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Tricheuse...

Quelle mauvaise idée de ma part...

Dès le départ, je n'aurais pas dû écouter cette amie qui me conseillait une grève du sexe pour forcer mon mari à s'excuser sincèrement de ses propos déplacés à mon endroit. Mais je l'ai fait tout de même, en espérant que cela accélérera les choses...

Lorsque nous nous engageons lui et moi dans une argumentation musclée, de part et d'autre les coups bas pleuvent. L'objet de notre énième combat de coqs : la soeur de mon mari, une pauvre conne qui se croit meilleure que tout le monde, qui se permet de me critiquer ma manière d'élever ma marmaille. Elle s'en donne à coeur joie pour me juger, insinue que je manipule sa mère, que je ne fais strictement rien dans la maison, que je laisse mon mari s'occuper du lavage, du ménage et tutti quanti, etc. C'est une petite dictatrice qui impose la loi au sein de sa famille et les autres doivent s'y faire.

BASTA !!! Cette belle-famille m'empoisonne la vie !!! Que mon mari s'en charge et rapidement. Tant qu'il n'aura rien réglé, je lui interdis l'accès à mon sexe, que je criais à qui voulait l'entendre, c'est-à-dire les bibelots du salon puisque j'y étais seule.

Je me croyais bonne... tenace...

Après 12 jours, je n'en pouvais plus. Sous la douche, je m'attardais trop sur moi, sur mon corps, mes seins, mon ventre, ma chatte. Toujours plus doucement... Toujours plus doucement... Les caresses me manquaient. Je m'accroupis.

Dans mes délires masturbatoires, il y avait Guillaume. Toujours Guillaume. Jamais l'homme de ma vie.

Guillaume, le collègue serviable et vaillant. L'homme qui séduit malgré lui.

Guillaume qui ne manquait aucune occasion de me complimenter au gym ou à la piscine. Mon maillot m'allait à ravir. J'avais du rythme au cours d'aérobie. Du rythme et surtout de la souplesse. Je le savais bien lorsque je me penchais pour toucher mes chevilles. Le beau spectacle que je lui permettais de voir lorsqu'il se plaçait derrière moi, soit disant pour éviter que le professeur ne soit toujours après lui pour corriger ses mouvements... Je savais bien qu'il matait mon cul.

Guillaume, qui m'avait déjà sauté deux fois de suite à la maison et qui depuis, attendait un signal de ma part pour me rejoindre à la salle de bain pour une fellation expresse ou pour que je le chevauche sur la cuvette... Ce fut malheureusement peine perdue.

Heureusemqne, le soir, nous partions ensemble en voiture vers le Mont-Royal. Il venait alors me chercher à mon bureau. Ensuite, il faisait un détour en empruntant la voie Camilien-Houde, trouvait un endroit discret pour stationner son gros Range Rover, mettait un peu de musique et me dévorait du regard. Nous parlions pendant une quinzaine de minutes, tout en me laissant caresser la cuisse. Quelques compliments ravageurs et puis je me donnais tout entière.

Je le laissais remonter ma jupe et farfouiller dans ma tanga pendant qu'il m'embrassait. Ses doigts malicieux chatouillaient les lèvres de ma vulve, s'attardaient sur mon clitoris et plongeaient ensuite dans mon vagin.

-Tu aimes ça ?

-Oui

-Tu veux que je rentre un autre doigt ?

-Oui

-Tu veux que j'aille plus vite

-Oui

Lorsque nous le pouvions, nous filions à l'hôtel. C'est arrivé une seule fois... mais quelle fois ! Du haut de ma raie jusqu'au scrotum, il m'enduisait d'un lubrifiant si froid qu'il me donnait la chair de poule. Or, à force de frictionner entre mes fesses, le liquide finissait toujours par se réchauffer. Les battements de mon coeur filaient un peu plus vite. Les caresses se concentraient désormais sur mon anus. La langue, les doigts, puis un sexe lisse et bien huilé sur lequel je déballe un préservatif... Sans brusquer, ni s'imposer, il s'assurait de mon bien-être.

-Ça va ? Je ne te fais pas mal ?

-Non... Caresse mes hanches...

Je guidais ses mains sur mon corps. Des hanches, je passais aux seins puis je déposais sa main droite sur ma chatte.

Je retenais mon souffle à chaque poussée. J'exultais à chaque sortie. Mes mains posées sur la tête de lit, je me laissais faire. Plus c'était lent, plus c'était bon. Autant les doigts me chatouillant le clitoris que sa verge qui caresse les parois de mon anus. Mais quelle sorte de salope étais-je en train de devenir ?

Lorsque mon mari m'apprit qu'il avait parlé fort à sa soeur, il espérait un retour d'ascenseur de ma part, à savoir une certaine détente dans mes positions... Allais-je accepter ou non ? "Achète-moi de la lingerie et des fleurs, après on verra".

La lingerie, je la gardais pour Guillaume. Encore une autre soirée avant de lever la punition... Juste une autre... Quelle bonne idée de ma part... Je lui fis l'Andromaque. En contrôle sur son sexe, je lui laissais le loisir de toucher et embrasser les parties de mon corps qui lui plaisaient.

Guillaume... Guillaume...

Un jour, je levais la punition et je retrouvais un mari plus fougueux et attentionné que jamais. 

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