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Épisode 3 : Confiante


En toute confiance

Vous l’aurez compris, je n’avais aucun doute sur les intentions du beau Thibaud avant d’aller le rejoindre. Naïve, pensez-vous sûrement, vous doutant que cette rencontre ne serait pas qu’une simple sortie en tout bien tout honneur ! Et dire que depuis cette époque là, dès qu’il s’agit de lui, je me montre toujours aussi confiante sans savoir ce qui m’attend.

Je n’avais pas osé parlé à mes deux amies proches de ce que j’avais accepté de faire. Je craignais qu’elle ne me juge et qu’elles aient une fausse opinion de moi. J’étais contente de l’avoir fait, me sentant plus adulte qu’elles mais je ressentais quand même un peu de gêne. Cela me faisait drôle de ne pas en parler à Mélanie qui était ma confidente depuis l’enfance. . .

Pour ce nouveau rendez-vous, j’avais fait l’effort d’arriver à l’heure et même en avance ! Pas évident, car en général, je suis en retard. Il ne tarda pas à arriver et apprécia que je sois déjà là. Il me complimenta à ce sujet, me demandant si j’étais en avance par crainte d’une fessée. Je ne répondis rien alors que je craignais qu’il ne m’attende pas si jamais je n’étais pas à l’heure. Pendant notre balade, il ne fit aucun commentaire sur la fameuse soirée où je lui avais montré ma poitrine. Comment ne pas se sentir en sécurité ainsi ? Surtout qu’il ne tarda pas à me prendre par les épaules et même à m’embrasser ! Autant vous dire que j’étais dans tous mes états ! Mon rêve s’exhaussait et je rêvais de passer un maximum de temps à ses côtés. Il ne me fit pas d’autres baisers, ni ne me tint la main jusqu’à ce que nous arrivions au starbuck. Comme la dernière fois, nous prenions place à une table à l’écart. Je le dévorais des yeux, amoureuse de lui, de ce corps musclé que j’avais envie de toucher. Je remarquais que lui aussi me matait.

— Tu as des seins comme des melons, magnifiques.

Sa remarque me fit rougir mais je ne me sentais pas gênée pour autant. Après tout, il était en quelque sorte mon petit ami et qu’est-ce que cela pouvait bien faire qu’il ait vu ma poitrine ? J’étais heureuse de lui plaire, craignant quand même au fond de moi qu’il me trouve trop gamine pour lui plaire totalement.

— J’imagine que le reste doit être tout aussi intéressant à voir.

Je gardais le silence, rougissant davantage. Il se montrait différent des jeunes de mon âge mais il était tout aussi intéressé par le physique. Je trouvais ça logique, il avait presque dix ans de plus que moi et contrairement à la plupart de mes camarades, il n’était plus puceau depuis longtemps. Le sexe c’est important pour un adulte. Il n’insista pas plus sur le sujet, me demandant comment ça allait à la maison. Chez moi, les choses étaient tendues, me montrant souvent révoltée et cessant souvent le dialogue avec mes parents qui ne pouvaient pas me comprendre. Quand est-ce qu’ils verraient que je ne suis plus une petite fille ? Lui au moins l’a compris et il me voit comme femme, me regarde comme femme et me désire comme femme. 

Il me ramena ensuite jusque chez moi. Sur le parking, j’eus le droit à un nouveau baiser (seulement le deuxième de ma journée) qui me fit beaucoup d’effet. La culotte subissait l’état dans lequel je me trouvais. Ses mains s’étaient montrées baladeuses, s’intéressant beaucoup à mes fesses. Alors que nous approchions de l’endroit où j’habitais, il bifurqua en chemin pour s’arrêter dans une impasse peu fréquentée. Je le regardais avec surprise et son sourire me rassura.

— Relève ton haut pour que je voie tes seins en vrai. 

Ses paroles me traversaient sans que j’en comprenne le sens.

— Fais-le pour moi.

Comment lui dire non alors que je suis sous le charme et qu’il embrasse si bien ? Je relevai le haut avec le soutien-gorge, exposant ma poitrine à son regard appréciateur. Il poussa un petit gémissement de satisfaction. J’étais contente de lui donner ce plaisir, tout en craignant qu’en ne le faisant pas, il se lasse de moi. Surtout que j’avais enregistré sur mon ordinateur les photos où il était torse nu sur son blog et que je les regardais tous les jours. Je restai un long moment à lui dévoiler mes melons jusqu’à ce qu’il me dise de me rhabiller. Il me fit part de sa satisfaction d’avoir attendu son autorisation et il m’informa que nous nous reverrions le samedi suivant. Autant vous dire que je ressentais l’envie de sauter de joie mais c’est un peu compliqué de le faire dans une voiture. Il me ramena ensuite chez moi.

Aujourd’hui et depuis longtemps, je ne rougis plus en évoquant cette situation. Après tout, il n’y a rien d’extraordinaire à montrer ses seins. Cette anecdote plaisait beaucoup à Virginie lorsque je le lui avais révélé. J’imagine que certains pensent que le dressage de la chienne est en cours mais en fait non. À l’époque mon maître testait ma docilité et les limites que je pouvais avoir. Limites que j’ai découvertes au final en même temps que lui.


Vous avez dit folle de lui ?

Un peu… beaucoup… passionnément… à la folie ! C’est ce que j’ai découvert jour après jour. Le dimanche après la sortie où j’ai fini par lui montrer mes seins, j’étais sur un petit nuage. Je n’oubliais pas l’épisode de la voiture que je trouvais plutôt excitant. Me montrer ainsi pour la première fois à un homme, dans sa voiture et dans une impasse, rien ne me choquait, ni ne m’inquiétait. Il était mien et j’étais à lui. J’étais… je le suis toujours !

