Souvenirs d'été

Une saga de Thalia_Devreaux - 7 épisode(s)

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Épisode 2 : La découverte des sens 2/2



Me retrouver de nouveau si proche d’elle avec juste une culotte et un débardeur, me fit renaître la tension que j’avais connue dans la salle de bain avant que l’on se déshabille. Je n’arrivais pas vraiment à me concentrer sur mon instant de lecture avant d’éteindre la lumière. Je sentais parfois le regard de mon amie se poser sur moi. D’habitude, cela ne me dérangeait pas mais ce soir-là ce ne fut pas le cas. Quelque chose faisait que je n’étais pas aussi à l’aise et j’en déduisais que c’était en rapport avec ce qui c’était passé dans l’après-midi. La curiosité dévorait mon esprit. J’avais vu ses seins, ses fesses et sa toison mais je n’avais pas pu voir son sexe. C’était le seul endroit que je ne pouvais pas encore comparer avec le mien. Comment était-il ? Je ne comprenais pas pourquoi je me posais cette question qui me paraissait malsaine.

Je tentais vainement de lire jusqu’à ce que je renonce. Zoé fit de même et me lança un regard indéchiffrable. Alors que d’habitude nous commencions à parler, un silence pesant s’installait. Une barrière muette et incompréhensible nous bloquait. Nous comprîmes que nous pensions à la même chose mais aucune ne voulait lancer la discussion. Un rire gênant rompit enfin le silence.

— Je crois que la curiosité est vraiment un vilain défaut

me dit-elle.

Je ne répondais pas. Je me réfugiais derrière le silence. Je ne faisais plus tellement attention à la réaction de mon amie. Peut-être chercha-t-elle de nouveau à relancer la conversation. Quelques instants plus tard, la lumière fut éteinte et bien que je me sentais plus à l’aise dans l’obscurité, je ressentais toujours une petite tension.

Les minutes s’écoulèrent sans que je n’ose bouger. Elle restait immobile également, ce qui était contraire à nos habitudes. Nous étions sur le dos, fixant le plafond. J’entendais sa respiration qui trahissait parfois certaines réflexions tintées par un soupir. Je cherchais à comprendre ce qui pouvait me gêner alors que je me trouvais avec Zoé, la seule personne avec qui je pouvais parler de tout. Il fallait que j’arrive à aborder le thème de la sexualité avec elle. Je pris une profonde inspiration pour me lancer.

— Tu crois que je suis stupide de ne pas réussir à parler librement de ça ?
— Non. Je pense que c’est aussi parce que dans ta famille vous n’en parlez pas du tout.

Après un instant de réflexion, j’acquiesçai, oubliant que l’obscurité masquait tout mouvement ou expression de mon visage. Elle avait raison sur ce point. Jamais je n’en entendais parler à la maison. Pour Zoé c’était différent, sa famille paraissait plus ouverte sur le sujet.

— Tu parles de tout ça avec ta famille ?

— Oh non ! Pas tout ! Les choses que je considère comme gênantes, je les garde pour moi. Ils m’ont expliqué l’essentiel et comme ils me le disent je dois garder un jardin secret.

Mes parents étaient restés vagues sur le sujet. J’avais découvert plus de choses dans mes lectures et dans les cours de biologie que par eux. Ils préfèraient éviter autant le sujet que moi et ils étaient probablement soulagés que je ne leur pose pas de questions.

— Et à ton avis, le jardin secret tu penses qu’on peut le partager avec sa meilleure amie ou il vaut mieux tout garder pour soi ?

Ma voix trahissait ma fébrilité. J’attendais une réponse réconfortante sans savoir celle qui m’arrangerait le plus. Elle ne me répondit pas dans la foulée comme précédemment. Elle prit son temps avant de le faire.

— Cela dépend. J’imagine qu’il y a certaines choses que l’on préfère garder pour soi. Mais si tu veux me parler d’une chose en particulier, je suis prête à t’écouter sans te juger, si ça peut te rassurer.

De nouveau, je hochais la tête. Je ne savais pas ce qui me poussait à avoir envie d’aborder le sujet sexualité ce soir mais j’en ressentais le besoin. Peut-être était-ce l’instant complice de l’après-midi et le regard qu’elle avait posé sur moi sans se moquer ?

— Tu sais, me lançais-je d’une vois fébrile, parfois j’ai certaines envies. Je ne saurais pas comment expliquer pourquoi. Je ressens des choses… Et je ne sais pas si c’est bien ou si c’est mal.

Je me tortillais les mains tout en parlant. Mon visage virait probablement au cramoisi à mesure que les mots sortaient de ma bouche. J’appréciais le noir qui régnait dans la chambre, cachant ma gêne. Jamais je n’aurais pu parler ainsi dans la lumière.

