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Aux pieds !


“Severin, Severin, speak so slightly
Severin, down on your bended knee
Taste the whip, in love not given lightly
Taste the whip, now plead for me”


Nous restons ainsi un moment, la professeure cajolant la studieuse et docile écolière. Puis je lui demande d’aller se démaquiller et de se dénuder.

Lorsque Sacha revient vers moi nu comme un ver, la tête baissée, je claque des doigts et lui crie un “ Aux pieds !”. Il comprend instantanément qu’il est l’heure de faire l’éducation de ma chienne. Il se met à quatre pattes et s’avance vers mes mains qui tiennent un large collier en cuir noir. Je le ferme autour de son cou avant d’y accrocher une laisse.

—Viens on promène.

Je balade le mâle canin dans la maison, qui n’a de masculin que son phallus et ses deux couilles qui ballotent tristement au rythme de ses mouvements. J’accélère parfois le pas, juste pour le plaisir de le voir courir maladroitement. Je marque des pauses, par moment, sans l’avertir. S’il ne s’arrête pas, je tire d’un coup sec sur la laisse pour le rappeler à l’ordre. Je vérifie sa bonne maitrise des ordres usuels : “assis”, “couché”, “fais le beau”. Il s’avère que ma chienne est très obéissante et je la félicite d’une caresse derrière l’oreille. Je prends donc le risque de la laisser se défouler en liberté dans la pièce. Folle de joie, elle court un peu partout, va se rafraichir dans sa gamelle avec tant d’empressement qu’elle la renverse.

Je m’approche avec un regard noir et la gronde sévèrement, tout en lui assenant trois légers coups de pied sur la croupe. Je me retiens de la frapper davantage. Je me réserve pour tout à l’heure.

Ma chienne lape l’eau directement au sol et efface ainsi toute trace de sa maladresse. Je la regarde faire depuis le canapé, les pieds sur la table basse. Je ris de la voir ainsi ridicule. Je la rappelle en sifflant et elle vient s’installer au sol pendant que je poursuis ma lecture. De temps en temps ma main vient lui frotter le dos, je la gratifie d’un “c’est un bon chien ça”. Mais c’est encore un animal jeune qui adore se dépenser et, assez vite, son impatience se manifeste. Elle trépigne. Alors je saisis le bouchon en liège de la bouteille de vin et le lance au travers de la pièce.

—Va chercher !

Joueuse, ma chienne court après, l’attrape entre les dents avant de venir le déposer dans ma main. Elle ne s’en lasse pas et je prends un malin plaisir à viser des endroits exigus. Nous passons un bon moment ainsi, moi me régalant de voir Sacha si grotesque, lui jouissant d’être dans la peau d’une chienne.

C’est alors que l’image de Sonia surgit dans ma tête. C’est son anniversaire bientôt et je voulais lui faire une surprise. J’allais presque oublier, quel dommage cela aurait été. Je sors, tout sourire, les petites bougies roses de mon sac et des feutres. Je rappelle ma chienne d’un claquement de doigts. Sacha me présente son cul, toujours à quatre pattes. J’allume l’un des petits bouts de cire et en laisse couler sur ses fesses. A chaque goutte qui se dépose, je viens appliquer une bougie que je maintiens en place le temps qu’elle tienne toute seule. Huit au total. Avant de les allumer je viens inscrire mon message pour Sonia. “Joyeux anniversaire !” entouré de coeurs, de fleurs et je ne peux résister d’y ajouter une grossière bite. J’éclaire d’une flamme les bougies et j’attends que la cire coule un peu le long de chacune jusque sur la peau avant de prendre plusieurs photos. Le résultat est magnifiquement grotesque et je montre à Sacha ma préférée.

—C’est celle-ci que je vais lui offrir. Tu aimes ?

Il acquiesce d’un” waouf “ plein d’entrain, bandant à l’idée d’être ainsi exhibé.

