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Une rencontre, un dîner - Partie 2

Tes mains viennent m'enserrer la tête et ta bouche se fait plus pressante, je réponds à cet assaut avec la même intensité et cette fois mes mains prennent possession de ta poitrine à travers ta robe. Je devine la courbe de tes seins, ressens le désir qui commence à monter entre nous. Je redescends plus bas, vers tes cuisses, t'incite à te lever. J'ai mon idée derrière la tête et, sans te lâcher une seule fois, je te fais reculer vers la cuisine. Pendant le trajet, nos mains explorent nos corps sans pour autant chercher à se déshabiller. Cette fausse pudeur entre nous me plait, ce frein à nos ardeurs contrebalancé par la fureur de notre baiser. Là, arrivée à son entrée, je place une main derrière ton dos avant tu ne cogne à l'objet de notre petit voyage.

Un léger grognement lorsque j'abandonne ta bouche, tu me regardes un peu étonnée, surtout lorsque je place mes mains de chaque côté de tes hanches. Puis, d'un coup, sans prévenir, je te hisse sur le plan de travail. Un hoquet de surprise suivit d'un rire lorsque tu réalises ce que je viens de faire. Je te laisse prendre la pose, tu te mords la lèvre inférieure, pose tes bras derrière toi et prends appui dessus. Assise au bord du vide, les jambes pendantes, tu hausses un sourcil, semble attendre, m'interroge du regard. Je me saisis de l'une d'elle, la caresse, lui enlève sa chaussure. Je fais de même avec la deuxième, la remonte jusqu'à ma bouche et embrasse le dessus de ton pied. Cette position relève ta robe me donnant un aperçu de ce qui se cache en dessous. Qu'importe, je sais que dans quelques minutes j'en saurais plus. Ton genou se plie, j'arrive à son niveau tout en continuant d'embrasser ta peau. Embrasser... Embraser.... une simple lettre qui fait la différence entre la cause et son effet.

Je ne m'aventure pas plus en avant. Je laisse ta jambe retourner à sa position initiale, et prends place entre elles. Tu ne me quittes pas des yeux, tu te doutes de ce qui t'attends, tu l'espères peut être. Ce plan de travail est à la bonne hauteur, je le sais, j'ai essayé avant que tu n'arrives. Le souci de la perfection, de ne pas te décevoir. Je m'agenouille petit à petit, sans te quitter des yeux. Une fois installé devant toi, entre tes jambes, je pose mes mains sur tes cuisses, sur ta robe, mes yeux toujours fixés sur les tiens. Ta lèvre toujours entre les dents tu passes alors en appui sur les coudes, rejette la tête en arrière, tu écartes un peu plus les cuisses. J'ai ton feu vert. Mes mains se saisissent alors de ta robe et la remonte, dévoilant ta lingerie. A première vue, une simple culotte noire, mais en y regardant de plus près, de la dentelle judicieusement disposée rend ce tableau plus féerique.

Les hanches auréolées par le violet de ta robe, le noir de ta lingerie… le grain de ta peau, prisonnier entre ces couleurs, ressort de façon encore plus prononcé. Je me rapproche de ta cuisse et entreprends d’en embrasser l’intérieur, par petites touches, en descendant vers leur jonction. Au fur et à mesure de ma progression tu t’offres un peu plus et, arrivé à l’ourlet du tissu, c’est d’un coup de langue que je viens marquer ce territoire. Tu ne bouges pas, tu n’émets pas un son et je décide alors de continuer un peu plus. Repoussant ton effeuillage à plus tard, c’est par-dessus ta culotte que j’entreprends de te goûter. Par petits coup de langue pour commencer, puis avec les dents, cherchant à grignoter ton intimité, plaquant le tissu à tes lèvres intimes, appuyant sur ton petit bouton trop bien protégé. Je continue ainsi pendant un moment, mes mains caressent tes jambes, viennent griffer doucement l’intérieur de tes cuisses, bientôt je sens un goût différent sur ma langue, ton corps semble réagir à ce que je lui fais subir. Ma langue vient alors s’insinuer entre l’ourlet et ta peau, très près de ton intimité, l’odeur de ton corps qui se réveille me submerge et l’envie de te lécher sauvagement me prend. Pourtant je me retiens.

