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Épisode 17 : S'aimer comme chats...

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    Durée : 15:44 min

    Bleue, artiste vocale, vous fait des confidences. Fantasmes ? Réalité ? Les amants se retrouvent pour expérimenter une position... un peu acrobatique...

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« Chuis pas loin. T’es dispo ? »

Il était presque 22 heures. Toujours ses SMS de dernière minute… Il me semblait bien impulsif, de ces temps-ci. Je supputais qu’il avait passé un début de soirée chez ses parents. Sans doute avait-il soupé chez eux. Et là, il avait faim de sexe. (De moi, j’en doutais.)

Donc, il se pointa, les mains dans les poches. C’était la première fois qu’il venait aussi tard. Peut-être avait-il dans l’idée de passer la nuit avec moi. C’était étrange… Je pensais qu’il était inutile de croire en son « grand amour » mais bon, passer un moment contre lui me faisait toujours plaisir : je prendrais ce qu’il me donnerait et il ferait pareil. Ce serait chouette et sensuel très certainement.

Je n’aurais pas dû employer cet adjectif, « chouette ». Mais plutôt celui de « chat », plus félin. Pourquoi me direz-vous ? Et bien, parce que quand monsieur retira les mains de ses poches, la droite tenait un petit livre que je reconnus… Chamasutra…

C’était moi qui le lui avais offert pas mal d’années auparavant. Je le lui avais remis en lui disant « si t’es en panne d’idées avec ta Nadège... ». C’était le prénom de sa dernière conquête. Enfin, d’après ce que j’avais vu, c’était plus lui qui était la sienne. Elle s’était jetée sur lui après lui avoir fait du charme pendant des années. Je m’étais sentie proche d’elle, reconnaissant les petites étincelles dans ses yeux quand ils étaient ensemble. Cela me donnait mal au ventre, leur relation. Mais je préférais encore que ce soit elle plutôt qu’une autre. Je me disais qu’elle, au moins, elle ne le rendrait pas malheureux… Sans doute me trompais-je parce qu’une bonne année plus tard, ils n’étaient plus ensemble…

Bon, bref, il avait le petit bouquin avec lui. Je savais qu’il aimait les chats et je m’étais dit, à l’époque, qu’il devait apprécier le sexe. Et comme sa Nadège était pas mal plus jeune que lui… ils pourraient s’inspirer des petits textes et des illustrations. Il avait eu un sourire un peu gêné et était passé à autre chose rapidement. Comme il me plaisait déjà tellement : cette retenue, le fait que je doive toujours chercher sur son visage le moindre signe de contentement.

À présent, c’était ENFIN différent : Il était moins taiseux et laissait davantage ses sentiments et pensées se manifester. Et le fait que ce soit lui qui ait fait tous ces pas me rassurait. Sans doute avait-il pris de l’assurance. Sans doute était-il devenu vraiment un homme…

- Tu as pris de la lecture, à ce que je vois…

- Oui : tu reconnais le truc ?

- Bien sûr ! Je l’avais acheté en double. Et…

- Tu t’en es inspirée ?

- Oui, ça m’est arrivé plusieurs fois, j’avoue.

- Bon, tu me fais entrer : il ne fait pas si chaud dehors.

Je me confondis en excuses : tout ce à quoi je pensais, mes souvenirs et le reste, m’avait troublée. Et j’avais complètement oublié de l’inviter à l’intérieur…

- C’est pas grave : ce soir, on a le temps.

- Le… temps, tu dis ?

- Oui, je bosse pas demain matin, et toi ?

- Moi oui mais à partir de 10h30 seulement.

- Ça te dérange si je m’invite pour la nuit et le petit- déj’ de demain ?

Une nuit, une nuit entière au creux de ses bras… Mais bien sûr que j’en aurais rêvé… Il me rassura en ajoutant qu’il y avait deux ou trois positions « félines » qu’il aurait aimé expérimenter avec moi. Il doit s’être bien gardé de le faire avec sa Nadège, pensai- je. Ici, il se dit que je suis ouverte à tout et… il en profite.

- J’ai rien préparé comme souper, c’est grave ?

- Non, j’ai mangé un bout avec des collègues. Juste, si tu as un verre d’eau… et un petit sucré aussi. Et puis, tu choisis si tu veux qu’on commence ici ou si on monte tout de suite.

- Je vais te chercher ton eau, un dessert… et je te dis…

- Ok, je passe aux toilettes d’abord. Tu permets ?

