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Terrain neutre

Bonjour Arthur,

Comme je viens passer quelques jours dans votre jolie ville, je me demandais s’il aurait été possible que nous nous « voyons ».

Si vous êtes d’accord, nous pourrions nous donner rendez- vous en terrain neutre. Je pense que le « salon de la littérature érotique » serait une bonne solution et l’occasion idéale. Il a lieu le dernier dimanche de novembre, dans le 3è. Connaissant votre goût pour ce genre littéraire, vous ne seriez pas trop dépaysé !

Je ne serai pas seule mais n’ayez aucune crainte : celle qui m’accompagne n’est pas farouche et est tout à fait d’accord pour s’éclipser le moment venu. De toute manière, elle ne restera pas seule longtemps : elle est en terrain conquis et connaît pas mal de gens qui seront présents ce soir- là. Afin que vous me reconnaissiez, je peux déjà vous annoncer que je porterai une jupe noire courte, très courte (vous savez combien je suis fière de mes jambes), des bas noirs également et un haut lie de vin. Bien sûr, nous ne nous sommes jamais vus… vraiment… en entier. Mais je suis à peu près sûre de pouvoir distinguer vos jolies fesses entre toutes celles des messieurs qui seront présents et cela, même si elles ne sont pas nues. Je les ai déjà tellement regardées, habillées, déshabillées sur ces photos et vidéos que vous avez eu la gentillesse de m’envoyer que…

J’aimerais que nous échangions nos numéros de portable afin de ne pas commettre d’impairs. Vous imaginez, si, croyant me reconnaître, vous vous approchiez d’une inconnue en lui chuchotant des mots crus à l’oreille du genre de ceux que vous m’écrivez, en espérant qu’elle réagisse en se cambrant comme je le ferais moi ? Vous seriez sans doute bien gêné et très déçu. Non ? Et puis, avec mes goûts d’exclusivité, je pourrais me montrer jalouse d’elle et tourner les talons vite fait, chose que vous n’apprécieriez pas, j’en suis sûre. Vous faire une scène pénible et vous laisser les bras ballants et la qu… entre les jambes ne seraient pas du meilleur goût et votre égo en souffrirait autant que le mien.

Je vous attendrais donc jusque 16h : cela nous laisserait le temps de… vous savez bien… jusque 19h30. Ce serait suffisant, vous pensez ? Ensuite, nous aurions juste l'occasion de nous « remettre de nos émotions » et regagnerions le salon juste à temps pour écouter la lecture des lettres érotiques de ChuchoteMoi.

Si cela vous tente, dites- le moi vite, que je puisse nous trouver un chouette endroit où concrétiser ce (doux) projet. Pas trop loin de la rue Saint- Martin, je dirais pas plus d’un petit quart d’heure à pied. Cela fera redescendre le feu de nos joues et du reste !

Vous pourrez, mais dois- je vous le préciser, vous occuper de moi comme bon vous semblera. Mon postérieur sera à votre disposition et sachez que je suis de très bonne composition : je compte me pointer cul- nu. Sentir le souffle du vent, je suppose qu’il fera froid, entre mes jambes et pénétrant mon intimité me sera sûrement très agréable. Et puis, pour ce qui nous emploiera ensuite, les choses seront plus… rapides ! Claques, fessées, morsures tendres si vous le souhaitez, écartement, introduction de jouets, bijoux et autres plaisirs à la limite de la douleur. Dois- je vous rappeler que je ne hurlerai sans doute pas votre prénom quand je serai aux affres du plaisir ? Vous n’en avez cure, je le sais bien : seul importe le plaisir que je prendrai… et je vous en suis déjà très reconnaissante.

Alors, vous vous laissez tenter ? Je peux compter sur vous ? Verrai- je enfin à quoi vous ressemblez autrement qu’en pièces détachées ? Pourrais- je me régaler de votre tendresse (chut, ne me détrompez pas…) ? Je vous promets du… hmmmmm…. Et des mots, tout aussi…

Au 26 novembre, mon salop.

Votre s….


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