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Soirée foot


Juin 2016, l’Euro a commencé depuis le 10 en France et qu’on le veuille ou non, on ne peut pas y échapper. On en entend parler partout, même les journaux télévisés parlent en grande majorité de cet événement. Du coup mes soirées sont souvent rythmées par les matchs de foot et Sébastien, mon compagnon, se montre assidu devant l’écran plus qu’il ne l’est au travail.

Ce soir, la France joue contre la Suisse. Heureusement, ma meilleure amie Zoé et son chéri nous ont invités à voir le match chez eux. J’imagine qu’elle aussi se sent délaissée depuis le début de cette compétition. Du coup, nous laissons nos hommes devant la télé après les hymnes pour aller papoter dans la cuisine. Nous n’avons pas le droit de rester dans le salon parce qu’ils trouvent que nous faisons trop de bruit alors qu’ils ne font que regarder vingt-deux mecs courant après une baballe.

Cela ne fait rien et nous apprécions de nous retrouver entre filles, ce qui nous permet de pouvoir raconter les dernières nouvelles et de se faire quelques confidences coquines. Surtout qu’avec elle, nous avons l’habitude de tout partager. Nous nous connaissons depuis l’enfance, nous avons grandi ensemble et nous avons découvert certains plaisirs ensemble. Nous n’avons aucun secret l’une pour l’autre.

— J’en peux déjà plus de cet Euro, dis-je lassée en entendant nos compagnons s’énerver dans le salon. Vivement que ça se termine.

— Pourtant, ça peut être très agréable.

À son sourire coquin, je devine qu’il s’est passé quelque chose récemment et curieuse comme je suis, j’attends avec impatience qu’elle m’en dise plus. Je sais que ces derniers jours, elle avait reçu chez elle un ami de Jérémy.

— Ça ne me fait pas apprécier le foot pour autant mais j’en garderai un bon souvenir.

Je n’aime pas quand elle joue avec moi avant de me donner les informations. J’ai envie qu’elle me raconte tout, de long en large, et je la vois qui me regarde avec un air amusé.

— Raconte !

— Je suis certaine que toi aussi tu as une histoire à me raconter en lien avec le foot.

Je rougis légèrement, un signe qui me trahit et je sais maintenant qu’elle ne me lâchera pas avant que je lui dévoile l’histoire.

— Allez Lucie, tu es mon invitée, à toi de commencer.

Elle trouve toujours une excuse pour que je me raconte la première. Elle est ainsi mais malgré tout, je l’adore quand même. Même s’il nous arrive de nous prendre la tête, si le travail ou nos vies nous éloignent parfois, nous finissons toujours par nous retrouver et nous parler comme si nous nous étions quittées la veille.

— Je n’ai rien de croustillant pour l’Euro mais je peux te parler de ce qui s’est passé avec l’ex que j’avais pendant la coupe du monde.

Durant cette période, Zoé et moi nous n’avions plus de contact depuis plusieurs mois à cause de son travail et ce n’est que depuis un an que nous nous sommes retrouvées.

— Je t’écoute.

Et ça, je ne doute pas qu’elle le fasse attentivement. Elle est très friande des histoires de sexe, des miennes plus que celles des autres, sans doute à cause de la grande intimité que nous avons depuis l’adolescence. Je me sers un verre de rosé – nous laissons la bière aux hommes, nous préférons boire du vin avec les pizzas – et j’en bois une gorgée avant de commencer le récit.

J’avais un ex qui s’était mis dans la tête de me faire apprécier de regarder du foot. Il s’appelait Thomas, il était gentil mais un peu rêveur sur les bords, trop pour moi. La France jouait son premier match. Je ne souhaitais pas le regarder mais mon ex insistait pour que je reste, m’assurant que je prendrais goût au mondial.

Pour lui faire plaisir, je m’assis à côté de lui en me promettant que je faisais cet effort une fois mais pas deux. Il m’enlaçait gentiment puis au bout de quelques minutes, sa main effleura mon sein gauche, mon téton, s’amusant à le faire durcir sous mon t-shirt. Je le laissais faire, le match ne m’intéressant vraiment pas. Il se montra joueur, plus baladeur que les sportifs sur le terrain, sa main glissant sur ma jambe, s’insérant entre mes cuisses, le tout avec audace. Sa bonne technique déboutonna le short que je portais sans que je m’en rende compte.

