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Terre des Nues

Sur la grève des peaux,

Une île inhabitée.

Tamisé l’oripeau,

Reste un grain de beauté.

Vénus, saintes nitouches,

Tous les doigtés me touchent,

Sous leur lune je couche,

Au lit des nudités.

Dans le puy de leurs dômes,

Sur le flanc des vallons,

Je parcours, de mes paumes,

L’ouche des mamelons.

Comme une aube qui point,

Deux perce-neiges, au sein

D’un désir qui étreint,

S’ouvre aux douces succions.

Sur la terre des nues,

Tombent les apparats ;

Où la rive est charnue,

Accostent les ébats.

Sur la terre des nues,

Les pas feutrent en caresses,

Les barrières se baissent,

L’estive est étendue.

Sur la terre des nues

Sur la terre des nues.

Dans l’alvéole ourlée,

Pyxide de la vie,

Sied ma virilité,

Opulente d’envie.

Dans un ballet de hanches,

Toute conscience flanche.

L’excitation s’épanche

Dans une intime nuit.

Sur la terre des nues,

Tombent les apparats ;

Où la rive est charnue,

Accostent nos ébats.

Sur la terre des nues,

Les pas feutrent en caresses,

Les barrières se baissent,

L’estive est étendue.

Sur la terre des nues,

Sur la terre des nues.

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