Je suis tellement ravie que cela me donne l’envie de jouir, j’écarte les cuisses et ordonne à ma chienne de me lécher. J’ai éteint les flammes mais j’ai laissé les bougies bien en place. Sacha se faufile dans mon entrecuisse et m’offre un cunnilingus tellement délicieux que je jappe moi aussi comme un petit animal. Je glisse un doigt dans ma mouille et vient humidifier l’anus de Sacha. Il est encore tout dilaté et je lui ordonne d’aller chercher mon gode. Il revient avec mon sexe artificiel en bouche. Je l’enfile et m’introduis au fond de lui sans plus de préliminaire, jusqu’à ce que je m’épuise. Nous récupérons un temps en observant les flammes du poêle. Nous échangeons quelques baisers et des caresses dont la douceur contraste avec la bestialité de notre coït.

Le sommeil commence à me piquer les yeux.

—Au lit !

Je me dirige vers la chambre, ma cravache à la main suivie par ma fidèle et loyale chienne.

—Avant de t’endormir, tu mérites une bonne correction. Si tu ne sais pas vraiment pourquoi, sache que j’ai plein de bonnes raisons.

Il grimpe sur le couchage et me présente son postérieur sans broncher. Je cravache consciencieusement ses fesses qui rougissent instantanément. Sacha grogne. Des zébrures boursoufflées se dessinent au fur et à mesure. Je le punis jusqu’à ce que mes bras se crispent. Je termine par quelques fessées qui claquent bien et viennent raviver la douleur de la peau à vif.

—C’est tout pour aujourd’hui ma belle. Viens dans mes bras, je veux te serrer pour m’endormir.

Je me colle tout contre lui. Je sens ses fesses toutes chaudes contre mes cuisses. Petit à petit, sa respiration ralentit et devient plus ample. Il sombre dans le sommeil, son collier autour du cou.

Au matin, Sacha, en esclave dévoué me ramène un café au lit. Je l’embrasse pour le remercier.

—Tu as bien dormi ?

—Oui Maîtresse me répond-il en ouvrant les rideaux.

Ses fesses sont marquées de traits qui vont du rouge au violet.

Nous poursuivons nos petits jeux jusqu’au moment du départ. Nous remercions notre hôte pour son accueil.

—Vous avez bien profité ?

—Oh oui ! Cette bâtisse est un havre de paix, nous sommes requinqués.

Sacha charge les voitures et nous prenons la route pour rentrer chacun chez soi, reprendre notre vie ordinaire, comme si de rien n’était, malgré tout transformés par cette merveilleuse nuit.



Epilogue


“I am tired, I am weary

I could sleep for a thousand years

A thousand dreams that would awake me

Different colors made of tears”


Depuis nous nous voyons régulièrement Sacha et moi. Je l’invite à la maison et le fais courir nu dans la neige à quatre pattes pour son plus grand plaisir.

Charlie et Sonia ont grandement apprécié leur cadeau. La curiosité les a poussées à me demander de plus en plus de détails sur cette relation. Et au fil du temps l’envie a fait tomber leurs barrières et j’organise des soirées entre copines avec un esclave tout dévoué rien que pour nous. Il nous sert l’apéritif, anticipe le remplissage de nos coupes lorsque celles-ci sont vides, nous sert de repose-pied.

Charlie use surtout de Sacha comme d’une soubrette qu’elle ridiculise sans aucun scrupule. Elle lui fait faire tout et n’importe quoi, n’étant jamais satisfaite de son exécution. Sonia se défoule sur le postérieur, précédemment carte d’anniversaire, de ma chienne et ravage les fesses de Sacha pour extérioriser son mépris des hommes.

Je prends plaisir à les regarder faire, heureuse de partager avec mes amies mon jouet et de les faire profiter de la chance que j’ai. Je félicite Sacha pour son dévouement. Je le fait beau en accrochant de lourdes boucles d’oreilles à pinces sur ses testicules qui tintent lorsqu’il marche. J’ai fait graver une médaille à son nom et il la porte fièrement au collier qu’il arbore en permanence durant nos douces parenthèses.

Nous passons de très bonnes soirées à rire à coeur joie, un homme à notre merci, rampant à nos pieds.


“Shiny, shiny, shiny boots of leather

Whiplash girl child in the dark

Severin, your servant comes in bells, please don't forsake him

Strike, dear mistress, and cure his heart”    

  Venus ins furs, Velvet underground