Il glissa sa main dessous, caressant le tissu de ma culotte. Il tenta de slalomer entre l’élastique de mon sous-vêtement et mes lèvres. Le short le gênait un peu mais il contourna la difficulté en le tirant doucement, sans faire de faute. Le connaissant, je savais qu’il irait jusqu’au bout de son action et qu’il mettrait son but en m’enfonçant le doigt dans mon vagin.

Je ne restais pas sur la défensive, préférant l’offensive en le voyant se découvrir ainsi. Je m’attaquais à le faire défaillir, le rendre fou. Ma main empoignait sa bosse rassurante car pendant qu’il faisait tout ça, il regardait le match et je me demandais si vraiment il s’intéressait à moi. Mais un sexe d’homme ne ment jamais et je ne tardai pas à le prendre dans ma bouche.

La première période défila rapidement sans que je m’en rende compte. Mon short gisait par terre, ma culotte avait suivi le même chemin. Quant au t-shirt, il ne le gênait pas tellement puisqu’il arrivait à glisser une main en dessous pour toucher mes seins. Au coup de sifflet qui mettait un terme au jeu, ce fut le début du festival pour moi. Il glissa du canapé pour se mettre entre mes jambes et commença à me lécher.

Je tenais sa tête entre mes cuisses et de sa langue experte, il me fit jouir avant la reprise. Et puis cela faisait plus de quarante minutes qu’il me chauffait. Ce fut l’un des plus beaux orgasmes qu’il m’ait donné pendant la période où j’ai été avec lui. Je dois reconnaître qu’il faisait mieux les cunnis que Sébastien mais ça je ne lui dirai jamais.

La deuxième période n’allait pas tarder à recommencer et il voulait que je continue à regarder le match. Il me fit faire le tour du canapé pour que je me mette debout en m’appuyant dessus, penché vers l’écran pour qu’il me prenne en levrette et du même coup, regarder son match. C’est peut-être la partie qui me gêne le plus dans cette histoire. Il me prenait en levrette tout en regardant alors que moi je ne suivais plus la rencontre depuis bien longtemps.

L’équipe de France ne tarda pas à mettre un but au retour des vestiaires. Fou de joie, il poussa un cri et s’enfonça rapidement et plus fortement en moi. J’avais cru qu’il venait de jouir sur ce but mais il me rassura en reprenant sa cadence normale. J’avoue que je l’aurais mal pris si ç’avait été le cas. Heureusement il continua mais il ralentissait suivant les moments et je finis par comprendre que c’était par peur de venir trop vite. Sauf qu’il ne dura pas quarante-cinq minutes et qu’il finit par se décharger. Un match plaisant au final.

J’observe les réactions de Zoé, haletante qui se mord la lèvre, signe qu’elle apprécie le récit et que ça l’a excitée.

— Et vous avez recommencé plus tard ?

— Quelques fois mais j’ai fini par m’en lasser et lui demander de s’occuper de moi sans regarder la télé.

Elle éclate de rire et moi aussi. Des chut s’élèvent du salon pour nous faire comprendre que nous sommes trop bruyantes. Ils sont plongés dans leur match comme nous le sommes dans nos récits. Nous protestons pour la forme, histoire de les faire râler davantage, ce qui nous amuse.

— Bon, c’est à mon tour de raconter.

Elle prend la bouteille de rosé, me ressert et fait de même pour elle. Je sais qu’avec elle, son histoire vécue vaut la peine d’être entendue et qu’elle va me faire de l’effet. Elle parle moins fort désormais.

« Avec Jérémy, on a reçu Florent à la maison pendant quelques jours, un de ses très bons copains depuis la fac et qui vit à Paris depuis. Rapidement, j’ai remarqué que je ne le laissais pas indifférente. Il me regarde, surtout le matin parce que je ne suis qu’en t-shirt et culotte à cause de la chaleur et puis Jérémy il s’en fiche que je me balade comme ça dans l’appart’ quand il y a du monde.

