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Une envie pressante

Les vacances ! J’en rêve depuis des semaines mais cet été, ce n’est pas pour moi. Je vais devoir attendre le début de l’automne. Je ne me plains pas trop, j’ai la chance de faire un travail qui me plait et en plus de celui férié, j’ai pu obtenir un jour de récupération. Avec mes deux de repos, cela me permet de pouvoir rejoindre mon copain pendant quatre jours. Il est parti en vacances avec des amis pour deux semaines et je lui ai promis de venir à la fin du séjour.

Avant de quitter notre appartement, je vérifie plusieurs fois que j’ai bien pris les billets. Je regarde ma montre et je me rends compte que je dois me dépêcher. Je sors vite de chez moi. Je n’ai qu’un étage à parcourir mais je descends quatre à quatre les marches en manquant deux fois de tomber. Ces talons, même petits, ne sont au fond pas une bonne idée pour voyager, surtout avec ma manie de ne jamais vouloir être en avance.

Je croise les doigts pour que mes escarpins tiennent jusqu’au bout du trajet. Je comprends mieux pourquoi j’évite de les mettre pour aller au travail, j’ai vraiment du mal à courir avec. Sauf qu’aujourd’hui, j’ai envie de plaire à mon homme et de lui faire de l’effet quand il me verra descendre du train. J’espère bien que je vais déclencher son envie de me faire l’amour car de mon côté je ressens fortement ce désir.

Sur mon trajet, j’entends des sifflements d’hommes en rut incapables de rester discrets lorsqu’ils voient une femme en robe. Je continue de courir sans m’occuper d’eux, le sac de voyage me ralentit déjà assez. Je ne peux pas me permettre de perdre plus de temps à m’énerver contre eux. J’arrive à attraper le bus qui m’emmène directement à la gare. Le chauffeur me sourit, il a l’habitude de me voir courir, toujours pressée pour aller au travail. C’est le seul qui m’attend avant de quitter l’arrêt lorsqu’il me voit sprinter pour monter à bord.

Je le remercie avec un grand sourire en utilisant ma carte de transport avant de prendre place à l’arrière. Je regarde de nouveau ma montre. Je suis soulagée de voir que normalement j’ai assez de temps pour attraper le train… À condition que je coure sur le quai ! Ce qui ne manque pas de se produire. Je me faufile dans la première voiture du train juste avant la fermeture des portes. Le contrôleur me regarde d’un air amusé avant de me détailler de la tête aux pieds. Lui aussi est charmé de me voir habillée ainsi. Je souris en me disant que Thomas devrait l’être également et qu’il me fera ma fête.

Une fois installée à ma place, je découvre avec horreur que je n’ai pris ni un livre, ni mon lecteur mp3. Le voyage risque d’être bien long sans activité. Je pousse un soupir las, mais au moins je n’ai pas raté mon train. Ça m’est déjà arrivé si souvent…

Je n’ai rien d’autre à faire qu’à laisser mon esprit vagabonder. Toutes mes pensées se tournent sur ce que j’aimerais faire avec Thomas. Je veux sentir ses mains sur moi, caresser mon dos, descendre lentement vers mes fesses puis remonter en passant par mon ventre et attraper mes seins. Une de ses mains glisse délicatement sous la robe en remontant ma cuisse jusqu’à mon entrejambe pendant que l’autre cherche l’endroit de l’agrafe. Je me mordille la lèvre inférieure en imaginant cet instant. Je rajuste ma tenue en la tirant l’étoffe pour le descendre au maximum mais elle ne couvre pas mes genoux.

J’essaye de changer le cours de mes idées mais je ne sais pas si c’est le voyage ou l’état de manque que je ressens depuis plusieurs jours déjà, mon esprit se tourne de nouveau vers cette vision. Mes mains se baladent sous sa chemine, il est si craquant lorsqu’il en porte une. Elles descendent le long de son torse vers son sexe que j’ai envie de sentir pour voir l’effet que je lui fais dans son jean serré. Je veux entendre sa respiration se saccader sous l’effet de mes caresses, écouter ses gémissements. Je n’ai pas besoin de fermer les yeux pour entrapercevoir ce moment, mon regard se perd dans la contemplation des paysages défilant derrière la vitre.

