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Tendres Découvertes : Episode 2 "Un bon petit-déjeuner"

Je ne réussis à trouver le sommeil que très tard, ou très tôt. Lorsque je me réveillai, j’étais encore fatigué. Toute la nuit, j’avais repensé à ce qui venait de se passer. J’étais à la fois euphorique et un peu chamboulé. Non pas que je regrettais ce qui s’était passé la veille au soir, cependant, j’avais la crainte qu’à tête reposée, Anna ait décidé de faire machine arrière, de ne plus me parler, trop gênée qu’elle serait de regarder l’homme qui hier lui claquait les fesses. Je regardai l’heure, 7 h 15, je n’avais dormi que trois ou quatre heures tout au plus. Je me dis que j’avais encore un peu le temps avant de me lever.

Le temps devait être similaire à hier, venteux et pluvieux, nous avions décidé la veille de ne pas rester enfermés à nouveau. Je voyais poindre une journée musées ou quelque chose dans le genre. Je me levai tout de même pour aller satisfaire une envie pressante matinale. En sortant des toilettes, une porte dans le couloir s’entrouvrit. L’espace d’un instant j’eus un peu peur de voir Anna, cela aurait voulu dire qu’elle avait passé une mauvaise nuit. Heureusement, ce ne fut pas le cas. Au lieu de ma camarade de fessées, je vis Laeticia apparaître, visiblement devant répondre au même besoin que moi.

— Salut ! me dit-elle de sa voix encore endormie. La forme ?

— Je vais me recoucher, je n’ai pas bien dormi, répondis-je.

— J’ai entendu qu’Anna était passée te voir hier soir. Elle n’était pas trop fâchée ?

— On s’est expliqué, tout va bien maintenant.

— Oui, j’imagine. Je l’ai entendu rire plusieurs fois.

J’eus un sursaut : elle avait entendu les rires. Avait-elle entendu autre chose ? Je sais que j’aurais pu inventer une histoire pour justifier les éventuels bruits, mais Laeticia n’était pas non plus idiote. Je décidai alors de rester évasif pour le moment.

— Ouais, tu vois, comme quoi, ça n’était rien, assurai-je.

— Bon je file, hé-hé. La petite blonde dansait sur place.

— File ! dis-je en riant.

Il allait tout de même falloir qu’Anna et moi accordions nos violons et soyons discrets. Mais nous n’en étions pas là, je ne savais même pas dans quel état d’esprit elle allait se trouver ce matin. Je retournai donc me coucher une petite heure. Lorsque mon réveil sonna, j’étais un peu embué. Je passai un pantalon et me rendis à la table du petit déjeuner. Je passe souvent volontiers ce repas lorsque je suis seul, mais j’y trouve une tendresse particulière lorsque je suis avec mes amies. Je ne sais pas trop d’où cela vient. Ces gens que j’aime de tout mon cœur avec leurs petites bouilles à moitié ensommeillées, c’est un spectacle que je ne manquerais pour rien au monde.

Ce matin par contre, j’avais un peu plus de mal à goûter insouciamment le charmant tableau. Anna n’était toujours pas levée, et bien qu’en règle générale j’aurais dû littéralement fondre lorsque Laeticia, assise à côté de moi s’est penchée pour s’appuyer contre mon bras, le saisissant et faisant mine de finir sa nuit. Je suis resté bien plus stoïque que d’habitude. Au bout de quelques instants, Anna apparut dans l’embrasure de la porte. Elle ne portait pas sa robe de chambre d’hier mais un pantalon de pyjama blanc et un débardeur noir. Qu’elle était mignonne ! Je ne me laissai cependant pas aller à la contemplation béate, elle semblait embarrassée.

— Coucou tout le monde, lança-t-elle, enjouée mais incertaine.

Un « Salut ! » général et franc sembla lui donner un peu plus de contenance.

— Bon, je dois vous dire un truc, je suis désolée pour hier, j’ai pas beaucoup parlé pendant la fin du jeu. Ce n’était pas contre vous, c’était juste un truc entre moi et moi-même. Je ne suis pas toujours la plus fun.

Un concert de protestations bienveillantes se fit alors entendre.

— J’ai discuté avec W. hier soir, je me sens mieux, je vais changer.

— Mais on t’aime comme tu es, dit Michèle en la prenant dans ses bras.

C’était ainsi entre nous, nous nous aimions énormément et nous n’avions aucun souci pour le montrer. Je crois que dans notre esprit, cela aurait équivalu à nier cet amour quelque part ou bien en laisser une partie se perdre. Nous nous étions rencontrés sur les bancs de la fac lors d’un de ces moments où l’on se sent à peine un grain de sable parmi des milliers d’autres. On peut aimer croire au destin, je préfère n’y voir qu’une magnifique chance, ça avait tout de suite collé. Nous n’étions pas du genre super populaire bien que mon rôle de clown me faisait apprécier dans mes promotions. Nous n’avions rien de particulier mais nous nous entendîmes très bien de suite.

