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Tu permets...

Tu permets que je me mette belle pour toi ce soir, que je glisse ma nudité banale dans quelque chose d'affriolant ? On appelle cela "masquer les rondeurs", un terme que les stylistes adorent employer pour appâter des incertaines comme moi et les faire douter de leur corps, au point de leur donner des envies d'acheter compulsivement des vêtements et de la lingerie qui nous offrent un paravent plutôt que de la dignité. 

Voilà pourquoi je ne fais plus l'amour aussi souvent que tu voudrais. J'ai l'impression de t'offrir une silhouette que l'on apprécie uniquement dans la noirceur... Et cela ne m'allume pas du tout. 

D'ailleurs, la dernière fois que nous avions baisé ensemble, j'avais demandé que la lumière soit éteinte. Tu te souviens ? Ainsi, je te donnais l'opportunité de créer tes propres fantaisies, de faire extirper de tes souvenirs les plus fauves un corps plus joli et plus jeune de moi... Étonnamment, cela m'avait excité assez pour que je jouisse comme tu te serais attendu de moi ! En pensant à ma vingtaine, à mon look et ma silhouette femme-enfant qui faisait saliver tous les hommes, même l'un de tes bons amis qui t'avait déjà avoué fantasmer un peu sur moi. 

Parlant de fantasme... Je ne suis peut-être plus une grande adepte de la couchette mais... je me masturbe beaucoup. C'est justement parce que j'ai peur que tu ne me trouves pas assez belle pour toi. Mes sextoys, tu ne les verras sans doute jamais. Je n'en possède que trois. Un pour chaque fantasme qui m'allume. Le troisième est un bidule techno que des étrangers peuvent contrôler à leur guise avec leur téléphone portable. C'est le plus loin que je puisse aller pour te tromper, mon amour. Des inconnus me trouvent désirable lorsque je me trémousse devant eux.  Ils m'injectent leurs vibrations en ligne dans mon bidule, via leur téléphone portable. Je les allume. Je les excite. Je n'ai plus d'inhibitions et j'accepte toutes sortes de saloperies. Je dis des choses condamnables. Je me laisse traiter de "chienne", de "salope", de "pute", de "cochonne" qui veut de la bite dans sa chatte et du foutre tout partout sur son ventre et dans sa bouche. Ce ne sont que des pulsions qui m'envahissent parfois. Cela peut durer une semaine, pas plus. 

Mais maintenant, je dis basta à tout ça, alors... 

Tu permets que je m'approche doucement de toi ? J'ai envie de te parler crûment. De noyer mes scrupules dans le bénitier et me vêtir des habits de Lilith pour t'envoûter. J'ai vraiment envie de toi, ce soir. Vraiment envie que tu me prennes comme tu le veux. Envie que tu me demandes ce que tu veux. Je me fous de mon allure. 

Tu permets que j'ouvre un peu plus les cuisses ? Tu voudrais poser ta langue rude sur mon sexe. Tu voudrais écarter les lèvres de ma vulve et y faire promener ce corps charnu et rude de mon clitoris jusqu'à mon scrotum. Je te devine trop bien, jeune homme. Mes doigts ont ce privilège. Mais je prends mon pied en m'imaginant dans ton appartement à me moquer de tes jeunes conquêtes qui se croient bonnes baiseuses mais qui, en réalité, n'ont pas mon expérience. 

On se laisse aller en variant les baisers, les zones et l’intensité. de légers baisers sur les lèvres avant d’intensifier vos gestes et de passer d’une zone à l’autre. Prends le temps de me découvrir et d’écouter mes réactions pour savoir ce qui me fait vibrer. Une accélération du rythme de mes hanches et de mes gémissements devraient te mettre sur la voie ! Au fur et à mesure de la montée de notre plaisir, accentue les mouvements, ou fais-moi languir… Je saurai te récompenser en temps et lieu. Peut-être serais-je assez gentille pour que tu puisses "terminer" dans mon cul ? 

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