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Soirée avec Jérémie.

 Chapitre 11.1. Under the shower with Jérémie

Précédemment dans "50 nuances de gay": Jérém avait séduit Nico au fil de révisions de math plutôt particulières ; Nico, pour sa part, avait laissé faire, trop heureux de l'aubaine de pouvoir réviser non pas des maths mais la géographie, celle du physique de nageur du plus beau mec du lycée. L'amour physique avait fait irruption avec une force dévastatrice dans la vie de Nico, alors que le sexe entre hommes avait tout juste élargi l'horizon de la vie sexuelle déjà bien remplie de Jérémie; Nico avait réalisé qu'il aimait coucher avec un beau garçon, Jérém avait découvert qu'un garçon fait des trucs que les nanas ne font pas. Tout le monde semblait satisfait, tout semblait bien se dérouler dans les meilleurs des mondes, à un détail près : suite à une demande un peu coquine et à une réaction un peu excessive, Nico avait connu un départ précipité de la chambre de Jérémie.

Tu me fais tourner la tête

Mon manège à moi, c'est toi...

Il nous arrive parfois dans la vie de faire des choses dont on a très envie, tout en sachant qu'elles nous amèneront un peu plus tard à en subir des conséquences plutôt fâcheuses; parfois on le devine, d'autres fois on le sait, d'autres encore on en est pertinemment convaincus. Un gâteau de plus n'arrange rien à notre embonpoint ; une cigarette de plus ne fait pas le bonheur de nos poumons ; un achat de plus n'arrange pas la relation avec notre banquier. Pourtant, sur le moment, face à la tentation, emportés par le désir, on arrive assez aisément à faire taire la raison, à s'asseoir sur nos principes pour laisser libre cours à nos envies. Par curiosité ou par désir, on se tourne parfois vers des choses qui, on ne le sait pas encore, vont nous détourner de notre vie telle que nous la vivons aujourd'hui, finissant par nous changer profondément ; et, qui plus est, sans crier gare.

Hélas, le désir est bien souvent plus fort que la raison. Quelqu'un a écrit, au siècle de Rimbaud : « il n'y a qu'une façon de résister à la tentation, c'est d'y céder… »

C'était quelques minutes plus tôt. Une fois dans la salle de bain, Jérém s'était trouvé devant la cuvette avec une queue bien en forme… impossible de pisser dans cet état... Il essaya de se détendre, espérant arriver à se soulager… en vain. Il ne pouvait pas se sortir de la tête cette question bizarre de Nico… il est à la masse ce mec, demander un truc pareil… Il essaya de penser à autre chose, à des espaces vides, à la maison à Cauterets et à la rivière qui coule en bas, avec ce bruit si propice… Rien à faire...la trique gagnait ses sens, sa queue était de plus en plus raide...il était désormais si excité qu'il regrettait de l'avoir foutu à la porte… il bandait comme un taureau et il avait très envie de jouir…

Il fut alors saisi d'un doute… il n'avait pas entendu la porte claquer… il se retrouva à espérer que malgré sa sommation de partir, Nico aurait quand même attendu qu'il sorte de la salle de bain… eh oui, sa bite en redemandait à présent et le ti trou serré de Nico, qu'il avait snobé tout à l'heure, lui faisait à nouveau bien envie. Il entrebâilla la porte des toilettes pour en avoir le cœur net, mais la chambre était vide.

Il se souvint alors que le papier avec le 06 de Nico était toujours sur le petit meuble à l'entrée, là où il l'avait laissé ; pendant un court instant, il fut tenté de lui envoyer un sms. Mais son orgueil de mâle, son arrogance juvénile, son amour-propre l'en empêchèrent.

Il décida de passer sous la douche pour se détendre et se soulager en toute liberté. L'eau tiède aurait aussi un effet apaisant sur ses muscles endoloris et sur ses bleus et lui permettrait peut-être d’évacuer cette trique qui ne faisait que monter.

Il défit sa ceinture, ôta le pantalon, le boxer, et le t-shirt qu'il avait remis tout à l'heure pour partir fumer en terrasse; il abandonna négligemment ses vêtements sur le sol de la salle de bain, amoncelés en un tas de coton qui portait son odeur et, pour un instant encore, sa chaleur corporelle. L'eau coulait déjà alors que Jérémie était débout face à la cabine de douche, en attendant la bonne température : le jeune homme commençait à être enveloppé par la vapeur qui se répandait dans la salle de bain, dressé dans son plus simple appareil, tous muscles saillants, la queue pointant le zénith, cette petite chaînette, son brassard tatoué accentuant et soulignant, comme un coup de stabilo, cette virilité qui se dégageait, intense et insolente, de sa silhouette.