Alors les invitations chez les uns et les autres se succédèrent. On rencontra les petits copains ou petites copines de chacun et chacune. Bref, si on met à part les querelles inévitables dans la vie d’un groupe, celui-ci était sain. Et bien que j’aie une part sombre qui me fait parfois poser un œil particulier sur ces amies, je ferais tout pour elles. Un jour, un test psychologique en ligne particulièrement long et précis avait défini mon caractère social principal ; j’étais un « gardien ». Ça fait un peu bizarre à dire, mais je m’y suis reconnu. Je suis dévoué quand j’aime. Mais mes considérations actuelles étaient un peu moins glorieuses et admirables.

Lorsque Michèle lâcha son étreinte, Anna alla nous embrasser tous. Lorsque vint mon tour, elle passa ses bras autour de mon cou et appuya particulièrement ses lèvres contre ma pommette. Bien que me méfiant des apparences, surtout dans ce cas, je me dis que tout allait bien pour elle. Cela me fut confirmé quelques instants plus tard. En effet, elle se plaça face à moi à table. Attendant, elle reposa son visage contre sa main, planta gentiment son regard dans le mien et me fit un superbe sourire ponctué d’un léger clin d’œil. À cet instant, je sus que tout allait bien.

Arrivés les derniers à la table du petit déjeuner, je me retrouvai bien vite seul avec Anna. Michèle et Laeticia étant parties respectivement se doucher et passer un coup de fil. Je regardai Anna avec un petit sourire qu’elle me rendit aussitôt au centuple.

— Merci encore pour hier, finit-elle par dire en rosissant.

— Je suis heureux que tu aies osé sauter le pas et que tu aies eu confiance en moi pour le faire.

— Je n’en reviens pas ! Hier, en retournant dans ma chambre, j’étais heureuse mais après je me suis dit « Qu’est-ce que j’ai fait ? » Je me suis affolée toute seule pendant quelques instants.

— Et ensuite ? demandai-je.

— Ensuite ? Eh bien, je crois qu’une voix en moi s’est élevée pour me dire que je n’avais rien fait de mal, au contraire. Que je m’étais fait plaisir et que ça n’était pas toujours du luxe.

Depuis sa rupture avec l’autre diva dont j’avais oublié le nom, elle avait enchaîné les galères d’argent, au travail, avec sa famille. Ma nature protectrice me dictait souvent de faire preuve de bienveillance envers cette merveille de l’espèce humaine, d’habitude si prompte à accoucher d’ordures. C’était injuste à mes yeux de voir mon amie si chère en proie à la violence du quotidien, on y passe tous et plus qu’à notre tour, certains prenaient bien plus cher qu’elle, mais soyons honnêtes, la misère des inconnus nous touche beaucoup moins que la simple contrariété de ceux qui nous sont chers. Parfois je me disais qu’elle avait le mauvais œil braqué sur elle. Et moi je lui avais mis une fessée, et ça m’avait excité.

Anna se leva et alla déposer son bol dans l’évier. Je la suivis du regard. En passant, elle fit tomber un torchon qui pendait sur un crochet. Elle se pencha alors pour le ramasser. Il y a dans la vie des moments où l’on sait sans avoir besoin de nos cinq sens. Elle savait que je la regardais, que j’étais en train de regarder ses fesses qui tendaient son pantalon de pyjama blanc qui me laissait deviner cette culotte adorable qu’elle avait offerte à ma vue cette nuit. Mon sexe palpita et mon rythme cardiaque s’accéléra. Elle avait arrêté son mouvement. Je l’entendis soupirer.

— Vite ! me dit-elle dans un souffle.

Je me précipitai sur elle. Elle se releva alors pour s’appuyer contre le plan de travail de la cuisine. Je tendis l’oreille l’espace d’une seconde pour m’assurer qu’il n’y avait aucun risque. R.A.S. ! L’eau coulait encore dans la salle de bain et j’entendais Laetitia parler au fond du couloir, dans sa chambre. La « voie » était libre. Je me saisis alors de l’élastique du pantalon de ma jolie brune et l’abaissai jusque sous ses fesses. Je me retrouvai alors « nez-à-nez » avec cette jolie lingerie florale. Ma main s’éleva dans les airs et alla frapper les fesses de cette ancienne prude, désormais adepte de la gentille correction. Elle retint son gémissement autant qu’elle le put. Pris par le temps que nous étions, mais terriblement excités par la situation et son risque inhérent, je claquai à nouveau sans attendre son joli cul qui portait déjà l’empreinte de ma main.

— Hmpf ! Plus fort ! Vas-y ! entendis-je.

Je profitai malgré tout pendant une seconde, et c’est ainsi que je me rendis compte que mon ingénue ondulait du bassin, frottant son sexe contre le rebord de plan de travail. Elle se masturbait, la coquine !

