Rêverie d'été

Une saga de Terremer - 3 épisode(s)

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Épisode 3 : Rêverie d'été - Fusion

Dix heures du matin, déjà deux heures que je suis debout et je souris. La raison ? Le soleil peut-être, le fait d’avoir déambulé pendant une heure et demie au marché et d’avoir sélectionné les ingrédients du déjeuner, de se dire que la journée ne fait que commencer et qu’elle a très bien commencée ? Ou tout simplement le fait d’avoir ta main dans la mienne. Pour la première fois depuis des mois, depuis que nous avons fait connaissance, cette première envie que nous avons concrétisée, se toucher en vrai. Des mois à s’écrire, échanger, apprendre à se connaître, à se faire confiance, se lancer dans un appel pour entendre la voix de l’autre, puis d’autres plus longs. Des moments de partage pour enfin se lancer ce premier défi… et si l’on se rencontrait ? Bien sûr, il a fallu tout d’abord se montrer par des photos, des photos sages, sans artifices, au naturel. Savoir garder le lien de confiance que nous avons commencé à tisser, tout cela avant de lancer cette idée, cette envie mutuelle qui nous tenaillait depuis un moment. Se voir en vrai. Et c’est fait.

La soirée s’était passé à merveille, une nuit sage s’en était suivi (voir épisode 1) et pour finir un réveil agrémenté d’un défi (voir épisode 2). Parmi les impératifs que l’on s’était fixés, il était celui de prendre son temps et c’est ce qui se passait. Une fois douchés et habillés, nous étions sortis prendre le petit déjeuner. Comme rien n’avait été prévu, nous n’avions pas de quoi nous restaurer dans le gîte que nous avions loué pour le week-end. Alors tu as eu cette idée, petit déjeuner en terrasse et faire les courses pour préparer le déjeuner. Passer du temps ensemble, je ne demandais que ça, ouvrir une porte sur une autre dimension, un autre monde et y être avec toi, même si cela est éphémère, mais vivre ce moment. Pour en avoir parlé avec toi, avoir échangé là-dessus, je sais que toi aussi tu en as besoin, presque de façon vitale. Nous avons ouvert une porte sur une autre monde, rien qu’à nous, nous nous y sommes faufilés, avons refermé cette porte et maintenant…. Nous ne sommes plus que nous. Toi, moi et le reste du monde.

Tenir ta main pendant deux heures, sans se cacher, t’écouter t’emballer devant les étalages de fruits et légumes, discuter un peu les prix et puis cette façon que tu as de te retourner vers moi pour me demander mon avis, plantant tes yeux gris-bleus dans les miens, d’un air sérieux, avant de de parer d’un sourire et de serrer mes doigts. J’ai l’impression de vivre un rêve, un moment idyllique. Plus rien ne compte à part ce moment, juste toi et moi. Pendant tout ce temps, nous avons continué à échanger, sur tout et rien, sur nous, séparément bien sûr, sur cette journée que nous allons passer ensemble… Et pour l’instant, la première étape, faire le marché ensemble, tout s’est bien passé. Nous rentrons donc après les emplettes, tel un couple, sensation étrange que nous avions perdue tous deux. Le terrain que nous avons choisi pour cette première fois est parfait, un petit appartement dans le centre de St Jean de Monts, petite ville déserte en ce mois d’octobre. L’arrière-saison est entamée mais il est tard et les touristes ont déjà fui les lieux. Et c’est tant mieux pour nous. Le soleil est là, les températures sont presque estivales. Nous sommes bien.

