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Rendez vous

Ma douce,

Si je prends la plume ce jour ( ou plutôt le clavier) c’est cette fois pour me plaindre. Non pas de notre relation épistolaire qui depuis presque un an a enflammé mes sens, mais plutôt de l’impossibilité d'éteindre ce brasier.

Cela avait commencé pourtant presque de façon anodine. Mais, très vite, nous nous sommes découverts de tels points communs. Un goût immodéré (et je pèse mes mots) pour les gâteries que nous nous promettions mutuellement, une envie réciproque de caresses, de baisers. Le ton est alors vite monté, souvent de façon très directe, très crue. Vous me promettiez de me garder en bouche de façon presque infinie, et ce, jusqu'à ce que je vous supplie de m’achever. Je vous répondais que votre bouton et vos lèvres du bas seraient l’objet d’une gourmandise sans limite de ma part et que seuls vos jets de plaisir pourraient étancher. Alors, bien sûr, nos sexes en ont voulu plus, votre chatte hurlait qu’elle voulait être remplie par ma queue, laquelle se tendait vainement vers vos mots. Puis ce sont nos culs qui ont pris la parole. Votre rosette palpitait son désir de me connaître. Elle contamina bientôt la mienne qui voulut connaître une langue étrangère, en l’occurrence la vôtre, ainsi que tout ce que vous auriez pu lui présenter. Et je savais votre imagination fertile. Ce qui, ajouté à votre sens exquis de la formule, ne fit qu'accroître mon désir.

Ne manque au tableau que notre rencontre charnelle. Car, si nous sommes amants depuis si longtemps, ce ne l'est encore que de façon virtuelle.

Alors, je vous en prie, cédons à nos sirènes et prenons rendez-vous. Nos ébats seront, j’en suis sûr à la hauteur de nos attentes. Vos conditions seront les miennes, je me rends, vaincu par mon désir de vous posséder.

Ne tardez pas à me répondre, je ne suis pas certain de résister plus longtemps

Votre (ô combien) dévoué

F

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