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Une Histoire Vraie - Salle Obscure

Une fois n’est pas coutume, place à la réalité. Place à une histoire vraie.

Il ne fait pas encore trop chaud en cette matinée, mais je suis à l’ombre, adossé tranquillement à un muret. Là en plein centre-ville, j’attends. J’ai pris soin d’arriver en avance et de me positionner de façon à avoir une vue dégagée sur l’esplanade, sans pour autant me dévoiler. Intérieurement je souris, je me crois dans un film d’espionnage. Voir sans être vu, jusqu’à la dernière minute où je me dévoilerais. Mes lunettes de soleil sont suffisamment opaques pour que mes yeux balaient l’horizon sans attirer l’attention.

Au bout d’une dizaine e minutes, je la repère, ma cible, mon objectif, ma raison d’être venu en cette milieu de matinée, ici, non loin du cinéma. Florence. Silhouette gracile, je dirais un mètre soixante-dix, cheveux bruns coupés courts, sourire aux lèvres et lunettes de soleil qui cache ses yeux pétillants. Seul ombre au tableau, sa tenue. Un chemisier blanc et un jean. Moi qui espérais tant qu’avec ce temps magnifique elle choisirait une petite robe d’été, j’étais un peu déçue. Qu’importe, une victoire sans combat n’est pas méritée.

Elle me cherchait des yeux sans me voir. Il faut dire que j’étais bien placé pour voir sans être vu. Je la laissais attendre quelques instants avant d’avancer vers elle. Je la trouvais toujours aussi désirable que depuis notre première rencontre. Tandis que je marchais vers elle, je me souvenais.

Un café dans un bar, de bonne heure, une longue discussion, apprendre un peu à se connaître, échanger sur tout et rien, ne pas trop se dévoiler mais ne pas mentir. Puis, une fois la confiance établie, une promenade plus longue dans les bois où j’osais lui prendre la main, audace saluée par la femme qu’elle était. Elle ne chercha pas à s’évader. Pas de baiser, juste s’enlacer un moment avant de partir et c’était tout. Première rencontre très chaste. Tant mieux. Nous avons continué d’échanger, de plus en plus intime, avant de se programmer une nouvelle rencontre qui, nous le savions tous deux, ne serait pas sage, bien au contraire. Le lieu ? J’étais parti du principe que le meilleur moyen de ne pas être vu était d’être au milieu de tout le monde. J’avais proposé un cinéma, voir un film qui pourrait nous plaire (au cas où il nous prendrait l’envie de voir ce film !), nous aviserions sur place.

Elle m’avait enfin vu. Un sourire franc s’afficha sur son visage, un petit baiser sur la joue échangé et nous sommes allé regarder le programme proposé. Plusieurs films plus ou moins intéressants, mais ce qui nous intéressait encore plus, c’était de tomber sur celui que personne, ou presque, n’irait voir en cette matinée estivale. Une longue discussion entre nous, une séquence espionnage sur ceux qui achetait leur billet pour tenter de savoir quel film était le plus sollicité… bref au bout de dix bonnes minutes, nous avions choisis, nous espérions, le bon. Un film d’action, un remake, qui pourrait se regarder s’il nous en prenait l’envie. Achat des billets, passage du contrôle et arrivée dans une salle… déserte. Je jetais un coup d’œil à ma montre, 15 mn avant le début du film, la salle pouvait encore se remplir. Nous nous sommes installés tout au fond, mais près de la porte d’entrée. Cette position plus les lumières allumées nous força à rester sage. Assis l’un à côté de l’autre, je caressais sa main puis son avant-bras avant de dériver sur ses cuisses. Je lui fis part de ma déception sur sa tenue et elle eut un rire franc, me répondant qu’elle avait hésité, ne sachant pas non plus ce qui pourrait se passer. Devant mon haussement de sourcils, elle ajouta qu’elle regrettait un peu cette tenue du coup, ce qui me rassura sur la suite. Mais, ajouta-t-elle, elle avait oublié un petit quelque chose, petit objet préventif qu’elle avait pourtant toujours en permanence sur elle. Moi de mon côté je n’avais rien prévu, je ne voulais pas qu’elle pense que j’étais sur de moi. Echangeant des regards un peu consternés, nous décidâmes de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de tâcher de profiter de ce moment. Le temps s’écoulait, mes caresses continuait d’attiser ma compagne, son souffle trahissait l’état dans lequel elle glissait. J’étais sur le point d’insister un peu plus lorsque les portes s’ouvrirent, livrant passage à un jeune couple. Petit moment de surprise et de déception, nous qui pensions enfin êtres seuls. Mais ils allèrent s’installer un peu plus loin, devant, mais sur notre droite. Bon, nous avions un visuel sur eux et ce qui nous rassurer c’est que, à part de se dévisser la tête ou de se retourner, ils ne devraient pas voir ce que nous ferions dans notre coin. Exprimant à voix basse ma contrariété, Florence m’arrêta en me confiant que cela l’excitait encore plus. Un petit côté d’exhibition mêlé au risque d’être surpris me dit-elle en écartant les jambes, m’autorisant, malgré la lumière allumé et le couple non loin, à aller caresser l’intérieur de ses cuisses. Ce que je fis sans me faire prier. De mon autre main je m’attaquais à sa poitrine, cherchant les tétons à travers l’étoffe du chemisier afin de les faire pointer. Elle se renversa en arrière en exaltant un soupir et je vis du coin de l’œil la jeune femme du couple tourner la tête vers nous. Je me redressais un peu en lui adressant un sourire et elle pivota brusquement, nous laissant de nouveaux seuls. Puis la lumière s’éteignit.