Une fois rentrés, nous commençons à nous affairer en cuisine. Là, c’est plus ton territoire que le mien, je ne te l’ai jamais caché. « Je suis un piètre cuisinier mais je peux faire un bon commis » t’avais-je écrit alors. « Tu seras donc mon esclave ! » avais tu répondu ironiquement. C’est donc sous tes ordres que j’officie à tes côtés, répondant à tes demandes, parfois tes ordres, te regardant couper, émincer, touiller… nous nous frôlons, échangeons quelques caresses, en passant derrière toi je frôle ta nuque de mes lèvres, tu réponds par un petit gloussement… En quelques minutes un gratin dauphinois prend forme sous tes mains expertes. Je te regarde garnir le plat avec les ingrédients, mes mains posées sur ta taille et ma bouche picorant ton cou de petits baisers. Tu restes impassible, ce n’est que lorsque je sors les dents que tu as une réaction. Tu te colles à moi et découvre ton cou encore plus, offrant la douceur de ta peau à ma dentition. J’apprécie ton corps pressé contre le mien, mes mains dérivent sur le devant pour t’entourer et les tiennes viennent les recouvrir. Je te serre un peu plus, te laissant deviner ce que j’envisage de faire, mes mains glissant le long de tes cuisses, tu lâches un soupir en rejetant la tête en arrière, je remonte sur tes hanches tout en te tirant vers moi, j’ai terriblement envie de …

Mais tu t’échappes de moi brusquement d’une féline contorsion, me laissant bouche bée et interdit.

- D’abord le gratin, ensuite nous verrons, me dis tu dans un divin sourire. Mets donc le couvert, ça nous fera gagner du temps

Légèrement contrit je m’exécute, quelque peu fâché d’avoir été arrêté en si bon chemin. Le temps de mettre la table, tu mets le plat au four, procède à quelques réglages dignes d’un ingénieur de la NASA et te tourne vers moi.

- C’est bon, trois quart d’heures de cuisson, les tournedos sont à faire au dernier moment. Tu proposes quoi pour patienter ?

Le petit sourire mutin posé sur tes lèvres m’en dit long sur les possibilités.

- Nous avons fait de la route hier soir, la soirée et la matinée ont été un peu mouvementées et nous avons passé une bonne heure à déambuler au marché, si nous nous allongions un peu ?

Je désigne la chambre d’un air solennel :

- Le soleil donne sur le lit, nous y serions bien pour nous reposer

D’un air amusé, tu me passe devant et franchis le seuil de la chambre, je t’emboite le pas en fredonnant.

Je ne peux m’empêcher de détailler ton corps tandis que je te suis. Emprisonné dans un chandail gris clair et un jean, tu es si désirable. Tu t’allonges sur le dos, un bras replié au-dessus de ta tête, attendant que je te rejoigne, ce que je fais sans hâte. Nous restons habillés, tout vient à point à qui sait attendre dit le dicton. Je sais être patient et je ne veux pas brusquer les évènements.

Je m’étends contre toi, ton visage à dix centimètres du mien, pose une main sur ton ventre, j’ai envie de la passer sous ton chandail… mais non. Je me retiens. De la patience. Nous nous dévisageons en silence, je n’arrive pas à déchiffrer tes pensées mais j’imagine que tu dois être comme moi, hésitante, ne sachant si l’on doit briser ce moment frontière ou ne pas s’aventurer plus loin. Nous avons tant écrit sur cet instant, tant laissé parler nos envies, nos peurs… que d’y être enfin confronté nous paralyse, notre timidité prend le dessus et l’indécision le pouvoir. Nous avons franchi les premières barrières hier soir et ce matin, sans aller plus loin, sans concrétiser cette envie l’un de l’autre. Et là, nous hésitons.

