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Une présence de mec.

Je suis allongé sur le dos, en plein milieu du lit… Thibault vient contre moi et m’embrasse fougueusement, longuement… ses mains caressent mon visage, s’enfoncent dans mes cheveux… ça me donne des frissons géants… lui, au moins, il sait comment s’y prendre pour montrer que ça lui fait plaisir de me revoir… on dirait qu’il attendait ces retrouvailles sensuelles avec impatience…

Ça fait drôle de le voir si à l’aise, si fougueux, si entreprenant… lui, si réticent la première fois… à croire qu’il a vraiment du bien aimer… sa douceur me met à l’aise, me rassure, me fait sentir bien…

Jérém, quant à lui, est allongé juste à côté… il a déjà sorti sa queue et il se branle…

Les deux jeunes étalons sont plutôt en forme ce soir… je sens que leurs corps musclés sont chauds, impatients de retrouver le plaisir intense de la première fois…

Et moi, impatient de leur apporter… le plaisir d’un beau mec est quelque chose de tellement précieux à mes yeux que je suis fier et heureux d'en être l'auteur, l'objet, le moyen…

Je sens le bras de Thibault glisser par-dessus mon ventre… sa main enserre le biceps de son pote, son coude se plie lentement…

Jérém se laisse faire, pivote sur le flanc et se retrouve à son tour calé contre moi, face à son pote… je sens sa respiration, son souffle chaud dans mon cou… je sens son excitation… pendant un instant, j’ai l’impression que lui aussi va me faire des bisous…

Ça fait du bien de se retrouver à nouveau enserré entre les deux jeunes mâles, bien au chaud, ça sent à la fois la peau fraîchement douchée, le muscle chaud, la puissance sexuelle, la testostérone…

Enserré entre deux jeunes bomâles sexy, puissants, fougueux, plein de testostérone et de sève ne demandant qu’à couler, je me sens une toute petite chose fragile, à leur merci… je me sens débordé par la puissance des corps, par leurs sexes raides qui trépignent d’impatience contre mes cuisses…

Bien sûr, pour les bisous de Jérém on repassera… le bobrun mate nos accolades tout en restant un peu en retrait, refusant de se joindre à nous… tant pis…

Enfin… tant pis pour moi… il y en a un qui ne s’avoue pas aussi facilement vaincu que le Nico…

Les lèvres de Thibault quittent les miennes… son visage se relève, fixe celui de son pote, accroche son regard… son torse glisse sur le mien, ses pecs caressent mes tétons, sensation de fou qui me fait sursauter… son cou et ses épaules s’activent, son visage s’approche de celui de Jérém…

C’est bien ça, le bomécano tente d’embrasser Jérém… les lèvres se rencontrent… mais elles ne font que s’effleurer… avec un mouvement précipité, brusque, Jérém recule son cou et interrompt le contact avec son pote …

Thibault n’insiste pas… il retourne chercher des bisous là où il est certain d’en trouver… et mes lèvres sont heureuses d’accueillir à nouveau les siennes dont Jérém n’a pas voulu…

Il ne sait pas ce qu’il rate ce petit con… la sensualité d’un baiser… d’un baiser de Thibault, qui plus est…

Nos corps se remélangent, ils sont comme redistribués tels des cartes dans un nouveau jeu… un jeu sensuel… du strip poker… du bogoss poker… je crois qu’avec ces deux atouts, « le bel étalon » et « le puissant petit taureau », je tiens le jackpot…

Les deux potes sont allongés sur le lit. Deux queues bien tendues, deux paires de couilles bien pleines se présentent à moi…

Devant la plastique, la sensualité, la virilité de ces deux rugbymen, je suis dans le même état d’esprit que lorsque je rentre dans un de ces magasins de confiseries en vrac… envie de tout goûter, tout à la fois… comme on dit, avoir l’embarras du choix…

Quand tout fait autant envie, choisir, c’est renoncer…

Jérém et son torse élancé, interminable alignement de muscles parfaitement sculptés, sublime plastique de petit con à gifler et à la peau mate… ou bien… Thibault et son torse charpenté… avec cette carrure impressionnante, cette plastique si « rugbyman », si solide, si rassurante… l’un ou l’autre, le faire jouir, ce n’est pas qu’une envie… c’est une nécessité…

Si, tout comme la dernière fois, je décide de commencer par le bomécano… c’est que j’ai trop envie de retrouver notre complicité, le contact de ses mains, de ses lèvres, de sa douceur… et aussi… j’ai envie de faire attendre un peu ce petit con de Jérém… car, je le sais, le Jérém est un plat qui se déguste mieux lorsqu’il est un peu échauffé… plat à la cuisson délicate, à surveiller et à servir « à point »…

Je commence à m’occuper de cette belle queue massive de bomécano… tandis que mes lèvres et ma langue s’emploient au bonheur de son gland, mes doigts enserrent doucement la base de la belle tige, caressent ses bourses… mon autre main parcourt lentement la ligne médiane de son torse, elle explore les reliefs et les creux de sa musculature très développée, elle se frotte à ce pelage brun et doux…

Je ne sais pas décrire à quel point c’est agréable de laisser la main se perdre dans cet univers de douceur masculine… caresser un torse velu, c’est tout simplement… le pied…

En caressant la douce pilosité du bomécano, je ne peux m’empêcher de la comparer à la peau douce et rasé de Jérém dont je ne vais pas tarder à m’occuper…

C’est là que je réalise que les deux potes n’ont pas la même relation avec leurs corps… d’une part, il y en a un qui assume la délicieuse pilosité de son torse… de l’autre, il y en a un qui semble chercher, par le rasage, à faire oublier cet attribut masculin majeur…

J’aime les deux approches, expressions différentes, presque opposées, de deux virilités par ailleurs tout aussi bouillantes…

Pourtant… quelque chose me dit que les différences physiques sont parfois le reflet assez fidèle de différences tout aussi marquées dans la façon d’être…

Allongé juste à côté, Jérém se branle toujours… soucieux de ne pas le laisser complètement en reste, dans l’attente de m’occuper de son cas comme il se doit, j’allonge ma main et, tout en continuant à faire plaisir au bomécano avec ma langue et mes lèvres, j’entreprends de branler mon bobrun…

