Vieux cochons !

Une saga de Thalia_Devreaux - 18 épisode(s)

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Épisode 17 : Le calme avant la tempête ?

En semaine, je surveille le forum et les comptes identifiées des trois vieux cochons. Pour l'instant, tout est calme. Trop calme. Je crains le pire. Ou peut-être que finalement, tout finira par rentrer dans l'ordre et je n'ai plus que de monsieur Dupré à me préoccuper ? En tout cas, même si les trois comptes restent actifs, il ne parlent plus de moi. Ou du moins, en public. J'espère qu'en privé, ils ne feront pas le lien entre eux...

Ma situation est délicate, ma position risquée. J'évite de croiser monsieur Beaumont et lorsque c'est le cas, il se montre poli, ne faisant aucune allusion. Je vais peut-être finir par retrouver un peu de sérénité qui va me permettre de réfléchir à comment régler mon problème de séances photos coquines. J'ai encore une dizaine de jours avant la prochaine fois.

J'ai beau réfléchir, je ne vois pas la solution pour le moment. J'ai pensé à lui voler son téléphone portable mais il a un ordinateur. Il faudrait que j'y accède. Il doit probablement se trouver dans la pièce que je n'ai pas encore visitée. Sauf que monsieur Dupré espère que la prochaine fois, nous pourrons profiter de l'extérieur et du beau temps.

Alors que je m'attends à avoir des nouvelles de Raymond, qui pourrait abuser lui aussi de la situation malgré l'accord passé, je suis contacté par son frère. Patrick m'informe qu'il a la vidéo de son frère en sa possession. C'est une catastrophe...

Après un échange bref avec Raymond, qui me confirme lui avoir donné, voyant dans ce geste un gage d'excuse pour lui avoir volé des photos sans son accord, j'échange de nouveau avec Patrick. Connaissant le grand frère, qui même s'il est plus gentil que les quatre autres vieux cochons réunis, a quand même des idées bien perverses me concernant.

L'avantage avec Patrick, c'est qu'il est facile à convaincre et qu'il ne cherche pas à me nuire, même s'il profite de la situation. Il est prêt à me donner la clef usb qui contient la vidéo et à ne pas faire de copie pour lui. En échange, il veut quelques photos de moi nue en pleine nature. Et sans que j'ai besoin de le demander, il me certifie qu'on ne verra pas mon visage.

— Je mérite bien une compensation, conclut le randonneur.

J'aurais préféré qu'il s'en passe mais je ne suis plus à ça près. Il me propose de se voir le lundi qui vient, à la même heure que la dernière fois. J'accepte, appréciant de ne pas avoir à jongler le même jour entre monsieur Dupré et lui.

Malgré cet incident assez vite résolu, ma vie reprendrait presque son cours normal. Le forum toujours actif ne s'intéresse plus à moi, ce qui est une bonne chose. Je passe un week-end en étant assez sereine. Je me dis que cette affaire va être vite expédiée. Je m'endors paisiblement jusqu'au lendemain. Néanmoins, mes histoires m'empêchent à présent d'aller à l'université le lundi matin.

À l'heure convenue, je rejoins le retraité à l'endroit où nous nous sommes rencontrés la première fois. Il me montre la clef usb. Sous son regard scrutateur, je ne perds pas de temps et malgré les températures fraîches, je me mets nue une fois que nous avons choisi l'endroit pour les clichés à prendre. Il se met en position avec son Reflex et ne tarde pas à capturer l'instant de face, puis de dos.

Je ne me sens pas tout à fait à l'aise mais je sens un feu grandir dans mon ventre. J'en viens à apprécier ces petits moments de perversion. Je ne suis pas exhibitionniste pour autant mais le fait d'être nue en pleine nature, a de quoi faire fantasmer. Sauf que moi, je le réalise contre mon gré mais je décide de prendre ça avec philosophie.

— Voilà. En principe, après cet échange, tu n'entendras plus parler de moi. Sauf si tu le souhaites.

Il a un petit rire, ni moqueur, ni pervers. Quelque chose de plus sincère. Je sens qu'il me laissera en paix. Machinalement je pose une main devant mon sexe pour le couvrir. Mes vêtements sont près de lui. Alors que je m'approche pour les récupérer, un homme sort du fourré où il s'était caché. Il s'agit de monsieur Dupré, son smartphone dans la main, avec un grand sourire.

— J'ai bien fait de venir me balader par ici pour trouver de nouveaux coins où nous pourrions nous amuser tous les deux !

Il se met à rire. Je regarde Patrick qui semble surpris de voir le nouveau venu. De sa place, il ne pouvait pas voir que nous étions épiés. J'ai l'impression que nous sommes tous deux tétanisés tandis que le nouvel arrivant s'approche de l'endroit où sont mes affaires pour les récupérer. Bizarrement, dans ma tête, je me dis que la boucle est bouclée. J'ai fait la connaissance du randonneur lors d'une séance photo nue ici et c'est au tour du photographe de l'époque de nous surprendre.

— Le hasard fait bien les choses. Si j'avais su, j'aurais profité davantage de cette séance organisée. Mais ce n'est pas grave, j'ai pu prendre quelques photos où l'on voit très bien ton visage.