Mais il y a comme une supplique dans tes yeux, quelque chose d’indéfinissable qui balaie soudain l’indécis et me fait prendre l’initiative. D’une lente contorsion je me rapproche de toi, guettant une réaction quelconque, prêt à m’arrêter au moindre signe de tension de ta part. Mais c’est tout le contraire qui se passe. Tu te tournes vers moi, entrouvres tes lèvres et passe ta langue dessus. Tu sembles encore hésiter un instant puis, ton visage se rapproche du mien. L’instant d’après ma vision se floute, je ferme les yeux et je sens tes lèvres venir à la rencontre des miennes. Je t’embrasse, tu m’embrasses, nous nous embrassons… c’est un verbe qui se conjugue à deux, un synonyme de mélanger, partager… désirer. Après les lèvres ce sont nos langues qui font connaissance. Timidement pour commencer, nous nous effleurons avant de se goûter et enfin de mêler nos salives. C’est humide, chaud, doux, empli d’hésitation et d’audace, d’envie et de retenue… un véritable moment de contradiction. Je pose une main sur ta joue, remonte dans tes cheveux, mes doigts se mêlent à tes mèches brunes, je me saisis de toi sans t’emprisonner, je te maintiens sans te tenir, je veux que tu comprennes à quel point je tiens à toi mais sans te priver de liberté, je ne veux pas que tu te sentes oppressée, obligée, contrainte… Mais tu t’abandonnes de plus en plus à moi, contre moi, ta bouche vient dévorer la mienne… ça y est… je t’ai réveillé. Une de tes mains vient se glisser sous mon T-shirt et passe dans mon dos, me presse contre toi et je réponds à l’identique. J’ai attendu, le moment est venu. Ma main passe sous ton chandail, remonte le long de tes côtes en te caressant, dérive vers ton dos avant de finir sur ta nuque. Là, je fais des allers et retours de haut en bas, lentement mais tout en te tenant contre moi, j’ai tant envie de toi que j’ai peur de tout briser par mon impatience. Entre deux baisers, je sens ton souffle sur moi, ta bouche ouverte est comme un puit sans fond dans lequel je viens me noyer, où j’apprends le goût de ton corps. Tu te colles encore plus contre moi, je ne pensais même pas que cela était possible, j’ai comme l’impression qu’une fusion est en cours, que nos corps se parlent, se désirent, se veulent.

Soudain, tu t’écartes de moi en passant sur le dos, joignant tes bras au-dessus de ta tête. Je lis dans tes yeux le langage de ton corps et m’exécute. Je t’enjambe, passe mes deux mains sous ton vêtement et entreprends de le faire glisser par-dessus ta tête. Ta peau se découvre encore plus, devant moi s’offre ta poitrine emprisonnée dans une pièce de lingerie noire, toute en dentelle, mon souffle se coupe devant ce spectacle mais je ne reste pas immobile. J’achève de te débarrasser de ton chandail que je jette sans ménagement sur le côté. Là, au-dessus de toi, je prends un instant pour te regarder. Ta peau blanche fait ressortir encore plus le soutien-gorge noir, tu sembles si fragile, comment ne pas avoir envie de prendre soin de toi à ce moment précis ? Tu me dévisages aussi, tu sembles quelque peu soucieuse de ma réaction et je veux te rassurer, que tu ne penses pas que je puisse être déçue par ce que tu m’offre, par ce que tu es. Je découvre enfin ce que tu laissais deviner par des photos et j’aime ça. Je pose mes mains sur tes hanches et remonte doucement, je te caresse sans me presser. Mes doigts dessinent des fleurs sur ta peau, à ce moment j’aimerai être un tatouage et faite partie intégrante de toi, ne plus te quitter, être un ornement que tu arborerais fièrement, être avec toi pour de vrai.