Mes mains s’aventure alors plus en avant, contournent tes cuisses et viennent se saisir de ta culotte. Doucement je la tire vers le bas, la fait glisser le long de ton corps, tu soulèves ton bassin pour permettre son passage, je prends mon temps, je laisse ton intimité se dévoiler tranquillement, lentement. Ton sexe entièrement glabre se présente devant moi et je me retiens de me jeter dessus. Non, un peu de retenue tout de même ! Je fini doucement de te débarrasser de cette étoffe encombrante, non sans l’avoir porté à mes narines pour en extraire toute la fragrance possible. Finalement je la glisse dans ma poche et revient sur toi. La vue de ton sexe ainsi exposé me rend fou. Je viens lisser tes lèvres du bout des doigts, de bas en haut et te vois frissonner en réponse à ce contact, je recommence mais cette fois en remontant et en laissant mon majeur courir le long de ton sillon. Tout naturellement il s’insinue en cet endroit et se couvre de cyprine qu’il vient déposer sur ton clitoris que je contourne pour ne pas déclencher prématurément ton orgasme. Mes doigts restent en haut et tirent légèrement sur ta peau, ouvrant ton sexe un peu plus. Son intérieur se dévoile et brille par son humidité, il m’attire, je me penche et viens lécher lentement ces chairs gorgés de sang et de plaisir. Je lèche, tête, aspire, tout cela en prenant mon temps, en te sentant bouger au rythme de mes coups de langue, des deux mains je viens écarter tes lèvres intimes, me donnant accès à ta grotte secrète d’où suinte un nectar que je m’empresse d’avaler. Ma langue s’insinue alors en elle, vient tâter de ces muqueuses si sensibles, je la fait tourner pour accéder à toutes tes parois, puis la fait ressortir et, millimètre par millimètre, je la fait remonter jusqu’à ton clitoris à présent bien visible. J’écarte un peu plus ton intimité pour exposer totalement ce petit bouton de chair et de la langue vient le cueillir, joue avec, le fait rouler, le lèche avant de venir poser mes lèvres dessus et l’aspirer, le recracher et recommencer encore et encore. Je le branle avec ma bouche comme je pense que tu le ferais avec mon sexe devenu très expressif à présent. Tu halètes, gémis, te contorsionne sur ce plan de travail, tes jambes se reposent sur mes épaules, ton bassin se soulève, me soulève en même temps et j’en profite pour glisser un doigt en toi, puis un deuxième. Lorsque tu retombes, tu t’empales sur eux et je les replie pour gratter cette zone sensible en toi. D’un coup tu perds le contrôle et tu te redresses, saisit ma tête dans tes mains et la plaque contre ton sexe que je continue de malmener. Puis tu me tires vers le haut et je t’obéis, me retrouve face à toi, le visage enfiévré de désir, tu t’empare de ma bouche que ta langue viole sans impunité, je réponds avec la même fougue pendant que mes doigts, toujours en toi, finissent de te porter jusqu’à ton premier orgasme. Ton hurlement de plaisir prend naissance dans ma bouche, tes ongles se plantent dans mes cheveux et tu finis dans grognement bestial que tu viens, tremblante, étouffer dans mon cou. Je libère ton sexe de mes doigts que je porte à ma bouche, savourant le coût ultime de ton corps. D’une main dans le dos je te garde contre moi, de l’autre je caresse tes cheveux, attendant que les tremblements de plaisir s’estompent. Te caresser, là, contre moi, c’est un moment magique que je ne voudrais pas interrompre. C’est pourtant ce que tu fais, mais en revenant m’embrasser, plus doucement, je prends le temps d’apprécier ce baiser post orgasmique, empreint de douceur et de sensualité. Je saisi ton visage à deux mains pour en profiter encore plus, te laissant te dégager lorsque tu en exprime enfin le désir. De mes mains je remets ta robe en place avant de les replacer sur tes hanches. Nous restons là un moment, toi assise au bord de ce plan de travail, et moi entre tes jambes. J’attends, hésite à prendre l’initiative. Je n’ai rien prévu sinon m’occuper de toi, de te faire passer une soirée, peut être une nuit, inoubliable. J’ai chaud et je vois que tu n’es pas en reste non plus.

- On continue ? Je ne compte pas t’offrir si peu, ce serait une insulte.

Ma voix me parait étrangère, plus grave, plus posée. Je l’incite à en vouloir plus, à aller plus loin, comme si ce qui venait de se passer n’était que prémices à d’autre chose. Tu prends un air ingénu.

- Ah oui ? Et ce qui vient de se passer tu appellerais ça comment ?

- Disons… une mise en bouche ?

Tu glousses alors devant ce jeu de mots, me repousse avant de sauter à terre. Du haut de ton mètre soixante-dix tu me regarde, intéressée.

