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Épisode 6 : Un petit-déjeuner perturbant

Pendant ce temps à l’hôtel….

Mon dieu !! Quelle nuit j’avais passé !! Et quel beau cadeau Tony m’avait offert !! Un beau black très bien membré rien que pour moi, mon homme nous observant et nous rejoignant pour une double pénétration mémorable…. Hummmm… J’en étais d’ailleurs toute courbaturée. Un frisson me parcourut mais de froid. Malgré le rayon de soleil qui passait à travers les rideaux, il ne faisait pas très chaud dans cette chambre. Je me retournai pour sentir la chaleur du corps de Tony mais à ma grande surprise, sa place était inoccupée. J’ouvris un œil, me redressai sur les coudes et le drap recouvrant ma nudité glissa au creux de mes reins. Il était peut-être dans la salle de bain en train d’assouvir un besoin naturel.

- Mon chéri ? Tu es là ?...... Tonyyy ?.....

Je me redressai alors totalement et me mis assise dans le lit, remontant le drap sur ma poitrine. Je fis une nouvelle tentative :

- Tooooonyyyy ????

Je me penchai un peu en avant pour voir si la porte de la salle de bain était fermée mais je constatais qu’elle était légèrement entrouverte et qu’il n’y avait pas de lumière d’allumer à l’intérieur. Mon regard fit le tour de la pièce et je remarquais que son jean n’était plus sur la chaise. Etait-il descendu nous chercher le petit déjeuner ?

En tournant la tête vers sa place, je vis un morceau de papier griffonné sur son oreiller. Je le pris et le lu et j’en restai les bras balan !! Ben mince alors, il m’avait planté là toute seule parce que Môssieur avait un truc urgent à faire. Et c’est professionnel ou personnel ? Je suis sûr qu’il est parti courir la gueuse !! Il a intérêt à avoir une sacré bonne explication ce p’tit cochon parce que partir alors qu’on devait passer le week-end ensemble…

Bon, je n’allais pas rester à me morfondre toute seule dans cette chambre. Il fallait déjà que je prenne des forces en prenant un bon petit déjeuner. J’hésitais à me le faire monter dans la suite en demandant expressément à ce que ce soit Roberto qui le fasse et ainsi je pourrai tartiner sa grosse baguette de ma douce liqueur d’abricot ou aller le prendre dans la salle à manger. Mais pour une fois ma conscience l’emporta et je décidai de le prendre en bas.

Je passai donc rapidement sous la douche et enfilai une petite robe légère arrivant à mi-cuisse et avec de fines bretelles, sans rien mettre dessous bien entendu.

Arrivée dans la salle à manger, une serveuse m’installa à une table et me demanda ce que je voulais prendre. Je pris un café, un jus d’orange, un yaourt nature, du pain brioché avec de la confiture et du beurre et une grappe de raisin. Ma nuit m’avait affamé. Elle me proposa un journal pour patienter et que j’acceptai.

Au même moment, un couple entra dans la salle et alla s’installer deux tables devant moi. Ils devaient avoir la quarantaine à peine. Je les observai quelques instants. Lui, était plutôt grand, les épaules larges mais pas trop, assez athlétique, cheveux courts, noirs et coiffé dans tous les sens. Il portait un jean noir avec une chemise saumon à manche courte. Un tatouage lui recouvrait tout le biceps droit. Sa compagne était un peu plus petite que lui mais tout aussi athlétique sans être musculeuse. Elle avait de longs cheveux noirs qui lui arrivaient au milieu du dos. Sa poitrine semblait généreuse, juste ce qu’il faut. Le haut de son bras droit était également recouvert par un tatouage qui semblait filer dans son dos. Elle portait un jean taille basse ultra moulant avec un petit top noir tout aussi moulant. Il s’installa face à moi et elle se mit dos à moi.

Je dois avouer que ce couple ne m’était pas indifférent et que si…. Anne ça suffit !!! Tous les couples ne sont pas aussi atypiques que le tien !!! Bon, après… peut être qu’au détour d’un couloir ou au bord de la piscine…. qui ne tente rien n’a rien, pensais-je un petit sourire aux lèvres.