Bonheur double… celui de sentir la douce puissance de la queue de Thibault dans ma bouche, sentir ses frissons sous les assauts de ma langue gourmande… et celui de sentir la queue puissante et chaude de Jérém remplir ma main, frémir au creux de ma paume, sentir qu’elle a envie qu’on s’occupe d’elle…

Je sens Jérém s’impatienter à côté… sa main se pose sur mon épaule, sa prise est ferme, son geste très explicite… il veut ma bouche…

Je ne peux le faire attendre davantage… je quitte la queue de Thibault à contrecœur mais j’atterris sur le manche de Jérém avec bonheur…

Le bonheur de retrouver cette queue de fou qui me rend dingue… cette queue que je connais si bien… que j’ai fait jouir tant de fois… qui m’a fait jouir tant de fois…

Mes mains caressent la peau de son torse rasé de près, je m’attarde à agacer ses deux beaux boutons de mec, sombres et pulpeux, posés sur le relief vallonné de ses pecs…

Pendant que je m’affaire à sucer mon Jérém, je sens le regard de Thibault sur moi…

Ma main tente de prendre le relais de ma bouche sur son manche… mais avant que j’aie commencé le moindre va-et-vient, Thibault se redresse…

Nos corps se remélangent, une fois de plus, nouveau jeu… un jeu de plus en plus chaud…

Je suis demi-allongé sur le lit, mon cou et ma tête appuyés à un oreiller écrasé contre la tête de lit… à cheval sur mon torse, en appui sur ses genoux, les fesses à hauteur de mes pectoraux, les mains appuyées au mur, Jérém est en train de faire glisser sa queue entre mes lèvres… pour une fois, ce n’est pas trop brutal… j’adore… ça doit être encore une fois la présence de son pote qui le retient d’y aller comme un malade…

Ses va-et-vient sont lents, ce qui me laisse tout le loisir et le plaisir de goûter à la chaude douceur de son gland gonflé à bloc… je peux sentir chaque veine de sa bonne tige chaude, sentir ma bouche remplie, mais pas ma gorge étouffée… sentir l’odeur de ses poils pubiens, une légère odeur de jeune mâle qui se dégage de son entrejambe et qui arrive à se faire sentir pas dessus les effluves du gel douche et de son deo de mec…

Bonheur exquis… me sentir débordé par sa puissance de mec, mais sans brutalité…

C’est tellement bon que j’ai envie de lui faire encore plus plaisir… j’envoie à nouveau mes mains caresser ses pecs rasés de près, sublime contact avec son corps… je ne peux résister à la tentation de caresser ses épaules, de serrer ses biceps, de remonter vers son cou, de tâter ses muscles un à un… je reviens à ses pecs, je titille ses beaux tétons saillants, je m’y prends de cette façon à la fois douce et ferme qui, je sais, le rend dingue…

Sentir mon bobrun vibrer sous mes caresses, voilà un plaisir inouï… son plaisir est quelque chose que je connais bien mais dont je ne me laisse jamais…

Mais, bientôt, un autre plaisir vient s’ajouter à celui-là… un plaisir inattendu, vraiment inattendu…

Ma queue, raide comme un piquet, se retrouve enserrée dans une paume chaude et douce…

Délicieuse sensation que de me faire branler par le bomécano tout en suçant mon bobrun…

Délicieuse sensation qui est très vite supplantée par une autre, encore plus intense… une sensation que ma queue n’a pas connue souvent jusque-là… le contact serré de deux lèvres… la caresse humide d’une langue…

Sacré Thibault… il ose retenter ça… il revient à la charge alors que, la dernière fois, je lui en avais empêché…

Je n’ai pas l’habitude de me faire sucer, et je n’en ressens pas vraiment le besoin… ce que j’aime, c’est me sentir objet du plaisir d’un mâle on ne peut plus « mâle » dans ses envies…

Pourtant, passée la première surprise, alors que Thibault s’enhardit de plus en plus sur ma queue, je me dis que finalement, le bonheur de coucher avec un mec, c’est qu’il soit en phase avec ses envies… qu’il ne s’interdise rien, qu’il soit juste, lui-même… qu’il prenne son plaisir comme il le sent, tant que cela convient à tous les deux… pourquoi donc un mec actif n’aurait pas l’envie et le droit de savoir ce que ressens le passif qui le suce ?

Privilège de l’amour homosexuel, que celui de pouvoir expérimenter sur soi, si l’envie se manifeste un jour, le plaisir qu’on offre le plus souvent à l’autre… oui, entre garçons, il suffit de peu, pour savoir ce que ressent l’autre… ce n’est qu’une question d’ouverture, d’esprit avant tout…

Je m’en suis voulu de ne pas avoir permis à Thibault de me sucer la dernière fois, alors qu’il m’avait bien fait sentir qu’il en avait envie… j’avais tellement envie de lui en tant que bon mâle alpha, le bonheur de sa queue m’intéressant bien plus que celui de la mienne… et puis, il faut dire que j’avais peur aussi du regard de Jérém… peur de quoi, je ne sais pas… mais je ne me sentais pas à l’aise de laisser faire ça à Thibault devant son pote…

Mais là, cette pipe venue par surprise, c’est un intense bonheur… et je réalise que, au final, j’aime ça aussi… qu’on s’occupe de ma queue… surtout de cette façon… en caressent mes bourses, en coulissant doucement sur ma tige, en s’attardant sur mon gland…

Il en avait envie, le bomécano… il avait envie de goûter à ma queue… faute, peut-être, d’en goûter une autre…

Mon état d’excitation est extrême… la queue de Jérém qui coulisse dans ma bouche, ses couilles qui caressent mon menton, ses fesses qui agacent mes tétons… la proximité de ses abdos sculptés… les lèvres et la main de Thibault qui caressent ma queue de façon de plus en plus avisée…

Très vite, je sens monter dans mon entrejambe et dans mon bas ventre, ce frisson et cette chaleur qui ne trompent pas… mon orgasme s’annonce…

Il faut que je prévienne le bomécano, tant que ce frisson et cette chaleur n’arrivent encore que par intermittence, en teasing du grand final qui approche à grand pas… je ne veux pas qu’il soit surpris, je ne veux pas qu’il soit dégouté… je ne veux pas qu’il pense que je ne songe qu’à mon propre plaisir…

« Attends… doucement… je vais jouir… » je lâche sur un ton monocorde, tout en essayant de me retenir.