- Et maintenant ?

- J’ai pensé qu’une douche, ensemble, pourrait nous être bénéfique, un moment pour se détendre, se ressaisir. La douche est grande, tu as vu. On y tient facilement à deux.

- Ensemble ?

- Je ne l’imaginais pas autrement. Mais je peux attendre que tu ais fini avant de prendre la mienne.

- Non, non… c’est… étrange… on ne m’avait jamais proposé ça après un dessert. Et après un orgasme aussi.

- Et après une mise en bouche ?

Tu m’attire alors contre toi, m’embrasse à nouveau en portant une main à mon entrejambe où tu peux sentir l’expression de mon désir. Tu dessines les contours de mon membre érigé et, alors que je commence à me rapprocher de toi, tu m’abandonne d’une légère pirouette, faisant voler ta robe autour de toi, et prend le chemin de la salle de bains. Tu t’arrêtes à l’entrée et, tout en me tournant le dos, tu fais glisser la fermeture vers le bas puis la bretelle le long de ton épaule et tout naturellement tu te retrouves nue, dos à moi, encore plus désirable qu’avant. D’un mouvement de pied gracieux tu te débarrasse de tes sandalettes et entre dans la pièce. Je reste là, souriant bêtement, c’est ta voix qui me tire de ma stupeur.

- Tu viens ?

Et je me dirige vers toi.

Arrivé à la porte, je mes chaussures rejoignent les tiennes et j’en profite pour me débarrasser de ces encombrantes chaussettes. J’entre et je tombe nez à nez avec toi, tu viens d’enfiler le kimono blanc nacré. Il te va à ravir.

- Décidément un rien vous habille Ma Chère.

- Chut. Plus un mot. Défense de bouger.

Ta voix autoritaire me surprend mais je m’exécute, curieux de savoir à quoi tu veux jouer. Tu commences par t’attaquer aux boutons de ma chemise. Je ne bouge pas. Une fois ouverte, tu me contourne en laissant ta main sur ma poitrine, la faisant glisser, tes doigts jouant avec la toison qui s’y trouve. Arrivée derrière moi, tu fais glisser la chemise au sol, tes mains remontent le long de mes bras, je sens ton souffle dans ma nuque, l’effet est grisant, je ferme les yeux. Tes lèvres se posent à la base de mon cou et, à l’instar de ma bouche sur tes jambes, tu déposes de petits baisers dans cette zone. Tes mains passent sur ma poitrine, descendent, je frissonne, j’attends, elles s’arrêtent à la lisière du pantalon qu’elles s’empressent de déboutonner. Englobant mon boxer dans leurs gestes, elles font glisser les vestiges de mes vêtements an bas de mes jambes et je sens ton souffle les accompagner le long de ma colonne vertébrale. Puis tu remontes en embrassant chacune de mes vertèbres et tes mains suivent le même mouvement de part et d’autre de mes cuisses. Une fois remise en position debout, je devine un bruissement et sens la chaleur de ton corps lorsque tu te plaques à moi. Soudain quelque chose tombe sur mes yeux et m’enserre la tête, je comprends alors que c’est la ceinture du kimono que tu viens d’ouvrir. Je tente un mouvement mais tu me rappelles à l’ordre d’un ton impératif.

- Non ! Si tu bouges je t’attache pour de bon.

