Venus in furs

Une saga de Popins - 5 épisode(s)

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Épisode 2 : Le collier se referme

“Downy sins of streetlight fancies
Chase the costumes she shall wear
Ermine furs adorn the imperious
Severin, Severin awaits you there”

“A ma grande joie, mon collier s’est refermé de plusieurs crans aujourd’hui. Je suis fier de vous appartenir Maîtresse. Merci”

Ce sont les mots qui concluent la réponse de Sacha à ma lettre. Il s’engage à respecter la séparation stricte de ses deux facettes et m’ôte toute culpabilité. Il est pleinement consentant de prendre ce rôle de soumis et ne demande qu’à être mon esclave dévoué. Il me parle de son désir d’être humilié, de se plier au moindre de mes caprices, d’être ma bonniche. Il me propose même des idées que la domina toute naissante n’aurait même pas envisagées. Mais au fur et à mesure de ses suggestions, mon imagination se débride et mes fantasmes se font de plus en plus pervers. Il accentue la levée de toutes mes inhibitions en m’envoyant des photos de lui dans des situations les plus humiliantes les unes que les autres. Ainsi je le vit à quatre pattes en laisse aux pieds d’une Maîtresse, le phallus et les couilles emprisonnés dans des cordes, ou encore en tutu rose ridicule. Toutes ces images me font prendre conscience de l’ampleur de son masochisme, elles ouvrent lentement la porte à mon sadisme et cela me donne presque le vertige. Chaque matin, je me réveille avec un message qu’il écrit nu, à genoux dans lequel il exprime son dévouement et sa reconnaissance pour l’attention que je lui porte, les yeux baissés en guise de soumission. Il entre petit à petit dans le rôle de l’esclave parfait et, en même temps, il prend une place de plus en plus importante dans ma vie. Ainsi entre deux échanges avec mon soumis, je retrouve un amant, un tendre si mon envie est aux caresses, une brute si j’ai juste envie de baise. Cela m’offre un parfait équilibre, j’explore et assouvis les fantasmes de chaque partie de moi.

L’envie de le voir, de l’avoir bel et bien à mes pieds se fait de plus en plus pressante. Je veux entrer pleinement dans le jeu. Nous avons fixé une date de rencontre en face à genoux. J’ai cherché un endroit à mi chemin entre nous. Non pas une vulgaire chambre d’hôtel minable mais un gite au charme des pierres anciennes. Sans trop de fenêtres pour me sentir totalement à l’abri de regards indiscrets qui pourraient m’inhiber. J’ai trouvé mon bonheur et je peux pleinement imaginer les humiliations et les tortures que je vais lui infliger.

Cette nouveauté dans ma vie est tellement inattendue et surprenante que je ne peux m’empêcher d’en parler à une amie. Mon esclave jubilait déjà rien qu’à l’idée que je le ridiculise auprès d’une autre femme. Charlie n’en croit pas ses oreilles lorsque je lui explique qu’un homme veut répondre à mes moindres caprices, qu’il attend de moi que je le maltraite tant en le mettant dans des situations grotesques qu’en lui prenant le cul.

C’est à l’apéro que je lui montre les photos de ma salope en tutu. Nous avons ri, un fou rire mémorable même. Elle est surprise que je puisse prendre ce rôle mais au fur et à mesure que je lui expose mes sévices, elle devient presque envieuse.

— Je vais le déguiser en licorne, avec une perruque multicolore et une corne sur le front, en licorne volante même, avec des ailes de fée et une jupe en tulle rose. Je vais commencer par de l'absurdité pour progressivement aller vers la punition et finir par le prendre brutalement.

Elle rit à coeur joie.

—Et je le ferai danser sur garden of April, d’April March. Ecoute, elle a un côté absurde cette mélodie...

Et sur les notes du piano et au son de l’harmonica, nous éclatons de rire.

—Il aimerait beaucoup que tu viennes voir à quel point il est ridicule s’il vient chez moi. Bien entendu ce sera uniquement s’il réussit l’entretien d’embauche préalable.

Charlie est hésitante mais lorsque je lui décris la scène de lui nous apportant l’apéritif, nos pieds reposant ensuite sur son dos, ses rires l’emportent sur sa raison.

—D’accord, mais dans ce cas je lui demanderais aussi une chorégraphie.

—Tout ce que tu voudras.

—Et tu lui referas refaire le lit tiens, juste pour moi. Cela serait le pied !

—Si tu veux, mais en le corrigeant. Je t’enverrai  une photo du lit et de ses fesses zébrées par ma cravache.

—Je trouve chouette que tu arrives à t’autoriser de faire de nouvelles expériences.

—Oh tu sais il y a peu de temps je prenais mon pied en recevant des coups, c’est quand même plus agréable de le prendre en riant.

Je ne manquais pas de tout relater à mon esclave qui jouissait de son exquise honte. Une personne idiote pourrait penser qu’être dominatrice c’est se défouler sur un mâle. Elle n’aurait rien compris. Dominer demande une attention de presque tous les instant pour anticiper les attentes de l’autre, on ne peut même, au final, lui être plus dévouée.

J’entends donc son désir d’être émasculé, ridiculisé, corriger et de me lécher autant qu’il me plaira. Et je fantasme déjà à l’idée de lui prendre le cul. Au demeurant très joli et rebondi.

Le jour venu, nous arrivons presque en même temps au gite. La propriétaire nous accueille chaleureusement, comme un couple lambda. Oh notre arrivée à deux véhicules doit bien lui faire soupçonner une relation illégitime. Mais elle est loin de se douter que je suis une maîtresse d’un autre genre. Une Maîtresse avec une majuscule. Elle nous fait visiter les lieux et nous souhaite de bien profiter.

—Comptez sur nous, Monsieur va être aux petits soins, tout dévoué.

—Je vous amène le repas vers 19h30 ?

—C’est parfait, merci ! Chéri, tu sors ma valise ?

—Oui bien sûr, tout de suite.

Il ouvre les coffres des nos voitures respectives et prend son sac et le mien. Ils contiennent tout ce qu’il nous faut pour prendre du bon temps.

Une fois la porte de notre théâtre refermée, nous voilà seul à seul. Sacha s’agenouille et s’apprête à recevoir mon majeur dans le cul en guise de bienvenue.

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