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Une histoire vraie 2 - Pause champêtre

Après l’épisode de « Salle obscure », lorsque nous nous étions quitté sur le parking, avec un petit sourire, Florence avait évoqué le plaisir de lire ce que j’écrirais de cette séance de cinéma. Juste avant de la publier, je lui envoyé le récit, avec une demande d’approbation pour une publication. Elle m’a répondu positivement, me précisant que, même sans y penser tous les jours, certains de ces moments lui revenaient régulièrement en mémoire.

Cela faisait bientôt trois semaines que nous ne nous étions pas revu. Trois semaines depuis l’épisode de « Salle obscure ». Nos avions échangé régulièrement, tous les jours en fait, avec quelques nuits en plus. La séance de cinéma nous avait laissé un gout de « reviens-y » que nous désirions à tout prix exaucer. Avec son travail, presque toujours sur la route, et le mien, sédentaire, difficile de se trouver un créneau. L’envie de nous revoir qui nous tiraillait devenait insoutenable. Finalement… Oui !

Bon, trouver un endroit à mi-distance entre nous… FAIT.

Trouver l’endroit où nous serions seuls, ou presque… FAIT (vive le géocaching !)

Prier pour qu’en ce mois de juin il fasse beau… FAIT.

Prendre ses précautions pour le moment opportun... Florence s’en occupait.

Seul hic, ma pause 12h00-14h00 serait un peu juste. Tant pis, l’envie à ses raisons qui priment sur la raison. Un mail au service RH pour dire que j’aurais peut-être du retard pour cause de rendez-vous et c’était partit !

Ciel bleu, dégagé, température avoisinant les 25°C, personne sur la route, tout va bien. Arrivé pile à l’heure sur le lieu de rendez-vous, je retrouvais ma Florence, sourire aux lèvres, attirante comme la première fois. Nous avons pris sa voiture et 10 minutes plus tard, étions garé l’endroit « fatidique ».

Imaginez… un champ bordé d’arbres qui nous dissimulaient des regards, situé à une centaine de mètres d’un chemin et, pour satisfaire le côté exhibitionniste de Florence, une ferme à environ deux cents mètres. A côté de nous, un hangar où de la paille séchait. Florence installa la couverture qu’elle avait eu la bonne idée d’emmener et je commençais son effeuillage.

Debout contre elle, je caressais son corps à travers son chemisier, une main dans ses cheveux et mes lèvres dans son cou. Descendant dans son dos, je passais sur ses fesses et la plaquait contre moi, sans violence, lui faisant sentir l’envie physique qui me prenait. Je m’écartais suffisamment pour défaire un à un les boutons de son chemisier, sous le regard coquin de la Belle qui, doucement, griffait le devant de mes cuisses, piaffant d’impatience de m’ôter mon jean. Je libérais rapidement sa poitrine et vint me saisir, avec mes lèvres, de ses tétons à travers sa lingerie, tout en massant ses seins magnifiques. Elle commença à gémir doucement, les mains posées sur mes épaules, ses lèvres se posant de temps en temps sur mes cheveux. Je la débarrassais de son chemisier et bientôt son soutien-gorge subit le même sort. Elle en fit autant avec mon T-shirt et je tombais à genoux devant elle, attaquant son jean. Encore une fois, elle avait décidé de ne pas me donner son corps facilement. Peu importait, en moins de deux minutes, elle ne fut plus qu’en petite culotte face à moi. Une vue en contre plongé, dentelle blanche devant moi et ses yeux mutins qui m’observaient… je commençais par déposer de petits baisers sur ses cuisses, doucement, très doucement… elle les écarta tandis que je remontais, glissant vers l’intérieur de celles-ci, cherchant à rallier son point de plaisir. Lorsque mes lèvres se posèrent sur le tissu, elle exhala un soupir. Je pris le temps d’humer le parfum de son corps, si caractéristique en cet endroit, si captivant, la rendant encore plus désirable. Je passais la langue de bas en haut en appuyant légèrement et m’arrêtait en haut, sur le petit n?ud qui décorait le devant. Je le pris entre mes dents, tirais dessus avant de relâcher brusquement, faisant claquer l’élastique sur sa peau, la faisant sursauter. Tout en me remettant debout, je continuais à parsemer sa peau de baisers, finissant sur sa poitrine, marquant un temps d’arrêt pour téter avidement ses tétons déjà bien érigés. Les mains sur ses hanches, jouant avec sa culotte, je finis dans son cou. Comme à son habitude, à mon grand regret, sa bouche évita la mienne, nous évitant un baiser passionné que je désirais tant. Mais c’était son choix, sa règle.