Je déboutonne sa chemise tandis que lui descend délicatement la petite ouverture de ma robe. Je dévoile ce torse que j’aime tant, jouant avec ses petits tétons pour l’enflammer davantage et le rendre plus entreprenant. Il me caresse les fesses, glissant sa main sous ma culotte en dentelle blanche qu’il aime tant. Je vois son sourire lorsque ses mains lui font comprendre quel ensemble j’ai mis en dessous. Il a envie de me retirer cette robe sans plus tarder.

Je remarque à peine le contrôleur rencontré plus tôt dans le wagon pour faire son premier tour. Il passe afin que les voyageurs qui ne sont pas en règle l’abordent. Ce qui est malheureusement mon cas. Je n’ai pas eu le temps de composter mon billet. Est-ce sa conscience professionnelle qui le pousse à s’arrêter en me voyant pour me demander si j’ai eu le temps de le faire ou est-ce une tentative pour me charmer ? Quoi qu’il en soit, je le remercie de sa sollicitude et lui tend mon ticket pour qu’il fasse le nécessaire.

Heureusement que je lui ai tapé dans l’œil, mes rêveries m’ont fait oublier la réalité et je n’ai même pas entendu l’annonce demandant aux voyageurs de se rapprocher des contrôleurs pour les personnes n’étant pas en règle. J’aurais pu écoper d’une amende. En rangeant mon billet, je m’aperçois que Thomas m’a envoyé un message. Il est inquiet et me demande si je suis bien montée dans le train. Il a même tenté de me joindre…

Je le rassure dans ma réponse et lui écris que j’étais perdue dans des pensées coquines le concernant. Il me répond aussitôt qu’il préfère ça et que lui aussi a très envie de moi. Je souris en voyant cette réponse. Aussitôt mon esprit retourne imaginer la suite de ce qui pourrait se passer. Un feu brûle dans mon ventre, entraînant une humidité qui souille peu à peu ma culotte. Heureusement que j’ai averti mon copain que je pensais à ce que nous pourrions faire sinon il serait surpris de voir des tâches sur mon sous-vêtement. J’aimerais bien lutter contre ce genre d’idées érotiques mais je me vois avec son sexe entre mes mains.

Je suis à genoux, pressant sa verge pendant que je le regarde dans les yeux. Je ne porte plus que mon ensemble. Il me caresse les cheveux, puis la joue. Un geste qu’il affectionne pour m’inciter à prendre sa queue dans ma bouche. Je souris et lape son gland humide d’excitation. Je veux jouer, le faire languir un peu. Il apprécie moyennement car il aimerait que je la prenne entièrement mais il se laisse faire. Il a compris que c’est moi qui dicte le rythme. C’est beau un homme qui accepte d’être guidé dans son plaisir. Je sais comment le rendre fou avec ma langue. Je pourrais la glisser le long de sa verge et descendre jusqu’à ses testicules mais pour l’instant je branle ce sexe offert en mettant des coups de langue de temps en temps.

— Bonjour ! Votre billet, s’il vous plait.

Un autre contrôleur me sort de cet agréable moment. Je me sens confuse en le regardant. Je dois rougir comme une gamine prise en train de faire une bêtise. Je balbutie un « tout de suite » avant de lui tendre le billet. Il vérifie consciencieusement les informations portées par son collègue puis me rend le ticket de transport en me remerciant. Je tire de nouveau sur le bas de ma robe pour la remettre correctement, me sentant quelque peu gênée d’être prise d’une envie de sexe pendant le trajet sans pouvoir la satisfaire. J’ai l’impression que cela se voit à mon attitude, sur mon visage. En observant le reste de la voiture, je remarque que les gens ne se soucient pas de moi, ni de ceux qui se trouvent à leurs côtés. Tous sont perdus dans leurs activités. Je suis quelque peu soulagée, bien que tendue de mouiller toute seule à cause de mon imagination. La climatisation du train, qui en général est trop forte, n’arrive pas à me refroidir.