L'eau ayant atteint la bonne température, Jérémie se glissa dans la cabine. Le jet tombait dru sur sa tête et sur ses épaules. C'était très agréable cette sensation de l'eau qui massait sa peau, qui coulait sur son cou, sur ses épaules, parcourait son dos, ses bras, ses pectoraux, glissait entre ses abdos, agaçait son nombril, s'insinuait entre ses fesses, glissait autour de sa queue et caressait ses couilles pour terminer sa course tout au long de ses jambes jusqu'au bac de douche.

Il resta ainsi un long instant, sans bouger, les yeux fermés, penché en avant, les deux mains appuyées sur la faïence du mur d'où jaillissait le jet d'eau, les jambes écartées, se demandant pourquoi sa queue ne voulait pas retomber après tout ce qu'elle avait enduré cet après-midi là, essayant de soulager sa vessie qui commençait presque à en devenir douloureuse.

L'eau, chaude et revigorante, lui procurait une sensation de bien-être sans pareil. Il arriva enfin à lâcher quelques gouttes qui s'ouvrirent peu à peu en un jet jaune et puissant jaillissant contre la faïence, jet qui se perdit en se mélangeant avec l'eau qui tombait dans le bac, tout en lui donnant une couleur ambrée. Le soulagement que cela lui procura lui fit prendre quelques inspirations profondes, son corps et son esprit arrivant à retrouver un calme provisoire. Quant à sa queue, elle n'en démordait pas et ne voulait pas retomber.

Jérémie se releva, la vapeur d'eau qui saturait l'air lui rendant la respiration de plus en plus difficile; il ferma le robinet. Il attrapa le shampoing, en laissa couler un petit jet sur ses cheveux bruns et courts, il massa son cuir chevelu. Il se saisit ensuite du gel douche, il en fit gicler une bonne dose sur son torse et entreprit d'étaler ce liquide épais d'abord sur les pecs, il descendit vers ses abdos, il remonta sur ses épaules, poussant ses mains jusqu'au dos, descendant ensuite vers ses fesses, insinuant lentement ses doigts dans sa raie, caressant furtivement sa rondelle. La sensation de frottement sur sa peau, le contact avec le gel douche, l'eau, la mousse, ces passages dérobés mais répétés dans des zones érogènes... tout cela ne faisait qu'entretenir, voire augmenter son excitation... Sa main glissait avec un mouvement facilité et lubrifié par l'eau et par le savon... la mousse germait copieuse sous ses gestes lents : il s'attarda à masser ses jambes, il descendit jusqu'à ses orteils... il remonta enfin vers son entrejambe, vers son sexe.

Il redoutait cet instant, son excitation étant déjà très forte...sa main passa sur ses couilles, caressant doucement la peau de ses bourses, finissant à nouveau sa courses à la lisière de sa rondelle... ses doigts remontèrent, avec un mouvement léger, allant effleurer sa queue, s'arrêtant sur le gland, qu'il découvrit hypersensible à cet instant. Ce contact le fit presque sursauter. Il avait voulu prendre une douche pour se détendre: et voilà que, après avoir savonné son corps, sa main gauche échouée sur sa queue, il n'avait toujours qu'une envie, c'était de jouir... il repensait à Nico tout à l'heure, allongé sur le lit, les jambes écartées, sa petite queue raide comme pas permis, indiquant par sa vigueur et sa mouille copieuse le degré d'excitation absolue que sa propre virilité lui procurait... son attitude de soumission sexuelle était une invitation silencieuse à la pénétration, à une baise torride, à cette sodomie qu'il avait découvertes avec lui et qui, il fallait bien l'admettre, le rendaient fou... putain de Nico... si plein de désir, d'envie de lui!

Tu me fais tourner la tête

Mon manège à moi, c'est toi…

Sans qu'il s'en rende compte, ou presque, sa main gauche avait commencé à caresser sa queue, ses doigts resserrés autour de son mat ayant entrepris des lents mouvements de va-et-vient. Sa main droite s'était aventurée jusqu’à ses pectoraux et s'évertuait à exciter malicieusement son téton gauche. Des images en rafale se bousculaient de plus en plus rapides dans sa tête pendant qu'il s'astiquait le manche...Nico à genoux en train de me sucer... Nico en train de me branler tout en me léchant les couilles... la langue de Nico parcourant mon torse...et encore...la langue de Nico sur ma rondelle, ma bite dans sa bouche, sa langue sur mon gland, je vais jouir... ça monte, ça monte... les jets lâchés dans sa gorge, ce petit mouvement de sa mâchoire presque imperceptible... putain... il est train de tout avaler goulûment... Nico sur le dos en train de prendre des bons coups de queue, ce joli p'tit cul dans lequel mon sexe coulisse avec un bonheur sans pareil... et quel bonheur que de m'arrêter un instant bien au fond de son trou de balle, arrêter les mouvement de va-et-vient pour savourer la sensation de ma queue bien enserrée, mes couilles contre ses fesses... le faisant visiblement languir, jaugeant le pouvoir et la domination de ma queue sur lui...

