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Épisode 3 : Préliminaires d'une nuit inoubliable...

Ce matin, à 7 heures 30 précises, Stéphanie est partie de la gare de Boulogne-Ville, à bord d'un TER. Direction: Paris, où elle va passer quelques jours chez son oncle et sa tante. Étant donné que j'habite à quelques encablures de la gare, elle m'a demandé si je pouvais gentiment lui permettre de passer la nuit chez moi. Même pas besoin de réfléchir une nanoseconde, je lui ai dit oui. La veille, nous avions fini les cours à 18 heures. Nous sommes allés chez elle afin qu'elle puisse terminer de préparer sa valise et la prendre pour aller ensuite chez moi. Après un dernier coup d’œil pour vérifier si elle n'avait rien oublié, elle a éteint toutes les lumières et nous avons quitté son studio. Nous sommes arrivés chez moi à peine trente minutes plus tard. Nous avons juste fait une halte au supermarché pour acheter de quoi dîner. Une fois rentrés, nous avons posé nos affaires dans ma chambre, puis monté à l'étage pour boire un verre pour nous désaltérer. Ce fut l'occasion pour nous de papoter un peu avec mes colocataires. Elle me prévint qu'elle voulait prendre une douche et se refaire une beauté. Elle descendit donc au rez de chaussée où la salle de bains était, à proximité de ma chambre. Pendant ces temps, avec mes colocataires, nous parlâmes de foot et de filles, tout en écoutant la musique de fond (de la musique électronique, si mes souvenirs sont bons) qui émanait de la chambre de l'un d'entre eux. Certains firent des allusions à Stéphanie et moi. Ah… La «petite Stéphanie»… Ils mettaient enfin un visage sur son nom. Je leur avais beaucoup parlé d'elle. Ils ne se moquaient pas de moi. Ils me taquinèrent juste un peu alors que je maintenais bec et ongle qu'il n'y avait rien d'intime entre nous: ce qui était d'ailleurs le cas! Quoi qu'il en soit, Stéphanie ne les laissait pas, eux aussi, indifférents. Mais, je voulais que ce soit moi l'homme qu'elle voudrait choisir.

Stéphanie revint quinze minutes plus tard. Ses cheveux n'étaient plus lâchés, mais attachés en une queue de cheval (dans mes rêves, je défais l'élastique de sa queue de cheval et je glisse mes mains dans ses cheveux lâchés). Elle n'en était pas moins ravissante. Elle avait changé de débardeur, et troqué son pantalon contre une jupe.

Nous dînâmes tous les deux, mes colocs nous ayant laissés tous les deux, en intimité. Nous avons dégusté les pâtes que j'avais préparées, et le saumon que Stéphanie avait fait cuire, autour d'un verre de thé glacé à la mangue. Nous savourâmes notre repas tout en discutant de notre formation, de peinture, de sculpture et d'architecture. Une fois notre modeste festin terminé, Stéphanie m'aida à nettoyer et à essuyer le peu de vaisselle que nous avons utilisé.

Nous sommes revenus dans ma chambre. Stéphanie me proposa de regarder un film avec elle, sur son ordinateur portable. Je lui ai dit OK. J'avais juste besoin de prendre une douche. J'ai posé une serviette, mon gel douche, un tee-shirt, un boxer et un short propres sur mon lit. Sur le même lit, une nuisette et une petite culotte, toutes deux en dentelle, étaient déjà posées. Je clignai des yeux en me demandant si j'avais bien vu ce que je venais de voir. Stéphanie ne remarqua pas mon moment de trouble. Elle était occupée à consulter ses e-mails et à y répondre. Je quittai ma chambre en silence pour me rendre, à mon tour, dans la salle de bains. Je n'arrivais pas à oublier, je ne pouvais pas oublier, je ne voulais pas oublier la lingerie en dentelle, posée sur la couette de mon lit. Stéphanie, malgré elle, venait de me livrer une nouvelle facette d'elle: une facette plus érotique, plus sexy. Jusqu'alors, je ne connaissais que la Stéphanie des salles de cours, des amphithéâtres et des terrasses de cafés. Au plus profond de moi, je n'étais pas contre le fait de faire connaissance avec une Stéphanie plus sensuelle, plus intime. C'est alors que je me rendis compte que je bandais. Mon pénis en érection dessinait une bosse difficile à dissimuler dans mon jean. Heureusement que la salle de bains n'était qu'à quelques mètres de ma chambre et que personne ne se trouvait, à ce moment précis, dans les parages! Je m'enfermai à clé dans l'une des deux cabines de douche que comptait la salle de bains de la colocation. Je me déshabillai. Nu, j'actionnai le robinet et dirigeai le jet du pommeau de douche en direction de mon corps. Je laissai l'eau ruisseler sur celui-ci, et me détendis au contact de l'eau chaude. Je fermai les yeux, et me laissai aller. Je pensais à Stéphanie et à sa lingerie. Je l'imaginais la porter, rien que pour moi. Elle devait être une bombe sexuelle, atomique, dedans…! Je me passai les mains sur ma peau, sur l'intégralité de mon corps. Il me fallut une poignée de secondes avant de réaliser que j'avais pris mon pénis dur en main et commencé des va-et-vient lents. J'avais toujours les yeux fermés, et me créai une banque d'images à partir de visions qui me venaient de la Stéphanie de mon fantasme. Tout en continuant mes va-et-vient (plus rapides), je voyais à présent Stéphanie: demi-nue… nue… Je m’imaginai qu'elle avait des petits seins-des petits seins tout mignons-aux pointes roses. Je m'imaginai caresser doucement ces beautés et les prendre délicatement dans la paume de mes mains. Je m'imaginai toucher, lécher, sucer, prendre ses tétons en bouche, les téter et les faire dresser. Quant à son ventre, plus bas, je déposai des baisers mouillés en partant de sa gorge jusqu'à son bas-ventre, en passant par son nombril. Lui… J'y posai ma langue en la faisant tournoyer un peu. Encore, encore plus bas, un sexe de femme se dessina dans mon esprit tout excité. Je voyais une légère toison de poils-bien entretenue-couvrir le mont de Vénus et les lèvres intimes de ma Stéphanie. Je me voyais y glisser mes doigts et à y prendre un certain plaisir. Un jour, peut-être, je pourrais en donner à Stéphanie…

