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Un Réveil inattendu

Je rêve. Enfin je le crois, je n'en suis pas sur. Je ne veux pas ouvrir les yeux, pas encore. J'analyse les sensations qui traverse mon cerveau embrumé. Quelque chose bouge sur moi, un contact tout d'abord, puis un mouvement. Quelque chose m'effleure au niveau du ventre, puis continue plus bas.

Encore une fois, par cette chaude nuit d'été, j'ai dormi tout nu. Allongé sur le dos, pris dans les brumes de mon sommeil, je subis ce contact sans le fuir. Au loin, un chant d'oiseau m'informe que l'aube se lève, ou s'est levée. Un rêve ou pas ? Le contact s'arrête enfin, sur mon membre, lui aussi ensommeillé. On le titille, le caresse, le force à s'éveiller. Et il le fait. Il s'étire, s'allonge, prend ses aises, joue avec cette main qui le palpe, l'enserre sans l'étrangler, qui répond à son éveil. Puis une chaleur humide vient l'englober, une bouche certainement. La sensation est plaisante, douce, englobe mon gland à présent bien éveillé et en pleine possession de ses moyens. Moi aussi je m'étire doucement, émettant un petit soupir de plaisir. La main revient à la charge, se pose à la base de ma verge comme pour l'empêcher de s'en aller. Une ou deux minutes s'écoulent, je ne sais pas trop, puis... plus rien. Intrigué, j'ouvre les yeux, regarde plus bas. Rien. Rien d'autre que mon membre érigé, luisant de salive. Et vous. Vous qui, allongée à côté de moi, sur le ventre, me regardez avec des yeux de chat, féline, sensuelle, désirable. Une langue que je semble reconnaître vient lécher vos lèvres, comme par défi.Vous attendez semble-t-il. Ne vous faisons pas attendre plus longtemps.

Mes lèvres se déposent en bas de votre dos, j'embrasse cette frontière qui délimite les zones de la douceur et de l'audace. Vers laquelle vais-je tendre ? Ce sera vers l'audace. Ma langue entame un chemin plus bas, traçant un sillon humide vers vos fesses. Vos reins s'arquent sous cette caresse, votre croupe se relève tandis que je cours vers elle, je pose une main entre vos cuisses et vous incite à vous relever encore. La tête posée sur l'oreiller, les genoux à présent pliés, vous êtes à ma hauteur. Tandis que je caresse votre sexe doucement, ma langue continue son voyage en sa contrée audacieuse. Arrivé en haut de votre raie, j'hésite à peine une seconde avant de plonger en elle, cavalier solitaire risquant sa vie au sein d'un canyon au grain de peau soyeux. Au fur et à mesure de ma descente, vous vous ouvrez comme une fleur, lâchant un petit soupir lorsque je passe sur votre ?illet, puis je termine ma course entre vos lèvres intimes où l'humidité de ma bouche se mêle à celle de votre corps. Là je prends le temps de jouer avec vous, je vais débusquer ce petit bouton de chair, à présent bien éveillé lui aussi, je le suce, le tête, l'étire avec mes lèvres, le fait sortir de ses replis pour l'exposer à l'aube qui continue de se lever, vous arrachant des râles de plaisir. Ma langue remonte et vient lécher l'humidité qui suinte de votre grotte intime, exposée par mes doigts qui maintiennent vos lèvres écartées. S'en est assez des préliminaires. Je vous relâche un court instant pour me placer derrière vous. Une voix résonne dans ma tête, souvenir de l' armée. « Tireur, en position, prêt à faire feu ! ». Je n'ai nul besoin de cette vois, nul besoin de conseil. En position, je prends mon membre dans ma main, effectue un va et vient, des gouttes de rosée perlent au bout et lubrifient le gland, je suis prêt. Je me rapproche de vous qui m'attendez, cuisses écartées, sexe offert, sacrifice sensuel et torride, prête aussi. Mon gland effleure vos lèvres intimes, dessine le sillon qui les sépare de haut en bas avant de s'aventurer plus en avant. La caresse de vos replis intimes sur mon extrémité hyper sensible ont presque raison de moi. Nul besoin de chercher l'entrée de votre corps, mon membre la trouve tout seul. J’hésite une fraction de seconde avant d'entamer une plongée en vous. Lentement, doucement, centimètre par centimètre je vous possède, vous explore, élargis vos parois intimes. Vous ne respirez plus, le souffle coupé, vous subissez cette pénétration tant attendue.

