Rêverie d'été

Une saga de Terremer - 3 épisode(s)

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Épisode 2 : Un défi à relever

(Suite du récit « Rêverie d’une nuit d’été - Préliminaires)

Le jour filtre discrètement à travers les volets. Hier soir c’était la lune, ce matin, c’est son homologue diurne qui tente d’en faire de même. Tu es toujours dans la même position, chrysalide, j’attends que tu émerges de ton cocon, voir quel joli papillon tu es devenue. J’ai passé la nuit à côté de toi, sans plus. C’était ta condition pour cette première rencontre. Avoir ce premier contact, te prouver que je pouvais te mener au plaisir de façon indirecte, puis plus rien jusqu’au matin. J’ai accepté sans rechigner. Le défi était de taille et que tu en sois la récompense était la plus belle des motivations. Alors je suis là, j’attends que tu t’éveilles.

Et tu le fais. Je t’entends remuer, les draps bougent et lentement tu ouvres les yeux. Je te trouve ravissante…. Encore. Les rayons de soleil qui tombent sur ta brune chevelure renvoient des éclats auburn qui font ressortir tes yeux bleus. Un léger sourire timide fait son apparition et je fonds littéralement. Tu me regardes, légèrement étonnée.

« Tu es resté ? »

« Où voulais-tu que j’aille ? Tu es là. »

Ma main s’aventure près de ton visage et caresse ta joue. Telle une petite chatte tu ronronnes et te frottes contre elle.

« Qu’y a t il de prévu au programme ce matin » ?

Tu me lances un regard interrogateur mais que je devine chargé de sous-entendu. J’avais déjà mon idée de la suite d’hier soir.

« Et si nous inversions les rôles ? »

« C’est-à-dire ? Tu veux te glisser sous les draps ? »

« Pas exactement… »

Je me penche vers toi et te murmure à l’oreille…

« Caresse-moi…. Que les draps s’en souviennent »

Je me redresse, une lueur s’est allumée dans tes yeux et je vois que tu as compris. Je m’éloigne un peu de toi, m’accoude et attends. Ta main se faufile jusqu’à moi, glisse le long de mon corps et atteint mon boxer. Petit moment d’hésitation avant de repartir en exploration et tu vas directement chercher la manifestation physique de mon plaisir envers toi. Je sursaute.

« Wahou… plutôt directe le matin… pas de préliminaires alors ? Tu as faim peut être ? »

« Faim oui…. Mais pas de nourriture…. J’ai vu un plat de résistance hier soir qui me tentait bien. »

Je me souviens de ta réaction, lorsque tu t’es éloignée à regret de moi, te renversant sur les draps pour t’offrir à ma bouche. Le moment est venu pour toi de prendre ta revanche et j’ai bien l’intention de te laisser faire. Ta main me caresse, tu fais des vas et viens lentement par-dessus le tissu, tu serres et desserres, les sensations se multiplient en moi et ce que tu as entre tes doigts ne demande qu’à s’échapper, le boxer devient prison trop étroite, tu le sens aussi, tu le sais… et tu me mets au supplice. Je lâche un soupir de frustration et de désir.

Tu rejettes brusquement le drap, splendide dans ta nuisette à pois que le soleil matinal rend presque transparente. Tu me chevauches, tu te frottes contre mon boxer lascivement et de te sentir nue sous ta nuisette m’excite encore plus.

« Je te propose un autre défi, un autre jeu… »

« Propose, je ne bouge pas… enfin presque pas ». J’ajoute ces derniers mots d’une ondulation du bassin. « Mais fais vite »

Tu me saisis les mains et les ramènes vers la tête du lit, finement ouvragée. J’ai un haussement de sourcils.

« Tu vas m’attacher ? » Je suis un peu inquiet « Ce ne serait pas pour me déplaire mais on en est pas encore là… »

« C’est presque ça » réponds-tu avec un petit sourire.

Tu guides mes mains vers les barres en fer forgé que tu me demande d’agripper avant de me lâcher.

« Et maintenant ? » Je suis curieux de savoir ce que tu as en tête.

« Défense de lâcher. Si une seule de tes mains quitte la barre, je quitte la pièce et tu ne me reverras plus. »

Je saisis alors ce qu’elle manigance. Un défi de taille. Elle va user de moi et je n’aurai pas le droit de la toucher. Vu comment je suis excité, le risque est grand. Mais je ne suis pas Scorpion pour rien. Le risque j’aime ça. Je trouve une position confortable (si c’est possible compte tenu de la situation) et lui lance un « J’accepte ». Elle sourit, presque de façon carnassière ce qui n’est pas sans m’inquiéter.

La chatte ronronnante se transformera-t-elle en panthère ?

Tes mains se posent sur ma poitrine que tu parcours doucement. Puis, je sens tes ongles sur ma peau. Ce ne sont plus des doigts mais des serres que je sens sur moi. Lentement, tu traces des sillons écarlates sur ma peau que tu quadrilles de façon presque méthodique. C’est entre douleur et plaisir. Nous avions évoqué ce sujet lors de nos échanges, je t’avais alors confié que j’aimais la brûlure des griffures dans les moments intimes. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde !

