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Sappho sous le soleil

Ma première aventure sapphique ? Oui, bien sûr. Elle s'est déroulée par hasard dans un tout-inclus, pendant que mon mari était parti en expédition de plongée sous-marine pour la journée. Un scénario sans doute classique, mais puisqu'il ne m'arrive rien de trop inusité ou choquant, disons que je goûte aux interdits de manière sobre, disons... 

Après avoir déjeuné et brossé mes dents, je me retrouvais seule sur la plage à lire mes romans de Elsa Morante, écouter ma musique et à me bronzer tranquillement. C'était un beau matin ensoleillée, un ciel sans nuages, un sable toujours aussi fin et rosé, quelques vautours qui passaient ici et là pour me demander comment j'allais, si j'étais intéressée à boire quelque chose (de l'alcool, à 9 h 30 ?) avec eux ou de participer au cours d'aqua gym avec eux sur l'heure du midi.

Puis Kéwé apparut. 

Kéwé était la professeure de tennis du Club. Elle est grande. 

Après avoir bavardé quelques minutes, elle me suggère de la suivre plus loin. Il y a un endroit un peu plus en retrait qu'elle aimait particulièrement parce qu'elle pouvait avoir la paix. Peut-être que moi aussi j'aimerais m'y retrouver pour lire tranquillement, d'autant plus qu'il commençait à y avoir de plus en plus de monde. 

Lorsqu'elle enleva le haut de son bikini, je ne sais pas ce qui m'est arrivée mais, bête comme ça, je décidai de me départir aussi du mien. Je me disais que des seins aussi bruns que le reste de mon corps plairait à mon mari. Elle m'expliqua qu'elle aimait bien se dénuder, mais qu'elle le faisait à l'abri des regards indiscrets des GM qui y voyaient constamment une invitation à plus... 

Nous nous baignâmes ensemble. Alors que nous nous lancions dans les vagues, les premiers attouchements se firent de manière accidentelle, deux seins qui se touchent, une main accrochant une fesse, une autre qui se loge par hasard sur mon sexe. 

Son rire était magnifique et j'aimais l'entendre. 

Puis au début de l'après-midi, c'est en se couchant l'une à côté de l'autre qu'un premier échange de baiser survint. Il dura une quinzaine de secondes. Mais qu'est-ce qui venait de me prendre tout à coup ? J'étais bien, j'étais relaxe et Kéwé aussi, on dirait. Je voulus ne pas donner suite à ce premier french "hors norme", si je peux le nommer ainsi. Il me semblait qu'elle non plus. Or, après quelques minutes à observer la mer, elle me prit la main et me guida jusqu'à une zone de la plage où l'on y retrouvait autant de sable que de buissons. 

À partir de là, elle se reprit et ce deuxième baiser dura plus longtemps que le premier... Je me sentais incapable de dire "mais... mais mon mari", je me laissais faire tout simplement. Je ne désirais plus que cela arrête, loin de là. Les grands doigts élancés de sa main prirent doucement le chemin de mon entre-jambe, puis remontèrent jusqu'au bas de mon bikini.

Caressant mon sexe de haut en bas, elle me murmurait gentiment à l'oreille qu'elle me trouvait fort belle, que depuis ma première leçon de tennis, elle n'avait d'yeux que pour moi, que je l'avais allumée avec ma petite jupe Fila, qu'elle s'était masturbée dans sa case en pensant à moi. Kéwé me voulait et ses mots faisaient monter le désir en moi, comme les fois où, sans le dire à mon mari, voir des femmes qui jouissent dans des films érotiques étaient suffisants pour que j'aie envie de baiser. 

Ses doigts finirent par se faufiler sous mon slip et frottaient les lèvres de ma vulve pendant que je gémissais et que je basculais sans regret vers le point de non-retour. Pourtant, je m'inquiétais que l'on nous surprenne. Or, plus la peur me rongeait, plus je m'abandonnais dans les bras de Kéwé qui avait retiré mon bas de bikini pour se jeter sur ma vulve et la lécher du clitoris au périnée. Ses mains pétrifiaient mes seins. Jusqu'à l'orgasme, j'ai caressé ses longs cheveux frisotés. Juste avant que mon corps soit parcouru de violents frissons, elle ôta à son tour son slip de bain, se tourna de bord, avança son sexe jusqu'à ma bouche pour que je puisse y goûter. Le 69, la fameuse position qui fait tant bander les hommes... 

Nos corps étaient moites et nous exultions de plaisir. Lorsque tout fut terminé, nous nous reprîmes dans nos bras et nous embrassions jusqu'à en perdre haleine. 

Lorsque mon mari fut revenu de son excursion, je me contentai de lui dire que ma journée fut fort relaxante, ponctuée de baignades et d'un peu de soleil. 


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