L'image de Nico, les jambes écartées, son intimité offerte, n'attendant qu'une chose, de se faire fourrer par sa semence, était excitante à un point... Force était d'admettre que son gland et sa queue toute entière avaient trouvé dans ce ti trou des sensations nouvelles. Des nanas en demande il en avait connues un rayon, mais là c'était un mec, un mec qui était censé prendre son pied à travers sa propre queue... là Nico prenait son pied grâce à sa queue à lui... sa soumission à son propre plaisir, son rôle assumé de devenir sa salope, sa façon indirecte de flatter son ego, de reconnaître la supériorité de sa sexualité, sa façon de le supplier de le baiser, de lui dire et redire qu'il baisait comme un dieu, son adoration pour sa queue... putain que c'était bon! Putain de Nico, ce n'était qu'un pd, mais il arrivait à le faire jouir comme les nanas n'y étaient que rarement arrivé… putain de Nico qui envahissait ses pensées et qui l'excitait au point d'être en train de se branler en pensant à lui...

Dans l'excitation du moment il eut encore un peu plus conscience de sa puissance sexuelle, du pouvoir de sa queue à faire jouir, à soumettre les nanas et désormais un mec par le plaisir qu'elle avait le pouvoir de dispenser ou de refuser... Il ressentit en lui un sentiment de toute puissance... comme si sa virilité lui conférait le pouvoir de conquérir le monde. Et ce sentiment de puissance était grisant.

Sa main coulissait de plus en plus vite sur sa tige et il sentait l'excitation monter encore : s'il continuait dans cette voie il n'allait pas tarder à jouir...

Eh, Jérém, tenta-t-il de se ressaisir, il faut te reprendre... ton truc c'est les nanas, Nico c'est juste un extra... Dans un dernier sursaut de volonté échappant aux flots du plaisir et de son excitation grandissante, il essaya de penser aux meufs qui lui avaient donné le plus de plaisir... Il repensa à Sarah, tout à l'heure... sa bouche, ses lèvres pulpeuses... putain cette pipe que... Nico m'avait fait juste après...qu'est ce qu'il suce bien ce ti con, et cette façon de prendre ma queue en bouche presque jusqu'à la garde, le fait de se laisser pilonner la bouche, la gorge, de se laisser tenir la tête et mettre de grands coups de bassin, ça je n'ai jamais trop osé le faire avec une nana... en tout cas jamais à ce point, si loin, si fort. Et quand je m'y étais aventuré, la nana s'était retirée... mais putain que c'était rudement bon... en un mot... le pied...

Putain, arrête de penser à ce pd... Pense à Mélanie, elle t'avait surpris à quel point elle suçait mieux que la plupart des autres nanas... une fois, elle t'avait même laissé jouir dans sa bouche... avant de tout recracher sur ton ventre... elle avait un bon côté pute aussi, comme cette fois où elle s'était déboîtée de ma queue sans prévenir juste avant mon orgasme... sous prétexte qu'elle avait oubliée la pilule le soir d'avant... putain de connasse allergique aux capotes! Les deux premiers jets étaient sortis timides et hésitants, avaient atterri sur les draps, mon éjaculation s'était brusquement arrêtée, me laissant interloqué, dérouté, frustré et franchement énervé...Nico il ne ferait jamais ça, il ne demande qu'un truc, c'est d'être fourré par ma semence... putain s'il était là comme je lui ferais ce plaisir…

Ah... ce petit cul de Nico, ce physique pas trop musclé mais si agréable, tout tendu à lui offrir un plaisir total et sans conditions, ce petit physique qui n'était pas en compétition avec le sien, qui l'autorisait à ne pas trop penser au fait que ce n'était pas une nana qu'il était en train de baiser...Nico se pliait à tout, c'était vraiment son vide couilles. Et il le faisait sentir vraiment mec, viril et sexuellement puissant, presque plus qu'avec une nana.