Bref, dès qu’il peut, il me lance des allusions comme quoi je lui plais beaucoup. J’avoue que c’est réciproque. Parfois, nous nous effleurons sans nous excuser. Et puis c’est le début de l’Euro. Jérémy décide d’inviter Mathieu à la maison pour regarder le match. Ça ne me dérange pas, même si je me dis que je vais me retrouver toute seule pendant la soirée tandis qu’ils seront devant la télé.

Après quelques minutes, Florent vient me voir et m’avoue que lui aussi n’est pas fan de foot. Il m’aide à débarrasser ce qui encombre la table de la cuisine. Rapidement, il pose une main sur mes fesses et se place derrière moi. Je ne fais rien pour le repousser, surtout lorsque je sens rapidement son érection contre moi. Je me retourne pour le regarder dans les yeux et je vois son désir. Sans réfléchir, je pose ma main sur son sexe comprimé dans son jean.

Tu me connais, je ne résiste pas à mes envies, surtout que depuis son arrivée, avec Jérémy c’est le calme plat. Sans dire un mot, il glisse ses mains sur mes fesses, sous ma culotte. Je libère sa verge de son pantalon et du boxer, l’empoignant fermement. Je la sens encore durcir, ce qui m’excite d’autant plus. Il me baisse la culotte avant de toucher mon sexe. Je ressens le besoin de le sucer et je me mets à genoux.

Il se laisse faire, caressant mon visage puis attrapant mes cheveux pour mieux me maintenir. Sur le moment, je ne me soucie pas que Jérémy se trouve à côté et même maintenant, je n’ai aucun remord. Je m’applique dans cette fellation, je l’entends gémir faiblement, chuchoter que ça lui plaît. Je le sens sur la retenue et il ne tarde pas à se retirer de ma bouche.

Tu te doutes à quel point je suis excitée dans ces moments-là. Parce que même si je ne me soucie pas de Jérémy à côté, sachant qu’il y est, la situation m’excite énormément et j’ai l’impression que mon sexe devient une rivière. Florent m’ausculte d’un doigt et découvre à quel point je suis humide pour lui. Je lis dans ses yeux qu’il veut me prendre comme une chienne. Sauf que nous ne pouvons pas faire ça sur la table… »

Je remarque le regard qu’elle pose dessus et le petit sourire. Je comprends qu’elle a dû servir à un autre ébat. C’est ce que j’apprécie chez Zoé, c’est une coquine qui s’assume totalement. Elle me dévisage ensuite et à son air entendu, elle sait que j’ai deviné.

« Bref, je reprends. Il me tire vers lui avant de me pousser contre le mur. Il me retourne et me chuchote à l’oreille que ça fera moins de bruit si je m’appuie dessus avec mes bras que si je suis de dos. Je lui fais confiance, me mettant en position pendant qu’il enfile un préservatif se trouvant dans sa poche. Il m’avait déjà dit un ou deux jours plus tôt, qu’il a toujours sur lui des préservatifs car on ne sait jamais quand l’occasion peut se présenter. Heureusement qu’il raisonne ainsi.

Il me fait écarter davantage les cuisses puis il s’insère en moi doucement. Il veut éviter de me faire crier. Il commence sur une cadence tranquille, le temps de m’habituer à sa queue et il a bien fait ! Parce que lorsqu’il se met en action… J’ai dû me mordre la lèvre pour ne pas crier. J’ai même attrapé une serviette que je me suis mise dans la bouche. Qu’est-ce que j’ai pris mon pied ! Je ne risque vraiment pas de regretter cet instant. »

Elle prend un air nostalgique mais je sais que si Jérémy n’était pas à la hauteur sur le plan sexuel, elle ne serait plus avec lui depuis longtemps. Elle accorde beaucoup d’importance à la partie jambes en l’air dans une relation.

— Et ensuite ? Te connaissant, t’en es pas restée là.

Elle se met à sourire, sans être mal à l’aise, tendant l’oreille vers le salon pour se rassurer en entendant nos hommes s’agacer pour une histoire de maillots déchirés ou un truc du genre.

— Non c’est vrai. Ça n’a pas été la seule fois. Et face à l’Albanie, Jérémy est parti voir le match avec Mathieu à la fanzone, Florent est resté seul avec moi. Du coup, la soirée a été torride. Mais ça c’est une autre histoire…

Elle ne m’en dira pas plus, ou du moins pas ce soir. Elle m’observe attentivement et malgré moi, je me trémousse sur la chaise.

