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Épisode 5 : La proposition


Une bien curieuse proposition

Valentine la coquine, un petit sobriquet donné par mes parents quand j’étais gamine. Valentine la vilaine, qui se fait corriger par son petit ami quand elle est en retard. Valentine la salope ? Vraiment ? Serait-ce ce que je suis maintenant ? Cette nouvelle appellation ne me plaisait pas tant que ça, trop connotée, même si sur le moment je l’avais acceptée. Heureusement, Thibaud ne la prononçait plus. Je ne savais pas quoi penser de ce qui s’était passé entre nous, mais j’étais très désireuse de le revoir. Je n’en revenais pas de m’être faite doigter et d’avoir autant aimé ça.

Les doutes de ma conduite ne me rongeaient pas, je n’avais pas l’impression d’avoir fait quelque chose de mal ou de grave. C’étaient ce que les couples pouvaient faire. Les choses suivaient leur cours, sans que cela aille trop vite. Je ne me sentais pas dépassée par les événements. J’espérais même que cela se reproduise à l’avenir mais dans des circonstances différentes. Je me demandais s’il avait pu voir mon sexe ou non mais était-ce bien important ?

Après tout, j’allais bien finir par le lui montrer un jour. Le dimanche soir, seins nus en webcam, notre conversation habituelle fut remplacée par les événements récents. Jusqu’à ce soir, nous n’en avions pas encore parlé. Il me demandait comment je me sentais et je lui dis que ça allait, de ne pas s’inquiéter. « Tu es bientôt prête à perdre ta virginité. » J’en arrivais à la même conclusion que lui, même si l’idée de me mettre toute nue devant lui m’angoissait un peu, la peur de déplaire, de ne pas être à la hauteur. J’en venais à penser que la fessée qui dérape était une bonne chose puisque j’en oubliais ma pudeur.

« Il va falloir s’en occuper prochainement. » Je rougis devant tant d’audace, me demandant s’il envisageait de le faire le week-end prochain.

« Sauf que moi je ne m’occupe que des culs. Cela fait longtemps que je ne pénètre plus les vagins. » Je fis une grimace avant de taper sur mon clavier lui expliquant que je préférais d’abord perdre mon pucelage devant avant celui de derrière.

« Je me doute. Mais ne t’en fais pas, tu perdras les deux. » Il me fit un grand sourire, comme pour me rassurer. Je hochais la tête, me sentant toujours en confiance car jusqu’à présent, il ne m’avait forcé à rien. Je savais que les hommes aimaient bien passer par l’anus et c’était l’un des risques en ayant un copain plus âgé.

« Par contre, ce n’est pas moi qui vais te dépuceler devant. » J’avais l’impression de ne pas comprendre ce qui était écrit ou de mal interpréter ses propos.

« Je peux t’en choisir un qui le fera. »

Je n’en croyais pas mes yeux, mon petit ami me proposait de coucher avec un autre, de le laisser m’enlever ma virginité. Je ne comprenais plus rien. « Réfléchis bien à cette proposition car moi je ne le ferai pas. » Je mis du temps avant de réagir et lui demander si cela ne le gênait pas qu’un autre le fasse alors que je suis avec lui. Il me dit que non parce qu’il tenait à moi et qu’il comprenait mon désir d’être prise par le vagin. Il voulait me faire plaisir mais il insistait sur le fait que ce ne sera pas mon amant pour ça.

« Rien ne presse, prends ton temps pour réfléchir. Cela ne change rien à nous. »

Cette dernière affirmation me rassura mais lorsque je partis me coucher, je ne pouvais que penser à sa proposition. Je n’arrivais pas à comprendre comment il pouvait accepter que quelqu’un d’autre me touche alors que moi je détesterais qu’il se tape une autre fille !

Je me trouvais devant un nouveau choix, le deuxième qui ne m’obligeait à rien, toujours avec la possibilité de refuser. Peut-être pensez-vous que j’aurais dû mettre un terme à cette relation mais j’étais bien trop fascinée par cet homme pour le faire, surtout que les jours suivants, il n’évoqua pas ce sujet. Et moi de mon côté je n’osais pas en parler à Mélanie ou Virginie. . .


Vilaine ou salope ?

En toute quiétude, je sortis le samedi suivant pour aller rejoindre Thibaud qui m’emmena chez lui. Toute la semaine, j’avais ressassé sa proposition sans comprendre comment je pourrais l’accepter ; j’avais l’espoir qu’il change d’avis. J’avais l’air de lui plaire et peut-être que cela suffirait. Cette fois-ci, j’étais à l’heure et donc j’évitais la fessée de bienvenue. Je n’étais pas très certaine d’avoir envie qu’il recommence, que cela devienne un rituel entre nous et comme prévu, il ne fit rien. Il me proposa de prendre une boisson avant de m’embrasser avec fougue. Les beaux jours étant revenus. Sans qu’il me le demande, je portais de nouveau une jupe, ce qui lui permit de glisser une main dessous. Je me pressais davantage contre lui.