Je me fige, attends. Je commence à comprendre ce que tu as pu ressentir tout à l’heure sur ta chaise. A la différence que tu n’étais pas nue. Toujours dans mon dos, tes mains repartent sur ma poitrine, dessinent quelques arabesques dans mes poils, viennent titiller mes tétons déjà bien érigés, les pince légèrement avant de descendre plus bas. Là, une main vient cueillir mon sexe en pleine érection, l’autre descends un peu plus bas et caresse mes bourses tout en douceur. Le contact de tes mains sur moi, de tes seins plaqués dans mon dos, de ta joue contre mon épaule, tout cela est un raffinement sensuel auquel je m’abandonne avec délectation. D’un mouvement de va et vient tu commences à me branler, agrémentant parfois mon gland mis à nu d’une caresse de ton pouce, augmentant les sensations qui parcours mon corps. Mon supplice continue doucement, tu sembles prendre ton temps comme moi tout à l’heure, ta main se fait plus pressante autour de ma hampe, tu la presse et je sens bientôt poindre une humidité au bout de celle-ci. Tu te détache de moi et je me sens soudainement abandonné, perdu… seul. Un léger bruissement devant moi et soudain une douce chaleur humide se saisit de mon sexe. Ta bouche. Je souris. Tu dois être à genoux devant moi, je t’imagine sans peine, les yeux levés vers moi, guettant mes réactions. Je réprime l’envie de poser les mains sur toi, inutile de chercher à te guider, tu sais ce que tu fais. Tes mains reprennent possession de moi, l’une se fixe sur mes fesses pendant que l’autre se saisit à nouveau de mes bourses, les malaxant, jouant avec comme pour éprouver leur contenance. Ta bouche me mange avec délice et ta langue joue avec toutes mes terminaisons nerveuses, les excitants sans les ménager, tu me portes aux frontières du plaisir, du réel, puis tu freines brutalement, presque un arrêt, avant de repartir à nouveau. Mon souffle s’emballe, s’accélère et tu fais de même, ta bouche, tes mains travaillant de concert pour m’emporter une fois de plus au sommet de mon plaisir. Mais cette fois tu ne t’arrêtes pas et j’explose dans un cri, me répandant dans ta bouche alors que tu me plaques contre toi et c’est au fond de ta gorge que je fini de m’épancher, les jambes tremblantes. Lentement, tu laisses glisser entre tes lèvres, ta langue me gratifiant d’une dernière caresse sur mon gland devenu hyper sensible et je te devine te redressant. Mon bandeau est subitement arraché, je cligne des yeux sous la lumière, je suis un instant aveugle avant de te voir, devant moi, kimono ouvert, sourire aux lèvres. Je me penche pour t’embrasser, retrouve le goût de ma semence sur ta langue. Je te laisse enfin, encore légèrement tremblant sous l’orgasme que tu viens de me donner. D’un mouvement de tête tu désignes la douche.

- On y va ? Après cette mise en bouche, tu en as besoin toi aussi.

Sans attendre ma réponse, tu enlèves ce kimono et tu me tire par la main. Régler la température, attendre que l’eau chauffe, ces instants avec toi me semblent passer trop vite. J’observe ton corps, ses lignes, ses courbes, je veux les graver en moi, ne pas les oublier. Comme si c’était possible. Tu te glisses sous le jet, lèves la tête, laisses l’eau ruisseler sur ton visage. L’eau lisse tes cheveux, coule dans ton dos, épouse les contours de tes fesses avant d’enrober tes jambes et de finir à terre. Je m’approche de toi, me colle à ton dos et fais glisser mes mains sur toi. Tu m’enlaces par derrière, je savoure ce moment d’éternité. Avançant la main je coupe l’eau et me saisis du gel douche. Hypoallergénique, j’ai choisi en conséquence, hors de question d’irriter la moindre parcelle de ton corps. J’en fais couler une bonne quantité dans ma main, repose le flacon et commence à te savonner. Tout d’abord la poitrine, puis ton ventre. Je remonte en utilisant mes deux mains pour faire mousser le gel douche avant de l’étaler sur ton corps. Bientôt tu es couverte de cette mousse blanche, plus blanche que ta peau elle-même. Sans que l’on ne dise un mot, tu lèves les bras, joignant les mains au-dessus de ta tête et mes mains continuent leur ballet sur ta peau. Je caresse ta peau, monte jusqu’à tes mains, redescend, dessine ton cou. Je m’écarte de toi et attaque ton dos. Mais mains, symétriquement disposées, montent et descendent, passent sur les côtés, reviennent, courent le long de tes courbes, le long de tes cuisses… je me colle à nouveau contre toi, t’enlace, t’embrasse pendant que je glisse mes mains sur tes cuisses que tu entrouvres. Ta tête se renverse sur mon épaule alors que je passe entre elles, étalant cette mousse de velours et, lorsque j’atteins ton intimité, tu pousses un léger soupir et je te sens t’abandonner contre moi. Je me retiens de te faire jouir ici, ce n’est pas ce que je recherche, tout au plus éveiller ton désir, encore et encore. Je délaisse alors cette partie de toi et, m’agenouillant, finis de te savonner les jambes, m’attardant sur tes mollets, remontant lentement sur tes hanches. Là, je marque une pause. Tu ouvres les yeux, te redresse et te tourne vers moi. Ton regard fixé au mien, tu recueilles de la mousse sur toi et commence à m’en recouvrir. Les épaules pour commencer, tu passes aux bras avant de dériver sur mon torse. Ma toison accentue la production de mousse, tu frottes un peu plus en passant sur mes tétons et tu te diriges plus bas. Encore plus bas. Je tente de rester impassible, mais tu insistes un peu plus, tes yeux bleus gris se plissent tandis que tes mains s'activent autour de mon bassin, devant, derrière, reviennent devant, se saisissent de moi et me rendent ma vigueur.