J’essaie de penser à autre chose. Tout d’abord aux vacances mais je me vois avec Thomas en train d’effectuer un soixante-neuf. Un beau spectacle que j’aimerais revivre prochainement et qui se fait trop rare à mon goût. Quel délice de se faire lécher le clitoris pendant que j’ai son sexe dans ma bouche. Je secoue ma tête pour chasser l’image et je focalise mes pensées sur mon travail. J’imagine alors mon homme me rejoindre en fin de journée. Il me prend sur le bureau. Nous serions tous les deux seuls, sans que j’ai besoin de retenir mes cris lors de ce plaisir intense. Je pousse un soupir en comprenant que quoique je fasse, tout tournera autour du sexe.

Je regarde ma montre dont l’heure affichée me contrarie. Il me reste plus d’une heure avant d’arriver à destination. Je me force à regarder le paysage en essayant de fermer mon esprit. Je ne peux pas me permettre de m’exciter davantage, ma culotte en subit déjà les frais. Heureusement que ma robe bien opaque cache mes tétons qui pointent et qui sont trop sensibles au moindre mouvement, enfermés dans ce soutien-gorge qui comprime ma poitrine.

La monotonie du voyage me fait bailler. En fermant les yeux l’espace d’un instant, je revois la scène du bureau… Si seulement Thomas me faisait l’amour ailleurs que dans notre lit, j’aurais sûrement moins de pensées érotiques. Mon copain a pris la fâcheuse habitude de ne faire ça qu’à la maison. Et encore, uniquement dans la chambre. Cela me frustre de ne pas pouvoir jouer dans la douche, sous une eau bien chaude, ou dans la cuisine… Les divagations de mon esprit m’émoustillent davantage. Il n’y a rien à faire, tout ce à quoi je pense, me ramène au besoin de sexe.

Je relis le message de mon homme et je doute que son envie suffise pour qu’il mette ses principes de côté. Monsieur ne fait pas l’amour quand nous ne sommes pas seuls. Il nous est arrivé de recevoir des amis, ou d’être chez des amis, ou de la famille. Dans ces moments, je peux m’offrir toute nue à lui, il décline ma proposition. La peur d’être surpris ou entendus… Alors que c’est bien plus excitant selon moi ! C’est pour cette raison qu’au niveau de la tenue, j’ai préféré sortir le grand jeu. Durant le séjour, nous partageons une location avec des amis, je n’ai pas envie de rester frustrée pendant mes quatre jours de liberté avant de reprendre le travail.

Je saurai le convaincre, il le faut. Sinon je devrais attendre près d’une semaine avant d’avoir en moi ce sexe que je désire tant. Je m’imagine les jambes écartées, sa verge frémissante cherchant l’entrée de mon vagin, repoussant délicatement les lèvres pour pénétrer cet antre humide et chaud que je lui offre avec tant de plaisir. Je veux sentir ses coups de reins, ses mains sur moi et son envie de me prendre. Je me mordille de nouveau la lèvre, humide d’excitation. C’est malin ! Je ne peux pas m’empêcher de penser à ça.

Je regarde l’heure en espérant que le temps s’est accéléré mais ce n’est pas le cas. Mon envie augmente. Je n’ai pas Thomas sous la main pour me sustenter. Je n’ai pas l’intention d’aller me faire plaisir aux toilettes. Je me refuse cette pratique alors que bientôt je serai avec mon copain. En ce moment, il n’imagine pas à quel point il me fait mouiller. Je ressens le désir de lui envoyer un message pour le lui révéler mais je ne recevrai qu’une réponse courtoise. Il est vraiment coincé dans ce domaine. Pourtant j’espère qu’à terme j’arriverai à le faire changer.

Mes rêves avec lui se terminent de manière générale en fantasmes. Même bien allumé, s’il n’est pas dans notre chambre, impossible de lui faire sortir sa chandelle. J’ai déjà tenté plusieurs fois, en vain. Je me vois mal essayer pendant quatre jours de l’exciter sans que rien ne se passe. J’espère qu’il prendra conscience que dans mon état, ne rien me faire serait un crime et que je risque de très mal le vivre.

