Un parfum d'interdits

Une saga de Rêve de Gala - 2 épisode(s)

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Épisode 2 : Aux pieds de mon arbre - L'impact

Elle s'approchait et son pas se faisait de plus en plus léger. Transportée par les souvenirs de leurs mots échangés, ils avaient pris le temps de se dévoiler depuis ce premier jour...

Elle repensait à cette folie et se promettait de remercier son amie. Elle rit en se souvenant de son étonnement face à ce mot de passe et ce pseudo inscrit sur cette jolie carte d'anniversaire. Quelques mots qui ont ouvert une jolie porte..." 40 ans ma belle, il est temps que tu t'occupes de ta vie de femme".

Et le voilà, ce moment tant attendu...

Lui, son audace, le reconnaîtrait-elle ? 

Quelques pixels de peau dénudée qui flottaient dans ses pensées depuis bien trop longtemps. Une envie irrésistible de poser sa main sur sa peau, de le sentir réagir à son contact. Elle savait que le premier regard déterminerait la suite. Elle était persuadée qu'ils se reconnaîtraient instantanément. Ils avaient pris le temps de cultiver ce désir avec patience et pudeur et il s'imposait si violemment aujourd'hui qu'il lui faisait mal. Dieu qu'elle avait envie de cet homme.

Son corps frissonnait, elle aperçut enfin l'écrin de leur rencontre.

Assis, il l’attendait. Fébrile. Son audace virtuelle, son assurance, envolée ! Et s’ils ne se trouvaient pas ? Mais non, ils s’étaient mis d’accord : son chapeau, elle le verrait, c’est sûr. Et s’il ne lui plaisait finalement pas du tout, qu’elle s’enfuyait, faisant mine de ne pas l’avoir reconnu ? Mais non, elle lui avait tant dit qu’elle l’espérait, qu’elle l’attendait, qu’il lui plaisait déjà… Et si…

La voilà ! Cette femme rayonnante, au sourire éclatant, qui s’avançait d’un pas allègre vers la terrasse, observait, et soudain arrêta son regard. Là, juste là, sur lui. Elle resplendissait dans sa robe rouge qui soulignait si parfaitement ses formes féminines. Sa poitrine généreuse, à la peau si blanche à peine dévoilée par le sage décolleté. Ses hanches de femme, voluptueuses… Elle arrivait. Elle était là, devant sa table.

Elle lui sourit. Il se leva, embarrassé, ne sachant plus comment sourire, comment se tenir, comment l’accueillir… Elle rit gentiment. Il la faisait rire ! Etait-ce un bon point ?

« Bonjour Mirabelle » finit-il par lui dire, en lui tendant la main.

« Bonjour Serge » lui répondit-elle, saisissant doucement sa main tout en se penchant lentement vers lui.

Sa joue contre la sienne. Un baiser. Inattendu. Inespéré. La douceur de sa peau. Son parfum d’été. Sa fraîcheur, sa gaieté et son assurance de femme épanouie, sûre de son choix.

Lui aussi il le savait. Il en était sûr. C’était elle. Il l’attendait. Il l’aimerait. En dehors. A côté. Dans leur monde parallèle. Protégé. A eux. Rien qu’à eux.

Elle aima d'abord son allure, un mélange puissant de masculinité et de fragilité qui la fit sourire avec tendresse. Elle reconnut les traits qui l'avaient séduite.

Elle avait toujours eu un faible pour ce côté old style. Son imagination se faisait déjà un plaisir de lui ôter ce petit gilet de costume gris puis de détacher lentement chaque pince des bretelles cachées dessous avant de déboutonner avec langueur un à un les boutons de cette chemise d’un blanc impeccable.

Un feu incandescent brûlait aux tréfonds de son ventre, une envie impérieuse de vivre à tout prix, sans attendre. Elle avait assez attendu par pudeur, par bienséance, par politesse, par éducation... C'en était assez de ces codes qu'on lui imposait. Alors, sans se poser une question de plus, elle lui prit la main et l'invita à se lever...

Quelques peu surpris, il s'empressa de jeter quelques euros sur la table métallique et ne se fit pas prier.

"Où m'emmènes-tu?" lui demanda-t-il.

"Sous mon arbre" lui répondit-elle. "Un cerisier du Japon, c'est à deux pas"

Elle ne put s'empêcher de fixer cette bouche couleur rubis. Sa seule envie à cet instant précis était de goûter à ce doux fruit charnu...

Ils s’assirent doucement sur l’herbe dans ce recoin du grand parc, peu fréquenté, à l’écart des grandes allées. Le cerisier, sublime, en fleurs, attirait les regards de loin, mais peu nombreux étaient les promeneurs qui osaient traverser la pelouse pour s’en approcher. Ses longues branches non taillées, retombant presque jusqu’au sol, offraient derrière le sublime rideau de fleurs roses, une grotte, un abri.

