Souvenirs d'été

Une saga de Thalia_Devreaux - 7 épisode(s)

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Épisode 7 : Le loup dans la bergerie


Comme tous les après-midi, je rentrais en compagnie de Zoé chez sa tante. Je la sentais très déçue pour ce dernier rendez-vous avec Paolo qui ne s'était apparemment pas passé comme elle l'espérait. Le bellâtre n'avait rien tenté à son égard et il allait repartir dans son Italie sans avoir tenté de prendre le pucelage de ma meilleure amie. Sa situation m'attristait mais cela ne m'abstenait pas de lui rappeler que je le trouvais moche. Pour la première fois, elle se rangea de mon avis, plus par dépit que par réelle conviction.

Sa déception l'empêcha de remarquer l'état de ma tenue et de ma coiffure. Il me restait encore des petites brindilles dans les cheveux. Je les enlevais en allant vite me recoiffer avant d'apparaître sous le regard scrutateur de tante Lucie. Je me doutais qu'elle remarquerait le moindre détail mais si ce n'était qu'au niveau de la robe, elle ne s'en soucierait pas.

Je mourrais d'envie de raconter mon aventure avec Victor mais mon amie n'était pour le moment que peu réceptive. Je devais me montrer patiente en attendant tôt ou tard obtenir son attention. Pour le moment je gardais le silence, reprenant la lecture malgré mon cœur battant encore la chamade contre ma poitrine. Une excitation différente m'avait envahie et la tension redescendait si peu. À chaque ligne, je voyais une allusion ou des mots à caractère sexuel alors qu'il n'en était rien.

Tante Lucie me regardait par moments et j'avais l'impression qu'elle essayait de lire en moi. J'essayais de ne pas rougir, de ne pas montrer mon trouble et elle faisait de même envers sa nièce. Mon amie cachait mal sa déception et je finis par comprendre que c'était la raison de cette contrariété que notre hôte cherchait parfois en me regardant.

Au repas du soir, l'ambiance redevint plus conviviale, Zoé se montrait plus souriante et les rires reprirent leurs droits. Je m'échappais après le dessert pour prendre ma douche, ce qu'attendait la tante pour parler avec mon amie. L'eau me fit beaucoup de bien, me donnant l'impression d'être plus que propre, surtout entre mes cuisses. Une pensée ridicule mais je n'étais pas encore très à l'aise avec mon corps et ma sexualité.

À mon retour sur la terrasse, je découvris ma louve qui venait de retrouver sa gaieté habituelle. La soirée se passa avec plus de légèreté mais sans que j'oublie les événements de l'après-midi. Je participais à la conversation et après le repas, une fois dans le lit, mon amie me confia qu'elle avait senti que j'avais parfois la tête ailleurs.

— Ne t'en fais pas, ma tante n'a rien remarqué, dit-elle pour me rassurer et pour me pousser à la confidence.

Elle me demanda si j'allais bien et je lui confirmai que c'était le cas. Elle m'assaillit de questions auxquelles étrangement je ne voulais pas répondre. Je ne ressentais pas de honte, ni de gêne mais je n'avais pour l'heure plus aucune envie de lui en parler. J'étais vexée qu'elle n'ait rien remarquée et je lui en voulais quelque peu. Son Paolo l'avait tant obnubilé et ça je ne l'acceptais pas.

Elle comprit où le bas blessait et elle finit par s'excuser pour son attitude. Nous tombions dans les bras l'une de l'autre en se reprochant chacune d'avoir eu cette attitude. Désormais je pouvais faire le récit de mon aventure avec Victor sans aucune retenue mais cela s'avéra plus compliqué que je ne l'avais pensé. L'excitation ne suffisait pas pour tout raconter, surtout que Zoé voulait connaître le moindre détail.

— Parfois ma tigresse, tu me surprends ! Je n'aurais jamais pensé que t'aurais joué avec Victor !

Le ton de sa voix me donnait l'impression qu'elle ressentait un peu de fierté, comme si c'était elle qui m'avait guidée sur ce chemin. Et elle ne savait pas tout. Je m'étais contentée seulement de lui avouer que j'avais fait quelques folies avec Victor, le voyant de nouveau nu. Je devais rougir plus que d'ordinaire. Mon corps dégageait une poussée de chaleur en repensant à la suite que j'allais révéler aux oreilles attentives de mon amie.

— Il peut se montrer très docile...

Ma phrase restait en suspend, en guise de préambule, mon regard devint mystérieux et je reçus un coup d'oreiller comme sommation pour en dire davantage. Après un éclat de rire, je racontais le moindre détail de ce qui s'était passé. Elle me regardait avec fascination, ses yeux rivés sur mes lèvres de peur d'en perdre une seule syllabe.

Le récit de cette folie me mit en émoi. Il me semblait que mon corps dégageait une odeur de sexe tandis que pour une fois, Zoé restait pantoise. Elle savait que je ne mentais pas mais le fait qu'elle ne disait rien me perturbait beaucoup. Ce fut à mon tour de lui mettre un coup d'oreiller pour la faire parler. Je n'aimais pas ce silence et nos rires ensuite me réconfortèrent, surtout que nous étions l'une contre l'autre, allongées sur le lit, les yeux dans les yeux.