Tu suis la courbe de mes côtes et te fixes de part et d’autre de mon corps. Tu descends encore un peu et je manque de lâcher prise tant ces endroits sont sensibles. Un moment d’arrêt de ta part mais je te défi du regard, raffermissant ma prise sur la barre du lit. Tu reprends ta torture, tu fais glisser ton corps le long de mes jambes, saisissant mon boxer au passage et entreprends de me l’enlever. Je te laisse faire, je n’ai pas le choix si je veux te garder jusqu’au bout. Je suis nu à présent alors que toi tu restes « habillée ». Tu reviens vers moi, ton regard à lui seul est une provocation mêlée de promesses en tout genre. Un bleu presque glacial. J’ai dépassé le stade d’excitation, mon membre bien dressé s’agite au diapason de mon rythme cardiaque. C’est rapide et je pressens que ça ne va pas aller en diminuant. Tu me chevauches à nouveau en restant plus bas cette fois, une main vient enserrer ma virilité, ébauche un mouvement de vas et vient que tu ne termines pas. Tu laisses mon gland à l’abri de son fourreau que tu caresses distraitement de ton pouce. Tu serres et tu desserres, ta main monte et descends, c’est à la fois délicieux et ignoble. Tu te penches sur moi et ta longue chevelure tombe en un rideau qui me prive de toute vue sur ce que tu entreprends. Qu’importe, les sensations sont là. Et bien là.

Je me sens décalotté et c’est l’humidité d’une langue qui remplace ton pouce. Les vas et vient sont suspendus, échangés contre les mouvements de ta langue. Tu connais les points sensibles de cette partie masculine et tu t’attardes (t’acharnes ?) dessus de façon méthodique. Je suis au supplice. Une main de fer enserre mon sexe pendant qu’une douce langue agace, irrite les endroits stratégiques menant à l’orgasme. Je me contiens, tente de me contrôler mais je sais que déjà des gouttes de mon plaisir s’échappe de moi. Je t’imagine les aspirer, les savourer, je sais par expérience le petit goût presque sucré qu’elles ont et je voudrais les recueillir dans ta bouche pour les partager entièrement avec toi. Tu m’aspires, je sens ton autre main s’aventurer entre mes cuisses et caresser mes bourses avec la même fermeté que son homologue. Tu me porte à la limite du plaisir et de la douleur, tu oscilles entre une attitude presque agressive et une autre très douce et sensuelle. Mon corps et mon cerveau ne savent plus à quels saints (seins ?) se vouer… Des pensées, des envies se bousculent dans ma tête suivant ce que tu me fais subir …. J’ai envie de te saisir, de te toucher, de plonger mes doigts en toi, de recommencer ce que je t’ai fait la veille…. L’instant d’après c’est une envie de te retourner sur ce lit et de te prendre sauvagement par derrière, de griffer ton dos, de lécher chaque partie de ton corps, de m’insérer partout en toi pour y laisser mon empreinte…. Puis de nouveau l’envie de t’embrasser, te caresser, te faire soupirer et gémir… et ça recommence. Des images de sexe passionné et brutal se succèdent dans ma tête…. J’ai envie… j’ai envie… non. J’ai besoin ! Je me reprends in extremis alors que je suis sur le point de craquer. Non… je ne te ferai pas le plaisir de te laisser gagner. Mes doigts se serrent sur le métal à en faire craquer les jointures, blanchir les articulations… je ne céderai pas !

Tu dois sentir que je suis à bout car tu intensifies brusquement tes actions. Ce n’est plus ta langue que je sens maintenant mais tes dents sur mon gland que tu mordilles presque. La main autour de mon sexe raffermit sa prise en continuant son mouvement ascendant/descendant, ton autre main malaxe mes bourses de façon discontinue comme pour les forcer à te livrer leur contenu, ta succion s’intensifie…. Je ne soupire plus, j’halète, j’ai l’impression que mon corps ne m’obéis plus… que je vais exploser… Ce que je fini par faire dans un cri libérateur, cri de plaisir et douleur à la fois… j’explose dans ta bouche je me répands en toi avant de retomber, à la limite de l’inconscience, vaincu par un orgasme dévastateur…

Je fini par rouvrir les yeux, la respiration encore rapide, tu es là, toujours sur moi, un sourire satisfait au coin de tes lèvres humides. J’ai envie de venir la goûter cette humidité, savoir si elle vient de moi ou de toi… j’esquisse un geste et me rends compte que je viens de lâcher la tête du lit. Je reste immobile, inquiet, guettant ta réaction. Aurais-je alors perdu ? Tous ces efforts en vain ? Est-ce que je viens de déclencher ton départ ? J’attends, un peu déçu de mon manque de contrôle. Tu fixes ma main qui repose à côté de ma tête, mais tu gardes ton sourire, devinant mon inquiétude.

« C’est bon… tu as tenu le coup, je déclare que tu as gagné le droit de me garder un peu plus » Rassuré je souris alors qu’elle vient s’allonger à mes côtés.

« Bon et maintenant… on passe à quoi ? Je ne te cache pas qu’après ce que je viens de subir, il me faut un peu de temps pour récupérer »

« J’ai pensé à quelque chose dont on avait parlé »

« Ah oui ? Quel truc ? On a évoqué des tas de sujets »

Tu te penches en dehors du lit pour en extirper quelque chose du dessous. La position me donne une vue imprenable sur ton postérieur et une fente que je devine bien humide. L’envie d’y plonger alternativement ma langue et mes doigts me traverse l’esprit, je suis à deux doigts (Oh ! Oh…) de mettre cette idée en pratique mais tu te relèves subitement. Tu tiens dans ta main l’étoffe de satin dont je t’ai débarrassé la veille. Je lève un sourcil, interloqué, ne sachant pas où tu veux en venir. Tu me lance en souriant :

- J’ai faim ! Petit déjeuner puis on sort profiter du soleil matinal !

Je suis sur le point de rétorquer que je préfèrerai passer la matinée, voire la journée avec toi, ici, dans cette pièce mais… Comment refuser une telle offre, surtout lorsque c’est si gentiment demandé. Je soupire intérieurement alors que tu te lèves et files en sautillant dans la salle de bains, non sans m’avoir envoyé un baiser du bout des lèvres. J’attends la suite avec impatience.

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