Une fois arrivé en bout de course, je constate qu'il me reste encore un ou deux centimètres à introduire. Qu'importe, je suis bien là, tout au fond de vous, tutoyant le plus profond de votre sexe, vos muqueuses frottant sur mon membre qui bat doucement. Inutile de chercher à aller plus loin, de vous forcer à étendre votre corps. Nous sommes bien. J'entame un retrait, toujours aussi lentement et vous recommencez à respirer, presque à gémir. Je m'arrête à la limite de la sortie complète, ne laissant que mon gland à l'orée de votre caverne, puis je repars en avant. J'effectue ces trajets, ces allers-retours plusieurs fois, toujours à la même vitesse, nous laissant le temps de savourer toutes les sensations qui nous submergent peu à peu. Puis je me retire totalement et j'attends.

Frustrée, vous vous retournez brutalement, vous mettant devant moi. Là, tous deux à genoux nous faisons la même taille. Votre regard, sourcils froncés, me fusille presque, essayant de comprendre les raisons de cet abandon. Je souris doucement et vous comprenez que c'était un piège. Ma main vient effleurer vos tétons qui pointent outrageusement de désir et la votre prend ma virilité fermement et la branle doucement. Vous vous baissez et vous me prenez en bouche, juste le bout, continuant votre mouvement de va-et-vient.C'est à mon tour d'avoir le souffle coupé dans un premier temps, avant de continuer sur une respiration saccadée. Les yeux baissés sur vous, je croise les vôtres. Un regard plein de maîtrise, consciente de l'emprise et du pouvoir que vous avez sur moi en ce moment précis. Mon plaisir grandit, je sens que je ne vais plus tenir très longtemps. Comme mû par un pressentiment, à votre tour vous m'abandonnez, votre bouche fond sur la mienne, votre langue par à l'assaut et me distille un mélange de saveurs intimes. Je reconnais la votre, la mienne... nous nous mélangeons pour n'en former qu'une, celle du plaisir. Sans un mot, vous vous remettez en position initiale, un ordre muet claque dans la chambre. Je m'exécute.

Cette fois, je ne prends plus de gants. Je vous pénètre d'un coup, m'arrêtant au même endroit que la dernière fois. Un grognement de désapprobation accompagné d'un déhanchement me fait comprendre mon erreur. Je me retire presque et, vous saisissant aux hanches, replonge en vous tout en vous ramenant vers moi. Cette fois, plus rien de mon membre ne reste en dehors de vous, je suis fiché au plus profond, distendant votre intimité. Une seconde de pause, tentant de déterminer si le gémissement qui s’échappe de votre bouche est du plaisir, de la douleur ou les deux... Un autre déhanchement a raison de mon hésitation. Sans attendre, je repars de plus belle, sortant et rentrant en vous, allant buter le plus loin possible, cherchant à transpercer de mon dard cette bulle de plaisir que je sais être présente tout au fond de vous. J'intensifie la vitesse, les coups de boutoirs alors que de votre gorge s'échappe des gémissements qui vont crescendo, qui montent dans les aigus, je sens vos muscles intimes se contracter par intermittence autour de moi, signe annonciateur de l'orgasme qui va vous dévaster. Une de vos mains se faufilent entre vos cuisses pour caresser mes testicules qui claquent à chaque coups contre votre sexe qui ruisselle de plaisir. Puis, finalement, vos muscles enserrent mon sexe, c'est une main virtuelle qui m'agrippe, qui me presse et me fait exploser au fond de vous. Je reste là, figé au plus profond, votre main (réelle cette fois) pressant doucement mes bourses comme en extraire tout ce qu'elles peuvent. Je me vide en vous, complètement.

J'ai perdu la notion du temps, de l'espace, de la réalité. Je ne sais combien de temps je reste en vous, avant de me retirer et de tomber à vos côtés, terrassé par un orgasme dévastateur. J'ouvre les yeux, croise votre regard, vous affichez un sourire de béatitude, de plaisir. Votre main cherche la mienne et la serre, je réponds à votre geste par la même. J'ose enfin vous parler.

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