— T'es une vraie tigresse quand tu t'y mets...

Elle me caressait les cheveux d'une main en me parlant tandis que de l'autre, elle s'approchait de l'entrecuisse. Je me trouvais dans un état où je ne pouvais pas me montrer sage et puis la complicité que nous avions, empêchait toute retenue. Je la laissais faire, écartant mes jambes, mon visage se rapprochant du sien pour échanger un doux et long baiser passionné. Ma culotte devait être bien humide, surtout que ma louve jouait avec, pressant le tissu contre ma fente pour la souiller davantage.

Après quelques minutes, mon corps se trouvait sous le sien et ma main frottait son sexe. Dans cette position, elle me dominait et la flamme dans ses yeux me fit comprendre qu'elle aimait ça et moi aussi. Je me retrouvais nue, je la laissais faire, même lorsqu'elle releva mes jambes écartées. Elle se plaça entre pour frotter son pubis contre le mien avant de glisser son sexe sur le mien.

Je perdais toute retenue, toute inhibition qu'il aurait pu me rester, elle me procurait bien trop de sensations pour qu'il me reste suffisamment de raison. Je ne voulais qu'une chose : que cela continue. Indéfiniment. Je souhaitais que la tension dans mon ventre ne se rompt pas, pas encore, pas si vite. Défaillir dans un orgasme puissant, dans un flot de papillons qui traverserait tout mon corps, voilà mon désir le plus cher, sans me soucier que nous n'étions pas seules.

Elle se recula légèrement, tout en gardant mes jambes relevées. Elle regarda mon sexe avec envie.

— Alors comme ça, t'aimes te faire lécher ?

Si en d'autres circonstances, à d'autres moments de plaisirs partagés à deux, j'aurais pu avoir quelques réserves sur le fait qu'elle glisse sa tête entre mes cuisses, en cet instant je désirais qu'elle le fasse. Je n'eus pas besoin de lui demander, elle fondait déjà sur mes lèvres pour en lécher le goût parfumé de mon émoi.

Notre amitié prenait un tournant, elle évoluait dans une autre sphère. Caresser et pénétrer l'intimité de l'autre avec ses doigts, jouer avec les seins, pouvait rester dans la sphère d'une amitié des plus intimes mais lécher le mont de vénus de l'autre, nous plaçait désormais au postulat d'amantes. Du moins, je voyais les choses ainsi, surtout avec sa langue contre mon bouton me procurant un florilège de plaisirs.

Elle se montra meilleure que Victor, déjà parce qu'elle savait où trouver le clitoris. Intuitivement, elle savait comment faire même s'il restait une belle marge de progression. Je devais ruisseler entre mes lèvres, l'inonder de volupté. Je gémissais, trop sans doute puisque je me retrouvais à mordre dans l'oreiller qu'elle me tendit.

Je tentais de rester silencieuse, mon corps se tordait sous ses caresses buccales, mes jambes en tremblaient. Ma main se posa sur sa tête pour lui faire comprendre qu'elle devait continuer de cette façon. Oui, oui, oui, lançais-je tout bas, étouffé par le coussin. Je me crispais une dernière fois avant de ressentir des salves de chaleur parcourir tout mon corps. J'avais l'impression de prendre une décharge de bonheur qui me mettait dans tous mes états.

Je repoussais la tête de ma louve qui se délectait de m'avoir infligé ce supplice. Je me redressais fébrilement, mes jambes toujours écartées. Je regardais la bouche de Zoé, dégoulinante de mon plaisir. Notre complicité venait de prendre un tournant. Nous ne pouvions pas rester simplement deux amies qui se faisaient certains plaisirs uniquement pendant une courte période de vacances. Je voulais déjà revivre ce genre de sensations au cours de l'année.

Nous échangions un nouveau baiser, aux parfums de mon intimité et ce n'était pas pour me déplaire. C'était comme si nous avions échangé notre sang pour être sœurs. Et ce fut à mon tour de prendre place entre ses cuisses et de lui retourner ce plaisir. Elle avait un autre goût, pas désagréable. Je prenais plus de plaisir à ce cunnilingus que la fellation faite à Victor. Rien n'obstruait ma bouche et ma langue jouait en toute liberté avec son clitoris.

Je ne m'arrêtai qu'à l'orgasme qu'elle dut étouffer elle aussi dans un oreiller. Après un dernier baiser, échangeant de nouveau nos effluves, nous nous collâmes l'une contre l'autre quelques instants avant d'aller nous débarbouiller le visage. Nous ne prîmes pas la peine de remettre nos vêtements, persuadées que la tante ne viendrait pas nous déranger. Comme à son habitude, sa porte était fermée et nous pûmes nous rafraîchir sans crainte d'être surprises.

Repues, nous nous endormîmes ensuite l'une contre l'autre, toutes nues et c'était mieux ainsi avec nos corps bouillants.

Au réveil, aucune de nous deux ne se sentit gênée mais nos regards en disaient longs. Nous savions qu'une limite venait d'être franchie. Nous prenions du plaisir avec le corps de l'autre. Bien sûr, les garçons nous faisaient toujours tournés la tête mais notre amitié, je n'arrivais pas à trouver de terme plus judicieux pour définir notre relation, devenait spéciale.