Tandis que les bandes annonces défilaient, Florence perdit à la fois son jean et sa culotte. Ma main revint se poser entre ses jambes en une caresse appuyée pour constater que ma Belle était déjà toute humide. « Déjà ? ». J’avais lâché ce mot interrogateur, agréablement surpris de son état. « C’est de ta faute » me dit-elle. « Et puis je suis rapidement expressive lorsque l’on sait y faire ». Ça, c’était un compliment où je ne m’y connaissais pas. Je suçais mon doigt devant elle, dans la pénombre, goûtant pour la première fois son corps. Secrétions iodées qui ravissait mes papilles. Ma langue en redemandait.

Se renversant dans son fauteuil, les yeux mis clos, Florence m’offrit son corps sans retenue.

Une telle offrande ne pouvait pas se refuser. Dans le noir, presque à tâtons, j’attaquais le bouton de son chemisier afin de débusquer sa poitrine, une fois ses seins libérés, ma bouche s’activa sur ceux-ci, s’attardant sur les tétons, les suçant avec avidité comme pour les faire saillir encore plus. J’avais une main posée entre ses cuisses, je caressais ses lèvres intimes sans me presser, appréciant l’humidité qui en débordait. Après quelques passages, je m’arrêtais en bas et mon majeur se posa entre la fin de son intimité et ses fesses. L’endroit était déjà tout humide. Lentement, je remontais en glissant ce seul doigt entre ses lèvres, faisant une pause à la source de toute cette moiteur. Toujours avec délicatesse et lenteur, en repliant et dépliant plusieurs fois les deux phalanges, j’accentuais la production de cyprine. Puis mon doigt repris sa route vers le haut tout en appuyant légèrement afin de glisser entre les replis de son sexe. Arrivé au-dessous du petit bouton de chair, je m’arrêtais, laissant le déhanchement de Florence faire le reste. Mon majeur se faisait désirer par ce point ô combien sensible, mais je ne le bougeais pas, la laissant venir le chercher. D’un coup de rein elle plaqua alors son clitoris dessus se caressant toute seule, mais j’en décidais autrement. Sournoisement j’entrepris de faire le tour de ce petit repli de chair gorgé de plaisir, la privant de sensations intenses. Une fois arrivé au-dessus, je tirais ses lèvres vers le haut, comme pour le décalotter, l’exposant au maximum… à ma langue qui était venue en renfort. Il faut dire que, vu l’étroitesse des fauteuils, je m’étais pour ce faire mis à genoux devant ma Belle, toujours offerte. A l’écran une scène d’action illuminant la salle par intermittence me permit de contempler le tableau qui s’offrait à moi. Je pris une photo mentalement pour plus tard et ma langue vint lécher le clitoris exposé, arrachant un gémissement à sa propriétaire, gémissement couvert par les bruitages du film, heureusement. A l’instar de ses tétons, mes lèvres se saisirent de cet organe pour le sucer. J’avais introduit deux doigts en elle et caressait la paroi supérieure de son vagin, humidifiant encore plus le fauteuil. Moins de dix secondes plus tard, elle se redressa subitement en étouffant un cri dans sa main. Un premier orgasme venait d’avoir lieu. La sachant hyper sensible pendant quelques instants, je me détachais d’elle doucement pour ne pas la brusquer et repris ma place, comme si de rien n’était. Je la regardais, elle m’intéressait plus que le film. Florence était adossée à son fauteuil, cuisses resserrées, mais posées dessus, me regardant avec un air amusé. Je lui demandais si ça allait, elle me répondit d’un hochement de tête affirmatif avant de murmurer un « merci ». Quelque peu satisfait, je me renversais dans mon siège et tentais de me concentrer (un peu) sur le film. Ayant loupé une bonne partie de celui-ci, je tentais de comprendre. Mais c’était sans compter Florence qui, audacieuse, tentait d’une seule main déboutonner mon jean. Amusé et excité, je la laissais faire un moment avant de l’aider. Mon jean fût bientôt à mes pieds et elle libéra mon sexe de sa prison de coton et entama un mouvement de va et vient d’une main experte. Une bonne pression de sa main fit jaillir quelques perles humides qu’elle recueillies avant de les porter à sa bouche. Sans doute satisfaite de ce qu’elle venait de trouver, elle brava l’accoudoir qui nous séparer pour envelopper de sa bouche mon membre turgescent. La chaleur de sa bouche, la douceur de sa langue qui explorait toutes les parties de mon anatomie, je ne les oublierais jamais. Penchée comme elle était sur moi, la croupe relevée, j’en profitais pour retourner fouiller son entrejambe encore bien humide. Elle grogna de satisfaction et d’un mouvement du bassin m’encouragea dans mes caresses. Porté au comble de l’excitation par sa prestation buccale, je fis preuve d’audace. Je récupérais autant d’humidité que