Lorsque j’atteins ta lingerie, mes pouces viennent respectivement effleurer la pointe de tes seins à travers et je te sens te raidir légèrement. Tu ouvres la bouche en te cambrant légèrement, ton bassin se soulève vers moi et ce contact déclenche chez moi une réaction extérieure de désir, presque invisible pour l’instant mais tes yeux restent fixés sur les miens donc, tu ne vois rien. Je continue ma progression, ce sont tes aisselles que je viens effleurer, t’arrachant un sourire, puis mes mains viennent se lover dans les tiennes. Avec ce dernier mouvement, je me retrouve penché sur toi, sur ta bouche ouverte et c’est cette cible que je vise. Sans te lâcher, sans que tu me lâches, nous reprenons nos ébats d’un baiser torride où dorénavant se mêlent quelques gémissements. Je délaisse tes mains pour revenir plus en bas, je caresse tes seins, remonte le long des bretelles, passe sur tes épaules en les suivants, reviens au point initial, je me contiens, retiens mon désir, guette tes réactions… et elles ne se font pas attendre. Alors que je suis remonté sur tes épaules, mes pouces glissés sous les bretelles, tu te redresses sur les coudes et tout naturellement je fais glisser les bretelles le long de tes bras. Je passe derrière ton dos que tu as arqué et dégrafe facilement (je me suis entrainé avant !) le dernier bastion qui retient ta poitrine prisonnière. D’un geste sec, et cet ensemble de dentelle part rejoindre ton chandail. Je ne perds pas de temps et ma bouche vient à la rencontre de tes seins. Je les lèche, les embrasse, l’un après l’autre, lorsque ma bouche en délaisse un, c’est une de mes mains qui prends le relais. Pas un moment ils ne connaissent de répit, mais c’est tout en douceur que je m’en occupe, je sens leur pointe se durcir sous la langue, lorsque je les fais rouler entre mes doigts… je t’entends gémir pendant que tes doigts courent dans les cheveux, dans mon dos. Subitement, tu te saisis de mon T-shirt et le tire vers toi. Je t’aide à m’en débarrasser et nous nous retrouvons à égalité, peau contre peau, c’est un nouveau plaisir que je découvre avec toi, des frissons me parcourent et je devine que tu n’es pas en reste. Une nouvelle étape d’intimité vient d’être franchie entre nous. D’autres nous attendent…

Nous fusionnons de nouveau, poitrine contre poitrine, nos bouches se cherchent, se trouvent et nos langues s’emmêlent à nouveau. Mes mains parcourent tes cheveux, mes doigts les démêlent, tes mains caressent mon dos et je sens déjà tes ongles vouloir y laisser leur trace. J’abandonne une fois de plus ta bouche et commence à tracer un chemin de petits baisers en direction de ta poitrine, à laquelle je viens rendre hommage en passant, continue ma descente, ma langue trouve ton nombril et vient le lécher doucement. Mes mains ne restent pas inactives et passent respectivement sur les côtés de ton corps, s’imprégnant de chaque parcelle de ta peau nacrée et je sens ton corps se soulever légèrement au rythme des battements de ton cœur. J’arrive à la lisière que forme ton jean, je le déboutonne sans cesser de t’embrasser et libère ainsi la vue sur ta culotte noire ornée de dentelles qui laisse deviner plus que montrer ce qu’elle cache. J’aime cela, te deviner, imaginer… Je ferme les yeux et c’est avec mes autre sens que je viens donc te deviner.

Mon visage se pose sur ton ventre, ma joue glisse sur ta peau, je sens ton odeur, la mémorise, plus bas encore… je frôle l’ourlet de ta culotte, aspire un grand coup avant de m’en saisir délicatement de mes dents. Je la tire vers le bas, découvrant un peu plus ta peau, la relâche, t’embrasse à travers l’étoffe soyeuse. Tu soupires et remonte ton bassin vers moi comme pour m’offrir ton corps. Je me redresse, croise ton regard, tes yeux m’envoient un message silencieux… « vas-y ! »… Comment ne pas obéir ? Alors lentement, saisissant ton jean, j’entreprends de le faire glisser le long de tes jambes fuselées. Je t’en débarrasse et observe alors ce cadeau que tu me fais, toi, allongée presque nue devant moi, rougissant presque de timidité devant mon regard. Tu esquisse un mouvement pour te cacher alors je reviens sur toi, reprends là où j’avais arrêté mon escapade. J’embrasse le bas de ton ventre, descends, ma langue laissant derrière moi un sillon de salive, je repasse sur le satin de ta culotte et te mordille légèrement. Tu écartes tes jambes, me livrant l’accès aux secrets de ton corps. Je continue ma progression en mordillant à travers le tissu, les senteurs de ton excitation parviennent à mes narines et je m’en délecte. J’arrive sur ton intimité, je garde les yeux fermés et me mets à te lécher lentement, tu t’écartes encore plus pour me livrer un accès complet, ma langue passe et repasse sur toi, va jouer avec le liseré de ta culotte dans ton aine, revient au milieu et bientôt je ne sais plus si c’est ma salive ou ton corps qui humidifie ta lingerie. Tu remontes les jambes et les poses sur mes épaules, mes mains viennent se poser sur tes fesses, les caresses, jouent avec elles, mes ongles viennent dessiner des arabesques sur ta peau. Tu arques le dos, te contorsionnes, gémis te plaques contre ma bouche… c’est divin. Puis je viens me saisir de ta culotte et la fait glisser pour en découvrir le trésor qu’elle cache. Je me contente de la baisser sans te l’enlever.