Au petit-déjeuner nous ne laissions rien transparaître de ce qui avait pu se passer et la tante semblait n'avoir rien entendu. Celle-ci ignorait tout de ce qui se passait dans sa maison et c'était mieux ainsi. Même si elle était ouverte d'esprit et qu'elle aurait pu accepter, nous préférions garder ça pour nous.

Cette journée devait se passer comme à notre habitude avant l'intrusion de Paolo dans notre existence, celui qui accaparait les après-midi de Zoé. Toutes deux nous comptions jouer avec Victor, sans savoir exactement ce que nous allions faire mais rien ne se passa comme prévu. Il ne se trouvait pas aux ruines et il n'y pointa pas le bout de son nez.

— Tu crois que je suis allée trop loin ? Demandai-je inquiète.

Je me voyais déjà avoir des problèmes avec tante Lucie si jamais le garçon avait parlé à ses grands-parents et que ceux-ci communiquaient les nouvelles à notre hôte.

— Non. S'il a eu peur, il n'en dira rien. Il sera trop honteux pour dire la vérité.

Je me raccrochais à ses paroles. L'adolescent avait bien gardé pour lui ce qui s'était passé l'été d'avant. Cependant, il était revenu alors qu'aujourd'hui il se montrait absent. Déçues, nous repartîmes chez la tante et c'est elle qui nous apprit la nouvelle. Les grands-parents avaient un décès dans la famille, pas du côté de Victor. Ils devaient partir le lendemain.

— Ils vont être absent quelques jours. L'enterrement a lieu à l'autre bout de la France.

Aussitôt, je compris que nous n'allions pas revoir le garçon avant la fin de notre séjour ici. Peut-être même que la veille je l'avais déjà vu pour la dernière fois. Je ressentais un étrange sentiment et je n'arrivais pas à le définir.

— Ils m'ont demandé un service mais avant de répondre, je voulais avoir votre avis. Est-ce que vous ça poserait problème que leur petit-fils habite avec nous pendant ces quelques jours ? Je sais que vous vous connaissez un peu.

Nous échangeâmes un coup d’œil complice avec mon amie avant de répondre oui. La tante ne sembla pas le remarquer et elle appela ensuite ses voisins pour leur dire qu'elle était d'accord. Elle revint vers nous après pour nous expliquer que l'autre solution pour le garçon était de retourner chez lui, ce que nous venions de lui éviter et je considérais qu'il nous était redevable de cela.

Le reste de l'après-midi, notre hôte la passa à préparer la dernière pièce qui pouvait servir de chambre. Il y avait un lit une place, une armoire, un bureau et une bibliothèque dans cet espace exigu. Cela aurait pu être ma chambre depuis deux ans mais heureusement, la tante avait pensé que ce serait mieux si j'occupais la grande où je dormais avec Zoé.

Au moment de nous coucher, mon amie et moi échangions sur ce qui pourrait se passer, tout en sachant que cela risquait d'être compliqué. La chambre de la tante se trouvait entre nous et celle où dormirait Victor. Même les toilettes à cet étage étaient plus proches. De toute façon, nous trouverions bien le moyen de nous amuser, rien qu'en continuant notre balade jusqu'aux ruines...

Le lendemain matin, nous accueillîmes Victor de bonheur avant de regarder partir les grands-parents. Il n'était pas très à l'aise en notre présence et il resta isolé jusqu'au repas dans sa chambre. Nous l'invitions ensuite à venir avec nous se promener et il accepta cette proposition avec soulagement. La tante était ravie de notre initiative, nous remerciant de nos efforts puisqu'elle ignorait tout de nos rencontres l'après-midi, sachant seulement que nous nous étions déjà vus quelques fois.

Sur le chemin, l'adolescent retrouva peu à peu la parole mais encore une fois, ses conversations ne nous intéressaient pas. Nous le laissions parler des derniers événements avec sa famille mais après, nous préférions passer à un sujet bien plus intéressant et comme souvent, ce fut Zoé qui commença la charge.

— Alors comme ça, pendant mon absence tu te permets de faire des bêtises avec mon amie ?

Je commençais à rougir et Victor à balbutier. Mon amie se montra très polie alors que plus tard, avec les années, elle parlait plus crûment. Cela n'empêcha pas à notre invité de se sentir très mal à l'aise avant que je vole à son secours.

— Laisse-le, il n'a fait que ce que je lui ai demandé.

J'aimais le dire, pour bien lui faire comprendre que ce qu'il avait obtenu de moi, c'était parce que je l'avais bien voulu et non l'inverse, même si ça ne s'était pas forcément passé ainsi. Je voulais garder un certain ascendant sur lui. Et finalement, cette promenade le mit plus mal à l'aise qu'il ne l'avait été jusque là depuis son arrivée.

Je tentais de le décrisper par quelques blagues mais Zoé aimait bien le relancer sur le sujet de la sexualité et elle insistait parfois lourdement. Pourtant nous comprenions que nous n'obtiendrions rien de lui de sa part, du moins pour le moment. Je n'avais pas envie de me mettre nue une nouvelle fois au niveau des ruines, je craignais cette fois-ci que la tante de mon amie ne se pose des questions.