Il s’assit ensuite dans le canapé en cuir chocolat. Il le connaissait d’« avant », même si à présent, nous allions directement dans la chambre d’amis. Il m’attendait en feuilletant le livre. Je le rejoignis, un peu dans mes petits souliers. Il y avait des choses que je n’aurais jamais aimé pratiquer, que ce soit avec lui ou avec un autre. La levrette, par exemple. On allait attendre ce qu’il proposait…

Il prit le verre que je lui tendis en souriant ainsi que la petite assiette sur laquelle j’avais disposé des macarons. Il en enfourna un premier, puis un deuxième. Ensuite, sans me regarder, il me désigna la page de l’arbre à chats… J’étais un peu étonnée. Je me disais que cela semblait acrobatique et je ne nous voyais pas exécuter ce genre de chose. Déjà que lors de notre ballade au château de la Belle au Bois Dormant (cfr Fellacitations), j’avais cru comprendre qu’il n’était pas sportif. Mais ici, il fallait carrément qu’il se serve de ses bras qui ne me semblaient pas trop musclés et de ses cuisses qui même si elles me plaisaient étaient plutôt longues que rondes… J’étais assez curieuse de la suite des événements. Bien sûr, nous pouvions être serrés l’un contre l’autre mais où était l’intérêt de faire une telle gymnastique si le plaisir était conditionné par cette position peu évidente.

L’illustration me faisait rire. Les chats étaient verts, oui, d’un vert pomme n’ayant rien à voir avec la couleur des prunelles d’Adam. La… chatte avait une petite fleur mauve à l’oreille. Elle et lui arboraient un sourire rempli d’extase. De plus, la note figurant au bas de la description de la position était assez éloquente : cela semblait bien agréable, au fond. Il fallait juste pouvoir trouver comment le partenaire masculin devait se mettre pour que les frottements soient efficaces et qu’ils « mettent le feu ». Si tel n’était pas le cas, sa partenaire n’aurait pas été comblée.

- Tu veux vraiment essayer ça ? lui dis-je, une moue rieuse accrochée aux lèvres.

- Oui…. Ça te fait peur ?

- Non, c’est juste que je ne voudrais pas qu’on se casse la figure : t’as réfléchi à l’aspect pratique ?

- Oui, justement…

- Ah bon. Dis-moi.

- On peut… adapter : personne n’a dit qu’il fallait absolument faire ça de cette manière.

- C’est vrai… Tu vois ça comment, alors ?

- Et bien, si on monte dans la chambre d’amis, je t’explique… en live !

- Ok.

J’étais curieuse. Il déposa son verre vide à présent sur le coffre qui était dans le salon et me fit signe.

- Passe la première… J’ai envie de regarder tes jambes…

Mes jambes, ce soir-là, elles n’avaient pas grand-chose d’extraordinaire : j’avais passé à la hâte des collants opaques vert émeraude. Je portais par-dessus une jupe anthracite assez courte. Une blouse noire avec des manches transparentes. Au cou, mon collier aux grosses perles et aux pieds, des ballerines noires. Je me demandais si, en gravissant l’escalier, il aurait envie de mater mes cuisses ou d’effleurer mes mollets… Mais non. Il n’était pas dans ce trip-là. C’était plutôt : je te regarde parce que je sais que mes yeux posés là te font plaisir.

Moi, je ne réfléchissais pas. Je me sentais juste mouiller. J’étais si excitée que ma démarche se fit plus chaloupée, plus ondulante… Mes jambes avaient du mal à me porter, à présent. Oui, nous montions l’escalier. Mon cœur battait plus fort et cela n’avait rien à voir avec l’effort qu’il était inutile que je fasse pour gravir les marches. Plus que trois et…

Je me retournai : Adam fixait mes jambes.

- Elles sont pas mal, tes fesses. Tu me les montreras mieux tout à l’heure ?

J’étais gênée. Oui, vraiment gênée. Je n’aurais jamais supposé qu’il puisse être intéressé par cette partie de mon corps. Il fallait que nous passions aux choses sérieuses. Je pensais que c’était sur le lit qu’il voulait me mener pour notre test d’arbre à chats.

Il nous attendait, ce lit. Adam le connaissait et savait aussi qu’il y avait un miroir dans cette fameuse chambre.

- Tu retires ton collant et ta jupe ? Sinon, ça risque de poser des problèmes avec notre histoire d’arbre à chats…

- Toi, tu comptes retirer quelque chose ?

- Non, pour le moment, rien. On verra après.

J’espérais qu’il change d’avis. Je voulais pouvoir le regarder lui, et aussi le sentir mieux. Je n’avais pas envie que cela prenne l’allure d’une expérience scientifique. Je voulais qu’il soit chaud, excité. C’est ce que ses yeux me montraient mais qu’en était-il du reste de son corps ?

Il s’assit sur le bord du lit. Ses pieds étaient posés par terre, bien à plat. Il me fit signe de le rejoindre.

- Non, pas à côté de moi, dit-il, en me voyant prendre place à sa gauche comme j’en avais l’habitude. Tu dois te mettre sur moi, avec les jambes enroulées autour de ma taille, tu vois ?

Bien sûr que je voyais. Mais avec la tirette de son pantalon… j’étais méfiante. Cela risquait d’être un peu irritant, douloureux, même.

- Retire ton jeans, tu veux ?

- Ah, tu veux du peau à peau ?