Le temps passe toujours aussi lentement. Il faudrait que j’aille aux toilettes pour soulager ma vessie mais à une demi-heure de l’arrivée, je préfère attendre d’être dans la location. Je préfère éviter de voir l’état dans lequel se trouve ma culotte. Si ça continue, je vais peut-être devoir en changer une fois arrivée. J’espère seulement que la maison ne se trouve pas trop loin de la gare. Je sais qu’elle est isolée dans une des montagnes environnantes. Sur les photos, on ne voyait aucune autre habitation alentour. Je me rappelle avoir dit à mon copain combien c’était dommage que nous soyons avec des amis parce qu’on aurait pu faire l’amour en extérieur. Son visage exprimait déjà qu’il était guère séduit par cette option.

Pourtant, le sexe en extérieur, au milieu de la nature, est un fantasme que je fais depuis longtemps. Est-ce mon côté citadine qui fait que la campagne m’inspire pour ce genre de plaisir ? Parfois nous abordons ce sujet avec Rose, une très bonne amie, qui aime bien les expériences nouvelles. Elle aussi aimerait une escapade en pleine forêt avec un ou deux beaux mâles. Contrairement à moi, elle s’attache plus au plaisir sexuel qu’à la relation avec un petit ami. Je ne la juge pas. Du moment qu’elle est heureuse comme ça, elle a bien raison d’en profiter. Quant à moi, est-ce que je suis vraiment heureuse avec Thomas ? En dehors du sexe, la réponse ne fait aucun doute mais uniquement en dehors du sexe.

J’essaye de m’imaginer en pleine forêt avec deux hommes mais très vite mon copain les remplace et vient me faire l’amour tendrement sur le sol. Sa tête se perdant entre mes cuisses, sa bouche remplie de mon liquide sécrété par le plaisir qu’il m’offre. Cela fait longtemps qu’il n’a plus fouillé mon sexe avec sa langue. Il se plaint d’être fatigué, me promettant qu’après les vacances il aura plus d’énergie pour nous deux. J’espère que cette première semaine l’a déjà pas mal requinqué.

Le train arrive enfin en gare. Je serre les cuisses en me levant comme si je risquais de perdre ma culotte mouillée. Je récupère mon sac de voyage et marche vers l’extérieur. Une fois dehors, je regarde aux alentours et repère Thomas, seul, qui m’attend. Je suis déçue en le voyant porter un t-shirt et un pantacourt treillis militaire kaki. Une horreur que je n’aime pas qu’il porte et il le met pour mon arrivée… Ah les hommes ! Ils ne sont pas très futés quand même !

J’arrive vers lui et il me prend le sac de voyage sans que j’aie besoin de lui demander. Il se rattrape pour le mauvais goût de la tenue. Au moins, il a de la chance, je suis trop en manque pour la critiquer maintenant. Il m’attrape de son bras libre et m’embrasse avec fougue. Je me laisse faire en me collant contre lui. Je sens avec satisfaction une bosse à son entrejambe, déjà présente avant que je vienne me frotter délicatement. Ma tenue lui aurait-elle fait de l’effet ?

— Laura, tu es splendide.

Je préfère ça ! Il ne se doute pas que ce compliment vient de faire renaître le feu de mon bas ventre. Il m’emmène vers la sortie en posant son bras libre autour de ma taille. Délicatement je baisse sa main sur mes fesses. Il me regarde surpris et je lui fais un sourire qui signifie « elle est très bien où elle est ». Il obtempère, bien qu’un peu gêné par la situation. Je crois que je lui ai beaucoup manqué. Finalement, je vais peut-être obtenir ce que je veux.

Sur le chemin nous menant à la voiture, nous échangeons les banalités d’un couple qui se retrouve. Il range mes affaires dans le coffre puis nous montons dans la voiture que je regrette de ne pas avoir encore baptisée. Je la trouve suffisamment confortable pour que nous puissions batifoler à l’arrière mais Thomas a des craintes à ce sujet. La peur d’être vu, de ne pas être à la hauteur (mais ça c’est peut-être parce que j’ai fait l’erreur de lui parler de ma seule expérience avec mon ex dans une Clio), la peur de ne pas apprécier ce moment, de se faire mal etc… En somme, la peur est sa plus belle excuse pour ne faire l’amour que dans un lit. Et encore ! Uniquement le nôtre…

— On est loin de la location ?