— Pour toi, ce sera un vrai supplice, reprit ma louve. Demain tu nous verras en robe et nous n'aurons rien en dessous.

Je venais d'apprendre mes directives pour demain. Bien entendu, si je n'étais pas d'accord avec, je ne le ferais pas mais la bosse à l'entrejambe de Victor ne masquait pas son intérêt de nous voir faire. Je comprenais le plaisir sadique de Zoé. En le prévenant de son intention, il passerait la journée du lendemain à essayer de voir dessous pour vérifier.

— Et qui sait ce qui pourrait se passer ici demain, continuai-je à mon tour.

Il n'en fallait pas plus pour voir une belle érection déformer son pantalon, ni pour que nos mains baladeuses s'y frottent. Quant à lui, il se montra trop intimidé pour tenter quoique ce soit. Tant pis pour lui mais ça nous avait bien amusé.

Avant de revenir chez la tante, nous nous arrêtâmes à proximité et il nous regarda interloqué. Nos conversations diverses avaient permis à son sexe de se montrer plus discret. Cela ne nous convenait pas forcément avec mon amie, surtout après un bref échange de regard. Elle s'approcha de son oreille.

— Et si tu savais tout ce qui se passe dans la chambre avec Lucie...

Je me mis à rougir et sa réaction m'amusa. Il crispa ses deux points, comme s'il essayait de ne pas deviner ce qui pouvait se passer, craignant une nouvelle érection qu'il ne put contrôler en définitive. Nous le laissions là, reprenant notre route pour arriver dans le jardin de notre hôte. Il nous rejoignit quelques instants plus tard, avec une démarche plutôt raide avant de partir précipitamment dans la maison. La tante remarqua son attitude sans avoir vu son état. Elle nous demanda ce qui lui arrivait.

— Une envie pressante, répondit sa nièce avec un petit sourire.

— Ah c'est ça, fit la tante sans comprendre l'allusion.

Je dus réprimander un fou rire et je m'éloignai à mon tour pour le contenir. À l'intérieur, je me tenais pliée en deux, mon corps tremblant de cet éclat réprimé. J'avais l'impression que ça jouait sur ma vessie et que j'allais me faire dessus. Les toilettes étaient occupées par Victor et lorsque je le vis sortir, il se montra extrêmement gêné. Machinalement mes yeux se posèrent sur son entrejambe, une bosse plus petite était encore présente mais il gardait un poing fermé. La peau de ses doigts semblait luire quelque peu. Il fonça ensuite à la salle de bains pour se laver les mains.

Cette fois-ci, je ne pus réprimer mon fou rire dans les toilettes. L'envie pressante du garçon ne faisait aucun doute et je trouvais de plus en plus amusante cette cohabitation. En revanche, pour lui ce ne devait pas être le cas, il devenait la victime de nos jeux pervers mais il y prenait un certain plaisir. Peut-être pas tant que ça pour le moment.

Nous le laissâmes tranquille le reste de la journée où il s'isola de nouveau. Tante Lucie tenta de le faire participer davantage au repas du soir mais il se montra très timide. Sans doute aussi par notre faute. Il retourna dans sa chambre après avoir mangé et nous ne le revîmes pas avant le lendemain. Cependant, Zoé et moi ne restions pas sages au moment du coucher et nous nous caressions délicatement, nos bouches l'une contre l'autre. C'était un de ces moments tendres où le but n'était pas d'atteindre l'orgasme mais de s'enflammer suffisamment pour être plus coquines le lendemain.

Dès le matin, nous reprîmes l'envie de rendre fou ce pauvre Victor. Comme annoncé la veille, nous ne portions pas de culotte. Je le vis par moments essayer de voir si c'était le cas. Mon amie profita du dos tourné de sa tante pour relever légèrement le volant et dévoiler ses fesses. Il nous regarda à tour de rôle avec de grands yeux. Il changea rapidement d'expression lorsque notre hôte s'approcha de nous.

À chaque fois que nous passions à proximité de lui, nous frôlions son intimité. Il se décomposait au fil de la journée et il préféra s'abstenir de venir avec nous pour notre promenade quotidienne, prétextant ne pas se sentir bien. La tante était déçue par son attitude et inquiète également. Elle craignait qu'il soit vraiment malade ou que ça ne lui convienne pas d'être ici. Avec mon amie, nous décidions quand même de sortir.

La tension que chacune ressentait, inassouvie depuis la veille, ne faisait qu'accroître nos idées plus folles les unes que les autres. On s'embrassait, on relevait nos robes par moments, on se caressait... Et puis, nous finîmes par nous lancer le défi de finir le trajet jusqu'aux ruines complètement nues.

— Toi d'abord, lançai-je en espérant que finalement elle ne le ferait pas.

Sauf que Zoé aimait relever les défis et surtout ceux de ce genre. Elle retira sa tunique et je me retrouvais prise à mon propre piège. La réaction de mon visage l'amusa et elle s'en moqua quelque peu. C'était de bonne guerre, je n'allais pas lui en vouloir pour si peu.

— Allez Lucie, enlève-la. On ne croise jamais personne sur ce chemin.

Elle n'avait pas tort, l'après-midi le chemin semblait fréquenter uniquement par nous. Il suffit d'une fois, me disais-je pour moi-même. Nous n'étions plus très loin de notre destination, les risques étaient moindres et je consentis à enlever ma tenue.

