5 minutes de lecture

Épisode 5 : Mots magnifiques (3) - Hommage@Bertier

  • Vibrez pour la version audio de cette histoire

    Durée : 11:10 min

    « Je peux entrer là ?- Dans le string ou … ? »Je n’ai pas osé lui demander s’il comptait entrer « à l’intérieur de moi ».Premières pénétrations...

    Écoutez l'extrait érotique

    Inscrivez-vous gratuitement pour écouter la version complète !

« et puis, il y a cet hommage à …Bertier. Mon coup de cœur autant musical que poétique »

Sirène et dandy,

Plus vrais que nature

Guérissons nos meurtrissures

Moi, nerveux, entre deux fêlures

Dandy, à la nuit… blessée

Toi, ma sirène, ma douce amie,

Ne te cherche pas d’excuses

Tu t’entrouvres, tu t’entrouvres

Je te dévorerai des yeux

Loin, si loin des envieux

Seule: tu n’auras plus d’excuse :

Sérénades et aubades

S’en souvient- il, celui que j’admire tellement, de ce qu’il m’avait écrit quand, toute tremblante, la boule au ventre, je lui avais envoyé une première version de cet hommage que je destinais à son collectif. J’avais peur d’avoir été trop « rentre- dedans », trop impétueuse ou trompe- la mort. Il m’a dit « Qui fait quoi ? ». Mais c’est moi… Moi qui chante, qui joue du piano, qui ai enregistré seule comme une grande, qui ai composé ça et qui ai un peu bidouillé pour que ça ressemble à un vague « quelque chose ». Il a visiblement apprécié et même fait écouter à l’un ou l’autre membre du groupe. J’étais heureuse.

Sous ton charme, je mélodiserai

Connais-tu la passion, petite sœur?

Elle est contagieuse; j’en dis déjà trop...

Tu me raconteras mon visage

« Oh… ton visage

Mon unique paysage

La mélodie s’envole. L’accompagnement s’anime. Ma voix s’aventure dans un registre un peu plus aigu. J’ai tant travaillé ce passage, pour que ce soit joli, pas engorgé, souple et qu’aux auditeurs, il semble facile à chanter.

Je l’ai trop cultivé

Mon candide jardinier

Ignorant des usages

Il provoquerait

Des intempéries

Des tempêtes, des folies

Dans mon cerveau »

J’évoquerai ta passion, petite,

Je serai l’ombre portée

Qui gravite autour de tes pensées

Et puis, ces mots, ce sont ceux de la seule compo de mon musicien chéri. Lui, il a « simplement » sorti tout ça de son joli crâne (ça me rappelle un vieux truc dont je lui ai parlé en avril, quand nous nous sommes croisés après ce concert), peaufiné l’instrumentation, les effets sur les instruments et les voix. Et puis, il y a ces dissonances tout à fait surprenantes et très délicieuses. Juste très beau. C’est comme un tourbillon, ce morceau. Le mien est bien moins fougueux. Doux, oui, mais pas emporté. C’était pensé comme un cadeau et je crois que le but était atteint. Le destinataire a vraiment apprécié…

Je suis couchée dans son canapé. Avec prévenance, il a installé un coussin sous ma tête. Il a la bouche contre ma gorge, un peu plus bas, même. Il me respire à nouveau.

« Tu sens bon. C’est quoi, ce truc ?

- Pleasures.

- Tu le fais exprès ?

- Ben non, pourquoi ?

- Je vais t’en donner, moi, du pleasure… »

Autant que tu veux, mon audacieux.

« ça te dérange si j’ouvre ça et là ?...

- Si tu « ouvres » ?

- Oui, un bouton, une tirette…. Ça te dérange ? »

Mes yeux brillent de plaisir. J’anticipe un moment très doux, des doigts qui fouillent mais gentiment. Juste un peu, délicatement.

« Entre nous, t’es là pour ça, non ? enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre… »

Toujours aussi ironique… Pendant longtemps, il s’est cru lourd. Il lui arrivait souvent d’essayer de faire de l’humour et au fond, de tomber à côté de la plaque. Mais là, non, c’est simplement des petites réflexions qu’il se fait sans doute à lui- même. Je suis étonnée qu’il fasse preuve de si peu de retenue avec CE QU’IL PENSE…

« Ok, mais pas tout en même temps…

- On a le temps de toute manière. T’as la permission de minuit, Cendrillon ? »

Je regarde ma montre… Il est déjà minuit dix : un peu raté pour la permission dont il me parle.

