rencontre. Toujours rien. . . J’espère qu’il ne m’a pas oubliée. L’horaire n’est pas le même, le jour non plus. Cet endroit est devenu mon lieu de passage quotidien. Si j’avais le temps, je m’arrêterais sur un banc et j’attendrais. Mais cela ferait de moi sans doute une fille désespérée. Et pourtant, je croise pas mal de beaux mâles que je ne laisse pas indifférent mais seul un homme me fascine pour l’instant.

J’attends au dernier feu de la rue avant de m’éloigner avec ma déception. Le petit bonhomme passe au vert, je fais un pas pour traverser et m’arrête. Je ressens un picotement dans la nuque, une sensation étrange. J’ai l’habitude d’être observée sauf que cette fois-ci, c’est différent. Je me retourne et instantanément, je vois l’inconnu. C’est bien lui ! Il ne m’a pas encore vue. . . Aussitôt un léger sourire effleure mes lèvres. Je reviens sur le trottoir et attends patiemment. . .

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