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Un réveil inattendu - Version féminine

En collaboration avec Terremer, voici une adaptation féminine de sa nouvelle.


Les paupières closes, les cils posés admirablement sur vos pommettes. 

Votre souffle est paisible et régulier. 

Je vous observe avec autant de plaisir que de gourmandise. L’envie de déposer mes lèvres sur votre peau est si présente… Je veux plonger dans vos yeux et retrouver vos jolies prunelles. 

Les miennes glissent le long de votre torse, parcours vos courbes affolantes. 

Je n’y tiens plus ! Rien qu’un index couleur carmin, joliment coquin. Il dévale lui aussi la douce vallée qui mène au centre de nos plaisirs. Déterminé, il plonge avec moi dans ce désir de vous réveiller et de susciter en vous l’envie de m’offrir votre premier regard.

Vos paupières sont toujours closes…il descend…je les vois frémir…il va droit au but…il épouse les contours de votre membre …quelques doigts de plus et c’est toute ma main qui vous caresse, qui vous saisit entièrement, vous palpe, vous frôle, vous tâte… et de toute évidence vous fait réagir.

Du tendre et moelleux nait la tension qui s’imprime dans mes mains et se transmet de votre intimité à la mienne.

Je suis maintenant sure que ces paupières toujours closes sont un aveu de votre souhait de jouer vous aussi.


Jouons…Jusqu’où tiendrez-vous ? 


La pointe taquine de ma langue, vient au renfort de mes mains et titille votre extrémité, elle vous lape, vous englobe et vous flatte avec ardeur.

Vous étirez votre corps en un grognement qui me fait sourire….mais toujours pas de regard… vous exagérez….soit…je vous glisse entre mes lèvres qui vous emprisonne avec tendresse et j’en oublie le jeu quelques instants, je me laisse porter par le plaisir de votre plaisir….

Une chaleur m’irradie de plus en plus… ...par pitié…posez les sur moi.


Jouons…


Je m’allonge à vos côtés sur le ventre, les fesses bien en évidence, je vous regarde, je vous attends... A cet instant, je sais que j’ai gagné et cette victoire enivrante m’embrase encore un peu plus.

C’est le moment où vous craquez et ce regard alléchant, brulant est prometteur. Une nouvelle joute sensuelle débute.

Alanguie, je frémis dès la première caresse au creux de mes reins.

Les pensées laissent la place aux sensations voluptueuses de votre langue qui me fouille avec audace.

Instinctif, réactif, jouissif, mon corps vous répond. Explosif lorsque vous atteignez mon pistil qui se tend vers vous. Au travers de mes cris étouffés dans l’oreiller et au vu de mes gémissements de plus en plus affirmés, vous savez que tout mon corps vous réclame.

L‘audacieuse en moi vous supplie silencieusement de me prendre. Elle hurle et je me permets de vous tendre ma croupe, porte-parole impudique d’humidité de mes cris secrets.

Et dire que vos yeux plongent en ce moment dans mon intimité…le jeu avance terriblement, vous voici enfin engagé, vous prenez lentement possession de mon territoire, si lentement, trop lentement…

Cette douce torture me suspend à vous, irrésistiblement liés, nous savourons chaque sensations avec délectation mais une hystérique interne réclame une vigueur que vous semblez ne pas vouloir m’accorder.


Jouons…


Subitement, vous vous retirez, m’abandonnez au milieu de cette houle qui menaçait de m’emporter…Vous exagérez, vous ne pouvez pas me délaisser complétement, quelle est cette lubie complètement insensée ? « Mais revenez !!! » crie muettement celle qui furieuse se retourne….

Un bref regard, et je vous retrouve, fièrement campé sur vos genoux, l’œil malicieux, le sexe trempé de mon plaisir, vous me souriez, un peu narquois…


Ok. Jouons… mais à ma façon cette fois.


Je me campe face à vous, un face à face si tendu, vos mains empoignent mes seins, je m’éloigne et me penche …. Je veux que vous n’en puissiez plus, je veux vos coups de reins, je veux que vous n’ayez d’autre choix que de m’arracher des cris de plaisir.

Plus déterminée que jamais, je ne tergiverse plus et vous introduit sans ménagement au fond de ma bouche dans un ballet effréné de mains, de langue, de va et viens et de succions.


Jouons avec les limites, puisque tel est votre désir.


Je me régale des nuances au fond de vos pupilles, les vagues qui vous submergent effleurent la surface et les embruns m’emportent moi aussi.

Reprenons où nous en étions…il est temps d’embarquer cher matelot, appareillons ensemble.


Votre empressement à quitter la berge me réjouis. Saisissez-moi et engouffrez-vous, posez votre doux regard sur la proue de notre navire, larguez les amarres et transportez-moi.

Fougueusement, au gré d’un courant impétueux nous prenons le large, un vent violent de plaisir nous soulève, s’impose, m’inonde, nous glissons et la houle s’intensifie.

Une vague immense monte en moi, je m’agrippe, vous enserre et elle m’emporte.

Je m’abandonne et la laisse nous ensevelir, nous dévaster et nous projeter ensemble au-dessus de ce monde trop terre à terre, entre terre et mer, loin de l’apesanteur et au plus près des étoiles que j’aperçois dans vos yeux de ce vert si profond que je pourrai m’y noyer.


Nous voilà, côte à côte, tous deux abandonnés sur une plage de draps, rescapés de cette tempête de plaisir qui nous submergé.

Naufragés de ce réveil inattendu, je prends votre main et vos doigts enlacent les miens.

Une voix adorée transperce le flot des émotions, douce et berçante.

Un bonjour auquel répond cette voix qui hurlait tout à l’heure du fond de mes entrailles…

« Bonjour vous… »

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