Il en affiche une sur son écran, tenant toujours dans son autre main mes vêtements. Je tends les mains pour les récupérer lorsqu'il s'approche de moi mais il me fait non de la tête. Je vois sur son téléphone l'image à visage découvert. Il en fait défiler une autre où de son point de vue, on me voit en train d'être prise en photo par Patrick. Il ne manquait plus que ça...

— Je vais être jaloux.

Le randonneur garde le silence, le visage contrit. Je tente de récupérer mes affaires mais l'invité surprise se recule avec un petit sourire. Il compte profiter de la situation. J'imagine qu'il a l'intention de changer les termes de notre accord. Le cliché de moi en train d'être prise en photo risque de me coûter cher et je sais qu'il ne va pas se priver de ce petit plaisir.

— Je te propose un marché, car je sais que tu vas me demander à ce que ça reste entre nous et je ne peux rien te refuser avec ton regard de biche.

Je me raidis, non pas à cause de la fraîcheur ambiante, mais par peur de ce qu'il va me proposer. Je le connais suffisamment malin pour ne pas renier sur son intérêt dans cette nouvelle affaire. Il prend son temps avant de continuer, me reluquant de la tête aux pieds. Ça doit lui plaire de me laisser nue en pleine nature.

— Je veux bien garder le silence à ce sujet et ne pas diffuser les photos mais à condition que cette séance ne s'arrête pas là.

Il s'approche de moi et pose sa main sur ma hanche, mes fesses avant de s'arrêter.

— Ce serait mieux chez vous pour le faire.

Ma réponse l'amuse, comme s'il la trouvait hors sujet. Pourtant il me la déjà dit, il ne va pas se contenter d'un plan cul, comme la première fois.

— Non, je te propose de continuer mais en faisant comme la semaine dernière chez moi.

Mes joues s'empourprent. Patrick apprend désormais ce que je continue à faire avec monsieur Dupré et il se montre intéressé. Il a envie d'en savoir plus et surtout, il me dit qu'il y aura un prix pour son silence. Je le regarde inquiète mais il affiche un sourire bienveillant.

— Une fellation, c'est tout ce que je demande... Et c'est déjà trop.

Est-ce que sucer c'est tromper ? Ou est-ce que la question ne se pose que pour les femmes ? S'il me propose cet arrangement, c'est qu'il peut se le permettre. C'est pas cher payé, encore une fois, me dis-je en sachant qu'il aurait pu profiter davantage de la situation. Car pour préserver ma réputation, je ne peux pas crier sur tous les toits qu'il se montre infidèle...

Cette fois-ci, les photos pour monsieur Dupré se feront avec l'appareil photo du randonneur. Bien entendu, tous les clichés seront à visage découvert, pour la collection privée des deux hommes car là-dessus, le retraité n'a pas l'intention de ne pas les garder. Je devrais probablement renégocier plus tard avec lui pour les faire disparaître. En attendant, je reprends ma pose de tout à l'heure.

Monsieur Dupré se montre plus directif, me demandant de m'accroupir, de m'agenouiller, de me pencher en avant lorsqu'ils se trouvent derrière-moi... Au final, le plaisir vient malgré tout car je leur fais confiance.

— C'est qu'elle mouille, la cochonne ! S'exclame l'invité surprise.

Je lui lance un regard de reproche. Car même si nous semblons isolés et qu'en dehors de ces deux hommes, aucune autre personne ne semble venir par ici, je n'ai pas envie d'être surprise par quelqu'un d'autre. Ça l'amuse et il me demande de me détendre, de me lâcher, de faire comme chez lui, de me caresser, ce que je fais.

Mon index entre et sort de ma chatte trempée et son doigt ne tarde pas à venir le remplacer. Patrick ne perd pas l'occasion d'immortaliser chaque instant. Sentir un autre doigt que le mien, une autre main que la mienne, au milieu de la nature, m'emmène au bord de l'orgasme. Je me sens défaillir et il faut croire qu'il l'a senti. Il arrête ce qu'il fait et s'approche du photographe. Il récupère l'appareil et son acolyte improvisé, défait la boucle de la ceinture de son pantalon pour sortir rapidement son engin.

Sa queue est de belle facture. Odorante et mouillée d'excitation. Je me mets à genoux devant, comprenant que c'est maintenant que je dois le satisfaire. Je sens qu'il va vite venir car lui aussi est excité. Je m'empresse de le prendre en bouche, de le lécher, de le sucer et de le faire jouir rapidement. La pipe n'a pas dû durer plus de deux minutes. Bien entendu, monsieur Dupré a tout mis dans la carte mémoire de l'appareil photo.

— J'accepte d'être baisée par vous deux, maintenant, en échange de la carte mémoire, dis-je toujours à genoux en écartant les cuisses.

— Bien tenté, lâche mon photographe amateur qui garde l'appareil bien avec lui.

Déçue et frustrée d'être restée sur ma faim, je récupère mes affaires et me rhabille vite fait. Les deux hommes discutent pour savoir comment ils vont faire pour les photos. Je préfère les laisser là et repartir seule. Ils ne se soucient plus de moi à présent.

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