Je me sentis plus gênée d'être nue encore que lorsque je l'avais fait la première fois dans les ruines. Là-bas, un mur nous masquait du sentier et nous pouvions entendre si quiconque approchait. Sauf que nous nous étions faits surprendre par Victor qui se trouvait déjà sur place avant nous mais qui était caché un peu plus moins.

Je marchais aux côtés de mon amie, plus anxieuse que réellement libre dans ma tenue d'Ève. Le moindre bruit me faisait tressaillir et je regardais désespérément si quelqu'un s'approchait tout en plaquant mon vêtement contre ma poitrine et mon sexe pour les couvrir. Zoé se mettait à rire à chaque fois.

Notre arrivée aux ruines fut un soulagement. Je m'y réfugiai d'un pas rapide pour me soustraire à la vue d'un éventuel promeneur. Je me sentais plus en sécurité entouré de quelques pans de murs alors qu'il suffisait d'en contourner un seul pour contempler notre nudité. Et pourtant, c'était ici que nos jeux nous avaient trahis mais par un adolescent que nous avons su rapidement mettre à notre botte. Dommage qu'il ne soit pas venu avec nous, ç'aurait été divertissant de le voir se balader complètement nu avec son sexe raide.

Chaque été nous rendait moins innocentes, je m'en rendais compte à cet instant. Nous devenions des femmes, avec leurs envies, avec une sexualité que nous ne pouvions plus nier ou cacher. Cet été m'avait fait découvrir le plaisir que l'on ressent à recevoir un cunnilingus et à en donner un. Sans oublier la fellation. Je ne l'avais pas totalement apprécié mais faire jouir l'adolescent, l'avoir amené à l'orgasme, c'était une sensation des plus agréables.

J'avais envie de ma louve, de la plaquer sur le dos, de me mettre entre ses cuisses et de la faire crier tout ce qu'elle avait dû retenir chez sa tante la première fois. Nos regards se croisèrent, j'y vis une étincelle, le mien était de flammes. Je fondis sur elle, l'embrassai avec fougue puis je la poussais à se mettre au sol. Ses fesses et son dos nu se retrouvèrent à même la terre tandis que je commençais la caresse buccale.

Elle ne tenta rien pour m'en empêcher. Bien au contraire, elle m'encouragea à continuer, écartant davantage ses jambes. Elle gémissait bruyamment, sans aucune retenue ce qui m'excita d'autant plus. Elle en vint à crier son plaisir, outrageusement, comme si elle jetait à la face du monde que moi seule pouvait lui donner un tel orgasme. J'étais fière de moi, ma bouche couverte de cyprine, je la regardais d'un air conquérant.

Son expression changea subitement. Le sourire laissa place à la stupeur, elle regardait derrière-moi. Elle cacha de ses deux mains son sexe béant avant de se relever rapidement. Je me tournais aussitôt et découvris un individu qui nous regardait. C'était un vieil homme aux cheveux blancs que les feulements de Zoé avaient probablement intrigués. Il avait un regard lubrique, un sourire amusé par le spectacle et il tenait un bâton de randonneur dans sa main. Nous ne le connaissions pas. Je me mis à genoux, une main cachant mon entrecuisse, un bras contre ma poitrine.

— Ne vous souciez pas de moi mes jolies. Vous pouvez continuer.

Son apparition calmait mes ardeurs du moment. Je cherchais désespérément ma robe du regard. Je l'avais laissé tomber à un bon mètre lorsque j'avais foncé sur mon amie. Je me tournais vers elle, elle se précipita sur la sienne pour mieux soustraire à la vue de l'importun ses parties intimes. Pour le moment, je ne bougeais pas. Dans ma position, il ne pouvait pas voir ce que je cachais. Il nous regarda à tour de rôle avant de s'arrêter sur moi.

— T'as une belle croupe ma mignonne. Même si je suis arrivé sur la fin, j'ai bien vu ta fente.

Je devais être rouge et je n'en appréciais pas le compliment. Je n'étais pas une exhibitionniste et je me sentais mal à l'aise d'avoir été vu ainsi. Je voyais de l'envie émaner de ses yeux. Mon sang ne fit qu'un tour, ses paroles furent un déclic et je me précipitai sur ma tenue pour la récupérer avant de partir en courant avec Zoé.

Nous détalions sur le chemin, en direction de la maison de tante Lucie sans nous soucier d'être vues. Nous voulions mettre de la distance entre lui et nous, le plus possible. Nous nous arrêtâmes bien plus tard, essoufflées, respirant bruyamment à pleins poumons. J'avais les jambes coupées par l'effort et par la peur. Jamais de ma vie je n'avais couru aussi vite. Je regardais Zoé qui devait penser la même chose et nous partions dans un fou rire.

Nous n'étions pas détendues pour autant. Nous nous rhabillâmes rapidement et nous nous forcions à reprendre la route de crainte que le vieil homme nous suive. Il devait être loin, nous avions mis beaucoup de distance depuis notre fuite et nous étions dans un état d'euphorie incompréhensible.

