Une saga Estivale

Une saga de CortoM - 4 épisode(s)

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Épisode 4 : Cliché estival (4)

A l’écoute du message de Simon, Vincent fut pris d’une subite panique. Il retira brusquement son sexe des fesses d’Elise.

Debout derrière elle, il délogea le smartphone du bambou acoustique et tendit l’objet à Elise.

Elle se remettait à peine de son coït malencontreusement interrompu.

Dans ce mouvement de transmission, sans s’en apercevoir, Vincent déclencha la fonction photographique de l’Iphone de sa partenaire. Un cliché évocateur, mais flou, s’enregistra, à leur insu, dans l’appareil.

Elise, se redressa laissant poindre ses petits seins dont les bouts pointaient encore.

Elle prit les choses en mains.

« Il faut que nous quittions cet endroit pour rejoindre Simon et Charlotte »

« J’appelle mon mari pour le prévenir »

Encore en sueur, ils se rhabillèrent en catastrophe.

« Allo Simon ? »

« Enfin ! Tu étais passée où ? »

« Ne t’inquiète pas je me suis un peu perdue, mais j’arrive »

« Je suis chez nos nouveaux amis avec Charlotte qui cherche à joindre également Vincent »

« J’arrive ! Préparez le café »

« Il est prêt depuis longtemps ma chérie »

« Ok, ok… »

Elise raccrocha pendant que Vincent consultait son portable inondé de SMS de Charlotte.

Lui aussi téléphona à son épouse et tenta de la rassurer. Il lui expliqua qu’il avait oublié son téléphone au bureau de tabac, d’où son silence depuis plus d’heure et qu’il s’était attardé avec des parisiens dans près du port. Il annonça son retour rapide.

Ils quittèrent précipitamment le bungalow perdu laissant la pièce de leurs ébats en l’état. Elise pris soin de le verrouiller avec le cadenas.

En remontant le sentier des douaniers, elle pris plusieurs clichés avec des vues imprenables de la plage et sur le golfe. Elle envisagea de traverser la vielle ville pour enrichir un stock de photos pour justifier sa promenade matinale.

Vincent, avait une seule obsession, acheter des sardines, seul alibi crédible à ses yeux pour le laver d’éventuels soupçons aux yeux de Charlotte.

Le puzzle commençait à trouver une cohérence.

Simon avait réveillé Charlotte. Gêné, son sac de croissant à la main, il regrettait cette intrusion.

Charlotte, sortie de son sommeil par ce visiteur imprévu, lui avait ouvert la porte en l’invitant à entrer et rejoindre la terrasse au bord de la piscine.

Elle avait eu juste le temps de passer un peignoir de bain sur sa nuisette. Simon transpirant après ses 10 kilomètres de footing était visiblement mal à l’aise face à une situation qu’il avait lui même provoqué.

Après que chacun d’entre eux eurent échangé par téléphone avec Elise et Vincent ils prirent le temps de boire un café. L’atmosphère se détendit.

Passé l’instant de surprise, Charlotte et Simon conversèrent tout naturellement, visiblement rassuré d’avoir localisé leurs compagnons de vie.

Paradoxalement, ce moment intime, totalement improvisé, nourrit le début d’une relation qu’ils n’avaient pas imaginé. Plus Elise et Vincent tardaient plus leur complicité grandissait.

« Tu devrais profiter de la piscine, à cette heure c’est un délice ! » lança Charlotte à l’attention de Simon.

« Tu as raison mais je n’ai pas de maillot de bain » lui rétorqua t-il.

« Je vais t’en prêter un de Vincent, tu peux te changer dans l’abris en bois dans lequel tu trouvera une serviettes de bain, j’arrive ».

Charlotte alla chercher la tenue promise et Simon se dirigea vers la cabine de jardin.

Enfermé à l’intérieur de l’habitacle il entendit les pas de Charlotte. Il avait tombé son tee-shirt et entouré sa taille d’une serviette en attendant le caleçon de bain apporté par Charlotte. Celle-ci avait enfilé une tunique de plage.

Elle frappa à porte du cabanon. Simon lui ouvrit et lui sourit. Elle tendait le vêtement emprunté à son mari.

En tentant de le récupérer la serviette glissa et Simon offrit le spectacle de sa nudité au regard de Charlotte.

Face à elle le sexe de son visiteur était visiblement sensible aux charmes de son hôte. Charlotte balaya de ses yeux bleus le spectacle offert par la finesse ce corps encore transpirant. Elle s’attarda de manière prononcée sur le membre dressé.

« Heu …excuses moi » balbutia Simon, de nouveau déstabilisé par cette scène qu’il avait encore involontairement provoquée.

Cette enchainement de circonstances perturbait sa rationalité d’informaticien. Son logiciel beuguait. Il tenta maladroitement et dans l’urgence de cacher sa raideur.

Charlotte nullement perturbée s’approcha de lui, posant doigt sur ses lèvres et chuchota à l’oreille de son convive « Chuuutttt, tout va bien »

Elle embrassa le torse de cette offrande qui réveilla en elle une envie de profiter de ce moment singulier.

Malgré lui, Simon s’adossa contre la paroi du cabanon. Les lèvres de Charlotte glissèrent le long de sa poitrine. Sa langue la parcourue la pellicule d’une peau devenue moite.

Sachant que le temps leur était compté, elle saisi avec délicatesse sa longueur fertile, le regardant avec gourmandise.

Elle branla cette rigidité, lapa le gland de Simon et l’enroba de ses lèvres. Prisonnier de cette emprise buccale il ne put retenir un gémissement.

Charlotte entama un mouvement continu en engloutissant l’objet de son désir. Elle n’aurait pas imaginée se délecter de ce nectar en proposant, il y a plus d’une heure, l’hospitalité à un homme rencontré le soir précédent avec son mari.

Les aboiements du chien des voisins annonçaient le probable retour de Vincent et d’Elise. Le cliché estival s’écrivait désormais au pluriel…

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