Moins d'une minute de lecture

Sirène


Le satin te lèche la peau,


Tu retiens le monde en rêvant. 


Eveillé par un fort courant,


Mon corps à de plus en plus chaud.


Tiré le drap à marée basse,


En vue ta ligne d’horizon,


Je guide mes sens au timon :


J’accoste sur toi, je t’embrasse.


Sauvage crique de ton cou,


Plage déserte de ton dos,


Sous tes dunes coule ton eau :


S’ouvre ton polype en dessous.


Tu gémis, sirène endormie.


Deux doigts resquillent en zone humide.


Aussi dur qu’une caryatide, 


Je me masturbe, m’assouvis.


Tu t’éveilles comme envoûtée.


A quatre pattes, sur le lit,


Tu cèdes au cargo d’un cunni,


Je viens sucer ton crustacée.


Ma langue goûte au coquillage


Il baigne dans un océan.


Je suis excité par ces haaaaan !


Je m’ancre à toi pour l’amarrage.


J’aime voguer contre ta poupe


Pour un long mouillage en levrette.


Je t’enfonce ma goélette


Près du rivage de ta croupe.


On arrive ensemble à bon port


Dans une vague de jouissance.


Ton sexe accueille ma semence :


Sirène, succombe à mon sort !

Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche