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Épisode 12 : Comme cul et chemise

Nous étions devenus inséparables… Nous ne nous exhibions pas vraiment mais à présent, nos sorties se passaient le plus souvent à deux. Nous n’échangions aucun baiser en public, ne manifestions pas notre connivence… Juste l’un ou l’autre de ses clins d’œil auxquels je répondais par des battements de cils timides et gênés.

Je connaissais pratiquement tous les coins et recoins de son joli corps. En ce qui le concernait, c’était différent. Ma pudeur toujours présente faisait que je n’avais jamais été vraiment et totalement dénudée devant lui. Juste des morceaux. Peut- être s’était-il fait une idée approximative de comment j’étais. Je préférais qu’il soit un peu ignorant. Cela me laissait de la marge. Et puis, limite, quand vous vous occupez de l’intimité d’un homme, ce qu’il apprécie, c’est votre bouche, ou vos doigts. Peu importe que vous soyez enrobée ou maigrichonne. Et quand c’était à lui de me combler, c’était ses mains longues et fines qui jouaient avec mes cheveux, mes lèvres. Je n’étais pas exigeante. J’étais si heureuse qu’enfin, nous nous entendions physiquement que chacune de nos retrouvailles était source de plaisir intense.

Ses amis, John et Tom, ne commentaient plus les moments où nous nous échappions tous les deux. Ils se contentaient d’être heureux et leur complicité concernant notre relation me faisait du bien.

Ce jour-là, on était en été, les trois potes avaient décidé de pique-niquer. Sans être invitée à leur petite sortie, mon savoureux m’avait dit que je serais la bienvenue. Je m’étais arrangée avec lui pour débarquer avec le dessert vers seize heures et c’est ce que je fis ! Des verrines de tiramisu dans mon petit cabas les régaleraient. Et puis, Adam et moi les laisserions pour aller nous promener seuls…

Il faisait chaud. Pour une fois, mon ami portait un bermuda. Moi qui avais l’habitude de le voir en jeans et en pantalon de toile, je pourrais enfin voir les muscles de ses mollets… J’en avais l’eau à la bouche. Au-dessus, un TShirt et une chemise à courtes manches. Mon inventaire terminé, je lui souris et lui dis que le dessert aurait moins d’attrait que son joli corps. Il était coutumier de mes petites réflexions et me rendit mon sourire. Il avait l’air d’être bien dans sa peau, comme si le fait d’être habillé plus légèrement le faisait être plus… léger, moins engoncé dans ses idées…

Après avec englouti nos tiramisus, nous nous mîmes en route. Je laissai les verrines sur la nappe étendue par terre, sur l’herbe et pris mon cabas…

- On va marcher un peu… ça ira pour tes pieds ?

Adam me regarda. Il se rappelait de cette visite au château de la Belle au Bois Dormant, de ce qu’il avait du gravir comme marches. A mon idée, il devait penser que j’allais encore l’entraîner dans une performance physique et…

- On ne va pas escalader, rassure- moi ?

- Non, cette fois, c’est juste un chemin avec de l’herbe dans la forêt. Et ça ne monte pas !

Je le fis passer devant moi. Je ne voulais pas perdre une miette de lui. De toutes façons, je savais qu’il n’irait pas trop vite et que ce ne serait pas difficile de le suivre…

Mes yeux étaient rivés successivement à ses épaules et à ses mollets. Je me régalais. Notre promenade se terminait pratiquement. Dix minutes de matage et mon excitation avait déjà grimpé à une allure folle. J’avais le cœur qui battait jusqu’entre mes jambes. J’avais du mal à ne pas le rattraper pour l’embrasser à pleine bouche. Nous arrivâmes à une petite clairière. Au sol, un tapis de mousse. De grands arbres, dont la cime semblait toucher le ciel. Un banc, placé là, juste pour nous, nous sembla- t- il …

- On s’assied ou… t’es pas encore épuisé ?

- Non, ça va. Mais… on peut s’asseoir tout de même…

Nous voici donc côte à côte, sur ce vieux banc. Lui, à ma droite… De son bras gauche, il m’entoura les épaules et, tournant la tête vers moi, déposa un baiser salé sur mes lèvres. J’avais envie qu’il s’en empare, qui les dévore… Je m’abandonnai contre lui. Tendrement, de la main droite, il fit tourner mon visage vers le sien et m’embrassa de plus en plus fougueusement… Sa langue cherchait la mienne. Sa salive avait un petit goût d’amaretto. La question était à présent de savoir si c’était moi qui me laisserais coucher sur le banc ou… lui…

- Ce sera plus facile par terre, tu ne penses pas ?

- Pas peur de salir ta jolie robe ?

- J’ai prévu le coup…. Pas bête, la petite B., lui répondis- je en riant.

Je quittai son étreinte et pris dans mon cabas un grand essuie bleu. Je l’étalai sur le sol et lui fis signe de s’y étendre. J’avais envie de me mettre sur lui. De sentir s’il bandait. De me coller à son corps et de le faire frémir. J’avais envie de le faire hurler… Je voulais qu’il lâche prise.