Malgré mon avertissement, Thibault continue ses caresses, et il semble même augmenter le rythme.

« Thibault… » je lâche, de façon plus ferme, tout en portant ma main sur ma queue pour lui empêcher de continuer… mes doigts effleurent ses lèvres au passage.

Mes mots, ainsi que la précipitation de mon geste, attirent l’attention de Jérém… le bobrun se retourne, il voit, il comprend, il recule le bassin, il lève un genou… je regarde sa queue lourde, tendue et trempée de ma salive, je mate ses couilles bien rebondies, bien remplies… je regarde son service trois pièces se balader pendant que son bassin quitte la position à cheval sur mon torse…

Les corps se remélangent à nouveau, comme des cartes redistribuées dans un tout nouveau jeu qui prévoit une stratégie tout à fait différente…

Je suis allongé dans le sens de la longueur du lit, calé sur le flanc… Thibault est sur le flanc aussi… ma bouche gourmande s’affaire sur son sexe, son bassin seconde mon mouvement par des coups de reins doux et très plaisants… ses mains se baladent dans mes cheveux, caressent mon cou, mes épaules, titillent mes tétons…

Naaaaan mais putaaaaaaaaaaaaaaaain, c’est trop trop bon… faire jouir ce mec est une nécessité absolue... envie de me perdre dans ses bras, ses pecs, ses muscles, me laisser envahir et posséder par sa virilité puissante...

Je suis délicieusement partagé entre l'envie d'être totalement soumis à ses envies, ses désirs, sa force, ses coups de reins, et l'envie de contrôler moi-même son plaisir, de suspendre jusqu'à l'insoutenable pour lui son orgasme au bon vouloir de ma langue, de l'amener au bord du précipice pour mieux le retenir, pour mieux l'entendre supplier de le laisser jouir, pour mieux voir son corps se tendre comme la corde d'un arc sous l'effet fulgurant de sa jouissance et le voir, le sentir déverser ses longs jets de jus brûlant...

Je suis aussi délicieusement partagé entre l'envie d'être acteur de ces scènes, ou bien d'assister en spectateur à celle qu'il pourrait faire avec Jérém… je me prends à les imaginer tous les deux, dans un corps à corps sensuel… un truc qui commencerait avec beaucoup de douceur, de caresses, la barbe du bomécano glissant sur la peau de Jérém, leurs mains puissantes caressant le moindre centimètre carré de leurs corps, les langues se battant en duel, puis léchant les torses, les abdos… avant d’entamer un corps à corps sauvage, féroce, torride, un truc de fou…

Mais pour l’instant, la « carte » Jérém est disposée en travers du lit, au-dessus de nos têtes, sur le flanc également, fesses contre les oreillers… je sais qu’il nous regarde faire, tout en se branlant…

Je suis tellement accaparé par le bonheur de faire plaisir au bomécano que je ne réalise pas de suite ce qui est en train de se passer…

J’entends d’abord des gémissements bien connus… ce sont des gémissements de bobrun qui prend son pied, mais un pied autre que celui que sa main sait lui apporter…

Je me demande si ce ne serait pas… des gémissements de bobrun qui se fait… non, je ne peux pas le croire… je réalise que les coups de reins de Thibault dans ma bouche ont cessé, comme s’il était accaparé ailleurs…

Je dégage ma bouche de la queue du bomécano pour en avoir le cœur net… le lève le visage et ce que je vois est à peine croyable…

La queue de Jérém entre les lèvres de son pote… oui, ce sont bien des gémissements de bobrun qui se fait sucer… encore incrédule, secoué, bouleversé, je trouve pourtant cette image excitante à mourir…

Je devrais être jaloux, mais je trouve ça beau à couper le souffle… Jérém qui prend son pied à se faire sucer par son pote… Thibault qui prend son pied à sucer son pote, la bouche avide, la main impatiente, le geste plein d’entrain, de passion, d’envie…

Je comprends alors les gémissements de Jérém… le bomécano apprend vite… sa bouche sait très bien faire…

Je me sens ivre de tant de sensualité… j’ai encore plus envie de sucer Thibault… j’ai envie de le faire jouir pendant qu’il suce son pote… c’est ce que je m’attèle à faire…

En même temps, j’ai envie de contribuer également au plaisir de mon bobrun… je lève mon bras je porte ma main sur ses cuisses musclées… je remonte lentement vers ses fesses, je m’y attarde un peu… je remonte encore, je suis à hauteur de ses reins…

C’est là que je sens sa main attraper la mienne et le faire glisser direct dans son entrecuisse…

Je comprends vite ce dont il a envie… il n’y a qu’une chose plus excitante que l’envie d’un mec… c’est lorsque cette envie est clairement exprimée…

Je ne me fais pas prier… je rappelle ma main un court instant, tout juste le temps pour enduire copieusement les doigts de ma salive… et je les renvoie aussitôt se faufiler dans son entrée du bonheur…

Immédiatement, je sens son corps réagir… on touche une corde, ça produit une note… c’est la mélodie du plaisir de mon Jérém… je sens que le bout de mon doigt, titillant sa rondelle, lui apporte ce complément de plaisir qui rend la pipe de son pote vraiment divine…

Mon excitation est de plus en plus brûlante… je sens mon corps bouillir, je suis en nage… mais je suis bien… Thibault a recommencé à envoyer de bons petits coups de reins, sa queue recommence à coulisser doucement dans ma bouche…

Ma langue s’affaire à donner au bomécano tout le plaisir dont elle est capable… mon medium s’affaire à offrir à mon bobrun toutes les petites caresses qui font du bien…

Bonheur absolu que d’entendre les respirations excitées des deux potes se mélanger…

Le corps de Jérém est parcouru, secoué par des frissons de plus en plus puissants… par moments, c’est assez violent, que ça ressemble presque à des spasmes…

Je sais ce que cela annonce… mais… où est ce qu’il va gicler mon bobrun ?