En se rapprochant de la maison de la tante, nous recommençâmes à parler. Nous évoquions la surprise de l'avoir vu, notre course et peu à peu, à ce que nous faisions.

— Jamais j'aurais pensé qu'après cet orgasme j'aurais pu courir !

J'étais flattée par ce compliment, bien plus que par celui du randonneur. Le feu dans mon ventre qui avait déclenché cet élan envers Zoé ne s'était pas calmé pour autant. C'était comme s'il avait été mis en stand-by par cette rencontre et qu'il revenait à présent à la charge. J'aurais voulu avoir eu le mien mais je m'abstenais de le dire.

Une fois arrivée, nous fîmes comme si rien d'exceptionnel ne s'était passé. Tante Lucie remarqua notre état et nous lui avouâmes que nous avions couru. Elle nous reprocha de l'avoir fait par cette chaleur mais sans vraiment nous gronder. Que pouvait-elle dire ? Nous n'étions plus des enfants. Nous montâmes ensuite rejoindre Victor à l'étage. Mon amie ne manqua pas de lui révéler que nous avions été très coquines sans donner davantage de détails.

Le pauvre garçon resta sur sa fin mais s'il voulait en savoir plus, il fallait qu'il vienne avec nous dans le jardin, ce qui ferait plaisir à notre hôte. Il consentit à nous suivre et durant le reste de l'après-midi, il eut quelques détails de notre défi jusqu'aux ruines. Nous faisions bien attention de les lui dire que lorsque la tante ne pouvait pas entendre. Il changeait régulièrement de position pour masquer l'érection qui pointait vers le ciel. Il posait parfois son livre dessus.

Avant de se coucher, nous lui révélâmes que dans les ruines, nous y avions fait des bêtises. La nuit allait torturer son imagination pour deviner lesquelles tandis que j'eus du mal à m'endormir avec les événements de l'après-midi. Sans compter que je ressentais toujours ce besoin d'assouvir mon envie. Je n'avais pas envie de demander à Zoé de m'aider et de devoir retenir mes gémissements et mes cris.

La crainte de revoir le vieil homme le lendemain m'obséda, tout comme le souvenir de son apparition. Les yeux fermés, je ne le revoyais pas distinctement, je ne l'avais pas bien vu. En revanche, les sensations étaient bien ancrées. Malgré la crainte, je me mis à penser qu'il devait avoir une sacré érection à nous contempler. Je tentais de me focaliser sur ce détail mais déjà je ne me souvenais plus s'il portait un pantalon ou non, ni de la couleur alors encore moins de son entrejambe.

Sa voix résonnait dans ma tête. « T'as une belle croupe ma mignonne. » J'en frémissais. Cette parole qui aurait pu être un beau compliment, me faisait l'effet d'être déplacée, perverse. Le silence aurait été préférable. « J'ai bien vu ta fente. » À mon grand regret et désormais, c'était trop tard pour revenir en arrière. Avec Victor l'an dernier, je n'avais pas eu ce même ressenti alors que lui nous avait observé depuis notre arrivée.

Je finis par m'endormir d'un sommeil agité et je me réveillai plus tard avec peu d'entrain. Je n'avais plus envie de rentrer dans le jeu de Zoé, sans doute encore bouleversée. Au fur et à mesure que l'après-midi approchait, j'angoissais d'aller me promener. Pourtant ce fut ce que nous fîmes puisque mon amie me poussa à retourner sur les lieux pour « exorciser » mes craintes. L'adolescent vint avec nous, espérant sans doute nous voir nues.

Ce ne fut pas le cas, à son grand regret mais cela me permit de retrouver les ruines, d'y passer un certain temps avec appréhension, mais sans la visite du vieil homme. Il devait s'être trouvé là par hasard, au bon moment pour lui.

— Ce doit être un de ces randonneurs qui ne font jamais le même chemin, conclut mon amie. Nous ne le reverrons jamais.

Pour moi, c'était le mieux et peu à peu, en parler m'amusa. Notre compagnon de route voulait en savoir davantage sur notre aventure. Nous ne lui avions pas tout dit, il savait que nous ne portions plus de vêtements mais il ignorait nos positions. C'était préférable, cela ajouta à me détendre et à passer à autre chose. À notre retour, tante Lucie nous attendait, son bagage préparé.

— Je suis désolée mes enfants mais je vais devoir vous quitter jusqu'à demain soir. J'ai une exposition à faire qui n'était pas prévue.

Ce n'était pas la première fois qu'elle s'absentait pour son travail. Elle avait une opportunité pour exposer ses œuvres dans une galerie éphémère prévue uniquement ce quinze août. Elle aurait eu envie de refuser mais financièrement, elle ne pouvait pas vraiment se le permettre.

— J'espère que tout va bien se passer pendant mon absence.

Nous la regardâmes partir sans regret, car si nous l'apprécions beaucoup, se retrouver seuls toute une soirée et la journée du lendemain n'était pas pour nous déplaire. Mon amie et moi nous regardâmes Victor qui allait être la victime de nos folies et notre petit sourire lui fit comprendre qu'il serait souvent mal à l'aise.