D’abord, je lui demandai d’ôter sa chemise, sauf s’il préférait que je le fasse. Il me dit qu’il était pressé de m’avoir contre lui et que, si j’avais les doigts rapides, oui, il aurait aimé que je le déshabille. À ma question « jusqu’où ? », il répondit, l’air pas gêné du tout « mais… tout, absolument tout ! ». Je fis mine d’être offusquée et lui rappelai que n’importe qui aurait pu débarquer et nous surprendre et que même si j’avais très envie d’être nue contre lui, moi, je ne me déshabillerais pas totalement…

- Ok, faisons comme ça, alors : gardons une tenue décente puisque… je pense que pour l’attitude – décente, je veux dire - c’est un peu raté…

Boutons de sa chemise, tirette de ma robe. TShirt et bermuda. Mon string.

- Comme ça, tu restes en boxer et moi, je garde ma robe. Et comme tu seras sous moi, on ne risque pas de voir grand-chose mais moi…. Je te sentirai… hmmmm….

- T’es pas bête… on dirait même que t’ as une sacrée expérience de ce genre de truc !

- Moi ? Non, fis-je, l’air tout à fait scandalisé…

J’étais donc sur lui, les fesses à l’air mais personne n’aurait pu s’en rendre compte. J’avais rabattu ma robe entre nos ventres et je sentais, au travers du tissu de son boxer, son sexe raide. Il avait déjà tellement pris de l’ampleur qu’il dépassait un peu de son sous-vêtement.

- J’ai envie…

- Et moi, donc, dis-je dans un souffle

Je me frottais à lui. Encore. Et encore. J’alternais : lentement en longs mouvements et puis rapidement… De temps en temps, je m’arrêtais, m’écartais un peu de lui, saisissais son sexe et le masturbais. Puis, je me replaçais sur lui. Je sentais que son plaisir montait. Je répétai la manœuvre cinq ou six fois et puis, me rendant compte qu’il était vraiment excité, je me laissai emporter par mon désir à moi. Je me masturbais sur lui, sur son membre, en gémissant. Il était plus dur encore. Il me proposa de glisser en moi mais moi, j’avais envie d’autre chose…

- D’abord, ton doigt entre mes fesses, tu veux bien ?

Il eut un air étonné et sa main droite quitta ma hanche qu’il tenait très fermement. Il découvrit mon postérieur, fit passer son majeur dans ma raie. Je frissonnais. J’espérais qu’il irait plus loin, qu’il entrerait un peu dans ma rosette. Je n’avais aucune idée du fait qu’il le ferait ou non. Nous n’en avions jamais parlé. Je pense que lui, il aimait cette caresse. Quant à moi, je l’adorais mais je n’aurais voulu à aucun prix qu’il se sente obligé de…

Son majeur jouait à présent entre mes fesses, depuis le bas de mon dos jusqu’à mon périnée. Il ne s’arrêtait pas et ne tentait pas d’entrer mais je pense que cela l’excitait. Je me cambrais, lui offrant l’accès de mon cul de manière très décidée. Il dut comprendre parce qu’à un moment, son doigt effleura l’entrée. Et, bon dieu, à la manière dont je réagis, il ne fit ni une ni deux : ce n’est pas un mais deux doigts qui entrèrent dans mon anus. Il les agita alors que moi, je soufflais des « oui, oui ». J’étais tellement emportée que je ne bougeais pratiquement plus.

C’est alors qu’il souleva un peu son bassin pour faire descendre son boxer et me faire… glisser en lui, comme il disait. Cela prit à peine trois secondes. Et ensuite, il coulissa en moi. Plus vite, encore plus vite. Tout en continuant de jouer avec mon petit trou. Il plaqua sa bouche contre mon oreille…

- J’aime te baiser comme ça…

- …

- Je te choque en te disant ça ?

- Oui, euh, non. Tu ne me choques pas. C’est juste que ça m’étonne de t’entendre dire ça..

- Je peux continuer ?

- De ?

- De te parler comme ça, crument…

- Oh, oui…

Je pense que, dans sa bouche, sa jolie bouche, les mots crus auraient un goût particulier. Je ne me les rappelle plus vraiment. Juste qu’il… aimait me baiser comme ça. Que mon cul était accueillant et délicieux et qu’il avait envie d’y mettre autre chose qu’un doigt. Que ma bouche lui donnait des idées et que son souhait, ça aurait été de me … balancer son foutre sur les seins…

Et je jouis… Ses doigts, son sexe et ces mots qui remplissaient sa bouche et mes oreilles, c’était parfait.

Je parlais de chemise et des boutons que j’avais ouverts. Je parlais de cul, et c’est parce que cette partie de jambes en l’air, en pleine nature, franchement, elle m’avait plu, énormément. Je ne sais pas au juste pour quelle raison. Peut- être, sans doute, parce que c’était la première fois qu’il était aussi libre de ses mots…


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