La cadence des coups de bassin du bomécano se fait de plus en plus intense… ma bouche est affamée de son orgasme à venir… celui-là aussi, je le sens approcher… mais où est-ce qu’il va jouir mon bobrun ?

Il ne m’en faudra pas longtemps pour que le bomécano se lâche dans ma bouche… ses jets sont copieux, denses, chauds… la puissance de ses décharges me parle de toute sa vigueur de jeune mec…

J’adore sentir que sa jouissance a été tout particulièrement bouleversante grâce à l’action combinée de ma bouche sur sa queue et de celle de sa propre bouche sur la queue de son pote….

Les jets du bomécano viennent tout juste de se tarir, mon bonheur d’avoir eu sa jouissance dans ma bouche retentit encore dans ma gorge et dans mon esprit…

Et déjà, une question revient marteler dans ma tête… mais où est-ce qu’il va jouir mon bobrun ?

Très vite je quitte la queue du bomécano pour en avoir le cœur net…

Thibault est toujours en train de sucer Jérém…

Et Jérém… il est si beau à voir… complètement en nage, la respiration très excitée, des petits gémissements s’échappent de sa bouche…

La suite, ça se passe très vite… je vois cette grimace caractéristique s’afficher sur son visage, contracter, déformer ses traits… comme si le plaisir était si intense à en devenir douloureux… ses muscles se raidissent, son corps tout entier semble faire un petit bond involontaire sur le matelas…

C’est l’orgasme qui déferle… mais où est-ce qu’il va jouir mon bobrun ?

Pendant un instant, j’ai cru que Jérém oserait ça… et que son pote lui permettrait ça…

Je pense que Jérém, complètement emporté par son plaisir de mec, se laisserait bien aller à ce plaisir qui fait résonner tant de choses dans l’ego masculin… mais Thibault est plus lucide… et aussi… Thibault a déjà joui… ce qui le rend d’un coup, beaucoup plus raisonnable que s’il était encore en pleine excitation…

Le bomécano se dégage de sa bouche, tout en continuant à le branler… c’est juste un instant avant que le bobrun lâche une première, lourde, copieuse giclée… un jet puissant qui, après avoir fendu l’air, vient s’écraser sur ma joue, se révélant chaud comme la braise… un premier jet suivi par plein d’autres, atterrissant tour à tour sur mes lèvres, mon nez, mon torse, apportant à mes narines l'odeur si caractéristiques du jus de mon Jérém…

Oui, le plaisir d’un beau mec est quelque chose de tellement précieux à mes yeux… j’adore sentir son jus sur moi… et j’adore sentir que sa jouissance a été tout particulièrement bouleversante grâce à l’action combinée de la bouche de son pote et de mon doigt se baladant dans son entrecuisse….

Je ne sais pas depuis combien de temps je dors, certainement pas longtemps. Je suis réveillé par une présence masculine contre mon corps. C’est avant tout une présence tactile, une présence aux muscles fermes, aux biceps ronds, à la peau chaude. A la queue raide. Une présence de mec avec des envies.

C’est une présence olfactive, les fragrances du gel douche se mélangeant à cette odeur que dégagent souvent les garçons lorsqu’ils ont joui une première fois… une forte odeur de transpiration… une typique, intense, très reconnaissable odeur de mâle.

Je n’ai pas le courage d’ouvrir les yeux… ou, plutôt, pas l’envie… je ne sais pas encore qui, des deux potes, est en train de chercher son plaisir auprès de moi… j’ai envie de le découvrir rien que par des sensations de peau…

Qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre, je ne saurais leur refuser leur bonheur de mec… et surtout, je ne veux pas me refuser ce bonheur… mais j’ai envie de garder ce mystère, d’ignorer le plus longtemps possible avec qui je vais prendre mon prochain plaisir…

Des doigts humides de salive se faufilent dans mon entrecuisse, cherchent mon entrée de bonheur, la trouvent, la pénètrent, la préparent…

Je sens une queue glisser entre mes fesses… le bassin exerce une pression, pas trop forte, mais constante… il suffit de peu… mes muscles cèdent devant la présence du mâle… l’engin est bien raide, le geste est précis, guidé par sa main… je le sens glisser en moi…

Je sens que cette nuit je ne vais pas trop dormir… je devine que les assauts des deux jeunes mâles vont être nombreux… tout comme ils l’ont été l’autre nuit, cette folle nuit où, par un heureux hasard, Thibault nous a rejoint pour la première fois…

Cette première incroyable nuit à laquelle je n’aurai jamais cru qu’il puisse y avoir une suite… une suite dont, d’ailleurs, je n’étais même pas certain d’avoir envie…

Bien sûr, le désir de frotter à nouveau ma peau contre celles des deux potes était bien là, il remontait régulièrement à mon esprit et embrasait mes sens… pourtant, après les avoir vu se désirer si intensément pendant notre première nuit, j’étais persuadé que les deux potes n’auraient plus besoin de moi pour prendre leur pied… j’étais certain qu’ils se débrouilleraient très bien entre eux… je me souviens m’être dit que ce feu d’artifice sensuel était le bouquet final à la fois de la relation sensuelle débridée avec mon bobrun et de l’amitié nouvelle avec le bomécano… ainsi que le début d’une puissante sensualité entre eux…

Oui, je me souviens m’être dit, qu’après cette nuit, je ne les reverrai plus jamais…

Pourtant, contre toute attente, suite il y a eu…

Nous nous sommes retrouvés quelques temps après dans l’appart de la rue de la Colombette… un appart en vrac, car Jérém a commencé à faire ses cartons…

Finalement son départ s’est précisé et il va déménager dans quelques jours, à Lyon… voilà où son nouveau taf l’amène… loin de moi… loin de nous…

On le sait tous les trois… cette soirée c’est une notre soirée d’adieu… alors, on a décidé de la fêter de la meilleure des façons… au menu : bières, tarpé et sexe… surtout, beaucoup de sexe…

Oui, je suis réveillé par des abdos et des pecs, par des cuisses brûlantes collés contre moi… par des bras qui enserrent mon torse, qui me plaquent, par des mains qui chauffent ma peau… par une queue qui cherche son plaisir entre mes fesses…

Et là, dès que le mec commence à coulisser en moi… immédiatement, je reconnais ces va-et-vient… je reconnais cette main qui glisse sur ma queue et qui commence à la branler… je reconnais la douce puissance de ces bras…

J’ouvre les yeux… je balaie l’espace devant moi… je me rends compte que je suis pratiquement sur le bord du lit… où est-ce qu’est donc parti, le troisième mec ?