L'excitation montait au grand galop, les images se bousculaient contradictoires dans sa tête...ça venait, ça venait...la sensation si excitante d'humilier Nico, de l'insulter, de le transformer en sa salope, c'était tout ce qu'il méritait ce petit pd, c'était lui le mec et l'autre il n'avait qu'à le satisfaire pour continuer à jouir du privilège d’accéder à sa queue...

Il enleva sa main de son sexe… il allait jouir et il n'arrivait pas à chasser de son esprit l'image de Nico en train de prendre son pied sous ses coups de gourdin...je ne veux pas jouir comme ça… il faut me calmer...

Appuyé des deux mains contre la faïence de la cabine de douche, la respiration accélérée, le cœur ayant doublé ses pulsations, Jérémie se sentait tendu, excité et nerveux...il sentait le diable au corps… il avait foutrement envie de jouir, il avait envie d'une nana ou de... Nico ou... merde à la fin ! Au comble de la tension, comme en faisant sauter une soupape de sécurité, il tapa un grand coup de la paume de sa main contre la faïence, puis un deuxième… il avait tapé tellement fort qu'il ressentit une douleur assez intense dans le poignet.

Sa queue ne le lâchait pas, il décida d'ouvrir l'eau pour se rincer et tenter de se calmer. L'eau tombant sur sa peau, glissant sur tout son corps avait effectivement un effet apaisant… mais sa queue fut la plus forte… l'image de Nico à genoux bouffant sa queue remonta violemment de son esprit...putain de Nico, ce n'est qu'un pd, mais il arrive à me faire jouir comme les nanas n'y sont jamais arrivées…

À la faveur d'un mouvement de son torse, un filet d'eau tombant de son menton atterrit sur son gland, titillant son sexe déjà surexcité. L'envie était telle que sa main retourna illico sur son mat et en quelques va-et-vient, sa semence jaillit au bout de son gland en cinq jets puissants qui allèrent percuter la faïence avant de glisser dans le bac, se mélangeant à l'eau qui coulait tiède.

Il resta immobile, debout sous l'eau qui tombait sur ses épaules, en train de recouvrir ses esprits. Quand il fut revenu à lui même, il savonna à nouveau sa queue, il repassa un coup de shampoing dans les cheveux, et commença à se rincer partout. Il coupa l'eau et sortit de la cabine de douche. Il attrapa la serviette tiède et rêche sur le sèche-serviettes et commença à s'essuyer lentement, en partant de sa nuque, s'attardant sur ses cheveux; ensuite son visage, ses épaules, ses bras, le dos, les aisselles; il descendit au sexe, enfin apaisé, essuya délicatement ses bourses et son entrejambes ; il termina par ses cuisses, ses jambes et ses pieds.

Il vaporisa copieusement son déo de mec sur son torse et sous ses bras, il passa un débardeur blanc et un short Calvin Klein de la même couleur immaculée et il sortit de la salle de bain.

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Chapitre 11.2. In bed with Jérémie

Une envie assouvie faisant place à la prochaine, Jérémie se rendit compte qu'il avait faim. Cinq minutes plus tard il s'allongeait sur le lit, devant la télé, tout en grignotant une pizza qu'il avait fait chauffer au micro-ondes. Il zappait les cinq chaînes en clair sans arriver à s’arrêter sur un truc… Certes, le choix était excessivement limité, mais son esprit voguait en pleine tempête... Dès que le bien-être passager de la branlette commença à s'estomper, des images se bousculèrent à nouveau dans sa tête... Au bout d'un moment il se surprit à penser à la proposition de Nico sous une lumière nouvelle… Ce que Nico lui avait demandé, était-il dégoûtant au point de justifier une réaction si virulente ? Était-ce vraiment pire que de l'obliger à nettoyer sa queue qui sortait de son propre cul? Peut être que ça pourrait être au contraire bien excitant…il adorait l'humilier, et ce petit cochon en voulait autant… et alors, pourquoi pas ? Il avait toujours envie de voir Nico un peu plus soumis… D'un coup, une image se présenta à son esprit… lui debout, Nico à genoux, le suppliant de l'arroser, en train de jouir pendant qu'il l'aspergeait de son urine, le suppliant ensuite de le baiser profond…Cette image seule eut le pouvoir de le faire bander à nouveau.

Il repensait à sa réaction, qu'il trouvait à présent vraiment très conne, à ce bon petit Nico qui après tout il lui faisait de ces trucs… des trucs qu'il ne soupçonnait même pas possibles…avant de coucher avec lui...Ses mots sans appel de tout à l'heure, ces « Tire-toi », « Casse-toi » résonnaient désormais de façon assourdissante dans sa tête, excessifs et violents.

