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Sur le sable

Vacances d’été, direction La Baule.

Pendant que mon chéri passe sa matinée à apprivoiser un char à voile, je me prélasse dans notre résidence, à bouquiner entre notre balcon et la piscine.

Peu de vis à vis, peu de monde tout court, j’en profite pour me contenter d’un t-shirt et d’une jupe légère.

L’action mêlée du vent frais et des rayons chauds du soleil entre les cuisses a des vertus insoupçonnées, dont il serait dommage de ne pas profiter.

Après tout, les vacances sont là pour çà, aussi.

A moitié échaudée, un peu troublée, c’est avec le pas léger que je décide d’aller rejoindre Eric, non sans avoir enfilé une petite culotte au préalable.

Je suis donc ses indications, traverse le dédale de petites rues qui mènent à la plage, et rejoins enfin l’exposition vivante de chair parfumée au monoï, parasols et serviettes. Reste à trouver le club Mickey, la vendeuse de glaces ("juste mignonne" selon lui, ben voyons…), et j’aurais trouvé son club de voile.

Le chemin dans le sable me semble long et épuisant. Marcher ainsi en plein soleil n’est pas une sinécure, même en tongs.

Toutefois, les compliments plus ou moins dits de ces messieurs, et les regards noirs de leurs dames aident à apprécier le parcours difficile.

Je me retrouve finalement au bout de la plage, sans plus de serviette plantée ici ou là. En gros, je me suis trompée, et plutôt bien …

(Oui, les femmes, l’orientation tout ça …). Je n’ai pas du tout envie de refaire le chemin sur la plage, même si ces jeunes messieurs m’y encourageraient volontiers.

Au bruit, je devine que la route n’est pas très loin derrière les dunes, couper à travers la verdure me semble plus rapide, moins fatiguant.

Au fil de mon ascension, je devine des voix qui se font progressivement plus claires.

Tout comme la scène que je surprends : un couple d’âge mûr, bien conservé d’ailleurs, qui batifole comme des ados.

Elle en lingerie plutôt fine, lui en caleçon, tous deux à l’ouvrage. Elle, assise jambes écartées, sa main droite affairée dans sa culotte, et tenant monsieur par le glaive sorti de son fourreau, à l’aide de sa main gauche. Lui, debout sur les genoux, à grogner, et lui caressant la poitrine. Sa ressemblance avec un ami lointain de mes parents dont j’avais été proche, me surprend d’autant plus.

Je me vois hébétée par le spectacle découvert malgré moi, et me cache aussitôt.

La gêne de m’insérer involontairement dans l’intimité d’un couple est évidente, tout comme leur plaisir que j’entends. Apparemment, ils ne se sont aperçus de rien… nous sommes donc seuls, tous les 3, isolés …

La scène, aussi originale et surprenante soit-elle, se révèle donc également excitante.

A l’inverse d’un film X, le voyeurisme discret peut avoir son charme. Ici, les sentiments, le plaisir non joué et la situation interdite font plus d’effet que n’importe quel film.

Plutôt que de rebrousser chemin, je me vois déposer mon sac, et prendre mes aises derrière les longues feuilles pour observer ce couple attachant. Curiosité purement culturelle mes dis-je, pour me convaincre d’être encore socialement correcte (?)

Réalisant mes intentions, je sens mon cœur donner un grand coup, mon souffle s’accélérer, et les papillons élire domicile dans mon ventre. Je les regarde ainsi profiter de leur solitude relative, et dégage un sein du maillot. Je le caresse du bout des doigts, le vent étant lui aussi de la partie.

Au fur et à mesure qu’ils se donnent un plaisir mutuel, le mien monte crescendo. Elle lui enlève le caleçon, et dégrafe son soutien-gorge.

Je libère ma poitrine, désormais offerte aux caprices du vent.

Maintenant qu’elle le prend en bouche et avec application, j’ai son sexe béant face à moi. Malgré leur âge à tous les deux, ils se révèlent encore très "en forme". L’idée d’effleurer ses courbes du bout des doigts échauffe de plus en plus mes sens.

Je vais bientôt avoir des crampes tellement je serre mes seins et me caresse violemment. J’essaye de ne pas respirer trop bruyamment, ne pas être repérée, ne pas les déranger …

En vain. Un gémissement m’échappe tout de même, et le couple se retourne vers moi.

Me voilà prise comme une gamine, sans savoir quoi faire, quoi dire.

Elle se cache les seins, resserre un peu les jambes, mais sourit tout de même à ma vue … Lui, le sexe érigé haut, grand sourire également … je ne peux me cacher plus longtemps, et me lève.

D’un bond (la nervosité ?), je me présente face à eux, poitrine érigée, la culotte en feu, avec un sourire gêné.