Nos conversations tournèrent beaucoup autour du sexe et Zoé le taquina à propos de Stéphanie, un sujet qui le perturbait d'autant plus. Je me demandais si elle cherchait à le faire culpabiliser en lui rappelant ce qui s'était passé avec moi. J'intervins aussitôt car je ne voulais pas non plus qu'il regrette de m'avoir touché. La relation avec sa prétendue copine était loin d'en être véritablement une mais il y croyait encore un peu.

Cet après-midi là, Victor partit de nouveau précipitamment aux toilettes, sans doute pour une nouvelle envie pressante. Mon amie m'entraîna dans la salle de bains et commença à se déshabiller. Je comprenais son intention et je fis de même. Cela pouvait paraître cruel de notre part mais d'un autre côté, j'avais envie de m'amuser avec cet adolescent pour lequel je ne risquais rien et me vengeais en quelque sorte du promeneur.

Je me mis face à elle tandis que je regardais le miroir et voyais ce qui se passait dans mon dos. Nous retrouvâmes à peu près la position que nous avions au début de ces vacances dans les ruines avec Victor. Et celui-ci se retrouva de nouveau prostré par ce spectacle. Il ne voyait que mes fesses et de sa part, ça ne me gênait pas. Il ne voyait ni les seins, ni le pubis de Zoé, je les masquais par ma présence, comme elle me cachait dans le reflet du miroir.

Peu à peu, nous glissions de côté vers la douche, sans rien divulguer puis une fois sous le pommeau, elle fit couler l'eau quelques secondes pour que nos corps soient ruisselants. Je comprenais le but de la manœuvre mais désormais je devais tourner ma tête pour voir la réaction du garçon. Il avait une main posée sur sa bosse tandis que Zoé avait les deux siennes sur mes fesses et les malaxait.

Cela dura encore quelques instants puis elle demanda à Victor de nous laisser seules en fermant la porte derrière-lui. Il finit par obéir et nous échangeâmes un rire par notre attitude impudique. Tout en vérifiant qu'il ne tentait pas de nous regarder en ouvrant la porte discrètement, nous prîmes toutes les deux notre douche en même temps, chacune savonnant l'autre.

Elle savait y faire ma louve, frottant mes zones érogènes une à une, les tétons tout d'abord, prenant son temps et ainsi de suite avant d'accéder à mon entrecuisse. Sous l'eau chaude, nous échangions de tendres baiser mais si la douche permettait de me laver le corps, mon antre restait moite de plaisirs inassouvis. Je restais sur ma fin après cette séance, ressentant le besoin d'en recevoir plus. Cette nuit, elle me ferait crier jusqu'à la jouissance et cette idée m'apaisa quelque peu.

Le soir, nous nous montrâmes plus sages jusqu'à l'heure du coucher. Le calme avant la tempête, pensai-je, espérant que mon amie se montrerait déchaînée comme je l'avais été dans les ruines. Son regard me fit comprendre que je ne serais pas en reste et lorsque vint l'heure de nous coucher, elle souhaita une bonne nuit à Victor avant de m'emmener avec elle sans fermer la porte, ce que nous faisions toujours lorsque la tante était présente dans la maison.

Je la voulais dominante mais elle ne le fut pas autant que mon désir. Nous jouions un jeu dangereux mais mon envie inassouvie se montra plus forte que mon appréhension. Assises sur le lit, de nouveaux baisers fleurirent sur nos bouches, nos mains devinrent baladeuses et nos corps s'exprimaient dans une danse caractéristique. L'adolescent ne tarda pas à venir discrètement voir le spectacle, avide de curiosité.

— Ne te cache pas, Victor. Entre ! L'enjoignit Zoé tout en caressant la partie de a culotte collée ma vulve.

Il s'avança et contempla notre folie. Elle continua de jouer avec moi comme elle le faisait avec lui.

— Regarde comme Lucie prend son pied.

Cette dernière parole m'enflamma. Je me mordillai la lèvre inférieure sans rien ajouter, tout en me laissant faire. Ses doigts glissaient sous le tissu pour effleurer mes lèvres et tenter une pénétration. Je ne l'en décourageais pas, écartant davantage mes cuisses. J'avais le désir de les sentir en moi mais aussi le besoin de sa langue.

— Mets-toi à l'aise.

Elle s'adressait à lui ainsi qu'à moi, j'en étais certaine. Je retirais mon haut, dévoilant ma poitrine aux tétons durs. Elle plongea dessus pour en attraper un entre ses lèvres. Elle me fit gémir, je fermais les yeux par intermittence, la tête tournée vers Victor. Il avait sorti son sexe du pyjama, une main dessus. La vision m'émoustilla plus que je ne l'aurais cru et je lui fis signe d'approcher.

Je brûlais de mille feux, ne souhaitant que me consumer mais je n'en étais pas encore à ce stade. La folie s'emparait de moi, de mes initiatives et de toute inhibition que j'aurais pu avoir. Longtemps j'avais imaginé comment serait ma première fois. Intime, dans un lit avec un garçon que j'aimerais sincèrement. Ce serait doux, ce serait torride, ce serait grandiose. Il serait beau, j'en serais dingue, je me sentirais en sécurité...

Cette verge tendue était pour moi, je la voulais. Oubliées mes rêves de petite adolescente, j'étais une jeune femme qui faisait selon ses envies du moment. Je repoussais ma louve d'un geste de la main et elle se mit de côté. Elle avait compris mon désir et s'inclina. Son regard était surpris mais pas désapprobateur. C'était le moment, c'était lui, aussi étrange que cela puisse paraître.