Et in fine, n'était-ce pas bon pour lui aussi d'exaucer son fantasme ? L'excitation de Nico n'était-elle pas la promesse d'un supplément de plaisir qui allait lui être apporté ? Quelle allure, quel rythme prenait sa fellation quand il glissait sa main dans son t-shirt… elle en devenait divine… Ça valait bien un peu d'égard...il ne lui devait rien, certes, mais si le fait de lui pisser dessus l'excitait au point de le pousser à lui faire des trucs de dingue, pourquoi pas après tout… il osait à peine imaginer dans quel état serait Nico après… et ce qu'il aurait envie de lui faire...il sentait carrément sa queue exploser...

Pendant ces réflexions, sa main s'était glissée dans son boxer blanc... le contact de ses doigts avec son gland lui procura un frisson qui l'arracha au flux de ses pensées... D'autres pensées vinrent alors défiler dans sa tête...les nanas, les copains, le corps harmonieux de la féminité, le corps puissant de la masculinité... le rugby, les fesses des nanas, les fesses des copains dans les vestiaires... le physique bien carré de Thibault, ses fesses musclées sous la douche, l'eau qui ruisselle sur sa peau... et ces serviettes qui glissent sur des anatomies toniques et puissantes, à ces mecs à poil sans complexes, à ces moments passés à mater discrètement des entre-jambes pour comparer sa virilité, truc classique de mec... il se trouvait plutôt bien monté par rapport à ses potes, mais ça lui était arrivé une fois ou deux d'en voir des encore mieux montés que lui... comme ce petit con de Julien, un de ses coéquipiers... sa queue était impressionnante au repos, elle l'était encore plus le jour où elle s'était affichée mi molle... et qu'est-ce qu'elle pourrait donner quand elle était vraiment en forme... cette queue qui, faut bien l'admettre, le complexait depuis toujours... Il se disait que, malgré son succès avec les nanas, succès que Julien était loin d'égaler, il y en avait pour sûr un certain nombre qui avaient couché avec lui et avec Julien… tiens, une au hasard… cette Sarah... et elle avait dû se faire sa petite idée… comparer... en parler avec les copines...

D'autres images vinrent dissiper celle-là... les fesses de certains mecs, leur torse, leurs tétons, leurs poils, leurs pecs, leurs abdos, leurs biceps, leur jeunesse, cette sexualité débordante qui se dégageait de ces corps puissants, une sexualité, une sensation exacerbée par le nombre, par ces physiques qui se frôlent, par ces contacts de peau, l'odeur de mec et de douche qui traîne dans cet endroit, la promiscuité propice à tous les fantasmes…

On écoute l'avis sur la question de notre Déesse Clarika :

Les garçons ont dit-on

De drôles de manières

Dans les vestiaires

Ah, les garçons dans les vestiaires ah

Ah, les garçons dans les vestiaires

Les garçons ont dit-on

Des mœurs singulières

Dans les vestiaires

... la poitrine des nanas, les pectoraux des mecs, la taille des filles, le torse des garçons...

Ah, les garçons dans les vestiaires ah

Ils porteraient sur les hanches

Des serviettes qui quand ils se penchent

Laissent entrevoir dans les vapeurs

L'objet du délit prometteur...

Comment jouissent-t-il tous ces mecs? Aiment-t-il les mêmes choses que moi? Les mecs discutaient de cela, il savait des trucs... Thibault aimait les nanas qui prennent les choses en main, Julien aimait les gonzesses qui jouissent sans retenue, Patrice aimait se faire sucer en 69 et aussi qu'on vienne s'empaler sur sa queue... Ces mecs donnent-t-ils autant de plaisir aux nanas que lui? Davantage? Ça il ne pouvait pas le savoir... Ont-ils déjà couché avec un pd? Entre lui et Thibault il y avait bien eu quelque touche pipi vers l'âge de 13 ou 14 ans, une nuit sous la tente en camping, mais ce n'était rien, une bêtise de jeunesse, il était presque certain que son pote ne s'en souvenait même plus...

…une nana, voilà ce qui lui fallait ; une nana, là, tout de suite. Une nana à baiser à fond, pour lui faire oublier toutes ces conneries...