— T’es vraiment vilaine, me souffla Thibaud avant de me faire des bisous dans le cou.

Ses mains se baladaient sur mon corps, glissant sous le chemisier pour mieux attraper mes seins avant de retourner à mes fesses. Je me laissais faire, n’étant pas en reste, touchant son torse musclé, que je sentais dur et ferme, même sans oser trop appuyer, ayant l’envie de lui retirer son t-shirt.

— Mais es-tu seulement vilaine ou aussi une salope ?

De nouveau, ce juron ne me dérangeait pas tandis qu’une de ses mains caressait mon intimité protégée par le tissu de ma culotte. Je mouillais d’envie qu’il m’entraîne vers la chambre et me prenne avec fougue. Sauf qu’il n’en fit rien et qu’il finit par arrêter ce baiser. Frustrant ! Cet après-midi là, je ne reçus pas d’autres caresses et il n’y eut qu’un seul autre baiser un peu passionné. Cela me perturbait et je compris qu’il se retenait parce qu’il n’était intéressé que par mon cul. J’évitais de lui en faire la remarque, ne me sentant pas très à l’aise pour parler de ce sujet de vive voix.

Mélanie, en véritable amie, me demanda les jours suivants comment ça allait avec Thibaud. Je n’osais pas lui dire la proposition qu’il m’avait faite. Je préférais garder cela pour moi car je considérais qu’elle ne pouvait pas comprendre. Je la trouvais plus prude que moi et je l’imaginais bien mettre un terme à cette relation à ma place. En revanche, Virginie à qui je cachais aussi la vérité, cherchait plus à savoir si j’avais de nouvelles choses croustillantes à avouer.

Inutile de vous raconter la semaine suivante, ponctuée de conversations banales avec mon chéri jusqu’au samedi suivant, sans aucune allusion à ma virginité. Ce jour là, il avait besoin d’acheter un jeu dans une boutique du centre qu’il appréciait. Cela permit de nous balader en amoureux et puis sur le chemin, je ne sais plus si c’était lui ou si c’était moi, nous avions fini par nous embrasser dans une ruelle. Un baiser passionné ! Je perdis la notion du temps et des lieux. Je laissais ses mains trituraient mon corps, descendre sous ma jupe alors que nous étions à l’extérieur. Je ne pouvais pas me détacher de lui, me laissant faire, même lorsque je sentis sa main caresser mon bas ventre. Je ressentais une sensation agréable, un feu ardent.

— T’es pas qu’une vilaine. T’es aussi une salope…

À lui de juger mais ça avait l’air de lui plaire, surtout que je le sentis se faufiler sous la culotte. J’en mordis presque sa lèvre. En ouvrant les yeux, je revins peu à peu à la réalité et je lui demandai d’arrêter. Je manquais certainement de conviction parce que je sentis un doigt cherchant mon clitoris. S’il te plaît, dis-je.

— S’il te plaît Monsieur.

Gémissant faiblement, dans un soupir je prononçais les mots. Toute pantelante, je fus soulagée en le sentant retirer sa main mais je ne m’attendais pas à ce qu’il en profite pour me baisser la culotte. Je n’eus pas le temps de réagir qu’il me faisait relever chaque pied pour me l’enlever complètement. Cette tension m’avait coupé les jambes et toute volonté. Il mit le sous-vêtement dans sa poche. 

— Ça c’est pour avoir oublié le Monsieur et pour confirmer que t’es une salope.

Je me trouvais nue sous la jupe en pleine rue. Je regardais autour de nous et les rares personnes que je voyais où que je croisais par la suite, me donnaient l’impression de savoir. Nous étions allés jusqu’à sa boutique sans aucune protestation de ma part pour ce qu’il venait de faire. Lorsque le vendeur partit dans l’arrière boutique pour aller chercher le jeu mis de côté, il en profita pour glisser une main en dessous et me mettre une tape puis me faire un clin d’œil complice.

Le chemin du retour me parut moins stressant jusqu’à chez lui. Je m’attendais à ce qu’il me saute dessus, me retirant mon pucelage mais rien. Je n’osais toujours pas lui en parler de l’après-midi et avant de quitter son domicile, je récupérai ma culotte. En la remettant, il me rappela qu’il ne s’occupera pas de ma chatte, juste de mes fesses.

Je me posais plein de questions après ça, me demandant où cette relation allait m’amener. Je pensais de nouveau à ce qui s’était passé dans la rue. Je ne regrettais pas d’avoir été nue sous la jupe, je trouvais cela excitant et je savais que je lui faisais beaucoup d’effet ainsi. À l’avenir, je recommencerai pour voir si je pouvais le pousser à oublier sa proposition et ainsi s’occuper de moi tout en continuant de cacher sa proposition à mes proches amies.


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