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Épisode 8 : Folle de lui


Perdue

Si j’étais auteure et que j’écrivais un livre sur cette histoire, j’écrirais probablement un ou plusieurs chapitres sur cette période de ma vie. Mais vous avez de la chance, je n’écris qu’un blog ! Vous avez ainsi droit à un court article sur ce qui se passait dans ma tête à cette époque.

Hâtivement, j’avais pris la décision de ne plus lui parler, de cesser tout contact. Je ne répondis ni à ses SMS, ni à ses mails, ni à un de ses commentaires sur mon blog. Je ressentais le besoin de prendre mes distances. Toute cette relation me perturbait et je me sentais mal de m’être ainsi montrée à de multiples reprises. Je me trouvais conne et je craignais que cela ne me joue des tours.

J'avais le besoin de me confier à mes amies. Mais comment avouer tout ce que j’avais fait ? Mélanie n’aurait pas pu s’empêcher d’émettre un jugement. J’en suis certaine... Pour Virginie, je ne savais pas sa réaction, j’avais trop peur qu’elle me demande les détails et qu’elle cherche à voir le blog. Du coup, je me retrouvais avec personne à qui parler...

Le lendemain, Thibaud m’envoya un dernier message. Il me promit que même si c’était fini entre nous, il ne divulguerait jamais mon nom, ni les photos à visage découvert. J’aurais préféré qu’il les retire tout simplement. Je ne répondais rien. À la fin de son texto, il termina par quatre petits mots : « Je t’aime Valentine ». Jusqu’à présent, il ne les avait jamais écrit et encore moins prononcés.

Le temps passait et j’espérais y voir plus clair sauf que tout restait confus dans ma tête. Je relisais en boucle son dernier message, surtout la fin et je ne pouvais m’empêcher de sourire. Pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? Et pourquoi ne m’as-tu pas demandé la permission pour les photos ? Ces questions tournaient dans ma tête, me mettant face à l’absurdité de mon esprit. Je n’appréciais pas qu’il publie des photos de moi et j’en venais à réfléchir sur le pourquoi il ne me l’avait pas demandé, comme si j’aurais pu accepter.

Comme si j’aurais pu accepter... C’était ça mon problème. Je devinais une certaine réponse et je me disais que non. C’est la fatigue, mon cerveau qui fonctionne à l’envers. Je ne suis pas ce genre de fille. Je n’étais que Valentine, la petit fille à ses parents, pure et innocente... Sauf que j’étais une jeune femme découvrant l’amour, aimant sans aucune limite, sans aucune retenue...

Je ressentais le besoin d’arrêter de me torturer l’esprit car cela ne m’aidait pas à faire le point. Il aurait fallu que je parte en vacances, que je m’éloigne de chez moi. Or cet été là, mes parents avaient peu de vacances et décalées, ce qui nous empêchait de voyager. J’étais perdue chez moi avec mes pensées.


En manque de lui

L’été, les beaux jours, la chaleur, les jours qui s’enchaînent sans le voir, sans se passer, l’absence physique de mes amies m’empêchant de leur dire par téléphone ce qui n’allait pas et l’envie de sexe me rendent folle. Mais ça vous l’aviez sans doute déjà compris et vous vous doutez que j'allais faire une bêtise...

Thibaud était de nouveau chez lui depuis plus d’une semaine. J’étais toujours mal et je ressentais le besoin de crever l’abcès. Je me trouvais dans l’état de la personne qui souffre trop et qui accepte de subir ce qu’elle refusait au départ. Du coup, j’envoyai un SMS en lui demandant pourquoi il ne m’avait pas dit pour le blog, pourquoi il ne m’avait pas demandé pour les photos et pourquoi il m’avait fait ça en cam ? J’avais besoin de réponses. Ce besoin de savoir, de comprendre, était plus fort que moi.

Il me répondit rapidement et commença son texto par : « Coucou ma chérie. Tu me manques. » Même si j’avais hâte de lire ses explications, je restais bloquée sur ses mots. Il se montrait attentionné, ce qui était rare. Il s’excusa ensuite. Il reconnut qu’il aurait dû m’en parler et obtenir mon autorisation. J’hésitai à lui écrire et m’abstins de le faire pour le moment. Quelque chose me gênait, me retenait de le faire.

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas repartir sur mes interrogations et mes pensées embrouillées comme dans l’article précédent ! De toute façon, je n’étais plus en état de réfléchir ce jour-là et je décidai d’aller sur son blog "érotique". Plus pornographique qu'érotique en fait...

Je m’étais mise en mode hors ligne sur skype et je vérifiai s’il était connecté et c’était le cas. Il avait posté des images et vidéos porno depuis mais aucunes sur moi. Je parcourai son blog pour arriver aux posts me concernant. Il ne les avait pas supprimés.