J’ouvre les yeux et contemple ton sexe rosit d’excitation d’où perlent les larmes de ton plaisir. D’un coup de langue audacieux je m’en saisit, goûte enfin aux saveurs de ton intimité. Saveurs mélangées, iodées, sucrées aussi. Mais cet échantillon ne me suffit pas alors je plonge cette fois entre les lèvres de ton intimité et viens puiser directement à la source du plaisir. C’est chaud, doux, humide, je lèche encore et encore, aspire… ma langue, dans son exploration, est remontée et débusque ton petit bouton pourtant si bien caché. Au moment où elle le touche, tu lâches un petit cri, je m’arrête de crainte de t’avoir fait mal mais des tes mains sur ma tête tu m’incites à poursuivre. Je m’exécute sans regrets. Ma langue titille ce petit bout de chair, le fait tourner, s’en saisit, mes lèvres l’aspire, le recrache pour s’en saisir à nouveau. Tu t’offres à moi sans retenue, tes mains sur ma tête me renseignent sur l’intensité dont tu veux que je fasse preuve sur toi. Tu es un guide m’indiquant le circuit de ton plaisir, comment l’alimenter, l’augmenter… J’attends qu’il explose pour que j’en boive tout le contenu mais… soudain tu me repousses. Ma position m’oblige à sortir du lit et je me tiens debout face à toi. Tu t’approches de moi, te positionnes au bord du lit, les jambes disposées de part et d’autre des miennes. C’est à ton tour de me déshabiller. Les yeux dans les yeux, tu y vas au toucher. Déboutonner, caresser mon érection à travers mon boxer, me palper, je retiens mon souffle lorsque tu entames un va et vient le long de mon membre. Les sensations me semblent exacerbées du fait du regard que tu poses sur moi, en plus de ce petit sourire que tu arbores. En moins d’une minute je suis débarrassé de mes vêtements et nous nous retrouvons nus tous les deux. Tu ne m’as pas lâché, je suis toujours prisonnier de ta main qui me caresse doucement. Ton autre main se positionne derrière moi et tu m’attire vers toi. L’instant d’après je sens l’humidité et la chaleur de ta bouche m’envelopper. C’est à mon tour de soupirer de plaisir. A l’instar de la mienne, ta langue fait le tour de mon sexe, tu me décalotte et m’aspire tout en me mettant au supplice de petits coups de langue. Pendant ce temps, ta main me serre en décrivant de lents va et vient de haut en bas. C’est indescriptible, je suis à toi, entièrement à ta merci. Ta bouche me relâche, à mon grand regret, mais ce n’est que partie remise. Tu presses mon membre remontant vers le haut, faisant apparaître quelques gouttes de mon plaisir. Tu les captures de tes yeux de prédatrice avant de le faire d’un coup de langue. Puis tu recommences, encore et encore mais cette fois en me fixant. Je vais jouir rapidement si tu ne cesses pas. Aux sensations que je te livre, tu dois t’en apercevoir car tu me libère totalement pour te redresser.