Je retrouve la silhouette familière de mon bobrun dans la pénombre, un peu plus loin, dans le contrejour de la porte fenêtre, l’épaule appuyée contre le mur…

En regardant un peu mieux, je me rends compte que Jérém est en train de mater son pote en train de me tringler, tout en fumant un bout de joint… il fume, il mate… et il semble se satisfaire de cela pendant un bon moment…

Les coups de reins de son pote sont délicieux… tout comme le sont ses baisers dans mon cou, sur mon épaule… ses bras qui m’attirent, qui me plaquent contre son torse velu et chaud… ses doigts qui agacent sciemment mes tétons… son souffle qui caresse ma peau… une fois encore, je suis en nage… et je nage en plein bonheur… étonnant que Jérém n’ait pas envie de remettre ça…

Je viens tout juste de me faire la réflexion, que je le vois tirer une dernière fois sur son joint, l’écraser ensuite, le jeter par terre.

Il approche du lit, il monte sur le matelas en prenant appui sur ses genoux. Il avance vers moi, la queue toujours aussi fabuleusement raide… il avance jusqu’à placer son gland pile devant mon nez… je m’empresse de humer ce pieu de chair tout proche… ça sent la queue qui a giclé depuis pas très longtemps… j’adore cette odeur… c’est l’odeur du plaisir qu’on a pris, et c’est aussi l’odeur du plaisir qu’on va prendre…

Oui, l’odeur du plaisir qu’on va prendre… et tout de suite ! Le bobrun a comme une envie, et il n’est pas du genre à attendre… une bonne bifle sur le coin du nez sera son rappel à l’ordre…

Quand on me prend par les sentiments…

Je dégage mon bras, je plie mon coude contre l’oreiller pour pouvoir relever le haut de mon buste et porter ma bouche à la bonne hauteur pour faire plaisir à mon bobrun…

Je suis comme hypnotisé par ce manche (im)posé devant mon nez, tendu, palpitant, magnifique, qui ne demande qu’à être cajolé pour cracher à nouveau son nectar chaud…

Je suis fou… et en même temps j’ai envie de retarder le plus possible une mise en bouche qui, je le sais, va me rendre dingue une fois de plus… car, je le devine, la présence de la queue de mon bobrun entre mes lèvres va décupler le plaisir que le bomécano est en train de m’offrir avec ses bons coups de reins…

Mais le bogoss s’impatiente sérieusement… une nouvelle bifle sera son dernier rappel, le rappel à l’urgence de son plaisir de mec, immédiatement suivi par sa main se posant sur ma nuque comme une claque, envoyant direct mes lèvres contre son gland… putain de mec…

J’avance ma main, j’attrape sa queue, je la saisis fermement, vigoureusement, je commence à la branler…

Mon envie d’y aller petit à petit, cette envie de faire durer cet instant précieux avant de m’offrir le bonheur absolu de le prendre en bouche… cette petite attente très excitante à mes yeux, mais que Jérém a dû ressentir comme une tergiversation sans intérêt… tout cela dû bien trop duré à son goût, puisque je sens sa main se poser lourdement sur mon cou, le saisir, l’immobiliser, pendant que son bassin avance et qu’il m’enfonce sa bite dans la bouche, jusqu’à la gorge, jusqu’à la garde…

Soyons honnêtes… peut-être que « cette envie de faire durer cet instant précieux avant de m’offrir le bonheur absolu de le prendre en bouche… »… peut-être qu’elle tenait un petit peu de cette autre envie… l’envie de le pousser à me prendre la bouche de cette façon, par la force, la force du mec qui réclame son dû…

Sans relâcher la prise de ses mains sur ma tête, le bobrun entreprend de mettre de grands coups de bassin, à me pilonner la bouche sans répit… il est vraiment déchaîné, comme jamais auparavant…

Très vite, je n’arrive presque plus à respirer… je suis obligé de repousser son bassin de temps à autre pour reprendre mon souffle… mais chaque fois le bobrun revient très vite à la charge, en forçant avec sa main sur ma nuque, obligeant mes lèvres à laisser glisser sa tige épaisse et puissante, à en supporter les assauts…

Je tente de prendre sur moi, mais ça devient vraiment douloureux… je m’étouffe… je le repousse… il revient encore et encore… je le repousse de plus en plus violemment… et il revient de plus en plus brutalement… jusqu’à ce que…

Jusqu’à ce que… Thibault se dégage de moi… et alors que Jérém s’élance pour revenir une fois de plus à la charge, il se retrouve soudainement plaqué contre la tête du lit, les mains de son pote très solidement agrippées à ses épaules…

« Lâche-moi ! » fait le bobrun, le regard noir, les sourcils froncés, son visage exprimant une colère noire… cette colère qui fait un drôle de contraste avec sa queue tendue…

« Il faut que tu te calmes… » lui retorque le bomécano, lui aussi la queue bien raide.

Ça fait bizarre de voir deux mecs à poil, se disputer tout en bandant comme des ânes.

« Lâche moi, je te dis ! » insiste le bobrun, de plus en plus excédé.

Sa voix est désormais un rugissement menaçant… j’ai l’impression que le fauve est à deux doigts de bondir… mais son pote ne se laisse pas intimider…

« Je te laisserai quand tu te seras calmé… » répète le bomécano, fermement, mais calmement.

« Je le baise comme je veux… » rugit Jérém « si ça te plait pas, t’as qu’à te casser… ».