La curiosité me poussait à aller lire les quelques commentaires postés sur mes différentes photos. Celle du parc fut la plus appréciée par les internautes et les mots laissés me firent de l’effet malgré moi. Comme toute jeune femme, ma crainte était que mon corps ne plaise pas et grâce à Thibaud, j’avais la preuve du contraire. Un homme lui affirmait qu’il était chanceux d’avoir une copine ayant un si beau corps. J’étais très flattée, peut-être trop sans doute, ce qui me poussa à aller sur skype.

Il me demanda si ça allait mieux et je lui répondis honnêtement que je n’en savais rien. Il me dit que je lui manquais. Nous discutions ensuite de tout et de rien. Le temps passait et tout redevenait comme avant, sans que je m’en rende compte. Il se mit torse nu, prétextant qu’il avait trop chaud. Il me fit fondre. Après plus d’une dizaine de minutes où j’avais cogité pour savoir quoi faire ou ne pas faire, je retirai mon haut.

Je ne m’attendais pas à reprendre autant d’ardeur et me montrer aussi frivole. Il me complimenta sur ma poitrine et je comprenais qu’il voulait en voir plus. Je relisais les commentaires élogieux à mon égard, même parfois crus et je continuais à parcourir son blog. Je découvris certaines photos de ses anciennes relations, plutôt osées : des fellations et quelques sodomies. Son sexe me faisait envie et il dut le sentir puisqu’il voulait connaître mon avis sur son blog et sur son physique.

« Mets-toi à l’aise » finit-il par m’écrire.

J’acceptai de le faire, retirant ma culotte, me sentant plus libre ainsi. Après tout, il m’avait vu plus d’une fois nue. C’est dans ces moments-là que je me rends compte à quel point je suis amoureuse et l’emprise qu’il a sur moi...

« Touche-toi si t’as envie de le faire. Moi je l’ai fait plus d’une fois en regardant tes photos. »

Machinalement, je lui obéis et lorsque je m’en aperçus, il était trop tard. Il regardait avec avidité les doigts caressants mon sexe. Je n’avais plus envie de rougir, je ne ressentais que le besoin de continuer. Oubliées mes bonnes résolutions, finis mes doutes, je m’offrais à sa vue comme j’avais envie de m’offrir à ses mains s’il avait été là. Il me demanda de sortir les sextoys qu’il m’avait offerts. Je ne pus résister à les sortir et je pris celui pour mon vagin. Je m’en servis et je me fis gémir avec. (Je me doute que vous aimeriez voir des photos de moi avec et vous n’avez qu’à consulter mon blog, j’en ai glissé quelques unes.)

« Prends les plugs, je veux te voir les utiliser. »

Jusqu’à ce jour, j’avais des réticences pour m’en servir mais je voyais son sourire plein d’espoir et je ne voulais pas le décevoir. Il s'était montré tendre et attentionné dans ces récents messages, je devais le récompenser. Avec un peu de chance, il se lâcherait plus que d’habitude. Et en mots, ce fut effectivement le cas. Je déplaçais la webcam pour filmer mon lit et me mettre dessus comme il me l’avait demandé. Je mis le son pour faciliter la conversation profitant de l’absence de mes parents encore au travail.

J’écoutais sa voix qui me guidait sur comment faire. Je pris le tube gel et m’en mis sur l’anus.

Tourne-toi que je profite mieux de ton cul.

J’obéissais, comme une bonne fille et j’entendis qu’il appréciait la vue.

Enfonce le plus petit.

Ce que je fis sans hésitation, curieuse de savoir l’effet que ça ferait et soucieuse de lui faire plaisir.

Je me mis de côté, comme il le souhaitait, me contorsionnant pour qu’il ait encore une vue sur mes fesses tout en pouvant voir mon visage. Je ne savais pas trop quoi faire, jouer avec le plug, utiliser mon autre sextoy, me caresser... J’attendais qu’il me conseille. J’étais une marionnette. Je n’étais pas très à l’aise pour lui faire plaisir en webcam. J’aurais dû les utiliser seule avant pour me familiariser avec.

Demain, viens chez moi avec tes jouets.

Son ton ne souffrait aucun refus. De toute façon, j’étais désireuse de le revoir. Je répondis oui monsieur, ce qui sembla lui convenir.

J’attendais avec impatience la journée du lendemain, mettant de côté tout ce qui s’était passé avant ainsi que mes doutes. Pour moi il m’aimait et c’était le principal. Il avait un rapport à la sexualité différent du mien mais j’avais besoin d’évoluer. Je me trouvais trop idéaliste ou trop naïve. 


Retrouvez la version illustrée sur le blog "Le journal d'une chienne" : https://journalchienne.blogspot.fr/

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