Il y avait dans son portable un certain nombre de numéros qu'il aurait suffi de faire sonner pour avoir une nénette dans la demi-heure… mais il ne pouvait plus attendre… Et même sans aller plus loin, à quelques portes de sa chambre, une ou deux filles auraient été heureuses de lui ouvrir (ou plutôt, lui ouvrir à nouveau) leur porte et leur jambes. Mais à force de traîner il était déjà 22h30 et la fatigue le gagnait... de plus, il n'était même pas sûr que la compagnie d'une nana l'apaiserait… il avait juste envie de tirer son coup alors que les nanas il faut s'en occuper un minimum, avant, pendant et après la baise... tout ce corollaire lui parut au-dessus de ses forces.

Faut dire que Nico avait ça de bon, avec lui ce n'était que de la baise, pas de blabla… putain de Nico... il lui arrivait même de penser à leurs ébats pendant certaines baises avec des nanas… et il fallait admettre que ça rendait ces sauteries bien plus excitantes, ça pimentait ces moments à un point qu'il avait même eu l'impression que ça précipitait son orgasme.

Tiens, ça avait été le cas pas plus tard que tout à l'heure pendant qu'il limait Sarah, bien avant l'arrivée inattendue de Nico : il s'était surpris à penser à des trucs qu'il lui faisait... des trucs pendant leurs baises... Certes, il n'aurait jamais imaginé le voir débarquer de la sorte, Sarah avait dû mal fermer la porte quand elle s'était jetée sur lui et sur sa braguette comme si ça vie en dépendait... mais face à son arrivée fortuite, après la surprise, ça l'avait excité un max de se savoir maté par ce ti Nico… et pendant qu'il finissait son affaire entre les cuisses de la nana, il sentait carrément son envie, sa jalousie, son désir... et ce petit regard qu'il avait eu besoin de lui lancer pendant qu'il jouissait... sa curiosité de voir l'expression de son visage, le désir se mélangeant à la frustration...

Sa main coulissait vigoureusement sur son sexe désormais sorti de son caleçon blanc; il sentait son éjaculation se rapprocher... encore Nico... il se rendait compte que pendant la baise il poussait de plus en plus loin l'humiliation de ce ti mec, jusqu'à lui couper les couilles avec son attitude dominatrice... putain qu'il aimait ça... se sentir mâle dominant, donner libre cours à ses envies, à ses fantasmes… au fond ce n'est qu'un pd... une nana on ne peut pas la traiter de la sorte, rares sont celles qui accepteraient une telle attitude, même venant de la part du mec le plus convoité du lycée... mais au pd on peut tout demander, sans retenue…

Malgré l'excitation extrême qui parcourait son corps, Jérémie sentait en lui un malaise qui perturbait sa quête du plaisir. Fallait retrouver ses esprits pour chasser cela… il ralentit alors ses mouvements pour retarder sa jouissance, ce qui eut pour effet de changer le cours de ses pensées... force était d'admettre qu'une fois le calme retrouvé après la baise, il se trouvait mauvais, excessif, injuste avec Nico

Méritait-il vraiment d’être traité de la sorte? Même s'il avait l'air d'aimer être traité de salope et de pute, le vivait-il toujours aussi bien, une fois rentré chez lui ? Et ses yeux, son regard insoutenable après la baise, au moment de partir, quémandant un peu de tendresse, ne serait-ce qu'un petit mot, un mot qu'il lui avait toujours refusé, si fier et imbu de son orgueil viril... Un mec est un mec, qu'il aime baiser ou se faire baiser, ce n'est que du cul... un mec n'a pas de sentiments... Et pourtant, ces yeux... ces yeux baissés avant de partir de sa chambre, ces yeux plein d'humiliation tout à l'heure... il n'arrivait pas à les chasser de sa tête, il n'arrivait pas à les empêcher de le troubler...

Putain, lui qui n'avait jamais été touché par ce genre de conneries chez les nanas, lui qui avait toujours été si bien dans ses baskets, dans son corps, dans sa tête et dans son caleçon, là il se sentait perdre pied... Dans un élan de survie et de fierté masculine il finit par se dire que ce n'était pas un pd qui allait remettre en cause sa sexualité et sa façon de gérer son rapport à la chose. Il trouva soudainement refuge dans un précepte de machisme bien connu qui consiste à considérer qu'un vrai mec baise tout ce qui bouge, un point c'est tout. Il ne se soucie guère des sentiments des nanas, et encore moins de ceux d'un pd. Jérém, tu es canon, bon au lit, désiré comme pas permis, tu peux avoir n'importe quel cul à baiser, quand tu veux. A quoi bon s'entraver avec autre chose que du sexe, du sexe et encore du sexe? Anaïs avait été une erreur... il allait la larguer dès le lendemain. Il avait l'âge de goûter pleinement à sa liberté, au pouvoir de sa beauté... Et si Nico continuait à venir, c'est qu'il trouvait son compte dans leurs séances de baise... Tenir compte du ressenti des autres équivalait à lester sa liberté, à se chercher des emmerdes, à abdiquer, à renoncer à cette liberté absolue, à cette insaisissabilité qui était in fine la clef de voûte de son charme dévastateur. Sa froideur, son côté mauvais garçon, sciupafemmine, son arrogance affichée de petit con sexy, voilà ce qui le rendait craquant à souhait. C'était Antonio, son cousin napolitain, qui l'avait appelé ainsi : le sciupafemmine, le mec qui use les nanas... il l'avait vu à l'œuvre en vacance chez lui, l'été d'avant, avec les ragazze sévissant à l'ombre du Vésuve. Sans parler un mot d'italien, le cousin français avait levé en quinze jours plus de nanas que lui n'en levait en un an... et il lui en avait bien fait profiter...