Ils étaient là, si proches. Enfin. Depuis le café, ils avaient couru comme des fous. Elle, l’entraînant dans un grand éclat de rire et lui, à sa suite, main dans la main, comme deux écoliers en fuite.

Enfin, assis sous l’arbre magique qui les protégeait du monde, côte à côte, leurs mains ne s’étaient plus quittées. Serge retrouva quelque peu son audace. Lentement, sa main quitta celle de Mirabelle et s’approcha de sa joue. Caresse douce, affectueuse, interminable effleurement. Le premier ! Elle le lui rendit. Parcours si tendre de la douce paume sur ses joues fatiguées, et puis bientôt, l’inclinaison inévitable, le rapprochement tant attendu, le contact de ses lèvres sur les siennes. Baiser d’abord hésitant, à peine affleurant. Puis de plus en plus gourmand. Charnu. S’éternisant.

Alors, tandis que les bouches entamaient leur fusion, sa main droite, follement, osa se poser sur le genou blanc tout juste dévoilé par la robe complice. Bientôt, caressante, elle entama un lent va et vient sur le bas de la jambe, de la gracieuse cheville lacée par la sandale jusqu’au genou replié, remontant lentement sur le mollet rond et doux, attentivement préparé par les soins de la belle. Revenant se poser au sommet du pli, elle rencontra la lisière du tissu rouge coquin et tentateur. Par les plis de l’étoffe, Serge devinait la somptueuse plénitude de la cuisse si souvent imaginée. Alors, irrésistiblement, la main osa glisser lentement sous le coton écarlate.

Prisonniers volontaires de cette cage splendide, enivrés de ce parfum entêtant et sous une pluie de pétales éblouissants, ce moment était magique.

La douceur de la main de Serge sur sa peau nue et la confirmation de son désir dans son regard emporta Mirabelle loin des convenances.

Plus rien n'existait que cette envie animale d'une peau qui rencontre l'autre. Elle le désirait follement cet homme d'un autre temps, cet amant tant fantasmé, tant dans cet instant que dans la projection de ce que deviendrait leur complicité.

Oui, il serait celui avec qui une vie parallèle allait prendre forme.

La main de Serge la sortit de sa douce rêverie. Un gémissement de surprise et de plaisir entremêlés sortit de sa bouche... elle écarta un peu plus ses jambes afin que son antre lui soit accessible.

Le plaisir de l'admirer grandissait pendant que sa main remontait encore et encore avec une douceur qui contrastait tant face à la violence du feu qui grandissait dans son corps.

Seuls sous son arbre, ils affichaient avec bonheur un sourire qui inaugurait des prémisses prometteuses.

Les baisers langoureux se succédaient. Le désir mûri patiemment, si longtemps retenu, s’échappait maintenant en un flot abondant, incontrôlable. Les mains de Serge, avides et amoureuses, abandonnaient toute retenue. Sa main droite, sous la robe rouge, enveloppait, caressait, s’enfonçait de plus en plus profondément dans la douceur de la peau de l’intérieur de la cuisse. Inévitablement, elle atteignit rapidement le creux ultime, caché, tout en haut, et, après une halte gourmande dans cette si douce chaleur, les doigts, lentement, rencontrèrent le voile paré de dentelle qui protégeait le fruit tant espéré. Hésitants, ils en soulignèrent d’abord le contour, s’attardant ainsi dans les plus exquis des plis. Mirabelle soupira lentement. Alors, enhardis, ils osèrent franchir le petit bombement de chair enflée qui tendait le tissu et glisser subtilement sur le sillon profond où un flux délicat commençait à mouiller le coton. Un doux gémissement, à peine retenu, parvint à ses oreilles.

Sa main gauche, elle, n’avait pas mis longtemps, en glissant sur l’épaule moelleuse, à faire coulisser la bretelle de la robe puis celle de la précieuse dentelle. Le sein, blanc, majestueux, se dévoila alors lentement, généreux et triomphant.

Les baisers avaient cessé. Serge, explorateur fou du corps de Mirabelle, contemplait, ébahi, sa sublime découverte.

Les cuisses écartées et le sein dénudé, Mirabelle se sentait étonnamment électrisée face à son inconnu qui la dévorait des yeux. De jolis yeux bleus dissimulés derrière des lunettes si charmantes... Un pur délice...

Elle se sentait terriblement femme, elle se sentait telle la muse de Lautrec, simplement belle et désirable.

Un doigt fin et précieux effleura le galbe de son sein et lui procura instantanément un léger frisson. Le voici qui s'attardait sur son téton qui ne demandait que cela pour se redresser encore un peu, il réclamait la chaleur et l'humidité de sa bouche, il rêvait de la douceur et du vertige que pourrait lui procurer sa langue…

Aaaah l'apprentissage de la patience, le moment viendrait et il n'en serait encore que plus délicieux.

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