Mais je récupère tes mains et les remonte au dessus de nos têtes. Je te fais reculer contre la faïence, mon sexe dressé entre nous cherche ta faille, ton point d'entrée. Tu te retournes, m'offre ton dos que tu cambres, l'eau ruisselle dessus et forme une cascade entre tes jambes. Je me présente derrière toi, me colle à toi, mon sexe glisse au milieu de tes cuisses, frottant contre ta fente trempé d'eau et de cyprine. Je ne te prends pas, je te laisse faire, je garde tes mains prisonnières au dessus de ta tête, mais tu peux te libérer quand tu veux. Et tu ne le veux pas. La tête à moitié tournée vers moi, tu cherches mon regard, mon envie. Et moi je temporise, te savoir là, à portée de moi, prête, offerte, c'est un moment que je veux savourer. Je me frotte contre toi sans te pénétrer, je sais que ton point faible se situe en dehors de ton corps, tu gémis, les yeux fermés, je continue encore et encore jusqu'à ce que je te sente te tendre et convulser. Là seulement je te lâche et tu t'effondres contre moi, je te rattrape, une main sous ta poitrine, l'autre entourant ton bassin. Je te laisse reprendre tes esprits avant d''attraper le pommeau de la douche. Il est temps de sortir avant que l'eau froide n'arrive. Lorsque nous nous retrouvons face à face, mon audace me pousse à t'embrasser et tu me réponds. L'eau coule sur nous, délayant la mousse, la faisant disparaître. Ne reste bientôt que nos corps nus, sans artifice. Mon excitation reste présente, mais je contiens cette manifestation extérieure.

Nous sortons de la douche, j'attrape un peignoir et te le présente en passant derrière toi, te couvre avec puis avec une serviette commence à te sécher les cheveux. Tu te laisses faire, j'aime ça, m'occuper de toi, de ta personne. Cela prend un peu de temps mais j'arrive à en faire quelque chose. Pendant tout ce temps je suis nu derrière toi, cela ne me gêne pas, moi qui suis fâché avec mon corps. Mais là, avec toi, je suis bien. Une fois prête, je passe moi aussi un peignoir et nous sortons de la salle de bains. Accroché à toi, je te guide vers la chambre, la première qui semble nous faire signe. Une fois arrivés au pied du lit, je détache la ceinture de ton peignoir, il glisse au sol tandis que celle ci me reste entre les mains. J'ai pris soin d'augmenter la température ds chambres à 25°C, je veux que tu te sentes bien.

- Et maintenant ? Tu as prévu quoi ?

Tu te tournes vers moi, les yeux brillants de désir et d'excitation. Comment fais tu pour être ainsi ? Aussi désirable, quelle que soit ta tenue, l'endroit et l'ambiance ?

Tu avises la ceinture dans ma main, sourire au lèvres,

- Tu vas m'attacher ?

- Si on veut. Tu veux partir ?

- Non.

Je m'approche de toi, prends ta tête entre mes mains et t'embrasse.

- T'attacher physiquement, je trouve que ça te rabaisse. Je te veux libre. Mais j'ai trouvé un moyen de t'attacher à notre niveau.

- Ah oui ? Comment ?

Je jette la ceinture au sol, derrière moi, me débarrasse de mon peignoir et te désigne le lit, ou plutôt la tête de lit en fer forgé.

- Allonge toi sur le dos et mets les mains sur les barres.

Je raffermis ma voix sans pour autant te donner d'ordre. Il faut que ça reste ton choix, mais plus qu'une suggestion de ma part.

- Tu peux arrêter quand tu veux, souviens toi.

- Je sais.

Tu t'allonges selon ma demande, et ton corps s'étire devant moi. Avec cette position ta poitrine se dresse et j'ai tout de suite envie de toi. Tu le remarques, forcément. Il y a des choses que je ne peux pas cacher, surtout dans ma tenue. Sourire aux lèvres, tu écartes doucement les jambes, m'aguichant à outrance.

- Et maintenant ? Tu m'attache ou pas ?

- Bien sûr, mais avec mes mots.

Là, tu me regardes, étonnée. Je poursuis d'une voix ferme.

- Je vais m'occuper de toi, de ton corps. Pendant tout ce temps, tu devras garder les mains sur la barre. Si à un moment quelconque tu veux arrêter, tu lâches la barre. Mais si tu le fais, il n'y aura plus aucun contact entre nous, sous quelque forme que ce soit. Je te laisse une minute pour trouver une position confortable et décider si tu acceptes ou pas.

