Vieux cochons !

Une saga de Thalia_Devreaux - 11 épisode(s)

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Épisode 6 : Les facéties du maître-chanteur

Deux jours plus tard, alors que ma vie est suspendue à son contact, il m'envoie un message. Il me soumet ses conditions. Il souhaite d'autres photos à la place de celles qu'il a déjà. Des exhibitions plus assumées, un peu dans le genre de celles que j'ai faites pour monsieur Dupré. Sauf qu'il exige d'avoir mon visage dessus. Je refuse.

Je me retrouve dans l'impasse. Il attend que je lui fasse une proposition tout aussi osée que celle qu'il vient de me faire. Il me met la pression sur le délai de réflexion. Je finis par lui écrire que je suis prête à coucher avec lui en échange de la suppression des photos.

« Bien essayé ! Mais pour un plan cul, j'ai déjà ce qu'il faut. »

Bizarrement je savais par avance qu'avec lui ce ne serait pas aussi facile. Je me retrouve piégée, ne sachant pas quoi faire pour le moment, ni quoi proposer d'autre. Malheureusement, sa perversité ne s'arrête pas à une simple baise avec une jeune femme de vingt ans.

« Mais par contre, je pourrais te baiser et te filmer en même temps. »

Et du coup, au lieu d'avoir des photos de moi, t'as une vidéo... C'est pire ! Lui envoie-je dans la foulée.

« Je peux te filmer sans qu'on voit ton visage. Et en échange de ça, je supprime les photos. Et même si je montre le film, personne ne saura que c'est toi. »

Je relis plusieurs fois le message. Je ne sais pas quoi répondre. Je me laisse le temps de la réflexion. L'idée fait peu à peu son chemin. Je me dis qu'après tout, c'est comme les photos avec monsieur Dupré. On ne voit pas ma tête et il les garde pour lui. Avec diablotin56, c'est plus risqué parce que c'est une vidéo mais j'en ai déjà vu sur des sites pornographiques. Suivant comment c'est filmé, on ne voit jamais le visage de la meuf.

Je pense à Stéphanie. C'est une sextape qui l'a propulsée au rang de salope. Sauf que dessus, on voyait son visage. Avec les photos en la possession de mon maître-chanteur, je risque de me retrouver devant la même situation. Mais s'il respecte la condition annoncée, je m'en sortirai bien finalement.

J'accepte mais à la condition qu'à aucun moment sur la vidéo, mon visage ne soit filmé.

« Marché conclu ! »

Je ne peux pas dire que j'ai pu dormir plus tranquillement ensuite, ni que ma semaine a été plus paisible. Je ne fais que penser au rendez-vous fixé ce vendredi après-midi à l'heure où je suis sensée faire les courses. Le fameux diablotin56 s'appelle Marcel et il m'a donné rendez-vous chez lui, après avoir terminé le travail. Je lui mens sur mon prénom en lui faisant croire que je m'appelle Aude.

Je suis tendue en arrivant chez lui. C'est la première fois que je remarque réellement son apparence. Il a du ventre, pas trop non plus. Des mains boudinées avec une alliance à la main gauche qui saucissonne son doigt. Je me demande s'il est divorcé ou si madame est au courant de ses expériences extra-conjugales. C'est un peu tard pour que je m'en préoccupe.

Je remarque qu'il a tout préparé dans sa chambre. Un grand drap blanc recouvre le lit. Sur la table de nuit, il a posé des préservatifs et son smartphone. Je comprends qu'il va me filmer avec. Il déboutonne sa chemise. Il est l'heure pour moi de me déshabiller.

— C'est ça, mets-toi à l'aise, petite salope.

Je ne relève pas l'insulte. J'imagine aisément que pour lui, c'est ce qui me définit le mieux. Je n'ai qu'une hâte, c'est d'en finir et de rentrer chez moi. Je n'ai pas besoin de faire les courses, j'ai séché mes cours pour m'en occuper. Toutes ces histoires me rendent moins assidue à l'université.

— Détend-toi.

Ses mains viennent se poser sur mon corps, une sur mes fesses, l'autre sur ma fente. Sa bouche vient se poser directement sur mon téton droit et il se met à le suçoter. Je me laisse faire, gémissant à ce contact. Il se montre agile avec ses doigts, au point de me faire mouiller d'excitation. Je me retrouve plaquée contre le mur, son index titillant mon clitoris avant de me pénétrer. Le salaud sait y faire.

— Branle-moi.

Il me donne des ordres. Il doit me trouve trop passive et il a raison. D'un côté, ça me plaît qu'il le fasse et d'obéir docilement. C'est comme si je me retrouve plongée dans un jeu de rôle. Peu à peu, cette situation m'émoustille. Bien sûr, je ne suis pas encore tout à fait à mon aise.

— Suce-moi.

Je le regarde droit dans les yeux. Il en a envie. Le smartphone n'est pas à portée de main, je ne risque rien. Alors je m'agenouille et je prends sa queue en bouche. Elle perle déjà de désir. Je l'excite beaucoup. Sa main m'attrape par les cheveux et il me plaque contre lui, pour que je prenne entièrement son sexe.

Il gémit sous le plaisir que je lui procure et l'entendre me fait de l'effet. Je me sens plus humide. J'en viens à me dire que malgré sa proposition, ce salaud m'excite. Est-ce que comme monsieur Dupré et monsieur Beaumont, au final j'y trouverai un peu mon compte ?

— Mets-toi à quatre pattes.

Je m'exécute aussitôt, prenant la position la plus adéquate pour me filmer. Après avoir recouvert son membre viril d'un préservatif et de l'avoir enfoncé dans mon vagin, il attrape le téléphone pour commencer à filmer.

Je ne regarde que droit devant moi, tête baissée, mes cheveux tombant de chaque côté de mon visage. Surtout ne pas tourner la tête, ne pas parler mais par contre, je me laisse aller à gémir. Un gémissement, c'est trop intime pour être identifié.

— T'aimes ça, salope !

Et pendant qu'il me pistonne, il prononce parfois des mots de ce genre. Ça ne me déplaît pas, ça ne coupe pas mon envie. La tension dans mon ventre s’accroît, à cause aussi en partie d'être filmée pendant que je me fais prendre. Même si ça m'inquiète, ça m'excite à la fois. Curieux mélange de sensations qui m'emmène vers un plaisir insoupçonné. Je comprends peu à peu le plaisir qu'a pu prendre Stéphanie lors de la sextape, même si après elle l'a regrettée.

— Ça se caresse dans son jardin et ça se fait baiser chez le voisin. T'es une bonne salope toi !

Je gémis plus bruyamment, mes mains s'agrippent au drap blanc tandis qu'il accélère l'allure de ses coups de reins. Il ne va pas tarder à venir. J'ai envie de lui dire continue mais je me retiens de le faire. Il ne faut pas que sur la vidéo on entende ma voix. Et cette pensée me bloque pour atteindre l'orgasme alors que lui a le sien.

Une fois son smartphone posé sur la table de nuit, je redresse la tête pour le regarder. Je le vois heureux et fatigué. Je me rhabille rapidement et lui demande alors de supprimer les photos. Il reste nu, m'emmenant à l'endroit où se trouve l'ordinateur sans aucune gêne. Il supprime le dossier où se trouve mes photos ainsi que le répertoire de son compte sur le forum.

Soulagée de m'être enlevée cette épine du pied, toujours tendue, je le quitte pour retourner chez moi prendre une bonne douche avec la satisfaction d'en avoir terminé avec ces maudites photos !

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