- Quoi, t’es tout nu en-dessous ?

- Hmm hmmm, me dit-il en clignant des yeux et en souriant.

Vous n’imaginez pas combien ses prunelles brillaient… Il avait dû ôter son boxer aux toilettes, quand j’étais allée chercher son verre d’eau. Il avait vraiment tout prévu : m’envoyer à la cuisine pour… Enfin, cela me plut pas mal et fit encore monter mon envie de lui.

Il s’exécuta donc. Son sexe était déjà raide. Et là, c’était MES yeux qui pétillaient. Vous ai-je parlé de l’aspect de ce trésor ? De taille tout à fait « normale », peu veiné et d’une couleur rose pâle. Son prépuce cachait un gland rose plus foncé, appétissant. Pour le moment, il n’était pas encore visible, mais je l’avais déjà tellement regardé que j’imaginais sans peine à quoi ressemblerait son érection si elle était complète.

- Tu viens ?

Mon cœur battait, fort, si fort. Je m’assis sur lui, les jambes bien écartées. Ses mains se plaquèrent contre le bas de mon dos. Il me faisait onduler très lentement, en respirant fort. Il se masturbait contre mon string et gonflait encore. De temps en temps, il me mordillait l’oreille et puis laissait sa bouche descendre plus bas, dans mon cou. Je frétillais. Jusque quand le supplice allait-il durer ? Moi, ce que j’aurais voulu, c’est qu’il me dise d’ôter mon string, qu’il me touche un peu les seins et puis qu’il me pénètre… J’étais de plus en plus mouillée et je sentais mon cœur pulser dans ma bouche.

- Je ne vais plus tenir, lui soufflais-je

- Ah ?…

- Attends. Ça ira vite.

Je quittai ses cuisses et retirai prestement mon sous-vêtement. Il me regardait faire. Sans un mot, je me replaçai sur lui.

Il remit ses mains dans le bas de mon dos, pratiquement sur mes fesses et là… nous nous sentîmes vraiment : lui, toute cette cyprine contre mon intimité et entre mes jambes, moi, le bout de son sexe humide. Il ferma les yeux et lentement, reprit ses ondulations. Rien de fougueux, juste du très doux. Mon excitation était exacerbée : son membre contre mon intimité, c’était divin. Je sentais ses poils pubiens taquiner mes lèvres épilées. Il commença de grogner.

- Oui, plus vite…

- …

- Il va falloir qu’on change de position. J’ai trop envie d’entrer en toi…

C’est de bonne grâce que je me couchai sur le lit, les cuisses écartées. Il se mit debout. J’accrochai à nouveau mes jambes autour de ses hanches. Je me relevai un peu sur les coudes, histoire de regarder ses yeux. Dans le petit miroir, je pouvais voir son dos, ses fesses et les jolies fossettes qui s’y dessinaient à chacun de ses pilonnages … C’était lui qui se collait tout le travail et c’était délicieux. Il était certain qu’avec sa Nadège… Je ne lui dis rien mais n’en pensais pas moins. Il avait trouvé la place exacte de mon point G et voyant mes réactions, il redoublait d’ardeur.

Je dodelinais de la tête, mes jouess étaient écarlates. Lui, il soufflait et soupirait.

- J’aime ça, la baise avec toi. J’vais pas tarder à ….

Moi non plus, je n’allais pas tarder à… Je le reconnaissais à peine. Bien sûr, je savais qu’il aimait le sexe mais je n’aurais jamais imaginé que cet homme si introverti, au début, quand nous nous croisions, aurait pu s’en donner à cul joie de cette manière. Non, je n’allais pas m’imaginer qu’il m’aimait. Par contre, ce qui venait de sortir de sa jolie bouche, ça me fit un bien fou. C’était rassurant mais au-delà, euphorisant, excitant. Ce que je me sentais heureuse.

J’eus à peine le temps de profiter de cette sensation de plénitude et le plaisir monta à toute allure au creux de moi. Il irradiait partout : entre mes jambes, contre mes lèvres, mon pubis, dans mon vagin, même dans mon anus alors qu’Adam n’y avait même pas mis un doigt… Ma bouche devint plus pâteuse encore. Et c’est moi qui soufflai alors que j’avais encore envie, tellement envie qu’il me démonte, qu’il jouisse en moi, qui me remplisse de lui…

Ces mots et ce genre de discours, il ne les avait jamais entendus de ma bouche. Parfois, cela m’échappait par écrit mais c’était rare.

Il ouvrit les yeux et les planta dans les miens…

- Quelle salope, tu fais. J’adore ça…

- Tu oublieras mes mots ? Promis ?

- Promis. J’en parlerai pas, ce sera notre secret, j’te l’jure sur la tête de…

- Chut… N’ajoute rien.

C’était un des moments les plus étonnants qui me fut donné de vivre avec lui. Je n’avais jamais éprouvé une folie pareille. D’autres expériences nous attendaient encore. 

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