possible entre ses cuisses et allait lubrifier son anus. Puis mon pouce s’enfonça dans son sexe, entama quelques va et vient avant de ressortir, tout imprégné de ses secrétions avant de se positionner à l’entrée de son petit trou. Doucement, au rythme de ses mouvements, je fis entrer celui-ci en elle. Une fois en place, je fis deux ou trois aller-retour, mimant une pénétration en bonne et due forme, puis m’arrêtais, fiché en elle jusqu’à la garde. Là, j’entrepris alors des mouvements circulaires, explorant les parois de son tunnel et le dilatant par la même occasion. Mon index et mon majeur allèrent directement dans son vagin et lui firent subit le même sort. Florence, haletante, abandonna bientôt mon sexe pour tenter de se redresser. Après plusieurs contorsions elle parvint à se remettre en position presque assise, sans que mes doigts aient quitté l’intérieur de son corps. J’imagine quelles sensations elle avait dû ressentir pendant qu’elle se remettait dans son fauteuil. Une fois ma Belle revenue à sa place, adossée et les jambes écartées, je laissais mes doigts s’en donner à cœur joie en elle. Moins de vingt secondes plus tard elle s’écroulait en avant sur moi, étouffant un juron dans mon cou et cette simple phrase « je crois que je vais encore jouir », presque une plainte déposée à mon oreille. Puis elle s’arqua en arrière sous l’orgasme qui la terrassait et retomba en arrière, le souffle court. Lentement, je la libérais de mes doigts mais, la voyant ainsi offerte, je me penchais sur elle et commençais à lécher son intimité doucement. Une saveur iodé, presque un ruisseau que je suçais afin de ne pas tâcher ( ?) les fauteuils du cinéma… ses mains se posèrent sur ma tête. Je continuais à la lécher, comme pour la nettoyer, la laver de son deuxième orgasme. (Même aujourd’hui, après toutes ces semaines passées, j’ai encore le goût de son corps dans ma tête, sur ma langue). Puis je me redressais et regagnais mon siège. La main de Florence vint négligemment enserrer mon sexe, le branlant presque distraitement. Je la laissais faire, m’abandonnant à sa douceur.

A mon tour, je laissais ma main revenir entre ses cuisses. Je me contentais de parcourir la surface de son sexe, sans aller plus loin, mes doigts glissants sur sa peau humide mélange de ma salive et de la liqueur de son corps. Je ramenais de temps en temps mes doigts à ma bouche pour savourer ce goût si particulier. Florence aussi faisait de même, son index venait récolter au bout de mon gland les gouttes de mon plaisir et les portait à sa bouche. Nous restâmes ainsi cinq bonne minutes, regardant un film dont nous ne comprenions pas grand-chose. Tant pis, nous n’étions pas venus là pour ça. Du coin de l’œil je vis la jeune femme du couple plus loin se retourner pour nous regarder. Je pense que dans notre élan, nous avions dû, à un moment, oublier où et avec qui nous étions et que nos ébats ne soient pas passé inaperçus. Je lâchais un sourire, tant pis aussi. De loin, nous devions ressemble à un couple avec les mains posées respectivement l’un sur l’autre. Ma position faisait que le couple n’avait de visuel que sur Florence et, son chemiser retombant sur elle, dans la pénombre, je doute que la jeune femme ne devine son état réel. Nous étions sages, un peu trop peut-être à notre goût. Florence commença à onduler légèrement du bassin et je l’accompagnais à son rythme, faisant de même. Je me synchronisais sur elle, ma main épousant les contours de son intimité et elle enserrait mon membre un peu plus fort. Elle accéléra la cadence et moi de mon côté je recourbais mon majeur qui, tout naturellement, glissa entre ses lèvres intimes pour appuyer sur son bouton de chair. Elle lâcha un soupir en affermissant sa prise, ma main roula un peu plus bas et l’extrémité de mon doigt joua avec l’entrée de son vagin, déclenchant une recrudescence de cyprine. Florence se disait « réactive » à mes caresses, elle n’arrêtait pas de le prouver, pour mon plus grand plaisir. Bientôt portés au sommet de notre plaisir, alors que le film entamait ses dernières scènes d’actions, je désirais plus que tout lui porter l’estocade, finir ma Belle en apothéose. J’échappais à son emprise et me mettais de nouveau à genoux devant elle. J’avais momentanément abandonné son sexe. Je la regardais une poignée de secondes. Elle était magnifique. Là devant moi, enfoncée dans son fauteuil, le chemisier à moitié ouvert qui laissait devinait la peau nue de sa poitrine, les jambes ouvertes au maximum… elle m’offrait son sexe ouvert, luisant et suintant de plaisir, sans retenue. Une lueur de lubricité dans son regard, une sorte de message me disant « vas-y ! », me donnant carte blanche… Je n’attendais que ça.