— À trois quarts d’heure à peu près. Pourquoi ?

Oups ! J’ai peut-être fait une erreur en n’allant pas aux toilettes dans le train. Tant pis, il faudra que je me retienne jusqu’à la maison.

— Pour savoir.

— Le voyage t’a semblé long ?

S’il savait ! Il démarre la voiture pendant que je réfléchis à la réponse. J’hésite entre sortir les discussions habituelles sur les trajets en train ou à lui dire la vérité, que seuls les moments où je nous imaginais faire l’amour, me faisaient passer le temps. Je décide de le lui raconter, après tout il faut bien que je l’émoustille si je veux obtenir satisfaction. Même si je dois me contenter de le faire sur un lit… Mais ce serait déjà une victoire.

La conversation ne l’embarrasse pas autant que je l’aurais cru. Il me pose même des questions et je souris en apercevant une bosse naissante dans son pantacourt. Mon homme est en manque et si je me débrouille bien, ce soir il ne pourra pas refuser. Pourtant, il cherche à me refroidir en m’expliquant que pendant ces quatre jours, ça sera compliqué. J’ai droit aux âneries habituelles « nous ne sommes pas seuls », « on risque de nous entendre », etc… Je lui parle de faire l’amour à sa femme et j’ai l’impression que pour lui, c’était comme s’il entendait le mot partouze entre amis. J’aime le sexe mais seulement avec lui.

Nous atteignons la première montagne et il m’explique que le logement se trouve sur un autre col au-delà ce sommet. Je regarde le tableau de bord qui affiche l’heure et je vois qu’il nous reste une bonne vingtaine de minutes avant d’arriver. Mon envie devient plus pressante. Je ne pourrai jamais tenir jusque-là. Ce n’est pas bon de se retenir trop longtemps.

— Tu peux t’arrêter, s’il te plait ?

— Pourquoi ?

— J’ai besoin de faire pipi.

— Ça ne peut pas attendre ?

Je lui fais non de la tête en me tordant sur le siège. Il pousse un soupir contrarié mais je sais qu’il va accéder à ma demande. Il continue de rouler pour trouver un endroit où la route serait plus large pour pouvoir s’y arrêter. Les minutes défilent à la recherche du lieu propice. Pendant l’ascension du col, la route est étroite. Je trépigne d’impatience en tapotant du pied. Il sourit à la sortie du virage en voyant un coin où il peut se mettre sur le bas-côté à flanc de montagne. Je jette un coup d’œil rapide pour trouver un endroit où faire pipi dans les bois sans être vue mais il y a une pente de l’autre côté de la route.

Tant pis, je vais devoir me contenter de rester à côté de la voiture en ouvrant les deux portières passagers pour ne pas être aperçue depuis la route. Cela fait rire mon copain lorsqu’il me voit faire. Je baisse ma culotte et me mets accroupie en relevant le moins possible ma jupe. Ma gêne passagère laisse place au soulagement quand j’urine. Je n’aurais pas pu tenir plus longtemps.

Ayant terminé, je demande à Thomas un mouchoir. L’inconvénient des robes, c’est de ne pas avoir de poches et le coquin se penche vers moi en me le tendant. Je comprends qu’il cherche à voir mon sexe. Ses yeux s’arrêtent sur ma culotte portant les traces de souillure du voyage en train. Je découvre un changement dans son regard, qui devient celui qu’il a lorsqu’il ressent l’envie de me prendre.

— Je vois que t’as eu des idées très coquines pendant le trajet.

Ses paroles sont comme un vent soufflant sur les braises de mon bas ventre, rallumant ce feu qui semblait mourir. Il ne s’en rend sûrement pas compte mais aujourd’hui je suis tout feu, tout flamme. Arriver dans la location pour devoir attendre le soir me parait trop long alors que je regarde poindre une érection chez mon homme. Je me redresse et au lieu de remettre ma culotte blanche, je l’enlève et lui tends pour montrer l’effet produit par mes envies. Je mouille de nouveau de ma tentative.