« Tu peux être vraiment très con, Jérém, quand tu t’y mets… » fait Thibault, sans se démonter.

« Mais putain !!!!!!!!!!!!!! » j’entends Jérém rugir, pendant que sa masse musculaire se met en branle dans la tentative de se dégager de la prise de son pote…

Le bobrun se débat dans tous les sens, mais son pote semble le maîtriser sans trop de problèmes…

Mais on ne peut jamais présager de la force d’un mec en colère… Jérém se débat de plus en plus… je me redresse juste avant que ses muscles chauffés par la rage n’aient raison de la prise de son pote… je le vois bondir sur Thibault avec la puissance et la véhémence d’un fauve lancé, non pas sur une proie, mais sur un mâle concurrent qui vient le déranger en plein rut…

« Ne vous battez pas, s’il vous plaît, arrêtez… » je m’entends balancer, la voix étouffée par le choc de voir les deux potes se bousculer, à cause de moi…

Je déteste la violence, j’ai peur de la violence… lorsque j’y suis confronté, je suis tétanisé… je me sens dépassé, je perds tous mes moyens… mon cœur se serre, j’ai juste envie que cela cesse…

Belle façon de se dire adieu…

Thibault a été surpris par la réaction de son pote, et il s’est retrouvé renversé sur le matelas, la tête au pied du lit, dans le vide… Jérém est sur lui, les mains sur ses pecs, les doigts crispés comme s’ils voulaient s’enfoncer dans sa chair…

« Putain… j’ai pas besoin de toi pour me dire ce que j’ai à faire… » j’entends Jérém lui crier dessus, alors que ses mains tapent violemment sur le torse velu…

J’ai peur qu’il le cogne…

Le joint, l’excitation sexuelle, sa propre colère montante, amorcée par celle de son pote… j’ai l’impression que, devant tant d’agressivité, Thibault est en train lui aussi de perdre les pédales…

J’ai peur de sa riposte… je n’ai jamais vu Thibault en colère… je ne croyais même pas que cela serait possible… pourtant, le comportement à la con de Jérém a réussi l’« exploit »…

J’ai peur… peur que si la réaction de Thibault est aussi emportée que celle de Jérém, il puisse y avoir des dégâts… j’ai peur qu’ils se fassent mal… je n’ai pas tant peur des coups qu’ils pourraient se porter, mais des gestes brusques et imprévisibles qu’ils pourraient avoir pour se dégager l’un de l’autre… j’ai peur de la bousculade dont on ne peut pas maitriser les conséquences, peur d’une chute accidentelle, la tête qui cogne quelque part, sur une surface dure ou coupante dans ce petit séjour encombré de meubles et de cartons en vrac… sans compter sur les dangers encourus par ces deux services trois pièces qui se baladent au travers de la bagarre, sans aucune protection… un coup, même involontaire, ça peut vite faire très mal…

Je regarde ces deux potes, tous muscles bandés pour se bagarrer… c’est tellement plus beau quand ces corps se donnent à fond dans des efforts bien plus plaisants… quand je pense qu’un peu plus tôt ces deux corps étaient en train de s’offrir un plaisir intense… quel gâchis…

Les bras de Thibault attrapent les bras de Jérém… je vois la grimace de l’effort extrême s’afficher sur son visage, les veines se gonfler sur ses biceps, dans son cou… il force comme un petit taureau énervé… son torse puissant se relève petit à petit, ses genoux se plient…

Jérém tente de lui résister… en vain… il se retrouve à nouveau projeté contre la tête du lit… le bobrun fait tout pour revenir à la charge, mais son pote est plus rapide, il l’attrape par les épaules avec ses grandes paluches et, avec toute la force de ses biceps qui semblent avoir doublé de volume, il le balance en travers du lit…

Jérém atterrit à plat ventre sur le matelas… et avant qu’il ait le temps de se rattraper, le bomécano en colère se jette sur lui, le plaque d’une façon tellement serrée et musclée qui ne lui laisse aucune chance de se dégager…

Je vois Jérém bouillir sous le poids et la domination du corps de son pote… pendant un petit moment, il gigote, il essaie de cogner, de se dégager…

Puis, visiblement épuisé, la respiration haletante par l’effet combiné de l’effort musculaire et de la colère, il semble se résigner à son sort… non pas comme une proie qui se rend compte qu’elle est prise au piège, mais comme un mâle qui a perdu son statut de dominant…

Je transpire à grosses gouttes… cet affrontement m’a vraiment secoué… j’en suis malade… car je sais que Thibault en est tout aussi malade…

Pourtant, Thibault n’a fait que me défendre d’abord et se défendre ensuite… cependant, je sais que Thibault a mal d’avoir du réagir de façon aussi musclée… d’avoir humilié son pote… il a mal parce qu’il se demande comment il va pouvoir réparer ça…

Et j’ai mal pour Jérém… son ego de mâle a dû en prendre un sacré coup… de plus, le fait que ce soit son pote à lui mettre une raclée, ça doit lui brûler tout particulièrement… il doit se sentir trahi… il doit être dans une colère noire… il doit m’en vouloir… sacré petit con, va…

Thibault maîtrise son pote de tout son poids, de tous des muscles… il le maîtrise avec son corps un brin plus charpenté, massif, aux épaules larges, aux fesses rebondies, aux cuisses et aux mollets de sportif…

La nudité du bomécano habille presque entièrement la nudité mate de mon bobrun…

Je suis vraiment en nage… j’étouffe dans cette pièce où la moiteur des transpirations se mélange à un malaise insistant…

Rapidement, mon regard est happé par le point de contact entre les deux bassins… la position des corps m’inspire des images torrides, bien que surréalistes… quoi que…

Je viens de remarquer que le bassin de Thibault est en train d’imprimer de petits frottements sur celui de Jérém…

La réaction de ce dernier ne se fait pas attendre… dans un dernier sursaut, en faisant appel à ses dernières ressources physiques, il essaie de se débattre, de se soustraire à celle qu’il doit ressentir comme l’humiliation ultime…

Les mains du bomécano se portent alors lourdement sur ses épaules, entravant sérieusement ses mouvements… les glissements du bassin du bomécano prennent de l’ampleur… et Jérém...