— Toi, t’es très excitée !

Elle me connaît trop et ça ne sert à rien que je lui mente ou que je tente de prendre un air innocent. Le fait d’avoir raconté mon histoire et d’imaginer ensuite ce qui s’est passé entre Zoé et Florent m’émoustille. Elle se rapproche de moi et tente de relever le devant de ma robe que je retiens de mes deux mains.

— Allons Lucie, tu n’es plus une enfant.

Sa remarque me fait rire et elle en profite pour tirer mon vêtement jusqu’à voir ma culotte en dentelle noire. Elle se penche en avant et hume l’air, ce qui me fait rougir.

— J’ai toujours aimé ce délicieux parfum épicé qui se dégage de ton sexe.

Sans grande conviction, j’essaye de remettre le volant de ma robe qu’elle retient d’une main. La deuxième glisse vers mon sous-vêtement et le caresse en plein dans la zone humidifiée. Le contact de son index me donne un frisson. J’ouvre grand la bouche pour expirer sous ses yeux avides. Elle sait que je suis désormais sous son emprise, comme par le passé. Je n’attends qu’une chose, qu’elle insère son doigt sous le tissu. Je suis suspendue à ses lèvres.

— Avoue que ça t’a manqué.

Elle me touche davantage avant de retirer sa main. Je sais ce qu’elle veut, que je lui dise que c’est le cas. Je déglutis péniblement, observant le moindre de ses faits et gestes. Je ne retiens plus vraiment ma robe et je m’aperçois qu’elle non plus. Elle remonte la sienne pour me montrer son shorty plutôt transparent. Je ne suis pas étonnée de découvrir à travers le tissu son sexe glabre, elle a toujours préféré l’avoir ainsi alors que j’aime bien garder une fine pilosité.

— Tu sauras toujours autant me faire mouiller et me donner envie.

Sa voix n’est qu’un murmure, ce que je trouve encore plus irrésistible. J’ai envie d’elle, comme par le passé lorsque nous n’étions que toutes les deux dans le même lit ou lorsque nous avions envie de sexe. Je n’ai qu’à dire un mot, ou faire un geste pour aller plus loin. Poser ma main sur son entrejambe, cela fait tellement longtemps que je n’ai plus touché de féminité et elle m’offre impunément la sienne. Comment résister à cette tentation ?

Elle me lance un sourire satisfait lorsque j’exécute ma pensée. Elle se rapproche un peu plus de moi, descend sa tête au niveau de mes cuisses et glisse sa langue sur la partie humide de ma culotte. Je respire plus bruyamment, me laissant aller. Elle se redresse ensuite et m’attrape par la main.

— Suis-moi.

Elle m’emmène dans la chambre qui se trouve à côté de la cuisine. Elle me pousse sur le lit, enlève sa robe sans refermer la porte derrière elle. Je n’ai pas le temps de dire un mot qu’elle fond sur moi, m’arrachant un baiser enflammé. Elle embrasse comme personne, me rendant encore plus folle de désir. Un doigt glisse dans mon vagin avant d’en ressortir plein de mouille. Elle le lèche ensuite sous mes yeux avant d’échanger un nouveau baiser passionné.

Je n’ai pas le temps de reprendre mon souffle qu’elle me retire la robe avant de s’installer entre mes cuisses. Je sens sa langue à travers le tissu, le trouvant de trop mais elle s’amuse à me faire languir. Je retire mon soutien-gorge qui comprime ma poitrine, préférant être à l’aise. Désormais je m’enferme dans un monde où il n’y a plus que Zoé et moi.

Je cherche à baisser ma culotte mais elle me tape la main pour me faire comprendre que c’est elle qui décide de quand je dois la perdre. Elle continue son petit jeu pendant que j’écarte de plus en plus les cuisses. Ses index jouent sur les côtés des élastiques flirtant parfois en dessous. Je bouge mon bassin pour les faire déraper. Lorsqu’un doigt s’y aventure et s’enfonce en moi, elle remonte sa tête vers ma poitrine et se jette sur mon téton droit. Ma respiration bruyante est entrecoupée de gémissements.