— Et ce n’est qu’un aperçu.

Il hésite à prendre le sous-vêtement, me le laissant dans les mains en me regardant.

— Tu sais que tes histoires m’ont bien excité ?

Je viens prendre place à côté de lui, laissant les portières ouvertes en n’ayant pas très envie de repartir pour le moment. Je pose le vêtement sur le tableau de bord sous ses yeux ébahis. J’attrape la bosse de ma main pour presser le sexe cloitré sous le pantacourt.

— Prouve-le-moi. Profite de ta copine nue sous sa robe, toute humide en pensant à ce que tu pourrais lui faire.

Rarement je l’ai vu dans cet état, se laissant toucher à l’extérieur de notre appartement. Il relève le volant de ma tenue pour découvrir mon sexe. J’écarte les cuisses pour laisser libre accès mes lèvres à ses yeux… Et aussi à sa main ! Qui ne tarde pas à venir me les caresser. Que c’est bon de le voir se lâcher pour une fois. Je presse fort sa verge qui grossit. Je passe ma main sous ce long short et son boxer pour l’attraper. Tout chaud, tout dur, il a envie de moi.

Je pousse un gémissement en sentant son index jouant avec mon clitoris. Il descend ensuite le long de mes lèvres pour atteindre l’entrée de ma grotte. Il l’enfonce dedans et sourit davantage, visiblement satisfait de voir combien je mouille pour lui. Je branle cette queue qui s’humidifie sous l’excitation. Il m’embrasse passionnément comme lors de nos débuts, tout en me doigtant, un vrai délice.

— Attends, j’arrive, me chuchote-t-il.

Il sort de la voiture pour venir me rejoindre de l’autre côté. Il baisse son pantacourt et me sort sa verge bien droite. Je l’attrape de ma main et le regarde avec un sourire coquin.

— Je veux bien te sucer si tu me lèches ensuite.

Il me fait oui de la tête, ne pouvant rien me refuser à cet instant précis. Je me tourne vers l’extérieur et attrape son sexe avec une main. Comme dans ma vision, je lape son gland pendant qu’il me caresse les cheveux blonds. Sauf que cette fois-ci, il me pousse de sa main pour que je prenne sa queue en pleine bouche. Je ne lui refuse pas ce plaisir. Il m’indique le rythme à suivre avec ses mouvements de bassin et je le laisse faire. Après tout, cela n’arrive jamais qu’il se lâche ainsi, ça m’excite de l’entendre gémir et de le voir ainsi.

— Oui, continue…

Je sens qu’il est sur le point de jouir. Je pourrais ralentir mais au contraire, je veux qu’il profite de ce moment comme il le désire. Ma langue joue avec son gland, la sentant tressaillir à chaque mouvement. Ses deux mains attrapent mes cheveux, me plaquant davantage contre lui au moment de son orgasme. De longs jets partent directement dans ma gorge et je savoure ensuite les restes de sperme qui coulent de son membre en le gardant encore en bouche.

Une fois terminée, je le regarde de mes yeux innocents, la robe relevée pour montrer mon sexe nu. Il me sourit, comprenant ce que souhaite et acquiesce. Après tout, nous avons fait un accord et j’aimerais bien jouir aussi. Mon envie est de prendre mon pied, pas que de le donner. Mes seins tous durs me font mal suite à mon excitation.

— On va faire ça à l’arrière.

Je le suis et me laisse aller au fond de la voiture. Il m’incite à aller au maximum. Il se met entre mes cuisses, relevant mes jambes après avoir remonté ma robe jusqu’au bas de mes seins. Je n’ai pas le temps de me trouver ridicule dans cette position, ni de me poser de questions sur les quelques voitures qui empruntent le passage. Je me laisse aller au plaisir en sentant sa langue sur mon clitoris. Je gémis aussitôt, appréciant ce contact trop longtemps oublié.

