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Épisode 7 : Dérapages


Repos forcé et distance me rendent plus coquine ?

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes (ou enfin presque, ma relation avec Thibaud démarrait sur des bases étranges mais plaisantes sans vraiment évoluer. Après tout, notre génération n’est plus dans la relation conventionnelle et c’est ce que montrent bien les vidéos amateurs des couples sur le net...) et je dus faire une pause. Les règles venaient perturbaient l’avancement de ma relation avec mon chéri alors que j’espérais le faire céder prochainement. À force de passer du temps avec lui, j’imaginais qu’il finirait par consentir de me dépuceler. L’idée que ce soit quelqu’un d’autre qui le fasse, ne me convenait toujours pas.

J’avais hâte de pouvoir le revoir mais Thibaud m’apprit qu’il allait partir en vacances avec ses amis pendant une semaine et qu’avant ça, il allait aider son père qui vit dans une autre région. Pendant deux semaines à peu près, je n’allais pas le revoir. Et forcément, le premier jour de son absence coïncidait avec les résultats du baccalauréat.

Si ma vie autre que sexuelle vous intéresse, sachez que je l’ai obtenu. Et avec mention ! Cela méritait bien quelques félicitations, un gros câlin de son chéri et un dépucelage, non ?

Tant pis pour le reste, j’avais au moins le diplôme et la bride relâchée par mes parents. Ils étaient fiers de moi et prirent la décision de me laisser dorénavant plus de libertés. S’ils avaient su que j’en avais déjà prises, ils n’auraient peut-être pas été du même avis. Pour la fierté, ils le seraient sûrement moins en apprenant que je me fais doigter par mon copain dont ils ignorent l’existence et que je reçois la fessée en extérieur.

Refermons la parenthèse pour revenir au manque que j’éprouvais de ne pas avoir mon chéri sous la main. (Les pervers imagineront bien des choses mais qu’ils ne s’en fassent pas, ça finira par arriver. En main, en bouche...) Heureusement, pendant la semaine de vacances, il y avait internet dans la maison que lui et ses amis louaient.

Qui dit net, dit conversation skype, dit webcam lorsqu’il s’isole dans sa chambre. Je lui faisais toute confiance et bien entendu, pour lui faire plaisir, je me mettais seins nus en vidéo. Nous utilisions le clavier pour nous exprimer. J’appréciais de pouvoir être en contact avec lui, cela me permettait de tenir jusqu’à son retour. Alors forcément, lorsqu’il me demande de retirer ma culotte pour me voir nue, j’étais suffisamment en manque de lui pour accepter et lui faire ce plaisir. Et puis ce n’était pas comme s’il ne m’avait jamais vu complètement nue. C’est mon chéri !

Il ne pouvait voir mon intimité que lorsque je me mettais debout. Le bureau cachait en partie mon sexe, ne dévoilant que le haut de ma pilosité brune. Depuis que j’étais avec lui, je l’entretenais, ne la laissant pas trop pousser. Je n’avais pas envie d’être complètement rasée et puis ça ne le gênait pas apparemment. Il voulait que je me montre davantage mais je refusai tant que je ne verrais pas son sexe d’homme. Cela le fit sourire et je m’attendis à ce qu’il se mette nu également. Il s’excusa de ne pas pouvoir le faire, ses amis se trouvaient dans la pièce d’à côté et il craignait que l’un d’eux entre à l’improviste.

Sans doute était-ce mieux ainsi, les choses risquaient d’aller plus loin si nous avions franchi ce cap. Comme je l’ai déjà dit, je me trouvais en manque et dans cet état, je m’apercevais que j’étais capable de repousser des limites que je pensais infranchissable. L’avenir me le prouva...


Blog, webcam et compagnie : le sentiment que ça va trop loin

Ce que j’ai fait une fois, vous avez fini par comprendre que je suis capable de le refaire plusieurs fois ! Après la première webcam des vacances de Thibaud, je m’étais dit que je ne me remettrais pas totalement nue devant lui sans qu’il ne le fasse en premier. Il fallait que je m’affirme d’avantage. En même temps, je craignais de le froisser et de le perdre.

Le voyant torse nu, je dévoilais ma poitrine pour que nous soyons sur le même terrain d’égalité. Je comprenais qu’il ne le ferait pas entièrement et dans ma tête, je tentais de me convaincre de ne pas céder s’il me le demandait. Je me sentais fébrile à cause de l’excitation de discuter avec lui, de voir ses pectoraux et de me dire que peut-être je pourrais suffisamment lui donner chaud pour l’obliger à se montrer sans rien.

