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Épisode 2 : Une soirée tout en promesses...

Juste avant de rentrer dans cet établissement de la capitale où nous nous accordons quelques jours, rien qu'à nous deux, Romain m'a immobilisée et empêchée de faire le moindre pas supplémentaire. Si ça n'avait tenu qu'à moi, je l'aurais pris par la main et nous serions déjà à l'intérieur du club libertin. Romain en a décidé autrement… Je me remémore ses mots juste après que le vigile du club a hoché la tête pour nous faire signe que c'était tout bon et que nous pouvions pénétrer à l'intérieur.

– Mon coeur… Une seconde. Ça ne va pas… Tu as oublié quelque chose, il me semble… Tu ne crois pas?

Je l'ai regardé avec un mélange de frustration et de désir simultanément. Ah mon mari… Il est tout ce que dont j'avais toujours eu envie, tout ce dont j'avais toujours eu besoin. À présent, nous sommes mariés depuis six mois, après plusieurs années de vie commune. Nous nous sommes rencontrés à la fac de notre ville du sud de la France, à Montpellier. On avait fait connaissance au club d'écriture de la fac, un soir d'hiver. «Parce que tout commence par un baiser...»: voilà ce qui nous a fait nous rencontrer, Romain et moi. Il m'avait invité chez lui à boire un verre en tout bien, tout honneur. Et au final, nous avions couché ensemble et nous nous sommes réveillés le lendemain matin, tous les deux. Et depuis… nous sommes mariés et nous allons notre première expérience en club libertin. Ses yeux avaient été brillants de désir. On aurait dit un vautour avide la proie qu'il s'apprête à dévorer. Et la proie de Romain, là… c'était MOI. Sarah. Son épouse coquine, insatiable de sensualité et de sexe.

– Je ne vois pas de quoi tu parles, Ro… main.

Je lui ai adressé mon sourire le plus aguichant. Je sais qu'il aime quand j'use et abuse de mes charmes. Mais là… ça n'a pas eu l'air de marcher autant que d'habitude. Bon… j'aurai essayé.

Romain a sorti quelque chose de l'une des poches de son pantalon. Un morceau de tissu noir. Un… bandeau? Juste sous les yeux de l'agent de sécurité, Romain a plongé sa tête dans mon cou et il m'a donnée un tendre baiser. Ça m'a émoustillée. Et ni une, ni deux, sans juger bon de m'en avertir, j'ai vu le bandeau noir de soie se poser sur mes yeux et obstruer ainsi ma vue. J'ai senti une main se poser sur mes fesses et me donner une toute petite fessée. Et juste tout de suite après, cette main a remonté sur mon corps en prenant bien soin à ce que je la ressente sur mes courbes. Je retenais mon souffle. J'avais comme l'impression que mon cœur battait à mille à l'heure. Il faisait frais dehors en cette soirée d'hiver, à Paris. Je portais une robe moulante de couleur rouge et j'avais décidé de mettre un châle sur mes épaules afin d'avoir un peu plus chaud. Avec ceci, je porte une paire de Loubotin avec des talons de douze centimètres aux pieds et ça faisait que j'étais presque aussi grande que mon coquin de mari. J'avais décidé de garder mes longs cheveux bruns lâchés et ils m'arrivaient à hauteur d'épaules. J'avais misé sur un maquillage sobre pour notre première en club libertin. Une touche très légère de fard à paupières, un tout petit peu de mascara, du rouge à lèvres d'une teinte sombre pour le soir… Je voulais être belle aux yeux de mon mari… et aux autres yeux présents lors de la soirée.

Je ne voyais plus rien. J'ai compris aussitôt que c'était encore l'un des «trips» de Romain. Lui autant que moi, nous aimons explorer de nouveaux territoires sensuels et/ou sexuels. Et là, il semblait avoir décidé que ça rendrait les choses plus… intéressantes, plus pimentées si je n'étais pas maîtresse de mes mouvements. Je dois avouer que j'aime particulièrement quand mon mari prend le dessus sur moi. Je jouis d'être l'objet de ses désirs, qu'il fasse de moi ce qu'il veut. Et là, non seulement la perte temporaire de la vue me rendait un peu plus vulnérable, mais aussi et surtout je me suis sentie comme si l'on m'avait injectée une dose d'adrénaline dans le sang. Ça a eu pour effet de m'exciter un peu plus encore. Mon corps était un peu plus chaud. Je sentais le rouge me monter aux joues. Vous ajoutez à cela les mains et le corps et mon époux contre mon corps, les dégâts sont déjà perpétrés et je ne suis plus qu'une boule de désir.