Je m’écartais légèrement pour glisser une main entre ses cuisses, entre sa peau et la dentelle, allant caresser les lèvres qui n’attendaient que ça. Elle était déjà humide et mes doigts glissèrent sans peine en elle, mais je m’arrêtais avant d’entrer. Je retirais ma main et portais mes doigts à ma bouche, les suçotant sous ses yeux pétillants. Je recommençais mes caresses entre ses cuisses, mais par-dessus sa culotte, l’imprégnant de plus en plus de son jus intime, faisant pénétrer sa dentelle entre ses lèvres avant de l’en ressortir tout humide et de la repousser en elle. Je me remis à genoux et léchais le tissu, suçais les lèvres qui l’entourait, agrippant ses fesses pour l’attirer contre moi. Puis je l’en débarrassais, la faisant glisser le long de ses jambes. Son sexe luisant m’apparut et je plongeais sans attendre sur lui, léchant encore et encore, nettoyant ma Belle de toutes ses secrétions corporelles.

Avec un grognement elle plia les genoux et je la laissais s’installer sur la couverture. Allongée, reposant ses coudes, elle me regardait, m’invitant à poursuivre. Ce que je fis. A plat ventre entre ses jambes repliées, je lâchais toute retenue à ma bouche qui, collée à son sexe, se délectais de ses saveurs. Ma langue jouait avec ses petites lèvres, les aspirants avant de les rejeter, avant de faire une pause, restant entre elles. Puis, lentement, elle remonta pour aller débusquer son petit bouton plus haut, l’incitant à sortir de sa cachette. Après l’avoir excité de la pointe de ma langue, ma bouche laissa place à mes doigts qui, écartant son intimité, exposa au grand jour ce clitoris fièrement dressé. Avoir sous ses yeux ce petit morceau de chair si sensible, si doux, responsable de tant de plaisir… cela méritait bien une petite pause pour lui rendre hommage. Délicatement je le saisis entre mes lèvres et le suçais comme d’un bonbon délicat, le branlant comme Florence l’aurait fait avec mon membre. Mon index et mon majeur s’introduirent profondément en elle pour y puiser sa cyprine et la ramener en surface, la lubrifiant continuellement, s’attardant parfois sur son anus, le grattant doucement. Les mouvements de son bassin, son humidité grandissante et ses gémissements étaient autant de récompenses à mes yeux et mes oreilles. Je continuais ainsi jusqu’à ce que, dans un râle de plaisir, ma Belle arqua les reins pour s’abandonner dans son premier orgasme. Je la laissais retomber à plat avant de me détacher d’elle, et remonter à ses côtés, caressant son corps, ma virilité battant contre sa hanche. L’avant-bras replié sur sa figure, elle riait du plaisir que je venais de lui donner.

Je lui dis que je pouvais attendre un peu avant que l’on reprenne et là, elle me regarda un peu consterné. Surpris je haussais les sourcils et elle m’avoua d’un air contrit avoir oublié l’accessoire le plus important. Je tentais de masquer ma déception, j’aurais dû aussi y penser, et lui souris avant d’embrasser sa poitrine, réfléchissant sur la meilleure façon de terminer cette pause. Florence se dégagea brusquement et, me renversant sur le dos, partit à l’assaut de mon membre en manque de câlin. D’habitude je gardais les yeux fermés pour ressentir au maximum les sensations mais là, je la regardais faire. Elle me décalotta lentement, léchant le liquide qui avait envahi cette zone. Une main calé sous mes bourses qu’elle massait doucement, elle me saisit à la base de l’autre, serra et remonta jusqu’en haut, faisant jaillir d’autres gouttes de mon plaisir au bout de mon gland. De sa langue elle les recueillait et, voyant que je la regardais, fit tourner sa langue autour de la zone la plus sensible avant de la ramener en bouche, faisant monter d’un cran mon excitation. Elle expira sur le bout de mon sexe, la fraîcheur de son souffle contrasta brusquement avec la chaleur et j’inspirais d’un coup, respiration quasiment bloquée. Puis elle me reprit en bouche et descendit doucement, lentement, jusqu’à la garde. Elle marqua un temps d’arrêt avant d’entamer un mouvement de montée et descente, s’arrêtant de temps en temps pour titiller ma fente avec la pointe de sa langue. La voir faire était un supplice et un plaisir. Sentir sa main me masser entre les cuisses augmentait les sensations et parfois son majeur s’aventurait entre mes fesses. Je me sentais décoller, bientôt j’allais exploser et elle le sentit. Elle prit alors juste le gland dans sa bouche et, tandis que sa langue jouait avec sa surface, sa main me branla, lentement au début puis accéléra la cadence, me serrant avec force, comme l’aurait fait ses muscles intimes. Moins de dix secondes plus tard je me déversais dans sa bouche, la regardant déglutir pendant qu’elle avait les yeux fixés sur moi. Je me renversais en arrière, anéantit par l’orgasme, la laissant finir de nettoyer son ?uvre. A son tour elle revint contre moi tout en me gardant en main. J’avais envie de lécher ses lèvres humides de mon plaisir, mais je me retins. Il était hors de question de finir ainsi. Je tentais une approche de son entrejambe avec ma main, elle me souris et écarta les jambes. « Vas-y » lâcha-t-elle, « fait moi jouir encore »…