Nous nous détaillons plus ou moins discrètement, eux mes seins, mon visage (?), moi sa poitrine plus menue et sa toison un peu fournie qu’elle me dévoile spontanément, son sexe à lui, comme une évidence. Je ne peux m’empêcher de rougir.

"Désolée, je ne voulais pas …" ose-je prononcer, de peur d’avoir rompu le charme.

Lui : "Ce n’est rien, il n’y pas de mal.

Elle : Au contraire, soit la bienvenue :)"… et me prend la main, puis la bouche.

De nerveuse je passe à surprise, avant de cocher la case ravie en un tour de langue. Les papillons reprennent de plus belle… Lui m’embrasse gentiment du bout des lèvres, n’ose mettre sa langue mais tente de flatter mes seins lourds. Elle-même les titille, je soupire. La pensée que je risque de tromper Eric m’effleure, j’apprécie les caresses pour ce qu’elles sont, mais préfère repousser gentiment ses mains à lui. Il en fait son parti, et ne semble pas trop déçu. Mon apparition doit déjà être une belle aubaine à ne pas gâcher.

Elle, entreprenante, délace mon haut de maillot de bain. J’ai beau avoir les seins déjà découverts, se faire déshabiller par quelqu’un (plus âgé que soi qui plus est), a un effet plutôt particulier.

Chacun d’eux me regardant, sourire en coin. Je souris également, de nervosité et plaisir.

Je prends sur moi, et dé zippe ma jupe. Bizarrement, plus je me dévoile, et plus je me sens à l’aise.

Elle lui prend la main, et l’entraîne sur sa serviette. Je m’assieds proche d’eux, prête pour le "spectacle".

A califourchon sur son homme, elle se caresse lentement la poitrine, s’assure que je ne manque rien… avant de descendre sans sourciller entre ses cuisses, qu’elle entre-ouvre pour lui. Elle écarte alors grand ses jambes, et lui ordonne un "Viens !" qui ne se refuse pas.

A mesure qu’il entre en elle, je vois ses yeux maquillés défaillir, ses mains enserrer le bord de la serviette et ma main avec.

Lui, grand sourire crispé, jouit d’un spectacle inattendu les yeux brillants, prenant sa femme, devant une autre à la culotte bien tâchée.

Je me laisse aller à mon tour, et ma main droite reprend le chemin de mes lèvres. Lui, me voyant faire, est surpris par mon initiative, mon regard fixant le sien.

Je me lèche les doigts, me goutant au passage (sensation pourtant pas si nouvelle).

Je me surprends à devenir provocante, à vouloir sciemment le surexciter, pendant que sa femme commence déjà à gémir, gigoter.

Sa main ne tient plus la mienne, mais vient se poser sur mon ventre, et glisser sur mon bouton. Je laisse volontiers faire, tant elle ne manque visiblement pas de dextérité.

Je ne veux laisser personne en reste, je me sens comme leur totem de débauche, et dénoue le bas de mon maillot.

Il ne se fait pas prier pour mater en détails, relâchant à l’occasion la pression de ses mains sur la poitrine de sa chère et tendre.

Il se redresse, pose les pieds de Madame sur ses épaules, et s’insère en elle plus profondément encore. J’oublie le temps d’un instant mes réticences, lui prend une main que j’amène sur mes seins. Son regard est magnétique, leurs doigts magiques… je sens que je ne vais pas tarder à jouir.

Les coups de butoir se font de plus en plus fort, Elle ne gémit plus, elle crie désormais. J’oublie ma gêne initiale du public éventuellement aux alentours, et gémis à mon tour.

Elle se crispe d’un coup, prenant son pied avec une intensité bouleversante. Lui, ne tarde pas à venir à son tour. Il se retire, et se caresse devant nous deux avant qu’elle présente sa poitrine face à lui, qu’il s’y déverse abondamment. Elle s’incline enfin dessus pour en récupérer la liqueur. Sans plus aucun tabou, je la regarde à peine faire, occupée à m’insérer mes doigts, de plus en plus nombreux, de plus en plus fort, de plus en plus loin.

Je jouis à mon tour, un cri rauque quasi préhistorique nous surprenant tous les 3.

Ereintée, je reste ainsi, sur le dos, jambes écartées à tenter de reprendre mes esprits, les laissant me reluquer encore en détails.

Ils sont décidément très coquins, mais c’est très agréable, je dois bien l’avouer !

Combien de temps restons nous ainsi avant que le téléphone sonne la fin des réjouissances ? Eric me cherche depuis déjà une bonne heure (oups !)

Je lui réponds m’être perdue, et me rhabille à la va-vite. La culotte restera dans le sac, trop de sable dirons-nous. Mais nul doute que c’est n’est pas la seule et unique raison…


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