— Viens.

Ce n'était qu'un chuchotement mais il avait très bien entendu. Il ne portait plus aucun vêtement et il s'approcha de moi après un dernier regard envers Zoé. Elle lui fit signe de la tête qu'il pouvait. Il se glissa plus facilement entre mes jambes qu'entre mes cuisses. Je le dirigeai pour lui faire pénétrer ma fente. Il glissa maladroitement entre mes lèvres mais il finit par arriver au bout.

Quelle sensation je ressentis ! Du plaisir mêlé à une légère douleur. J'étais si serrée malgré l'excitation et il me remplissait bien plus que des doigts. Il commença à bouger en moi et je le laissais faire, mes mains se crispant sur le drap. Je gémissais, sans retenue cette fois-ci et cela l'encouragea à continuer. Il accéléra le mouvement, la gêne s'accentua mais la volupté également. Il me chevaucha ainsi jusqu'à ce qu'il jouisse en moi. Il se retira ensuite.

Le charme semblait rompu, il se montra de nouveau gêné et il quitta rapidement la chambre. Je regardais Zoé toute pantelante, qui avait assisté au spectacle, aux premières loges. Dans son regard, je compris qu'elle mourrait d'envie de vivre la même chose. Je ne ressentais rien d'autre que de la félicité. Je trouvais cocasse d'avoir perdu ma virginité devant ma meilleure amie et pourtant, j'avais l'impression qu'il ne pouvait pas en être autrement.

Je ne bougeai pas pour le moment, le sperme s'écoulait sur mes cuisses, un peu de sang également que j'essuyais avec des mouchoirs fournis par Zoé. Le lit portait les traces de cette évolution. Il allait falloir laver les draps le lendemain pour que la tante ne remarque rien. Je ressentais le besoin d'une bonne douche bien chaude mais la place était déjà prise par Victor.

— Je veux que toi aussi tu assistes à la perte de mon pucelage.

Je comprenais que le garçon allait devoir remettre ça. Je n'en étais pas jalouse, je n'avais pas de sentiments pour lui. Mon amie voyait cela comme un défi et rien n'aurait pu lui ôter cette idée de la tête. Cependant, il fallut attendre que le garçon en ait envie mais après deux heures de sommeil et un réveil par des caresses, il se montra aussi dur qu'il avait été avec moi. Je regardais toute la scène, tout en me remémorant le moment où j'étais à la place de la jolie brune.

Le lendemain, il fallut nettoyer deux paires de draps. Nous le faisions aussitôt lever, utilisant une recette de grand-mère pour enlever les tâches de sang. Victor semblait déboussolé par les événements de la nuit, surtout en présence de Zoé. Lorsque celle-ci s'absenta pour aller au petit coin, il m'informa qu'il avait préféré le faire avec moi. J'en étais flattée et je sentais son désir de recommencer. Je ressentais encore une légère gêne me bloquant l'envie de le refaire si vite, peut-être était-ce dans ma tête.

Avant le retour de tante Lucie en tout début de soirée, nous avions remis les draps dans nos chambres. Nous tachions de nous montrer naturelle et pourtant, elle sembla comprendre qu'il s'était passé des choses. Elle interrogea sa nièce qui lui mentit sans ciller. Elle n'en resta pas à cette réponse et lui demanda si elle et moi prenions bien la pullule, ce qui lui confirma mon amie tout en lui disant de nouveau qu'il n'y avait rien eu.

Les soupçons de la tante ne durèrent pas longtemps, surtout que Victor retourna dès le lendemain matin avec ses grands-parents. Quant à nous, il ne restait plus qu'une journée avant la fin de notre séjour. Nous retrouvâmes une dernière fois le garçon aux ruines, déçus de nous voir pour la dernière fois. Il resta collé à moi et je devinai son attirance, tout en essayant de lui faire comprendre sans lui faire de mal que ce n'était pas réciproque.

J'aurais bien voulu recommencer rien qu'une fois avec lui, pour le plaisir d'avoir son sexe en moi sans la douleur mais le lieu et les circonstances n'étaient pas propices car je voulais que ma prochaine fois se passe dans un lit en toute intimité.

Je m'assoupis peu à peu à toutes ces pensées de ma folle adolescence. Mon amitié avec Zoé ne s'est jamais interrompue, même si parfois les circonstances de nos vies nous ont séparées pendant de longues périodes. Quant à Victor, je ne l'ai jamais revu. Nous sommes retournés quelques années plus tard chez tante Lucie et le jeune homme n'était pas allé en vacances chez ses grands-parents.

Mon amant dort toujours, sans se soucier de mon passé, préférant l'ignorer et c'est mieux ainsi. Car je dois confesser qu'avec ma meilleure amie, nous nous sommes montrées encore moins sages les années qui suivirent...

Je regarde l'heure tardive, avec un petit sourire nostalgique sur les lèvres. Morphée me tend ses bras pour m'envelopper dans son monde plein de douceurs et de délices. Je m'abandonne à lui et à ses rêves érotiques qui me mettent au supplice.

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