— Comme une envie de te caresser ?
— Oui, avouais-je rouge de honte.
— J’ai lu dans un livre que c’est normal et qu’il n’y a rien de mal là-dedans.

Cette réponse me réconfortait quelque peu. Je n’osais plus parler, j’en avais déjà probablement trop dit. Ma copine se mit de côté, face à moi.

— Tu l’as déjà fait ?

Sa question me prit de court. Je me terrais dans le silence, ce qui en révélait la réponse.

— Moi aussi, me répondit-elle en me posant une main sur mon épaule. Et plus d’une fois.

Je souriais, soulagée de ce fardeau que je portais longtemps. Elle faisait comme moi et l’acceptait. J’étais donc normale et il n’y avait rien de répréhensible dans tout cela. Le silence reprit ses droits, comme avant le début de cette conversation. Les minutes défilaient jusqu’à ce que je sente sa main glisser vers mon sein. Je poussai un petit cri de surprise avant d’entendre un chut apaisant.

— Laisse-toi vivre un peu. Je te l’ai dit, il n’y a rien de mal dans tout cela.

Sa main descendit plus bas afin de se faufiler sous le débardeur avant de remonter vers ma poitrine. Elle caressa d’un doigt les contours, me provoquant des frissons qui parcoururent tout mon corps. Une douce chaleur envahit mon ventre. Un effet que je connaissais lorsque je ressentais l’envie de me toucher. Sauf que cette fois-ci, cela paraissait plus intense.

— J’arrête quand tu veux.

Cette parole me rassura mais ne me poussa pas à le lui demander. Je restais muette, non pas que je ne pouvais m’exprimer. Je restais dans l’attente de savoir ce qui allait se passer ensuite. Elle empoigna mon sein dans sa main avant de ne s’intéresser qu’au téton qu’elle pinça légèrement. Un léger gémissement sortit de ma bouche.

— Tu t’étais déjà touchée ainsi ?

— Non, répondis-je avec sincérité.

— Tu en es encore au stade de la découverte alors.

Elle retira sa main et se redressa ensuite dans le lit. Je l’entendis retirer son débardeur avant de se rallonger. Elle prit ma main la plus proche et la posa sur sa poitrine. La chaleur s’intensifia dans mon ventre. Je ne comprenais pas pourquoi ce contact me déclenchait autant d’émotion.

— Fais comme moi.

Elle effleura le galbe de mon sein, son doigt s’amusant à contourner l’aréole, comme pour garder le meilleur pour la fin. Je l’imitais, mettant en pratique son enseignement. Ma main explora sa poitrine, joua avec le bouton. Mon débardeur commençait à me gêner et je pris la décision de le retirer. Je sentis son appréciation dans les gestes qui suivirent. L’excitation montait à chaque parcours de ses doigts, surtout lorsque ceux-ci descendaient progressivement vers le bas. Elle jouait en cercle, caressant mon ventre au-dessus puis en-dessous du nombril. Je ressentais une certaine appréhension et en même temps l’envie qu’elle y aille. Encore deux sentiments contradictoires.

Sa main s’immobilisa à l’élastique de ma culotte. Un doigt délicat passa en-dessous, caressant les premiers poils de ma toison avant de remonter. Je n’osais pas l’imiter dans cet acte. Elle s’éloigna de moi, bougea dans le lit avant de reprendre sa position. Je ne réalisais ce qu’elle avait fait que lorsqu’elle reposa sa main dans la position précédente et que je compris qu’elle m’invita à faire de même. Je parcourus lentement le chemin pour trouver le tissu du sous-vêtement jusqu’à ce que je rencontre ses poils pubiens.

— Tu n’es pas obligée de faire comme moi.

C’était justement parce que rien ne m’obligeait que je me sentais capable de retirer la culotte alors que mes lèvres s’humidifiaient. Après tout, j’avais lu dans un bouquin que les femmes mouillaient quand elles étaient excitées et je me doutais que Zoé se trouvait dans le même état que moi. Je posai le sous-vêtement à l’endroit où j’avais laissé mon débardeur et repris la position précédente. Je comptais me laisser guider de la même façon que pour la poitrine mais rien ne se produisit.

— Lucie… Est-ce que toi aussi t’es curieuse de voir ?

— Oui…

La lumière fit son apparition quelques instants plus tard. Nous échangeâmes un court regard avant d’observer nos corps nus. Dans notre position, les jambes très légèrement écartées, rien ne révélait nos intimités. Nous ne bougions pas. Le temps passait sans que rien ne se produisit jusqu’à ce que résonne le rire nerveux de ma meilleure amie. Elle ouvrit les cuisses et me dévoila son sexe suintant d’excitation. Je trouvais ses lèvres plus fines que les miennes. Cette vue me faisait ruisseler davantage. Je ressentais l’envie de me caresser.