Hésitante, tu sembles peser l'étrange proposition. Tu acceptes et le jeu commence avec une sanction irrémédiable.

- Et si je refuse ? On en reste là ?

- A toi de voir. 

- Et tu ne me bandes pas les yeux ?

- Non. Je veux que tu me voie

Tu te contorsionne, semble tester le matelas.

- Je suis prête.

Je m'approche du lit, pose mes doigts sur le dessus de ton pied, je remonte doucement et lentement le long de ta jambe, je fais courir mon index et mon majeur sur ta peau. Arrivé au genou, je le contourne et passe dans l'intérieur de ta cuisse. Là, c'est ma paume qui prend le relais de mes doigts. J'augmente la surface de contact et diminue ma vitesse d'avance. Je recourbe mes doigts et mes ongles griffent légèrement ton épiderme derrière ma paume. Tout au long du processus, nous ne nous quittons pas des yeux. Tu as la bouche entrouverte, tu inspires et expires au fur et à mesure de mon ascension, ta respiration se bloque lorsque j'atteins la jonction de tes jambes. Ma main se pose sur ton sexe qu'elle englobe sans chercher plus que ça à se poser dessus, tu bouges ton bassin pour tenter d'aller à mon contact. Je reste là une petite dizaine de secondes, savourant le chatouillis de ta toison pubienne, la caresse de ton intimité sur ma peau. Je plie les doigts et remonte encore, écartant légèrement tes lèvres intimes, mais au dernier moment je les allonge, évitant d'exciter encore plus ton bouton que je sens déjà bien gonflé. Je continue d'avancer, passe sur ton ventre, remonte, ma main glisse entre tes seins aux tétons dressés, fait une pause, attends. Tes yeux alternent entre mes yeux et mon membre dressé non loin de toi. Je vois tes mains serrer encore plus la barre, tu dois lutter contre l'envie de le saisir, de me faire subir ce que je suis en train de te faire subir. J'accentue encore le supplice, je me penche sur toi et viens poser mes lèvres sur l'auréole brune de ton sein droit. Lorsque ma langue vient lécher ton téton, un gémissement s'échappe de ta gorge, je l'aspire, le tête, pousse le vice à la grignoter pendant que de ma main je masse son homologue gauche. L4un entre mes dents, l'autre entre mes doigts, je les pousse à se dresser au maximum, joue avec leur sensibilité, les sent durcir... je les laisse enfin alors que tu bouges sous moi, tourne la tête et te regarde. Tu avais la tête en arrière et lorsque tu sens que je t'abandonne, tu me regardes, attendant de savoir la suite. Je passe au dessus de toi, m'arrête au dessus de ta bouche. Ma main descend se reposer sur ton sexe, lentement, je vois tes yeux se plisser au fur et à mesure qu'elle se rapproche de sa destination. Je commence à te masser doucement, sans aller plus loin, je sens ton souffle sur mes lèvres, je me rapproche encore et passe ma langue sur les tiennes. Aussitôt ta langue sort à la rencontre de la mienne, elles se bataillent, se cherchent, et se mélangent. Je colle ma bouche à la tienne pendant que mon majeur s'immisce entre tes lèvres intimes, glissant sans peine dans ce lieu suintant de ton plaisir. Je laisse les mouvements de ton bassin faire le reste, il monte et il descends, faisant pénétrer mon doigt le long de ton sexe qui s'humidifie de plus en plus. Ma bouche quitte la tienne, passe dans ton cou que je parsème de baisers, atteint ton épaule et continue sa progression, le creux de l'aine qui t'arrache un sursaut et je crains qu'à ce moment une de tes mains se détache. Sans m'arrêter je passe sur le côté pour revenir sur ton sein droit qui subit à nouveau mes assauts buccaux puis c'est au tour de ton sein gauche. Tes tétons sont durs comme des petits cailloux, je les mordilles pour les éprouver et te faire gémir encore plus. La paume de main est moite de ton plaisir, je ne tiens plus, je la porte à ma bouche pour la lécher. Ne me sentant plus sur toi, tu te redresses dans un cri de frustration et me vois faire. Je refais courir mon doigt le long de ton sexe, le ressort luisant de cyprine. Avec mon autre main je fais quelques aller/retour sur mon membre, quelques gouttes perlent au bout de mon gland, je viens les recueillir avec ce même doigt, mélangeant nos deux plaisirs en une seule et même substance. Je porte ce doigt à ma bouche et le lèche devant toi, puis je reviens vers ta bouche, m'arrête à quelques centimètres d'elle, fais semblant d'attendre mais tu me devance et dans un mouvement brusque tu t'empares de ma bouche et de ce goût inimitable qu'elle contient. J'ai du mal à contenir ton assaut, je me penche plus en avant pour éviter que tu ne décroche tes mains, ta langue me fouille, m'arrache ma salive, je ne sais plus si c'est moi qui domine ou l'inverse. Mais je sais comment te faire lâcher prise. Sournoisement je viens griffer l'intérieur de ta cuisse et tu lâches un grognement et ma bouche par la même occasion.