Sans prévenir, bien qu’à mon avis elle s’y attendait, je la pénétrais de deux doigts, au plus loin, allant explorer le fond de son corps, allant caresser l’autre partie de son intimité qui s’y trouvait. Quelques mouvement circulaires doucement réalisés autour de cette partie de son corps et ses mains se crispèrent les accoudoirs et sa bouche s’ouvrit en un cri silencieux. Je ramenais mes doigts en arrière, visant cet endroit si sensible de la paroi supérieure de son vagin. Une fois arrivé à destination, j’entamais un frottement sans retenue de cette zone sensible, va-et-vient frénétique, mouvements saccadés de mes phalanges en elle, allant de plus en plus vite. Les muscles de mon avant-bras chauffaient, me demandant d’arrêter mais j’ignorais l’information pour me concentrer sur Florence et son plaisir. Mes doigts avaient l’impression de nager dans une grotte sous-marine tellement l’endroit était humide et, subitement, elle replia ses jambes sur ma main tandis qu’un flot discontinu inondait le fauteuil et qu’elle s’arquait en arrière, une de ses mains agrippant mon épaule avec une force insoupçonnée. Je cessais tous mouvements, je ne bougeais plus, laissant Florence s’abandonnait dans les volutes d’endorphine qui inondait son corps, à l’instar de son plaisir qui inondait le fauteuil et ma main. Après deux ou trois tentatives ratées, je réussis à me dégager de son corps dans lequel j’étais (malgré moi ?) resté et léchais avec délectation ce qu’elle avait bien voulu me laisser. Le nectar de son corps, un produit de pur plaisir, un cadeau unique de ma Belle, cela je ne le refuserais jamais.

Un peu à regret, je la laissais reprendre ses esprits en me rhabillant aussi discrètement que possible. Finalement elle se ressaisit, se redressa lentement et, se penchant sur moi, déposa un baiser au coin de ma bouche, dérogeant presque à nos règles établies. Un autre « merci » fusa doucement de sa bouche, suivi d’un « tu m’as presque tuée sur ce coup-là ». Je replaçais une mèche de chevaux rebelle derrière son oreille, goutte d’eau dans l’océan de sa coiffure post orgasmique et lui rendis son baiser, aussi fugace, aussi chaste. Elle me sourit avant de chercher à tâtons ses affaires, son jean dans un premier temps, qu’elle entreprit de remettre à l’endroit. Sachant ce qu’elle chercherait ensuite, je ramassais le bout de satin qui gisait mes pieds et le prit dans ma bouche par l’ourlet, le laissa pendre en me tournant vers elle. Elle cherchait encore lorsque je lui tapotais doucement le bras. Florence se tourna vers moi et partit d’un éclat de rire qui résonna dans la salle, faisant se retourner le jeune couple. C’est vrai qu’il y avait de quoi. Face à elle, sa petite culotte tenue entre mes dents, il y avait vraiment de quoi. Elle la saisit doucement et je la laissais tirer dessus, comme un chien refusant d’abandonner son os. Finalement je lui abandonnais comme à regret et elle l’enfila tout en me promettant que la prochaine fois j’aurais la possibilité de la garder en souvenir, si je le voulais encore. Revigoré par cette promesse de cadeau unique, je fis serment que ce ne serait pas la dernière fois que l’on se verrait.

Et, en effet, nous nous sommes revus pas longtemps après, restait à savoir si sa promesse tenait toujours. Mais ça, c’est une autre histoire…

FIN.

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