La conversation du départ était assez classique. Il s’inquiétait de savoir comment ça se passait avec mes parents. Pour l’instant, tout allait pour le mieux, même si je ne pouvais pas m'empêcher de me disputer avec eux pour un rien. Depuis l’obtention du bac, ils me laissaient tranquille et m’autorisaient à sortir autant que je voulais. Sauf que mon copain n’était pas en ville et mes amis étaient presque tous partis en vacances. À l’exception de Mathis mais je préférais éviter de le voir seule pour le moment. Du coup, je restais enfermée à la maison.

L’ennui n’est pas une bonne chose, surtout lorsque l’on ressent un manque de sexe. Je faisais l’erreur aussi de ne plus pratiquer l’onanisme, de peur que cela me fasse défaillir lorsque je serais en cam avec lui. J’espérais que cela me permettrait de résister davantage mais je ne suis pas certaine que ç’aurait changé quelque chose.

Il voulait me voir nue, je refusais tant que je ne le verrais pas dévêtu.

— T’as décidé de ne pas lâcher l’affaire.

Sa remarque me fit sourire et j’espérai qu’il cède à ma requête, surtout lorsque je lus le mot : « attends ». Il m’envoya quelques instants plus tard une photo d’un sexe d’homme érigé mais je n’avais que cette partie là, pas mon chéri dans son ensemble. Il m’affirma la photo authentique, me demandant de lui faire confiance. Je décidais de céder une dernière fois mais lui montrer juste une fois ! Pas plus !

— T’es vraiment bandante !

Son visage exprimait de la satisfaction mais il ne tarda pas à me demander d’en voir plus. Pour que j’accède à sa requête, il m’envoya le lien d’un blog qui était aussi le sien. Je dus cliquer sur « accepter » pour entrer sur le site interdit aux mineurs. Je découvris une photo de lui dévêtu, lunettes de soleil sur les yeux, sexe en berne. J’avoue être restée quelques courtes secondes focalisées sur son entrejambe que j’espérais voir en érection. Curieuse, je cliquai sur la bannière pour revenir à l’accueil.

« C’est le blog de ma vie privée » me confia Thibaud en message. Forcément, cela ne faisait qu’accroître mon envie d’en savoir plus et je me demandais s’il allait parler de moi dessus. Sur son autre blog, il m’évoquait à peine, pour me protéger disait-il, arguant que notre relation devait rester cachée à mes parents. Il affirmait également qu’il séparait blog et vie privée. Je découvrais en fait qu’il en avait deux bien distincts.

Le dernier post évoquait son départ en vacances et qu’il reviendrait bientôt. Il postait une photo de lui de profil, le sexe érigé. J’appréciais cette vision et j’attendais avec hâte de le voir en vrai. J’affichais le post précédent et je restai stupéfaite devant une photo de moi au parc ! Je ne savais pas qu’il en avait prise une lorsque j’étais de dos, contre l’arbre, robe relevée dévoilant mon postérieur.

— Tu as osé poster une photo de moi sans me demander mon avis ? Et les fesses à l’air en plus !

J’étais sidérée, légèrement en colère et surtout craintive que l’on me reconnaisse. Il voulut me rassurer dans ce sens pour me dire que personne ne peut savoir que c’est moi. Il m’envoya plusieurs messages pendant que je vérifiais le reste du blog.

Je découvris sur des articles différents, les photos que j’avais prises avec mon téléphone. Il avait flouté mon visage et me présentait comme sa nouvelle copine. J’étais outrée, mal dans ma peau et je me sentais trahie. J’essayais de le lui faire comprendre mais il me disait que j’en faisais toute une histoire pour pas grand-chose, que ce n’étaient que des photos anonymes.

« Et puis tu sais, t’en fais dresser des queues ! » Cette remarque me rassura un peu et je lui dis que je voulais voir ça. Sauf que je ne m’attendais pas à ce qui allait se passer. Deux de ses amis entrèrent dans le champ de vision de sa webcam, complètement nus, leurs sexes érigés en train de se masturber.

— Ils ont apprécié de te voir nue en direct, c’est pour toi qu’ils bandent. Ce pourrait être l’un d’eux.

Il persistait dans son idée de donner ma virginité à un autre homme que lui.

C’était trop pour moi aujourd’hui. Je coupai la vidéo, me sentant fiévreuse, sur le point de craquer et je mis un terme à la conversation. Je me sentis sale et je partis sous la douche, comme si elle allait pouvoir tout me faire oublier et me laver de ce que je venais de découvrir.

Sans le savoir et sans le comprendre, j’étais à un nouveau tournant de ma vie. Soit j’arrêtais tout et je reprenais mon existence que j’avais avant de l’avoir rencontré, soit j’arrivais à faire abstraction de tout ça et continuer cette relation qui me laissait un goût étrange. 


Retrouvez la version illustrée sur le blog "Le journal d'une chienne" : https://journalchienne.blogspot.fr/

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