Sa nouvelle position me permet de pouvoir accéder à son sexe. Sans préambule, je glisse ma main sous le shorty et je cherche son clitoris. À mon tour de me faire plaisir. Elle se laisse faire, tout en continuant de téter ma poitrine et en laissant son doigt en moi. Elle s’avance pour que tout me soit plus accessible, ce qui me permet de retirer son shorty qui me gêne. Je retrouve le contact délicat de ces lèvres que je connais bien. Je lui montre que moi aussi je n’ai rien perdu de mon doigté. Elle relève ses yeux vers moi pour me montrer à quel point elle aime ça.

Elle mouille pour moi, cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait plus fait. J’aime sentir son humidité, le glissement vers le clitoris. Elle aussi dégage un parfum envoûtant, enivrant, qui me pousse à faire des folies. Je la tire pour qu’elle se mette plus dans le lit et sans un mot, je glisse jusqu’à ses lèvres offertes, lapant le liquide qui s’échappe de son sexe et qui se trouve aussi sur mes doigts. Ma langue dessine le contours de ses lèvres doucement avant de s’insérer entre et de remonter ensuite vers le clitoris.

Je l’entends gémir, une main glissant sur ma tête sans me contraindre, me laissant libre de choisir l’angle d’attaque. Je bois cette mouille qui m’est destinée, tout en cherchant le mont de Vénus, le léchant avant de redescendre pour mieux la goûter.

— Sébastien, viens voir !

Je n’ai pas entendu arriver Jérémy mais qu’importe, je me trouve bien à cette place et Zoé me fait sentir avec sa main qu’il ne faut pas que j’en bouge. Pendant que je la lèche, j’écoute plus attentivement ce qui se passe et j’entends en bruit de fond la publicité. Ce doit être la mi-temps et je comprends alors qu’il nous a surpris en allant probablement se chercher une bière.

J’entends des pas s’approcher puis s’arrêter soudainement. Sébastien contemple désormais ce spectacle. Je ne relève pas la tête pour les regarder, bien trop concentrée sur le plaisir à donner à mon amie. J’ai l’impression qu’elle mouille davantage et je quitte son clitoris pour mieux boire son vin doux.

— Les salopes…

Sébastien ignore ma bisexualité et pas mal de choses sur mon passé au final mais le ton qu’il emploie me laisse à penser que ce qu’il voit ne lui déplaît pas. Je ne suis pas vraiment certaine d’avoir envie qu’ils viennent nous rejoindre, même si ça pourrait être amusant. Zoé cherche à me faire remonter et je consens à le faire. Elle me pousse à retirer ma culotte pendant qu’elle enlève son soutif. C’est le seul moment où je peux me tourner vers les deux hommes. Je remarque qu’ils bandent dans leurs pantalons mais ils restent devant l’entrée. Alors que s’ils me sortent leurs verges, je sais que j’aurais aussi envie d’eux.

Zoé se remet sur le dos et elle me fait comprendre qu’elle a envie que je me mette à cheval sur sa tête. Je ne connais qu’elle pour aimer cette position pour faire un cunnilingus. Les sensations sont différentes et intenses. Je me mets sur sa bouche et dès le premier contact, mon corps se met à frissonner. Je gémis sans retenue et peu à peu j’en oublie nos spectateurs.

— Le match recommence.

Je ne distingue pas lequel de nos hommes le dit mais lorsque j’entends des pas et que je me tourne, je les vois repartir vers la télévision. Tant pis, nous n’avons pas besoin d’eux pour nous faire plaisir et je sais déjà que je vais avoir un bel orgasme entre les mains et la langue experte de Zoé. Celle-ci me rend les jambes fébriles avant de me faire comprendre de bouger.

— J’ai quelque chose à te montrer, me lance ma meilleure amie avant de se lever.

Elle ouvre son placard et dessous un sac, elle sort une boîte dans laquelle se trouve un sextoy. J’ai toujours apprécié en utiliser un avec elle. Enfin un… Souvent ça a été minimum un chacune. Sauf que celui-ci, je ne le connais pas. Il est d’un beau diamètre et d’une grande longueur, chaque extrémité se terminant en forme de gland, c’est un double dong. Jusqu’à ce jour, je n’en ai vu qu’en boutique ou sur internet. Par le passé, parfois je fantasmais d’en avoir un pour pouvoir jouer avec Zoé et là, je ressens déjà l’envie de l’utiliser. Elle ne peut pas mieux me faire plaisir.