Toutes ces visions, tous ces flashs instantanés dopèrent mon plaisir. J'étais à présent trop excité pour avoir envie de m'arrêter. Je ne le voulais pas de toute façon. Je connaissais mon sexe et les sensations que je pouvais obtenir de lui: je me masturbe depuis que j'ai quinze ans. Je n'avais aucune idée du nombre d'orgasmes que j'avais pu obtenir. En revanche, je sais que chacun de ses orgasmes m'a comblé. Ça, c'est sûr. En parlant d'orgasmes… A force de fantasmer sur Stéphanie, d'avoir trouvé le rythme idéal et d'avoir stimulé mes zones érogènes favorites, un orgasme me coupa le souffle et me foudroya. Je gémis tout en me foutant de savoir si quelqu'un m'avait entendu ou pas. Mon cœur battait fort et vite. J'avais du mal à reprendre mon souffle. J'avais du sperme sur ma main et sur le gland de mon sexe. Je me rinçai alors, puis me lavai en n'oubliant pas de décalotter et de nettoyer le bout de mon sexe. Une fois m'être intégralement rincé, je sortis de la douche. Je me séchai. Je me sentais planer. Je me sentais bien. Je me rhabillai. Je me lavai les dents, puis déposai un tout petit peu de parfum sur mon corps. Le sourire aux lèvres, je quittai la salle de bains et regagnai ma chambre.

Stéphanie s'était vêtue de sa fameuse nuisette. Fine, légère, je pense qu'il était possible de deviner l'existence d'une petite poitrine. En revanche, la partie basse de son corps était couverte par un bas de pyjama. Impossible de déterminer à cent pour cent si elle portait la culotte sexy que j'avais vue toute à l'heure. Peut-être…!

J'ignorais ce que Stéphanie avait pu faire pendant que je prenais ma douche… Peut-être qu'elle avait continué de consulter sa boîte e-mail… Peut-être qu'elle avait fait une ou deux recherches sur Internet… Peut-être qu'elle s'était caressée dans la solitude intime de ma chambre, sur mon lit, avec la lumière tamisée de ma lampe de chevet… Je ne saurai jamais. Quoi qu'il en soit, Stéphanie m'attendait, le sourire aux lèvres. Que cette femme a le don de me faire fondre! J'en lève les yeux au ciel rien que d'y penser.

Elle avait envie de regarder un film en particulier qu'elle aimait bien. Je voulais lui faire plaisir, alors je n'ai émis aucune objection. Après tout, Stéphanie était élue en ma demeure. J'allais l'introniser «déesse de mon lit». Elle mit le film en route, et on se tint assis côte à côte. Au bout d'une dizaine de minutes, elle se mit à bailler de plus en plus. Elle eut la gentillesse de me demander si ça ne me dérangeait pas que l'on arrête le film. Elle ne pouvait masquer sa fatigue. Elle arrêta le film, et éteignit son ordinateur portable. Elle enleva ses lunettes, et j'en fis de même.

Elle s'installa dans le lit, côté mur. Je pris la place restante: celle côté vide, côté sol. Elle alla une dernière fois aux toilettes. J'en profitai pour m'installer à sa place...afin de la réchauffer. Ma galanterie était sans limite. Stéphanie revint, et je repris ma place initiale. Il était 23 heures. Nous nous couchâmes, et j'éteignis la lumière.