Un nouveau claquement se fit entendre, celui-ci bien plus fort. Trop certainement car il nous tira de notre transe. Il ne fallait surtout pas que Laeticia ou Michèle nous aient entendus. Le tableau aurait été sans doute drôle mais surtout sans équivoque. Je recouvrai donc, à regret, le postérieur adoré de ma complice, non sans profiter d’ailleurs du mouvement pour passer doucement ma main sur sa fesse gauche, échaudée par mes coups. Elle tressaillit à cette caresse.

Je me dirigeais vers la table pour débarrasser mon couvert quand je me rendis compte que j’étais visiblement très matinal, au sens physiologique du terme. Anna s’en rendit compte et se mit à rire en voyant mon pyjama déformé par une bosse déterminée à aller de l’avant.

— Tu peux parler ! lui dis-je en remarquant une auréole humide au niveau de l’entrejambe.

Toutes les fessées du monde n’auraient pas suffi à rendre ses fesses aussi rouges que son visage.

— Oh mince, mince, mince !

Elle s’affola. Je me dirigeai alors vers elle et la pris par les épaules.

— Hé, ça n’est rien, ça arrive, je ne vais quand même pas te l’apprendre ? dis-je d’une voix calme et amusée.

— Non, bien sûr, mais c’est gênant…

L’espace d’un instant, je crus revoir ce petit visage triste d’hier qui n’osait pas m’avouer son penchant récent pour la fessée.

— Va dans ta chambre, je vais faire la vaisselle. Je prendrai ma douche après toi, okay ?

— Okay. Merci, me dit-elle, toujours embarrassée de sa petite mouille.

J’étais terrassé par tant de candeur teintée de petite perversion naissante. J’avais le sourire aux lèvres. J’étais d’autant plus certain qu’elle n’avait pas regretté ce qui s’était passé durant la nuit précédente et je savais également désormais qu’elle était loin d’être contre le fait de recommencer. En moi, nous étions deux. D’un côté, ma part romantique commençait réellement à vouloir s’exprimer. Tombais-je amoureux ? Je me refusai d’y penser. Mon cœur d’artichaut m’avait joué trop de tours par le passé. De l’autre côté, mon côté pervers, avide de cette candeur sexuelle était comblé. Je restais prudent, certes, mais je me disais que j’avais peut-être trouvé la perle rare.

La vaisselle m’avait permis de retrouver une attitude décente sous la ceinture. J’entendis alors la porte de la salle de bain s’ouvrir puis Michèle clamer « Au suivant ! ». Laetitia étant certainement encore au téléphone (son chéri était très possessif), Anna prit la suite. Me dirigeant vers ma chambre, je vis Michèle entrer dans la sienne pour s’habiller. De mes deux moitiés, la plus sombre prit le dessus. Je m’approchai sans faire de bruit de la porte de la salle de bain et me baissai, plaçant mon œil pile devant le trou de la serrure. Ma chambre étant juste à côté, au moindre bruit je pourrais m’y précipiter. Par l’étroit interstice, je vis alors Anna, de dos mais face au miroir ôter son débardeur, dévoilant une jolie petite poitrine blanche surmontée de deux tétons brun pâle qui dardaient.

Elle sembla alors regarder cette belle brune aux cheveux raides qui hier était une fille « sage » comme on dit, et qui aujourd’hui, prenait plaisir à se faire fesser contre un plan de travail de cuisine. Je la vis alors sourire doucement. Elle secoua la tête comme pour sortir de ses rêveries, et sans fioritures aucune (et pourquoi y en aurait-il eu ?) elle enleva pantalon et culotte d’un même geste. Je vis alors son postérieur nu pour la première fois ainsi que son petit anneau brun. J’eus un rictus en remarquant qu’une pâle trace de main ornait toujours ses fesses. J’aperçus enfin, pris au piège de ses cuisses, une partie de son sexe. Le miroir s’arrêtant à la taille, et me situant plus bas, je ne vis pas la réflexion de son trésor. Je vis par contre parfaitement son bras descendre le long de son ventre et s’arrêter visiblement un peu en dessous de la ceinture. Elle voulait certainement constater l’état dans lequel sa fessée matinale l’avait mise.

Soudain, elle se plia, comme frappée dans le ventre. Elle dut se retenir à la console pour ne pas risquer de tomber. Son visage était marqué par l’étonnement, la surprise. La petite ingénue s’était certainement rendu compte que la rapide fessée, quelques instants auparavant, l’avait rendue très sensible. Sa petite chatte devait être toute mouillée et enflée. Je tournai la tête quelques seconde pour m’assurer que je n’étais pas observé à mon tour. Personne. Je repris alors mon voyeurisme, mais le temps de cette vérification, mon espionnée était entrée dans la baignoire et je ne vis que le rideau de douche se fermer. Je me relevai alors et m’enfermai dans ma chambre, où allongé sur mon lit, je fermai les yeux en imaginant Anna soulageant son émoi pendant que je soulageais le mien.

Tout ce risque dès le matin, la journée commençait vraiment superbement.

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