Alors je repartis à l’assaut de son sexe avec ma bouche, furieusement, désirant la faire exploser comme elle l’avait fait avec moi. Tandis que ma bouche la lapait, je griffais l’intérieur de ses cuisses qu’elle écartait au maximum. Elle releva le bassin et ma langue la parcourue depuis la naissance de sa raie, jusqu’à son mont de vénus, s’attardant sur ses deux orifices et son clitoris. Il fût bientôt impossible de savoir d’où provenait toute cette moiteur, de ma bouche ou de son sexe, mais je continuais encore et encore. Finalement je m’arrêtais et plongeais d’un coup deux doigts en elle, lui arrachant un gémissement. Je m’activais sur cette zone particulière, de plus en plus rapidement, accentuant la pression sur sa paroi intime au fur et à mesure que ses gémissements montaient dans les aiguës. Mes doigts en elle ne furent bientôt plus qu’un seul mouvement frénétique, je repoussais la sensation de crampe de mon poignet pour ne me concentrer que sur son plaisir, désirant la porter au sommet de sa jouissance absolue. Elle cambra le dos brusquement alors que le son d’un clapotis se fit entendre et, baissant les yeux entre ses jambes, je vis des gouttes jaillir d’entre ses lèvres et garnir sa peau, la constellant d’étoiles de plaisir. Florence lâcha alors un cri de plaisir et retomba, comme inerte. Je dis bien « comme » car, pour la première fois avec une partenaire, je sentais encore les palpitations de ses muscles autour de mes doigts. J’attendis un peu avant de les retirer, doucement pour ne pas la brusquer, et regardais avec une satisfaction le reste de son orgasme couler de son intimité. La devinant hyper sensible, je me retins d’aller lécher ce liquide, attendant sagement auprès d’elle. Finalement elle se redressa et, constatant son état, se mit à rire. « Là, tu ne m’as pas loupé » me dit-elle en m’embrassant dans le cou. « C’était génial » renchérit-elle, « merci ».

Le son d’un tracteur nous arracha à ce moment sublime et nous cherchâmes nos vêtements rapidement. Sa culotte étant à côté de moi je lui tendis mais elle refusa d’un geste. « Non… je te l’avais promise, garde la. Tu me la rendras la prochaine fois ». Un peu interloqué mais flatté de ce présent, je le glissais dans la poche de mon jean. « Tu sais quoi ? » lui lançais-je, « Je pars pendant deux jours à Paris la semaine prochaine. Elle fera l’aller/retour avec moi ». Florence me regarda, se demandant si je plaisantais et, comme elle vit que non, secoua la tête. « Tu auras un doudou avec mon odeur pour t’endormir, comme si j’étais avec toi. ». Je lui promis que ce « doudou » serait avec moi dans le lit, à l’hôtel.

Trois minutes plus tard, la couverture était pliée, Florence avait sorti et enfilé une culotte de rechange (donc elle avait prévu le coup, ce que j’ai apprécié), il ne nous restait plus qu’à reprendre nos vies « normales ». Le retour jusqu’à mon travail fût un peu morne, j’avais envie d’un peu plus avec elle mais ce n’était pas possible. Les règles étaient établies. Je me consolais en caressant distraitement le renflement de ma poche, petit souvenir de nos ébats.

Restait à avoir si nous nous reverrions, que je lui redonne sa petite culotte, mon doudou…

Prochaine étape Paris… ensuite… nous verrons.

(A suivre ?)

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