Eh bien, très vite, Jérém semble se calmer, se détendre… je le vois à son visage, qui se décrispe… je le vois à sa musculature, qui se relâche… à sa respiration, qui ralentit petit à petit, s’apaise…

Le bassin de Thibault se relève, recule un peu, comme pour trouver une position plus confortable… c’est très rapide, mais j’ai quand même l’occasion de voir que sa queue affiche toujours une forme olympique…

La simple image de la queue tendue de Thibault glissant entre les fesses de Jérém, de son gland cherchant à caresser le petit trou si sensible de mon bobrun me donne très chaud… très très chaud…

Je sens une violente excitation parcourir ma peau, mes muscles, traverser mes entrailles, être relayée par mes tétons, mon nombril, mon bas ventre, mon entrecuisse, ma queue…

J’ai envie d’avoir Thibault en moi… j’ai envie d’avoir Jérém en moi… mais j’ai très envie de voir jusqu’où ce petit jeu entre potes pour aller…

J’ai le cœur qui bat à mille, de plus en plus chaud, le souffle coupé…

Les glissements du bassin de Thibault se font de plus en plus appuyés… et Jérém…

Oui, mon Jérém semble de plus en phase avec les désirs de son pote… ses paupières tombent lentement, lourdement, sa bouche s’ouvre comme pour rechercher de l’air, sa respiration se fait ample, profonde, excitée, son corps semble parcouru par un frémissement interminable… un frémissement dont les variations traduisent le bonheur procuré par les frottements de la queue de son pote dans son entrecuisse…

C’est beau ce contact des corps musclés, ce contraste des teints de peau… celui plus clair de Thibault dominant celui bien plus mat de mon bobrun…

Je suis en surchauffe… zone rouge… je bande comme un âne… je mouille à tremper les draps…

Ma main a tout naturellement rejoint ma queue… je me branle machinalement, sans quitter la scène qui se déroule devant mes yeux…

Je vois les mains de ce Thibault quitter les épaules de son pote, ce dernier ne donnant désormais plus aucun signe de vouloir se débattre… le bel étalon à la peau mate semble apprivoisé… il semble avoir trouvé son maître…

Thibault relève le buste, prend appui sur ses genoux… sa queue est magnifique, tendue, moite… ses mains écartent les fesses de son pote… je le vois approcher le visage de son entrecuisse, cracher un bon coup…

Puis, avec un geste rapide, le bomécano avance encore son visage vers les cuisses de son pote tenues bien écartées par ses grosses paluches… il avance d’un bond, jusqu’à ce que son nez s’enfonce dans la raie de son pote…

Le bomécano se lâche alors avec une énergie et une fougue chargées d’un désir certain… il est comme fou… son visage s’enfonce de plus en plus profondément entre les fesses de Jérém… sa langue se déchaîne…

Jérém en est dingue, il ahane comme un fou… il ne peut se retenir :

« Encore… encore, vas-y mon pote, oh oui, comme ça, c’est bon, putain, encore… ».

Les mots de Jérém chauffent son pote qui y va de plus en plus franco, insatiable d’offrir ces caresses si intimes et si excitantes à son meilleur pote, insatiable de sentir Jérém prendre son pied comme un fou, insatiable de ce plaisir partagé avec son pote…

Je me branle désormais comme un malade… je sens que je vais très vite jouir… je ne veux pas encore jouir… mais je ne peux pas arrêter de me branler…

Puis Thibault se relève, avance le bassin… son gland glisse lentement, disparaît entre les globes musclés et désormais bien préparés de son pote…

Putain qu’est-ce qu’il fait chaud dans cette pièce… les draps se collent à ma peau…

Jérém relève ses épaules, prend appui sur ses coudes, plie son cou vers l’arrière… son visage vise presque le plafond…

Et sur ses traits, je lis, comme dans un livre ouvert, cette expression typique où se mélangent l’excitation, l’espoir d’un plaisir fantasmé qui commence pourtant par une douleur réelle… l’envie et le doute… l’inquiétude, la peur d’avoir encore plus mal, tout autant au corps qu’à l’esprit… toute cette gamme complexe de sensations qu’on éprouve la première fois qu’on se donne à un autre garçon…

Putain de draps qui me tiennent chaud… je les attrape, je les jette loin de moi…

Je me retourne vers les deux potes… mais les deux potes, ont disparu…

Je réalise que je me suis réveillé en nage… seul dans mon lit… le torse trempe de mon propre jus…

7 : 07 indique mon radio réveil… cette nuit non plus, je n’aurai pas dormi longtemps…

Il me faut un petit moment pour réaliser que je suis dans mon lit, chez moi, et non pas dans le lit de Jérém, rue de la Colombette… que ce que je viens de vivre, ce n’est qu’un rêve, mais que ma branlette a été bien réelle… que la nuit d’avant j’ai bien couché avec Jérém et Thibault mais qu’ils n’en sont jamais venus aux mains (même si ça aurait pu, si Thibault n’était pas le garçon formidable qu’il est)… qu’il y a eu un moment de grande proximité sensuelle entre les deux potes, mais que Jérém n’a jamais envisagé de se faire prendre par Thibault (mis à part, bien évidemment, dans ce putain de rêve… image que je trouve quand même furieusement excitante, preuve en est qu’elle a entrainé une bonne branlette et une intense jouissance)…

Je réalise que c’est lundi matin, mais que c’est toujours les vacances… et que le départ de Jérém n’est pas encore d’actualité, du moins à ma connaissance…

Décidemment, la nuit avec les deux potes m’a bien chamboulé…

J’ai passé une grande partie de la nuit de dimanche à lundi à me retourner dans le lit…

Et lorsque je me suis enfin endormi, à une heure indéterminée du petit matin, c’est ce rêve de dingue qui m’a brusquement réveillé … histoire d’en rajouter une bonne couche, si besoin était, aux images bien réelles qui s’agitent dans ma tête depuis la nuit de samedi à dimanche…

