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Relation professionnelle (2)

Il faisait chaud. Très chaud. Et Dieu sait si je n'aime pas ça. Malgré mes origines méridionales J'ai toujours préféré l’hiver. C’est comme ça. La seule grâce que je trouvais à ces épisodes caniculaire était la recrudescence des tenues légères du personnel féminin de mon entreprise. Et on avait parfois de bien agréables surprises. Une personne parfaitement anonyme, emmitouflée sous d'épaisses couches de vêtements, pouvait se révéler absolument désirable dans une petite robe à bretelles au joli imprimé.

Ce fut en tout cas une révélation que j’eus à la cantine du travail. Alors que j'étais attablé seul pour avaler rapidement un déjeuner frugal et que je tapotais sur mon smartphone, j’eus la surprise de voir Martine s’installer en face de moi. Un poème cette collègue. Je m'étais parfois posé des questions quant à ses capacités au vu des requêtes professionnelles qu’il lui arrivait de me faire. Mais ce jour là je découvris la femme qu'elle était. Elle portait admirablement une quarantaine bien entamée, mise en valeur par une robe estivale de toute beauté et au décolleté vertigineux. Complètement fasciné par ses hémisphères je bredouillai un : “bonjour”. Je relevai les yeux : Martine arborait un sourire avenant. Elle entama une conversation absolument pas professionnelle, plaisantant sur mon repas plus que léger.

“Avec ce que tu manges je comprends que tu gardes la ligne” me dit elle un peu moqueuse. “Tu es toujours aussi “strict” ? Il faut se faire plaisir parfois”.

J'étais stupéfait. La “nunuche” avait donc bien plus d’esprit qu’elle ne voulait le laisser paraître usuellement

Je lui répondis qu’il m’arrivait de faire des écarts. Elle acquiesça, ajoutant que les écarts donnaient du piment à la vie. Je ne savais pas où elle voulait en venir. Ou du moins je ne parvenais pas à m’en convaincre.

La conversation continua. Nous échangions gaiement. Nous nous étions découvert des passions communes pour le ski et la course à pieds et nous étions promis de faire une sortie ensemble à l’occasion.. Le repas se termina. Elle me laissa en me disant qu’elle aurait certainement quelque chose à me demander au téléphone dans l’après midi. J'étais troublé. Émoustillé également. Martine avait eu le don d'attiser ma curiosité. Finalement elle n’appela pas. J'étais déçu. Un peu frustré aussi

Le lendemain, bien décidé à en avoir le cœur net, je décidai de caler mes horaires de repas sur ceux du service de Martine. Je ne fus pas déçu du résultat. Il était pas possible qu’une robe fût plus adaptée que celle qu’elle portait. Un peu enhardi par la veille je lui proposai de se joindre à moi. Elle accepta volontiers sous réserve que je lui offre un café après.

Le repas se passait bien. Nous avions repris la conversation de la veille. C'était sympa. Soudain je me pétrifiai. Si ce n'était pas le fruit de mon imagination, c'était bel et bien le pied nu de Martine que je sentais remonter lentement le long de ma jambe jusqu'à masser délicatement mon entrejambe. J’avais le feu aux joues. Martine faisait comme si de rien n'était mais son massage s’accentuait. Je ne savais plus comment réagir.

“Et ce café alors ?” Elle avait retiré son pied et me regardait d’un air trouble. Je me levai.

“Allons y alors” bredouillai je. J'espérais juste que personne ne remarquerait la bosse qui déformait mon pantalon.

Nous nous installâmes un peu à l'écart. Je ne savais comment les choses allaient évoluer mais je brûlais de prendre sa bouche, de toucher son corps. Nous échangeâmes un long regard.

“Je suis mariée tu sais ? Et je sais que tu l’es aussi” Je fus brutalement refroidi. Elle me prit la main

“Mais aujourd'hui je crois que ça n’a pas grande importance”. Elle porta ma main à sa bouche. Décidément Martine était très surprenante.

“Oui mais comment ? Dis je

“Tu ne sais pas qu’il y a des vestiaire et des douches au sous sol ? J’y ai un casier pour quand je vais courir. Une douche nous ferait du bien, surtout par cette chaleur” répondit elle.

Nous descendîmes. Nous étions seuls. Martine colla sa bouche à la mienne et nos langues se mêlerent enfin. Je l'enlaçai et elle se colla à moi.Nos mains découvraient mutuellement nos corps, c'était délicieux

“Enlève ma robe” murmura t elle. Je la fis lentement glisser, découvrant ce corps superbe, aux seins lourds, aux hanches généreuses, que je n’aurais pas imaginé il y a seulement deux jours. Une fois nue elle entreprit de me rendre la pareille. J'étais tendu à tout rompre. Elle était parfaitement glabre et ses lèvres du bas avaient un joli ourlé. Je voulais les prendre en bouche. Je le lui demandai. Elle ne dit rien mais ses mains se firent pressantes sur mes épaules, jusqu'à ce que mon visage soit à hauteur de son sexe. Je ne me dis pas prier. Elle était humide et douce. J’embrassai Martine sur ses lèvres du bas. Puis ma langue partit à la recherche de son bouton qui dardait. Je l'aspirai goulûment. Mes doigts, ne voulant pas être en reste, effleuraient maintenant son sexe trempé. Martine eut un brusque mouvement de bassin et ils la pénétrèrent. Elle commença à onduler et un gémissement s'échappa de sa bouche. J'accentuai mes caresses, faisant feuler Martine.

Elle finit par jouir dans un hoquet et ses cuisses de refermèrent sur mon visage et ma main.qu’elle avait inondés de son plaisir.

“Attends!” dit elle, “je ne veux pas être égoïste, relève toi”

Elle priori mon sexe dans sa main et commença à me caresser. Je me remis à lui faire de même tout en l’embrassant. Cela sembla durer une éternité, chacun de nous voulant prolonger le plaisir de l’autre. Elle finit par se dégager.

“Je veux voir ton plaisir, fais le jaillir devant moi, sur moi” supplia t elle. Je ne m’y attendais pas mais dans le feu de l’excitation je m’exécutai et me mis à me caresser. Elle approcha son visage . “Pour mieux te voir” dit elle. Je la prévins que j'allais jouir. Elle ne recula pas et mes jets de sperme couvrirent son visage. Elle était extatique. Quant à moi je n’aurais jamais imaginé pouvoir éjaculer autant. Décidément j'allais de surprise en surprise. Elle étala, gourmande, mon foutre sur ses joues et décida qu’il était temps de prendre une autre douche. J'étais scié. Martine cachait décidément bien son jeu. Je la rejoignis sous l'eau et nous nous savonnâmes mutuellement, c'était très agréable de sentir ses mains glisser sur mon corps, les miennes sur le sien. Un de ses doigts s'égara dans ma ma raie...

Helas Il était temps de reprendre le travail et nous dûmes, à regret, regagner nos open spaces respectifs.

Maintenant, quand je vois son numéro s'afficher sur mon téléphone, je me demande toujours si c’est parce qu'elle a un problème ou des envies. Mais je me fais un plaisir d’y répondre, quel qu'en soit le sujet...