L’envie me poussa à rendre la pareille à Zoé. Je lui dévoilais mon antre, quelque peu intimidée par le regard qu’elle pourrait porter. Je ne lus dans ses yeux que ravissement. Elle s’approcha de moi et posa un baiser sur les lèvres de ma bouche, comme il nous arrivait d’en faire lorsque nous étions gamines. Elle se recula ensuite pour me fixer dans les yeux, cherchant une réponse.

— Je n’ai jamais embrassé un garçon, dis-je à mi-voix.

Une folie passagère nous submergea. Je ne sais plus si c’était moi ou elle qui prit l’initiative mais nos lèvres se rencontrèrent pour un nouvel échange. Nos bouches s’ouvrirent de concert et nos langues entamèrent un doux balai qui me fit frémir d’excitation. Alors que j’étais intéressée par les garçons, tout comme mon amie qui était déjà sortie avec un, nous perdîmes le contrôle de ce qui se passait. Ma main se posa sur sa hanche tandis qu’elle me caressait les cheveux.

Le baiser s’interrompit finalement, nous ramenant à la triste réalité de deux amies qui aimeraient que quelqu’un d’autre les embrasse. Nous nous regardions dans les yeux. J’étais comme fascinée par ce regard posé sur moi, qui me fixait dans mon plus simple appareil, sans émettre aucun jugement et paraissant apprécier le spectacle. Je n’observai que son visage, n’osant plus regarder vers le bas. Je ne le détachai que lorsque je sentis un doigt glisser entre mes lèvres. Elle le retira rapidement, prenant à la fois un air d’excuse et plein de malice.

— Désolée, je voulais vérifier si tu étais dans le même état d’excitation que moi.

Je la sentais sur la réserve, se demandant probablement si elle n’était pas allée trop loin. Je souris avant de m’approcher de son visage pour l’embrasser de nouveau. Le précédent baiser échangé avait remué quelque chose dans mon ventre, me faisant mouiller davantage. Je voulais mieux comprendre et ressentir de nouveau cet effet. Sa langue joua avec la mienne, me faisait frémir davantage. Ses mains restaient sages sur mes hanches, bien que caressant légèrement mes fesses. Et je ressentais l’envie de plus.

J’attrapai une main que je guidai vers mon entrejambe. Je la posais dessus, lui offrant le droit de me faire découvrir le plaisir d’être caressée par une autre main que la mienne. Rien que le contact chaud me fit mouiller davantage. Je la sentis se presser contre moi tandis que j’écartais davantage les cuisses. Elle ne tarda pas à commencer les effleurements autour de mon sexe, s’amusant à me faire pousser de petits gémissements. Elle s’approcha ensuite des lèvres avant d’insérer son index entre, s’éloignant de mon antre et remontant vers le clitoris.

Je relâchais l’étreinte du baiser, poussant un petit gémissement qui fit rire Zoé. Elle m’allongea sur le lit tandis que son doigt redescendit. Elle l’enfonça dans mon vagin et me lança un chut pour m’inciter à être plus discrète. Elle me poussa l’oreiller, me faisant comprendre que je devrais l’utiliser pour étouffer les bruits. Instinctivement, ce qu’elle me prodiguait, desserrait l’étreinte de mes cuisses, la laissant s’aventurer partout et profondément. L’excitation de cette première fois, me fit perdre la tête. Je m’oubliais en lui murmurant des continue sans ressentir aucune gêne. Sa main libre caressa ma poitrine, jouant de temps en temps avec l’un de mes tétons. Je me laissais aller vers l’orgasme dans lequel elle m’entraîna.

Son doigt expert jouait habilement avec mon clitoris. Je tournai la tête sur le côté, contre l’oreiller pour enfouir mes gémissements. Je me rendis à peine compte que je bougeais mon bassin. Zoé poussa davantage l’oreiller pour couvrir les bruits que je faisais avant de me pénétrer de nouveau avec son index. Elle s’amusait en me faisant des va-et-vient sur un rythme régulier. Je me crispai, me contractant, resserrant mes jambes comme pour le garder en moi. Elle se retira pourtant mais pour me titiller le clitoris. Cette fois-ci, je ne pus résister plus longtemps et partit dans un orgasme heureusement peu bruyant grâce à l’oreiller. Je pense que j’aurais été capable de réveiller la tante sans cela.

Lorsque j’éloignai ma tête pour regarder mon amie, elle arborait un grand sourire, fière de ce qu’elle avait accompli. Elle s’approcha de mon oreille pour me faire une confidence.

— J’espère qu’un jour, ce sera toi qui me fera plaisir.

Elle me lança un clin d’œil avant de s’habiller. Je lui souris, appréciant qu’elle ne m’oblige pas à le faire ce soir. Je savais qu’en temps voulu, la curiosité me pousserait à lui rendre la pareille. Je ne songeais plus à rester habillée devant elle, pas après ce qu’elle venait de faire. J’oubliais même que je pouvais être nue…

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