— Je ne l’ai jamais utilisé, c’est l’occasion.

Elle me fait un clin d’œil auquel je réponds par un grand sourire. Nous ne tardons pas à le sortir de la boîte. Je la laisse prendre les choses en mains, comme je l’ai toujours fait, ou plutôt la chose en l’occurrence. Elle approche un bout vers mon vagin. J’ouvre les cuisses et les lèvres pendant qu’elle l’insère en moi. Je pousse un gémissement de satisfaction de le sentir, même si ça ne vaudra jamais un vrai sexe d’homme. Elle enfonce une bonne partie avant de s’arrêter.

Elle se rapproche ensuite, cuisses écartées et se met le deuxième bout en elle. Je ressens chacun des mouvements et des vibrations lorsqu’elle avance vers moi. Je pose ma main sur le double dong pour éviter pour l’instant qu’il ne s’enfonce davantage. Elle fait de même lorsqu’elle s’arrête à une certaine distance puis elle commence à le bouger. Je la laisse faire, gémissant à chaque mouvement, chaque ondulation. Irrésistiblement, nous ressentons le besoin d’être plus proche, ne serait-ce que pour nous embrasser.

Pendant un long moment, nous découvrons les nouvelles sensations procurées par ce jouet sexuel. Nous ne sommes pas encore à l’aise avec, n’osant pas aller trop loin. Après plusieurs minutes, nous retirons le sextoy avant de tenter de coller au maximum nos sexes l’un contre l’autre. Nos automatismes reviennent, chacune touchant le clitoris de l’autre plutôt que le sien.

Je sens l’orgasme proche mais je n’ai pas envie de venir comme ça. Je me redresse et grimpe sur ma meilleure amie. Je lui offre ma vulve à sa vue pendant que je plonge ma tête pour lécher une dernière fois son sexe. J’aimerais la faire jouir en même temps que moi. Elle a ce même désir puisqu’elle met sa langue entre mes lèvres, utilisant ses bras pour m’obliger à abaisser mon bassin. Nous nous lançons dans un soixante-neuf endiablé, intense. Nous essayons de pousser l’autre à jouir en premier, cela a toujours été un jeu entre nous mais je finis par m’avouer vaincue en laissant exploser mon orgasme. Autant que possible, j’essaye de la lécher entre deux cris et je suis soulagée de l’entendre exploser quelques instants plus tard.

Malgré le bruit que nous avons fait et même si nous n’avons pas eu le droit au chut habituel, ils ne sont pas venus nous rejoindre. Tant pis pour eux, les minutes défilent et nos envies redescendent alors que nous aurions pu encore les faire participer. Nous nous rhabillons rapidement, tout en échangeant quelques bisous. Nous sommes vexées qu’ils aient préféré du foot plutôt que nous.

Lorsque le match se termine, ils nous rejoignent dans la cuisine pendant que nous buvons un verre de plus. Ils parlent un peu du match dont on se fiche avant d’évoquer ce qui s’est passé. Ils aimeraient reprendre là où on en était en début de deuxième mi-temps.

— Le sexe c’est comme un match de foot, leur dit Zoé. Lorsque l’arbitre siffle la fin, ce n’est pas possible de reprendre, ni de recommencer avant le prochain match.

— Alors on a qu’à les inviter dimanche prochain, répond Jérémy sans se laisser démonter. La France va jouer en huitième de finale. Le match est à quinze heures mais on peut se retrouver pour le repas de midi par exemple…

Son regard en dit long. Il s’imagine manger rapidement pour que sa compagne et moi servirons d’entracte avant le match. Sébastien semble apprécier l’idée, même s’il s’abstient de tout commentaire. En revanche ma meilleure amie affiche son indifférence, toujours vexée qu’aucun d’eux ne soit venu nous rejoindre et je suis comme elle.

— Dimanche prochain à quinze heures ? Ça ne va pas être possible, avec Zoé on va en profiter pour faire les soldes et obtenir un orgasme de votre part en utilisant votre carte bleue !

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