La conscience de son charme, ce ti con ne l'avait que trop bien intégrée, fondant sur l'assurance en son pouvoir de séduction une philosophie de vie se passant de tout sentiment et de toute empathie, une vie exclusivement centrée sur le plaisir des sens. Jérémie était encore loin, très loin, de découvrir que coucher avec amour décuple le plaisir, et que la formule "faire l'amour" ce n'est en aucun cas un synonyme de "baiser".

Allongé sur son lit, Jérémie avait repris à se branler de plus belle... ça y est... ça vient... qu'est-ce que je donnerais pour qu'il soit là, pour qu'il me pompe jusqu'à ce que je me vide dans sa bouche... putain, toujours ce Nico... son torse... son ti trou, ses cheveux châtains si épais, portés courts... qui ont l'air si doux... (ai-je envie de les caresser?)... son t-shirt blanc moulant...

Et puis d'autres t-shirts moulants aperçus parfois dans la rue ou au lycée, un t-shirt noir particulièrement bien porté un jour par un copain du rugby... et encore des débardeurs tendus sur de physiques remarquables, des chemisettes près du corps, portées par des mecs croisés au hasard du quotidien… des tenues, des mecs qui, faut bien l'admettre, ont attiré mon attention...

Et ce type, un samedi soir en boîte, quelques mois auparavant, ce type posté dans un coin de la salle, qui n’arrêtait pas de le mater et qui avait fermement soutenu son regard à chaque occasion qu'il l'avait croisé...et quand il avait essayé de lui lancer un regard noir pour lui faire comprendre que ça allait trop loin, son regard était devenu provocateur, presque moqueur… ce regard le déshabillait…ça l'avait mis mal à l'aise, ce regard, lui qui était habitué à déshabiller les autres du regard… il avait eu l'impression que ce mec savait tout de lui, de la face cachée de sa sexualité, de ses envies inavouées, qu'il avait remarqué le malaise qu'il lui foutait et qu'il en jouait, poussant le jeu vraiment et dangereusement trop loin… non, il n'avait pas oublié ce regard, ce sourire, l'étrange effet que ça lui avait fait, effet qu'il avait noyé sur le moment dans l'alcool... ce soir-là il s'en était enfin sorti en draguant une nana sur le bord de la piste de danse et en finissant la soirée entre ses cuisses jusqu'à que la queue lui en tombe.

Tout en continuant à se branler, Jérémie se rendait compte que les mecs peuplaient de plus en plus ses pensées. N'est-ce bien que de l'admiration ou de la jalousie, comme tu essaies de te forcer à croire? Je vais bientôt jouir, et c'est encore Nico qui me hante l'esprit... putain que ça m'agace, putain que ça m'excite...plus j'essaie de détourner mes pensées de ce petit con, plus elles y reviennent violemment... putain, qu'est-ce qu'il t'arrive Jérém?... T'as davantage envie de tremper ta queue dans son ti trou bien chaud, bien serré, bien offert que de la fourrer dans une chatte, jadis si convoitée? Qu'as tu fait en séduisant Nico? Un doute le saisit comme une lame enfoncée dans la chair : en couchant avec Nico, avait-t-il ouvert la boite de Pandore de ses démons sexuels? Est-ce donc vrai, ce qu'on entend parfois, que les mecs savent mieux sucer et mieux donner du plaisir à un autre mec qu'une nana? Un mec ne connaît-il pas mieux les secrets du plaisir d'un autre homme qu'une nana? Il en possède le même corps, et qu'est-ce que l'on connaît le mieux si ce n'est ce qu'on possède? Est-ce vrai qu'on peut très bien se passer des mecs à la seule condition de ne jamais y avoir goûté?