Romain devait, je pense, particulièrement apprécier le «petit» spectacle qu'il se passait. Depuis le temps que je le connais, ce «petit» cochon… il doit en prendre pleins les yeux que de voir sa chère et tendre ainsi sans qu'elle n'ait la maîtrise des événements. J'en étais persuadée. J'étais offerte, d'ors et déjà, à la concupiscence des gens. J'avais conscience que l'excitation prenait possession de moi. J'avais les lèvres entrouvertes. Mes tétons pointaient. Mon entrejambe se liquéfiait, j'étais… mouillée.

– Ché… rie… Oui… Je sais parfaitement que tu perds les pédales… Je sais que ça t'excite…

Je l'ai senti plus proche de moi, plus collé à moi que jamais. Et… par-dessus tout… j'ai eu une certaine idée de l'excitation qui s'emparait de lui, également. Il avait beau être en veste de costume, cravate, ceinture de cuir, pantalon taille «straight», mon mari… Il ne pouvait pas me cacher le désir, l'envie qu'il avait de moi. Non. Ce n'était juste pas possible. Mon côté «ingénue», vierge effarouchée au club d'écriture… Romain avait tout de suite compris que j'étais perverse et que je cachais bien des choses. La lingerie fine… Me bander les yeux… Connaître et reconnaître mes zones érogènes… Utiliser des sextoys, me ligoter et me bâillonner… Romain a révélé la femme que je suis aujourd'hui et il m'a ainsi métamorphosée.

– Sarah… Ne plus voir ce qu'il se passe… Sentir le regard des gens autour de nous… Le rosebud que je t'ai inséré quand nous sommes partis...Tout ça fait effet, n'est-ce pas? Oui...

Ce coquin… Il avait le dessus sur moi… et il le savait, bien entendu. Je le sentais à mes côtés, je le sentais en moi, à travers la symbolique du plug. Romain était tout dur, déjà, contre ma hanche. J'avais la tête qui tournait, j'avais le souffle court. Mon désir était exacerbé, disproportionné. Romain avait donc mis à exécution l'un de nos fantasmes communs… Moi, j'étais privée de la vue, les gens pouvaient me mater toute en complaisance, je devais faire confiance à mon mari, j'étais sa poupée.

J'entendais une voix tout contre mon oreille. Je sens le souffle chaud. Mes petits seins en pointaient d'autant plus, je me sentais couler du miel. Et même si je retenais mon souffle, même si j'appréhendais, c'était un saut dans inconnu pour Romain comme pour moi. J'avais le diable au corps et je n'avais aucune envie que l'on m'en exorcise.

– Sarah… Tu es vulnérable et pourtant… tu jouis que l'on te mate. Tu pointes, tu mouilles, tu coules… Ce n'est que le début, ma «petite pute»...

J'ai sursauté, mon cœur avait des ratés. Si c'était comme ça, d'entrée, qu'est-ce que ça aurait été quand on serait à l'intérieur? J'allais mourir d'excitation, moi!

– Oui… Le plug dans ton p'tit cul… Tu es à moi, Sarah. Rien qu'à moi. Et ce soir… je veux que tu te donnes… entièrement à moi… Tu m'entends, chérie?

– Oui… Oui...

– Comment? Je n'ai pas très bien entendu, là.

– Oui. Ro… main.

- Bien.

Et effectivement… je sentais bien le lubrifiant… et le plug dans mon anus. J'appartenais pleinement à mon mari, corps et âme, ce soir. Mon bandeau sur les yeux, et le plug dans mon cul, je n'avais plus la maîtrise des événements. J'étais la «petite salope» d'un soir de mon mari. Et ça m'excitait. Mais que ça m'excitait…

– Ce soir, tu vas te donner entièrement, Sarah… Et pas qu'à moi… Tout le monde ici te verra...

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