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Ton cul, lettre érotique.

Marylou,

Il est temps, ma belle absente, de t'écrire une lettre dont ton cul sera l'alpha et l'oméga. Palimpseste sur lequel, sans me lasser jamais, j'écris et réécris ma quête. Celle de ton plaisir dont je distille une pauvre liqueur qui me réchauffe, un peu, l'âme et le corps. Mais elle n'est rien face au brasier qu'est ta jouissance lorsque, ton cul tendu vers moi dans une levrette fiévreuse, tu utilises l'impératif ; lorsque, mes mains crispées sur les courbes généreuses de tes fesses, sculptant ta chair comme le marbre, j'observe la graphie de ma bite devenu calame. Fasciné par les vagues que créent le ressac de mon bassin sur ton cul, subjugué par la force que tu emploies pour te fracasser sur mon corps rythmant le crescendo de l'orgasme final. Tu prends le contrôle alors que je tente, désespéré, de garder le mien afin que tu jouisses au plus haut de la vague. Je ne le quitte plus des yeux quand je gémis, quand je te supplies de venir, de me laisser jouir, enfin. Ton cul devient le coeur du maelström qu'est le monde dans ces quelques secondes d'éternité où tu lâches les chiens de mon Enfer. Nous balbutions des mots sales et d'amour, l'ordure et le sublime dans le même souffle. Je te hais aussi, dans ces moments là, pour me rendre si vulnérable, si dépendant de toi, de ton cul.

Il y a cette fois - inoubliable - où tu me demandas - exigeas - de venir sur ton cul. La main sur le con, tu écrivais une auto fiction dont j'enrichissais la prose. Tu me dis de jouir, vite. Mon chibre luisant de toi. La pourpre de mon gland contrastant avec le lait de ta peau. Ma main allant et venant, pour à ton signal, me répandre en quelques coulées sur ta peau vélin. Même en cet instant, ton cul n'était pas souillé - il ne le sera jamais - car c'est toi qui choisis. C'est toi qui décide. Toujours.

Ton cul, beau comme une âme, je le perdrai un jour. Je le sais. Tu le donneras à un.e autre. Je perdrai celui que souvent j'observe ému, à travers la porte embuée de la douche, lorsque tu déambules dans la salle de bain, donnant vie à ce petit pli sous les fesses, quintessence de féminité.

Mais je n'en serai pas attristé car tu auras, ma callipyge, écrit avec ton cul de beaux souvenirs. De ceux qui doivent revenir aux derniers instants, lorsque plus rien ne compte que l'essentiel.

Toi et ton cul êtes majuscules, mon absinthe.

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