J'en profite pour passer à l'attaque. Je viens me positionner au bout du lit, devant toi, je me caresse en toute impudeur, tu me fixes, impatiente. Puis je monte sur le lit et m'approche de toi, tu écartes tes jambes, les replis, m'invite en ton antre. C'est à genoux que je fini ma course et ma bouche viens s'écraser sur ton sexe, ma langue se mettant aussitôt à s'activer, j'aspire tes lèvres, les suces, je descends le long de ta fente, vais explorer ta raie plus en bas, m'attarde sur ton petit trou que je titille de la pointe de ma langue avant de remonter, laissant derrière moi un sillon humide. Mes doigts viennent écarter tes lèvres pour me libérer un accès total à l'entrée de ta grotte, j'y plonge la langue, vient en lécher l'entrée puis remonte encore et débusque ton clitoris qui semble m'attendre. Dès que je l'atteint, tu te cambres, je lève les yeux et vois tes bras se tendre, les jointures de tes mains blanchirent sous la pression que tu exerce sur la barre du lit. Je connais ton point faible, je veux te pousser à l'extrême, je sais que tu n'as qu'une envie, de poser tes mains sur ma tête pour la guider sur ton sexe ruisselant de plaisir. Ma plus grande crainte à ce moment c'est que tu ne cède, m'obligeant à respecter ce que je t'ai dit. Mais je pousse le jeu plus loin et, enduisant mes doigts de salive et de ta mouille, j'en fais pénétrer deux en toi, sans prévenir, ton cri résonne dans mes oreilles que tes cuisses viennent couvrir subitement, j'explore ton sexe dans ses moindre recoins tandis que j'accentue la succion de ton clitoris. A ce rythme tu ne tiens pas longtemps et je te sens, t'entends et te vois exploser dans un orgasme foudroyant. Ton corps se tends, se cambre, pendant un moment tu reste ainsi, immobile, avant de retomber, inerte. Puis tes cuisses relâchent la pression sur ma tête et me libèrent enfin. Je me redresse, tu clignes des yeux, je ne bouge plus. Tu me regardes, ne comprends pas mon hésitation, puis tu comprends. Une de tes mains repose à tes côtés, sous l'impact des sens, tu as lâché prise. Tes yeux vont de ta main à moi, tu es entre deux feux, les restes de ton orgasme et les conséquences. Je te rassure rapidement.

- Laisse. Je te libère de mon exigence.

Je viens m'allonger contre toi, caresse d'un doigt ton visage, tes lèvres, replace une mèche de tes cheveux derrière ton oreille, lâche un soupir.

- Bon sang, tu es encore plus belle après avoir joui. Si seulement...

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que tu m'embrasses. Ce n'est pas de la fougue, mais une sorte de passion, je te réponds à l'identique, t'enlace tente de prendre le dessus, je suis excité comme un collégien en chaleur. Mais tu me repousse.

- Non, c'est à mon tour.

Tu as l'air si sûre de toi, je me laisse faire avec délice. Tu me renverses sur le dos, te mets à genoux sur moi, immobilises mes bras avec tes jambes. J'ai une vue imprenable sur ton entrejambe humide, mon excitation fait un bond en avant, je ne pensais pas que cela soit possible. D'une main, sans te retourner, tu te saisis de mon membre et commence à le branler doucement. Je suis là, devant toi, ou plutôt sous toi mais incapable de faire un mouvement. Presque à ta merci. Puis tu entames un mouvement de descente, ta fente passe sur mon sexe, l'imprègne de sa moiteur, mais bientôt c'est ta langue que je sens sur moi. Je te regarde me prendre en bouche, me recracher puis me reprendre, ta bouche descends, remonte, un ballet incessant qui me porte aux nues. Te voir et te sentir en même temps est un mélange de sensations divines. Ta main tire vers le bas, me garde décalotté, ta bouche ne tient en elle que mon gland hyper sensible sur lequel ta langue roule en continue. Tu connais ses zones sensibles et tu en abuses. D'un coup je creuse les reins sous le coup d'une nouvelle sensation. Tu viens de découvrir tes dents et me gratifie de leurs caresses. Un grignotage en bonne et due forme. Tu t'acharnes et je sais pourquoi. Tu sais que ce n'est pas ainsi que je peux jouir et tu veux me prouver que tu en es capable. Peine perdue, en plus c'est en toi que je veux venir, dans ton sexe, pas dans ta bouche.