La serveuse m’apporta mon petit déjeuner et je me jetai dessus comme si je n’avais pas mangé depuis une semaine. Je relevai la tête un instant et vis l’homme m’observer. Il semblait amusé par ma voracité. Je me sentis rougir et lui fis une petite moue d’excuse. Il me fit un clin d’œil charmeur et continua sa discussion avec sa compagne. A un moment donné, elle se leva et alla demander quelque chose à la serveuse en passant à côté de moi. Je constatai un détail auquel je n’avais pas prêté attention tout à l’heure : elle portait un magnifique tour de cou en cuir noir avec un anneau au centre auquel était attaché un pendentif rouge du plus bel effet.

Je m’imaginais soudain que ce tour de cou n’était pas qu’ornemental et qu’il devait avoir d’autre utilisation plus personnel et l’image qui me vint à l’esprit me rendit toute chose et je sentis de petits papillons au fond de mon ventre. Elle laissa également derrière elle un doux parfum qui m’enivra quelque peu.

Pendant que sa compagne s’éclipsait quelques instants, l’homme avait reposé sa tête sur ses mains croisées, les coudes posés sur la table, et il m’observait très attentivement. J’avais l’impression que ses yeux gris, presque transparent, me transperçait l’esprit. Une vague de chaleur envahit tout mon corps. J’essayais de détourner le regard hypnotique de cet homme mais c’était impossible. Je bus une grande gorgée de mon jus d’orange bien frais pour me rafraichir mais cela n’eut aucun effet.

Une goutte s’échappa cependant de mes lèvres. Je la sentis couler sur mon menton. Je posai le vers et recueilli cette goutte avec la pulpe de mon index, remontait jusqu’à la commissure de mes lèvres que j’entrouvris pour lécher mon doigt d’une manière plus sensuelle que je ne l’aurais voulu.

Un sourire ravageur se dessina sur ses lèvres. Je gardai mon doigt dans la bouche pendant que mon autre main passait sous la table. Je décroisai les jambes en les écartant à peine, ma robe légère plissant entre mes cuisses, lui rendant impossible de voir mon intimité dénudée. Ma main se posa juste au-dessus de mon genou et caressa la peau juste du bout des doigts. Il resta impassible mais son regard allait de mon visage à sous la table. Je cru discerner un léger mouvement de tête m’invitant à aller plus loin.

Ma deuxième main rejoignit la première sous la table et se posa au même endroit sur l’autre cuisse puis remontèrent le long lentement, très lentement. Cette douce caresse me fit frissonner, son regard sur moi m’excitait. Je sentais mes pointes se dresser sous ma robe et les papillons s’intensifier dans mon ventre. Je continuai de remonter et quand j’arrivai à la lisière de ma robe, je posai mes paumes dessus pour qu’elle remonte en même temps découvrant de plus en plus le galbe de mes cuisses.

Son regard se détourna légèrement de moi….

Son regard se détourna légèrement pour regarder derrière moi. J’entendis des talons claqués. Sa compagne était sur le point de faire son retour. Avec dépit, je rabaissai ma jupe et remis mes mains sur la table. Autant lui avait l’air ouvert à toute proposition, autant je ne savais pas comment elle pourrait réagir en me voyant allumer son homme, son ‘’Maitre’’. Je n’avais pas envie d’un esclandre et d’un crêpage de chignon là au milieu. Quand elle passa à côté de moi, son parfum m’enivra à nouveau. Je fermai les yeux un instant et je m’imaginai lui donner du plaisir en suivant les instructions de son Maitre…. De mon Maitre ?…. A cette pensée, mon corps fut parcouru par un frisson et je sentis mon entrejambe s’humidifier plus que de raison.

Il fallait que j’essaie de me calmer et de me détendre. Et quoi d’autre qu’un bon massage relaxant pour cela. Je finis donc rapidement mon café. En me levant, je jetai un coup d’œil dans la direction du couple et l’homme me transperça de son regard azur, ce qui me rendit toute chancelante et je dus me retenir à la chaise. Je repris mes esprits et quittai la salle à manger.

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