On s’envoyait pas mal de SMS, avec des petits mots gentils mais pas de mots doux de sa part. Cela me surprenait, tout comme je n’osais pas lui dire je t’aime. Je craignais de l’effrayer en lui disant, de l’étouffer sous un amour d’adolescente et je préférais que ce soit lui qui le prononce en premier.

J’en parlais avec Mélanie pour avoir son avis sur cette relation. Je n’osais pas lui dire toute la vérité et elle comprit que je cachais des informations. Je gardais le silence sur la webcam et sur ce qui s’était exactement passé dans la voiture. Elle respecta mon silence mais avec ce qu’elle savait, elle pensa que l’écart entre lui et moi, le poussait à ne pas se montrer romantique, comme par fierté.

La journée du dimanche me rendait assez malheureuse malgré tout parce qu’il n’était pas disponible sur skype pour converser. Du coup, la prise de tête avec mes parents devenait inévitable. La veille, je m’étais sentie adulte, responsable en quelque sorte et depuis que j’étais rentrée, on me considérait de nouveau comme une gamine. Il m’envoyait des messages pour me dire de tenir jusqu’à ce soir. Le seul problème, c’était que mes parents avaient décidé pour me punir de m’interdire d’utiliser l’ordinateur le soir. Je dus attendre qu’ils se soient couchés et endormis pour pouvoir enfin l’utiliser. Je me rappelle que les premiers mots de Thibault sur skype furent de me traiter de délinquante. J’avais envie de rire mais je me retins pour ne pas réveiller mes parents. Ensuite je lui racontais ma journée qu’il lut avec attention, me réconfortant souvent. Tout se passait comme d’habitude.

« Tu devrais mettre la cam, j’ai besoin de te voir. » Ni une, ni deux, je le fis sans sourciller. Moi aussi je ressentais cette même envie. Je le vis torse nu et ne pus m’empêcher de mettre un hmmm pour lui faire comprendre que j’appréciais le spectacle. « Tu devrais en faire autant. » Lui écrire et le voir ainsi me donnait chaud et après tout, je ne risquais rien. Je lui accordai ce plaisir, retirant le haut de mon pyjama.

« T’es vraiment une vilaine fille » mit Thibaud en message avec un smiley pour me faire comprendre qu’il plaisantait. Pendant plus d’un quart d’heure, notre discussion continua ainsi, où je lui avouai que les prochains soirs de la semaine je ne pourrais pas venir sur l’ordinateur, sauf une fois que mes parents seraient couchés. Il me demanda de ne pas le faire chaque jour pour limiter ma fatigue. Je trouvais cette attention délicate de sa part.

Jusqu’au samedi, on alternait un soir de fraude sur deux. Depuis ce dimanche, se mettre torse nu était devenu un rituel. Par contre, pour le week-end nous avions décidé de changer d’endroit et de nous balader en centre ville. Il s’excusa de ne pas pouvoir m’emmener, ayant autre chose à faire avant de me rejoindre. Sauf qu’à l’heure prévue, je n’étais pas encore sur place. La faute à mes parents qui trouvaient que je sortais trop souvent mais surtout la mienne, parce que je n’avais pas fait attention à l’heure.

Heureusement il m’attendait et il m’annonça que je recevrais une fessée pour ce retard. Je n’en crus pas un mot et nous partîmes nous balader dans les rues. Après quelques minutes, il posa une main sur mes fesses et je le laissais faire. Nous échangeâmes quelques baisers mais pas autant que je l’aurais voulu. Tous étaient passionnés et les mains sont parfois remontées plus hauts que mon postérieur pour bien toucher mes seins, ce que j’ai bien apprécié. Surtout que le dernier, dans une petite ruelle plutôt déserte, sa main avait glissé sous mon t-shirt. Je ne vous raconte pas dans quel état j’ai retrouvé ma culotte !

Sur cet après-midi là, il n’y a pas grand-chose à raconter jusqu’au retour en voiture. Cette fois-ci, il m’emmena dans un coin désert et s’y arrêta. Il me demanda de sortir de la voiture et il fit de même avant de monter à l’arrière. Il m’invita à en faire autant et à me mettre en travers de ses jambes.

— T’as oublié la correction pour ton retard ?

 Son sourire ravageur me fit fondre et je m’exécutai sans crainte. Je reçus une bonne fessée sur mon postérieur recouvert de mon jean. Pas trop forte non plus, je n’ai pas eu mal mais je l’ai bien senti. J’avoue avoir trouvé cela assez plaisant malgré la surprise de cet acte. 

— Et que ça ne se reproduise pas !

 Une autre pour me faire bien comprendre que sa clémence ne sera pas la même si cela arrivait de nouveau. Et une troisième, comme un rappel avant d’arrêter.

Malgré tout, je considérais avoir passé une très bonne après-midi en sa compagnie. La fessée ne m’avait pas dérangée, pas plus que le fait qu’avant de repartir il m’avait de nouveau demandé à voir mes seins. Cette fois-ci, j’acceptais de raconter à Virginie ce qui s’était passée. Étant plus portée sur le cul que Mélanie, je savais qu’elle ne me jugerait pas. Elle m’avoua qu’elle aussi aimerait un jour recevoir une petite correction. . .

J’attendais avec impatience de le revoir le samedi d’après. Il me rendait folle sauf que je n’imaginais pas encore jusqu’à quel point !


Retrouvez la version illustrée sur le blog "Le journal d'une chienne" : https://journalchienne.blogspot.fr/

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