- Viens, j'ai envie de toi.

Ma supplique n'est qu'un murmure mais tu l'entends. Tu remontes sur moi et te positionne au dessus de mon bassin. C'est notre position préférée à tous les deux, incidemment. Andromaque. Lentement tu me prends en toi, je sens la chaleur de ton corps qui m'entoure, centimètre par centimètre, jusqu'au plus profond. Tu te penches sur moi et je me saisis d'un de tes tétons dans ma bouche, t'arrachant un soupir d'extase. Tu entames alors un mouvement de va et vient, doux, lent mais ô combien torride. Mes mains viennent épouser la forme de tes hanches, accompagnant leurs mouvements, nos souffles s'unissent, se calquent l'un sur l'autre. Je te laisse maîtresse du jeu, me contentant de suivre tes mouvements puis d'un coup je me soulève pour venir à ta rencontre, te pénétrant jusqu'à la garde, au plus profond de ton être. Un cri s'échappe de ta bouche à chaque poussée, à chaque rencontre de nos deux corps, mes mains passent alors sur tes fesses, je les empoignent et dorénavant c'est moi qui dicte la cadence. Fini les lents allers retours, je passe à la vitesse supérieure, mes bourses viennent claquer contre ton sexe détrempé à chaque pénétration, tes cris se font de plus en plus poussés, je délaisse ta poitrine pour chercher ta bouche, pour y cueillir tes cris, ton exaltation. Puis je change de technique. Je reste en toi, plaqué à ton corps et entame des mouvements du bassin, frottant ton clitoris contre ma toison intime, mon sexe en toi suivant le même rythme. Je veux que tu jouisses encore, que tu viennes en même temps que moi, je te sonde, attentif à ton corps et ses réactions. Je te sens soudain plus rapide, plus saccadée, tes muscles intimes se resserrent autour de moi, un gémissement prend naissance dans ta gorge... et je m'abandonne en toi au moment où l'orgasme te saisis, où tes mains se saisissent de mon visage et ton cri qui passe dans ma gorge... une communion, une symbiose... nous mourrons ensemble dans une jouissance parfaite.

Tu t'allonges sur moi, comme éteinte, je t'entoure de mes bras, je ne veux pas te quitter. Pas maintenant. Nous roulons sur le côté, un tour complet sur nous mêmes dans un éclat de rire, je quitte ton corps mais je reste contre toi. Dans la pénombre je distingue l'éclat de tes yeux fixés sur moi. Un frisson parcours ton corps et je rabat la couette sur toi. Je te rends ton regard, attends une réaction qui ne vient pas. Alors je prends les devants. Je me colle à toi, t'entoure de mes bras, et t'embrasse tendrement. Tu me rends ce baiser avant de poser ta tête contre ma poitrine. Ton souffle ralentis, ta main passe autour de moi, ta voix se fait murmure.

- Ne me laisses pas...

- Je ne vais pas te laisser... promis.

- Dis moi quelque chose de gentil.

- Tu n'es pas seule... je suis là.

Un dernier baiser sur tes cheveux, tu t'endors dans mes bras, je te suis doucement. La nuit nous emporte, deux amants enlacés pour quelques heures, un moment hors de nos vies, hors du temps.

T'avoir ce soir avec moi, t'avoir cette nuit contre moi est un cadeau que je tiens à savourer, un cadeau dont je veux profiter. J'ai ton parfum, celui de ton corps, la douceur de tes cheveux, le goût de ta peau, le bruit de ta respiration, et la vue de nous deux enlacés. Ta présence ravie mes sens au complet. J'ai prévu ton petit déjeuner au cas où, il semble que j'ai bien fait. Aloé Véra.... tu m'étonneras toujours. J'ai hête de découvrir cette autre facette de ta personnalité. De toi. Mais pour l'instant, toi et moi et l'instant présent.

Cet instant présent.

Demain est un autre jour...

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