Je deviens folle en sentant un doigt, puis deux venir fouiller mon antre pendant qu’il continue de jouer avec sa langue sur mon bouton. La tension dans mon bas ventre ne fait que croître, faisant grossir une boule prête à exploser. Habilement il arrive à déclencher un orgasme qui irradie tout mon corps, me faisant pousser des cris sans retenue de ma part. Il retire l’index et le majeur de mon vagin tout en éloignant sa bouche.

Il ne me laisse pas le temps de reprendre mes esprits et me tire vers l’extérieur sans que je comprenne ce qu’il veut. Je le suis et je remarque qu’il a toujours le pantacourt baissé, son sexe de nouveau en érection. Il ferme ma portière et me pousse contre le capot encore chaud.

— J’ai très envie de toi, là maintenant.

Je souris de le voir si entreprenant, lui qui ne faisait jamais ça en dehors du lit. Moi aussi je désire qu’il me prenne tout de suite. Je me penche contre le capot, le cul tendu vers lui, relevant ma robe de ma main libre. Il m’aide en la retroussant jusqu’à ma poitrine. En cet instant, je me moque d’être à moitié nue au bord d’une route. Je ne veux qu’une chose, le sexe de Thomas en moi.

Il commence d’abord par caresser ma croupe. Je sais qu’il apprécie cette vue. Il pose son gland entre mes lèvres avant de me pénétrer délicatement. Je suis surprise qu’il agisse ainsi mais lorsque je sens sa main sur mon épaule, je comprends qu’il ne va pas me ménager. Il me met des coups de reins puissants, prenant un rythme soutenu et plus élevé que d’ordinaire. Il souhaite me baiser avec fougue et je prends du plaisir en sentant cette queue bouger en moi. Ses deux mains attrapent maintenant mes hanches.

Ni lui, ni moi, nous nous occupons des rares voitures qui empruntent la route. Entre deux coups, pendant que je lâche un cri, j’en vois une passer et continuer son chemin. Je suis bien trop occupée à m’agripper au capot pour tenir en place qu’à me soucier de la circulation. J’agrippe l’essuie-glace se trouvant à côté de moi pour avoir un point d’appui. Son bassin claque contre mes fesses et provoque un doux bruit bien excitant.

Il me plaque davantage contre le capot et continue ses mouvements de piston. Cette fois-ci, je sens ses mains se crisper sur mes hanches. Il ne va pas tarder à jouir. Pour ma part, il m’en faut plus encore pour arriver à l’orgasme.

— Oui, vas-y ! Viens !

Je sais que cette phrase va déclencher une nouvelle série de coups de reins plus puissants les uns que les autres. Il m’attrape par les épaules et me défonce sans ménagement. C’est juste ce qu’il me faut à cet instant pour m’amener vers la jouissance. Je gémis de plus en plus fort jusqu’à mêler mes cris aux siens dans ses mouvements de bassin lorsqu’il déverse ses jets de sperme en moi.

Je reste plaquée contre la voiture pendant quelques secondes, lui encore en moi, le temps de nous remettre de nos émotions. Seule une voiture remontant le col nous fait reprendre nos esprits et nous pousse à nous rhabiller rapidement. Nous évitons de regarder le conducteur. Nous sommes soulagés de le voir continuer sa route. Je m’essuie quelque peu entre les portières passagers avant de reprendre place dans la voiture. J’enfile la culotte se trouvant encore sur le tableau de bord.

Avant de démarrer, nous rigolons sans rien nous dire mais nos yeux parlent à notre place. Je sais qu’il a apprécié ce moment, au moins autant que moi. Cela marque peut-être une nouvelle étape dans notre relation. Finalement, mes pensées érotiques pendant le trajet m’ont été bien utiles. Je suis ravie de voir qu’enfin Thomas se libère de ses principes. Peut-être que ce soir, acceptera-t-il de me faire l’amour malgré nos amis se trouvant dans le même logement ?

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Cette oeuvre est disponible dans un recueil de quatre nouvelles "Les coquines en vacances" disponible chez Kobo dans lequel vous pouvez retrouver cette histoire.

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