Au final, je n’ai pas dormi plus que 2-3 heures cette nuit…

Alors, en ce lundi, le surlendemain de ce feu d’artifice sexuel et sensuel avec les deux potes, je me sens comme si j’avais fait un vol de 12 heures, avec le jetlag et la sensation de planer… même pas besoin du tarpé pour me sentir en orbite… j’ai la tête comme une pastèque, le corps courbaturé… bref, je suis dans un état ou je n’ai envie de rien… ni de lire, ni de regarder la télé, ni même d’écouter de la musique… je suis en mode zombie… et la matinée passe, se traîne sans que je trouve comment lui donner un sens… je finirais par m’assoupir un peu avant le déjeuner…

Non, en ce début de semaine, je ne me sens pas vraiment bien dans mes baskets…

Alors, dès l’après-midi, une seule solution, aller marcher le long du canal… me fondre dans ce décor naturel au milieu de la ville qui me fait sentir ailleurs, tout en étant chez moi…

Dès que mes baskets quittent le goudron pour fouler la terre au bord de l’eau, dès que je me retrouve à l’ombre des platanes, dès que mes narines sont envahies par les petite odeurs de sous-bois de cet écosystème miniature, j’ai l’impression de respirer autrement, de réfléchir autrement…

Je marche, tout en repensant sans cesse à cette folle nuit… et la première question qui se présente à mon esprit c’est : quelle opinion vont désormais avoir de moi les deux potes ?

Enfin, l’opinion de Jérém, je la connais… il me considère comme sa salope à la demande… ou du moins, il s’obstine à vouloir me traiter en tant que tel… et maintenant, après m’avoir vu prendre mon pied avec son pote, il n’y a pas de raison pour que cela change…

La question est plutôt au sujet de Thibault… où est-ce que je me situe dans l’estime du bomécano après cette nuit ? Est-ce que, au-delà de la tendresse qu’il m’a apportée, en plus d’un plaisir intense, il a été déçu par mon manque de caractère vis-à-vis de Jérém ?

Pourtant, il est dans ma tête est une question en amont de toute autre… celle de savoir où est-ce que je me situe dans ma propre estime, après cette nuit où j’ai dit « oui » à tout et à tout le monde… cette nuit où j’ai accepté, sans transition, la douceur de l’un et la brutalité de l’autre… cette nuit où j’ai accepté avant tout ce plan avec les deux potes, et particulièrement avec Thibault, à l’aube de mon amitié naissante avec lui…

Le fait est que, avant d’essayer d’imaginer la déception de Thibault, je me sens déjà déçu par moi-même… déçu de ne pas avoir su réagir avec davantage de fermeté aux excès de Jérém… déçu de ne pas avoir suffisamment su le remettre à sa place lorsqu’il avait dépassé les bornes… d’avoir accepté son comportement…

Oui, je me sens déçu… et, à fortiori, à cause de la présence du bomécano…

Je pourrais trouver mille excuses au fait de ne pas savoir m’affirmer face à Jérém… pourtant, la véritable et unique raison est toujours cette peur panique du clash… peur de le perdre… car, même si je sais que notre histoire m’est comptée, j’ai envie de repousser le dernier chapitre le plus loin possible…

De plus, même si le regard de Thibault semblait critique vis-à-vis du comportement de Jérém, je me disais que ce n’était pas vraiment le moment de chercher le clash… justement à cause de la présence de Thibault…

Thibault que j’ai vu frémir, et plus qu’une fois, s’interdisant d’intervenir davantage… lui aussi, pour ne pas aller au clash avec son pote…

Le fait est que le comportement à la con de Jérém, nous mettait tous les deux dans une situation délicate… mais, à bien regarder, la position de Thibault était peut-être encore plus compliquée que moi…

Pourtant, à bien regarder, je me dis que, malgré sa position d’équilibriste entre l’amitié pour son pote, l’amitié envers moi et sa désapprobation vis-à-vis du comportement de Jérém, Thibault a été juste parfait… le bomécano a calmé le jeu à plusieurs reprises, il a repris son pote en évitant de lui rentrer dedans trop frontalement…

C’est délicat de s’immiscer dans une relation à deux… même lorsqu’elle nous paraît aussi déséquilibrée, aussi mal engagée que celle entre Jérém et moi… on voudrait le faire, parfois… remettre les pendules à l’heure, en prenant parti pour l’un ou pour l’autre… on se dit « ce n’est pas possible que ça se passe ainsi, que l’un pousse le bouchon aussi loin, et que l’autre l’accepte… il faut faire quelque chose »…

Mais comment s’y prendre ? Avec quelle autorité, de quel droit ? Comment intervenir dans une relation dont on ne connaît pas les mécanismes, les équilibres, l’histoire ?

Jérém et moi n’étions pas un couple, certes… mais comment Thibault aurait pu reprocher à son pote de mal se comporter avec moi, son amant ? Une remarque de ce genre, à fortiori en ma présence, aurait été plutôt vexante, limite humiliante…

Déjà que Jérém était déjà bien chauffé par le fait que cette nuit soit partie bien au-delà du plan Q qu’il l’avait imaginé…

Thibault aussi devait sentir la tension de son pote… il devait sentir qu’un mot de trop aurait pu tout gâcher… un mot de trop et Jérém aurait pu se braquer, tout en lui opposant l’argument ultime « ce ne sont pas tes oignons ! »… un mot de trop et ça aurait pu créer un malaise capable de mettre un point d’arrêt immédiat à cette nuit… un mot de trop et ça aurait pu causer un accrochage entre les deux potes, à cause de moi… j’avais tellement peur de cet accrochage entre les deux potes, que j’ai fini par en rêver la nuit dernière…

Alors, comment prendre parti pour moi, au risque de créer de nouveaux problèmes, au lieu de résoudre ceux existants ?

Et même si Thibault avait eu envie de prendre plus ouvertement ma défense… comment pouvait-il être sûr que j’en avais vraiment envie ?

Car, dans les faits, je ne suis pas sûr que j’avais vraiment envie de sentir qu’il prenait parti pour moi et ce, pour la simple et bonne raison que je suis trop con pour le faire par moi-même…

Délicat, très délicat tout ça…

Non, ce n’était pas à Thibault de remettre Jérém à sa place…


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