Tes lèvres viennent se poser sur les miennes et ta langue s’immisce dans ma bouche. Je goûte à mon plaisir par ton intermédiaire et j’adore cela. Nos langues reprennent leur ballet, mélangeant les saveurs, nos mains passent inlassablement sur nos corps, tes ongles sont de sortie, tu sais que cela m’excite encore plus et tu t’en sers à merveille. Je te repousse en arrière, tu tombes sur le lit et je te rejoins. Là, au-dessus de toi, je veux encore prendre mon temps. Les jambes écartées autour de moi, toujours offerte, je profite de la situation pour insérer un doigt en toi. Puis un autre. Tu ouvres la bouche dans une plainte silencieuse, mais je sais que c’est une plainte de plaisir. J’explore ton corps de l’intérieur, effectue des rotations lentes, caressant les parois de ton intimité lentement, mon autre main vient se saisir d’un de tes seins et j’en pétris doucement la pointe. J’accélère le mouvement de mes doigts en toi, ta respiration fait de même, je garde le rythme un moment, ralentis, augmente la cadence, fait une pause pour aller plus profondément en toi et reprends mes mouvements de rotation. Tu n’es plus silencieuse tout à coups, de halètements tu passes en gémissements et bientôt je te sens couler entre mes doigts. Lentement, mes doigts ressortent, ma main est tout imprégnée de ton plaisir. J’en capture le maximum avec ma langue avant de venir te le partager. Avec avidité tu fonds sur ma bouche pour t’en repaître, notre baiser est fougueux, intense, carnassier presque. Tout naturellement je prends position contre toi et mon sexe dressé vient buter contre le tient, humide. Je te sens te contorsionner pour l’accueillir et soudain l’alignement s’opère et j’entre en toi.

Tu marques un temps d’arrêt devant la sensation de la pénétration, je prends mon temps, savourant chaque centimètre de ton corps qui m’enserre, ressentant les contractions et la chaleur de ton intimité et bientôt nous atteignons la limite de nos deux corps. Profondément ancré en toi je ne bouge pas. C’est toi qui le fais. Tu ondules, de haut en bas, ton bassin vient se coller au mien pendant que mon sexe cogne au fond de toi. Je te laisse faire un moment avant d’entamer des mouvements de va et vient en toi, calqués sur le rythme de ton bassin. A chaque poussée en avant je plonge au plus profond, nos corps s’emboitant parfaitement, je te sens autour de moi. Pendant tout ce temps, nous ne nous quittons pas des yeux, bouches ouvertes, halètements et gémissements s’en échappant par intermittence. J’accélère un peu plus et devient plus brusque, plus sauvage et je sens tes ongles se planter dans mon dos. Sous mes coups de butoir tu lance ta tête en arrière, tes yeux se ferment et ce sont maintenant des râles qui s’échappent de ta gorge. Les contractions de ton sexe sont de plus en plus pressantes, j’ai l’impression qu’une main me serre à l’intérieur de toi. C’est inimaginable ce que je ressens et je me doute que tu dois être dans le même état… à deux doigts de la syncope. Tu continues à venir vers moi en râlant pendant que je m’enfonce en toi sauvagement, une vague, non… la vague de plaisir m’envahit, me submerge et dans un cri je me répands en toi tandis que tu me lacères le dos lorsque ton orgasme te dévaste corps et âme, tu t’arques dans un dernier spasme, traçant des sillons que j’imagine sanglants dans ma chair. Nous restons ainsi pendant un temps qui nous parait interminable, mais qu’importe, nous ne sommes plus connectés à la réalité. Nous savourons chaque seconde de cette jouissance commune, comme une drogue, un moment de délice et d’évasion. Puis, finalement, nous retombons, toi en arrière et moi sur toi, exténués, le souffle court, nos corps aux sensations démultipliées complètement inertes…. C’est magique, indéfinissable, indescriptible… on est bien.

Je me redresse sur les avants bras, te contemple alors que tu as gardé les yeux fermés. Un sourire d’extase se lit sur ton visage, je me penche et t’embrasse, tu ouvres les yeux, me rends mon baiser. Dans un dernier effort je me contracte en toi, tu le sens et émets un petit hoquet de surprise. Je souris, toi aussi… tu me murmures une question… « et si on recommençait ? »

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