Tout ça c'est la faute à Nico...c'est lui qui n'arrêtait pas de te mater en cours... mais c'est toi Jérém qui lui as ouvert la porte de ta sexualité... il t'a proposé de réviser... ce n'était qu'une ruse, ah ce salopard... mais tu as marché dedans, et sciemment... putain... comment me passer de la sensation de mes couilles qui frappent son cul lors de la pénétration bestiale devant le miroir, le reflet de sa gueule sur laquelle on voyait bien passer le pied de dingue qu'il prenait sous mes coups de gourdin, cette jouissance passive, soumise mais intense sur son visage... putain, son plaisir est mon plaisir, plus j'en prends, plus il en prend et plus il a envie de m'en donner.. .je n'ai rien à faire, juste jouir... son extase sous mes coups de reins ne ment pas... sa joie à satisfaire mes envies... c'est un truc de dingue...

Putain ça devient une obsession... ce week-end je me tape dix nanas et le Nico je vais l'oublier, plus jamais il ne remettra les pieds ici, je vais le laisser tomber, je vais l'oublier... je ne suis pas pd et je ne le serai jamais, tout ça ce n'est qu'une connerie, une passade, une erreur de casting...

Ça y est, ça vient... je vais jouir... je vais penser aux nanas les plus chaudes que je me suis tapées dernièrement, mes meilleurs coups... oui, oui, oui, ça vient, ma main coulisse sur ma queue, c'est tellement bon... et enfin la voilà, l'image ultime de ma sexualité hétérosexuelle... ce souvenir qui m'a toujours fait bander à fond, la mère d'un pote au camping à la mer l'été de mes 16 ans qui m'a proposé pas mal d'argent pour la sauter tout un après-midi durant...

Ça arrive, je vais jouir... voilà mes meilleurs coups, là où je prends vraiment mon pied... je sens l'orgasme arriver, les images dans ma tête se font de plus en plus chaudes...

Tu me fais tourner la tête

Mon manège à moi, c'est toi...

Oui, il nous arrive parfois dans la vie de faire des choses parce qu'on en a très envie, tout en sachant qu'elles nous amèneront un peu plus tard à en subir des conséquences plutôt fâcheuses. Et même si on sait pour sûr que notre choix, notre faiblesse d'aujourd'hui nous amènera demain là où on n'a franchement pas envie de se trouver, peut-être face à un sentiment imprévu et désormais impossible à maîtriser, ou bien en proie à des doutes et des questionnements, ayant perdu en chemin toutes les certitudes d'avant cette expérience ; oui, même si on sait que l'on va payer le prix fort, on fonce sans faire gaffe.

Certains, pensent que le sexe leur suffira et qu'ils ne tomberont pas amoureux… D'autres pensent qu'un petit aller-voir-ailleurs-d-autres-horizons ne les détournera pas de leur sexualité hétéro si bien ancrée...

Mais que faire quand la vie nous amène l'inévitable addition de nos choix passés?

Comment admettre qu'il faudra payer demain le prix de nos choix d'aujourd'hui? Comment admettre, dans la tête de Nico après la branlette, qu'on a désormais envie d'être plus qu'un objet sexuel, chose qu'on a aimé au départ et qu'on aime toujours, mais que ne nous suffit plus... Comment concilier cette sexualité fougueuse, délicieuse, renversante avec le besoin de tendresse qu'on a après l'affaire, comment composer avec l'absence de cette tendresse, avec la froideur de séparations si expéditives et humiliantes? Et surtout, comment admettre que tout cela est désormais fini à cause d'un caprice stupide...?

Comment admettre, d'autre part, dans la tête de Jérémie, lorsqu'il sent l'orgasme arriver, à l'instant où les images dans sa tête se font de plus en plus chaudes, quand elles finissent par toutes se dissiper pour en laisser apparaître malgré lui une bien plus lumineuse et érotique que les autres... comment admettre que la dernière image spontanée avant de se dire "Je jouis" est celle du cul bien serré de Nico, de son t-shirt moulant cachant un ti physique bien excitant, tout dévoué à son propre plaisir, la sensation inouïe de sa queue coulissant entre ses fesses...

Deux torses souillés, deux garçons en proie à des difficiles prises de conscience que l'orgasme n'a pas su balayer ; deux inquiétudes qui se mélangeraient à merveille avec une musique mélancolique, une mélodie désespérément prenante, diaboliquement touchante, une musique piano de Steve Jablonsky qui encore à ce moment-là n'avait pas été conçue.

Et on s’endort enfin, en essayant de se dire que la nuit porte conseil.



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