« J’ai… je prends…. toute la nuit, en fait…

- Wahou… Alors, je fais durer. »

D’abord, passer ses doigts agiles sous ma blouse écrue. Et là, oui, il touche mes tétons à travers mon top et ma lingerie. Ils dardent (étrange, avec mon mari, cela n’arrive plus jamais). Il les pince très gentiment. Touche mon ventre au- dessus de mes vêtements. J’aime ça aussi. Parce qu’il ne voit pas vraiment les ravages du temps sur mon corps. Oui, je sais, quand je suis habillée, on pourrait croire que… Mais nue, ce n’est pas vraiment pareil.

Donc, il me caresse. Et c’est délicieux.

Il a déboutonné mon jeans et fait descendre la tirette de celui- ci de quelques centimètres…

Ses doigts sont sur l’étoffe de mon string à présent. J’écarte un peu les cuisses en soupirant.

« Je peux entrer là ?

- Dans le string ou … ? »

Je n’ai pas osé lui demander s’il comptait entrer « à l’intérieur de moi ».

Je me sens me liquéfier. J’ai envie de faire pareil avec lui. Sentir son désir le raidir. Sentir son érection dans un premier temps et ensuite… son humidité et sa toison.

« Dans le string d’abord mais…

- Tu en rêves, je le sais. Oui, tu peux faire pareil chez moi… »

Il s’est tout à fait couché à côté de moi. Sa main est un peu à l’étroit dans mon jeans. Son sexe est totalement à l’étroit dans son jeans qui subit le même traitement que celui qu’il a infligé au mien : déboutonnage et puis tirette descendue. Nous sommes tous deux très, mais très à l’étroit dans son canapé.

Et là, enfin, je sens.

Son sexe d’abord. Juste de la taille que j’aime. A peu près comme un de mes jouets. Le premier que j’ai reçu. Entre 15 et 20 cm de long et un bon 3 cm de diamètre. J’en sens les veines, telles des nervures mais proéminentes au lieu d’être « creusées ». J’en sens le petit mouvement aussi. Cela arrive souvent aux hommes dont le désir est exacerbé : on dirait que leur membre ne leur appartient plus, qu’il a son indépendance et son activité propres. Et donc, s’il est déjà dans cet état- là, les choses s’annoncent on ne peut mieux.

Je parlais de son sexe. Mais il y aussi l’humidité de son gland. Je joue avec le prépuce. Avant, arrière, tirer un peu plus fort et laisser au petit morceau de peau le temps de « reprendre sa place »… Et puis, la douceur un peu fraîche. Le lisse. Le tendre. Le doux. Une goutte perle. Puis une deuxième.

« Tu… goûtes mon amertume ?

- Hmmmmm

- Allez, fais pas ta timide. Je sais bien que tu en rêves… »

Alors très délicatement, je décalotte son gland du bout des doigts et… prestement, de l’index de l’autre main, je recueille un peu de cette liqueur qui me fait tant envie. Je lèche mon doigt avec gourmandise mais aucun geste obscène. Juste : j’aime son goût, vraiment, et je me régale. Pas « ta salope va te sucer… ». Je n’ai pas envie de lui donner cette image de moi. Je voudrais qu’il me voie comme quelqu’une de raisonnable, de « juste amoureuse ». Tant pis si mes sentiments lui font peur, s’il se dit qu’à nouveau je suis éprise. Je n’ai jamais cessé de l’être, de toute manière.

Il me regarde. Il me sourit. Il pense : mais combien elle a dû patienter la pauvre… Je me demande ce qu’elle me prépare d’autre.

« On serait peut- être plus à l’aise sur mon lit… Tu veux ? »

Sur ? Dans ? Oui, certainement. Nous nous levons. Je pense qu’à présent, nous sommes arrivés au point de non- retour. Non- retour au calme, à la modération, à la pondération. Juste la quête du plaisir.

Nous sommes aussi chauds l’un que l’autre. Nous avons faim.

Sans doute moins lui que moi mais il se doute de mes appétits. Il se doute que toutes ces années ont exacerbé mes envies. Il sait que toutes ces attentes m’ont affamée. Il n’irait pas jusqu’à dire « on va se rattraper » parce qu’il faudrait presque 13 ans pour cela et dans 13 ans, il sera sans doute papa d’enfants d’une dizaine d’années et moi, grand- mère de jeunes adultes… Il n’est pas question de quantité. Juste de qualité… De qualitéS.


Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche