Un coin de lecture

Une saga de Alexein - 2 épisode(s)

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Épisode 2 : Vu !

Épisode 1 : Jeu de cache-cache

Notre nouvelle rencontre n'est pas exactement survenu le jeudi suivant. Selon les informations du directeur de la boutique, nous étions en période d'examens, impossible de prendre du bon temps pour elle. Ainsi que les congés dont j'ai pu profiter au début des vacances de juin afin de profiter de ma famille.

Il ne m'est jamais venu à l'idée de demander au directeur quelle relation il entretient avec cette jeune fille, pour qu'il puisse en savoir autant à son sujet. Sachant qu'elle ne dit jamais grand mot, hormis les commodités d'usages lorsqu'elle vient acheter quelques livres chez nous ou pour... une séance de lecture.

D'ailleurs, pendant mes deux semaines d'absence, le gérant a décidé de refaire tout l'agencement intérieur.

Image représentative du coin de lecture actuelle : crédit image

Le petit coin de lecture, toujours existant à mon grand soulagement, n'est plus ce qu'il était.. Du moins pour moi en tout cas ! Aujourd'hui, il n'est plus si prompt à remplir sa mission de cachette, et d'observatoire. La peur de ne plus jamais revoir cette belle étudiante me saisit, imaginant que le nouvel endroit n'étant plus propice à ses petites luxures, ne l'ai fait fuir.

Initialement, le fauteuil était plus éloigné de la remise, maintenant il est situé pile en face. Juste à côté du panneau en bois qui marque l'entrée. Il suffit juste de le pousser. Impossible de nier, que maintenant on ne peut rêver meilleur point de vue. Ce n'est sans compter, l'unique point négatif, et par conséquent le majeur : comment faire pour rester discret en étant à moins de deux mètres de la personne que l'on espionne ? Même séparé par une bibliothèque emplit de livre, cela devient difficile.

Revenons à son arrivée, puisqu'au final, sans ne rien vous dévoiler, il s'est passé quelque chose ce jour là.

Le jour tant attendu est enfin arrivé ! Je suis seul à la boutique, le chef étant sorti pour quelques commissions. Encore mieux, l'endroit est désert. Dehors, un très beau soleil annihile toute envie qu'on les gens à entrer dans un bookstore.. Il ne tape pas suffisamment sur la tête des gens pour qu'ils aient l'envie de venir se rafraichir entre nos livres. C'est à cet instant que je la vois arriver, vêtue pour la saison d'une robe d'été légère, s'arrêtant bien au-dessus du genoux. Les couleurs, alliées à son teint hâlé me font tomber de nouveau sous le charme de cette jeune fille magnifique. Ses cheveux bruns bouclés s'arrêtent au dessus des épaules, et ses beaux yeux noisettes qui me regardent en souriant.. Pour éviter d'être impoli, ou tout simplement paraître bizarre, je me ressaisi pour lui souhaiter la bienvenue dans notre magasin.

Elle virevolte vite fait d'un livre à un autre, s'approchant imperceptiblement de son coin de lecture. Son petit manège est maintenant une habitude pour moi, je le remarque au premier regard. Je prends alors mon courage à deux mains et décide en passant vite fait devant elle d'aller d'un pas décidé directement dans la réserve, donnant (je l'espère) l'impression que j'ai du travail à accomplir là-bas. Une fois entrée, je me positionne derrière la bibliothèque faisant face au vieux, mais néanmoins confortable fauteuil. En m'asseyant, je retire quelques livres débloquant la vue pile sur le siège, à hauteur de l'assise. C'est un vrai coup de poker, et j'ai le cœur qui bat à la chamade si fort que je l'entends dans mes oreilles. Ainsi qu'une petite voix qui me dit que ce n'est pas du tout une bonne idée.. Je me recule le plus possible dans la pénombre jusqu'au mur du fond de l'arrière boutique derrière moi, puis j'attends.

Soit c'est le trac qui fait que les secondes me paraissent des heures, soit la belle demoiselle prends vraiment son temps. Elle m'a vu partir vers la remise, se doute-elle de mes manigances ?. La peur qu'elle parte est présente, mais ses bruits de pas résonnent sur le plancher en vieux bois, marquant sa présence. Arrive enfin le moment de son arrivée...

Ses pas feutrés s'approchent du fond de l'allée. Petit à petit, elle finit par arriver au rayon où est disposée la littérature érotique. Ma bibliothèque, celle de ma cachette ! J'aperçois ses jambes fines qui cachent le reste de ma vision par les fentes des livres que j'ai retirés.  Sous la pression intenable je ne me peux m'empêcher de retenir ma respiration. Elle prend son temps, furète parmi tous les livres proposés à la recherche de celui qui peut lui convenir. Je pensais qu'elle les connaissait tous, le moment me parait incroyablement long. Ses jambes s'inclinent, se dandinent, elle ne sait pas rester immobile plus de cinq secondes les jambes tendues. C'est terriblement mignon et séduisant comme petite manie. Un moment elle se baisse légèrement. Puis fait son choix.

Maintenant tout commence. Elle s'installe dans le fauteuil, délicatement, prêtant attention à ne pas froisser sa robe. Elle est installée, devant moi, juste en face, un rêve.. Son corps tout entier confortablement installé dans le fauteuil est dirigé vers l'observatoire où je me trouve. Je peux apercevoir le bas de son visage, sa bouche et ses lèvres fines ; son buste, ses hanches ainsi que ses jambes sveltes, encore serrées.

Elle lit patiemment, saute quelques pages, puis arrive à un moment intéressant. À partir de là, elle commence par remonter lentement le pan de sa robe, faufile sa main d'abord sur son ventre. Elle le caresse, tourne autour de son nombril, va et vient jusqu'à son pubis. Puis elle glisse inéluctablement sa main sous sa lingerie. Ses jambes s'ouvrent tels les bourgeons des fleurs prêts à être butinés, ses dessous blancs en dentelles apparaissent à mes yeux. J'y devine sa main, ses doigts qui vont et viennent, virevoltent sur son sexe.

Cela ressemble comme à un ballet, dont on ne peut décrocher le regard. Je m'imprègne de chacun de ses frissons, de ses gémissements. Ses jambes se ressèrent, et s'écartent à nouveau, parfois elle plisse les yeux sous les vagues d'extase. Son corps glisse de lui-même dans le fond du fauteuil, s'arque légèrement, se met sur la pointe des pieds. Je produis tous les efforts du monde pour ne pas bouger d'un millimètre, pour ne produire aucun son, c'est digne d'un exploit devant ce spectacle érotique et sensoriel. Dont je suis l'unique spectateur.

Pour continuer dans une telle féerie, la belle demoiselle suite à ses longues minutes de purs délices, décide d'écarter le pan de sa culotte pour posséder plus de liberté. Elle pose délicatement ses jambes de part et d'autres des accoudoirs. Je peux entrevoir son sexe si délicat, humidifié par le plaisir. Je peux presque en deviner les fragrances qui emplissent l'air et parviennent jusqu'à moi. Elle reprend ses caresse, parcourant son sexe, de haut en bas. Massant ses lèvres, excitant son clitoris. Toujours avec plus d'insistances. Le livre qu'elle tient en main est orienté d'une façon où la lecture est maintenant totalement impossible, et de toute façon, ses yeux complètement clos ne sont plus en mesure de lire. Son esprit poursuivant en rêve la scène lue auparavant. La fréquence de ses spasmes accélèrent, annonciateurs de l'orgasme qui point. Son majeur, s'aventure alors à l'orée de sa vulve, avant de la pénétrer délicatement. C'est sous cet ultime assaut, que son corps rend les armes et se laisse aller au plaisir, son pouce écrasant le clitoris et son doigt toujours dans son intimité, imitant la pénétration d'une  personne issue de son imaginaire.

Je pense avoir eu un orgasme en même temps qu'elle, sans ne mettre touché durant cet instant, mon esprit a été bouleversé. Comme lors des rêves érotiques extrêmement puissant et réaliste. Sous le choc, je suis presque au bord du sommeil et lorsque mon esprit sort enfin de cette brume, elle est partie. Je me relève non sans mal, mon corps est complètement ankylosé d'être resté dans une même position trop longtemps, temps que je ne mesure pas du tout, j'ai totalement perdu la notion du temps. Lorsque je sors de l'arrière boutique, je découvre le siège vide, néanmoins subsiste une légère trace de l'excitation présente auparavant.

La fille ne revînt jamais mettre les pieds dans la boutique. Lorsque j'ai demandé au directeur, je n'ai eu comme réponse qu'elle était partie poursuivre ses études ailleurs. Où ? Personne ne sait. Lui-même ne connait pas le nom de cette charmante demoiselle. Elle ne lui avait parlé qu'une seule fois pendant cinq minutes de ses études, en littérature, mais sans ne rien dévoiler de plus.

Cette fille inconnue, et mystérieuse, hantera mes nuits pendant encore très longtemps.

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