Une saga Estivale

Une saga de CortoM - 4 épisode(s)

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Épisode 1 : Cliché estival (1)

Essouflé, à plat ventre, des gouttes de sueurs qui perlent sur leurs visages, ils trouvent la force de s'embrasser de nouveau.

Vincent et Elise et se sont retrouvés dans ce bungalow abandonné sur la plage. Leurs femmes et maris respectifs dorment encore. Prétextant une insomnie matinale, ils sont fidèles au rendez-vous fixé la veille lors d’une rencontre fortuite.

Ils ont savouré ce moment qui s’apparente à une vertigineuse ondulation des corps. Cette offrande mutuelle a transformé ce lit de fortune en un autel où se sont mêlés cris et gémissement.

Vincent et Elise exorcisent les fleurs du mal en contemplant leur nudité immobile. Les regards posés sur leurs fesses et leurs dos au repos statufient ces deux êtres avides de chemins de traverses.

Lui, se remémore les instants précédent qui donnent toute la saveur à cet arrêt sur image. Il pense que ce cliché pourrait faire l’objet d’une photographie que l’on expose dans une galerie et qui, ensuite, ferait le tour du monde.

Elle, a le sentiment de s’être abandonnée en se lestant des pesanteurs de sa vie. Plus que le monde, c’est la tête qui lui tourne.

Abandonné le carcan de leurs couples en cet estival moment.

Ils se cherchent du regard en s’adressant un sourire complice. Le mouvement de leurs lèvres traduit une infinie envie.

Le désir titille de nouveaux leurs doigts. Même si cet endroit semble les confiner, ils rêvent de vastes espaces.

Lui, qui traboulait dans les interstices de sa vie, rêve désormais d'une épopée. Elle, réclame une chevauchée qui lui donnerais le sentiment d'être conquise.

Cette chevauchée elle vient d’en vivre un aperçu. Elle sent encore ses mains attraper sa crinière blonde et son sexe rentrer en elle. Elle adore lui offrir sa croupe et se sentir percuté par son désir. Elle se sent éprise de ses mains qui ont claquées sur ses fesses relevées pour rendre encore plus intense cette cavalcade. S’offrir pour se sentir fouillée, baisée par cet inconnu rencontré il y a quelques heures. Elle sait que la vue de ses reins qui se cambrent exacerbe son envie. En la prenant ainsi il provoque un va et vient entre son extrémité durcit et sa faune exquise. Il raffole de cet entrecuisse, objet d'un plaisir extrême. Elle aime au préalable sentir sa langue qui goutte sa mousse humide. Elle peut jouir de le savoir s'enivrer de sa cyprine.

Elle a dévoré sa pointe dressée lubrifiée par ses incessants mouvements de bouche. Elle a adoré gouter la rougeur de son gland gorgé. Ses lèvres son encore emprunt de cette extase buccale enfouie dans les tréfonds de sa gorge chaude.

Lorsque que leurs deux corps fusionnent ils se sentent liquide. Cette quête du coït trempe leurs peaux et affolent leurs bouches. Dans ces moments leur appétit est total comme si Aphrodite et Éros les autorisaient à s'autoriser. Leur gourmandise est charnelle. Ils repoussent en permanence les frontières de cet empire où leurs sens bravent les interdits.

Ces deux êtres cultivent leur art de vivre. Ils n'exposent pas leur nature, ils l'explorent. Elle serait morte par la seule stimulation du fantasme, mais elle est bien vivante par leurs extases permanentes.

Le désir les envahit de nouveau mais Il est temps de rejoindre mari et épouse. Le point d’orgue de cette fugue matinale leur réserve une surprise.

En rentrant dans leur chambre, au dessus du lit, le cliché qu’il avait imaginé faire le tour du monde s’affiche en grand.

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